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1993 L'année - The year

Les Canadiens champions

On pensait leurs chances anéanties après une dure guerre d'usure pour le premier rang de la section, finalement remporté par les Bruins. Or les voilà champions du monde pour une vingt-quatrième fois en cent ans de Coupe Stanley. Montréal en liesse a salué l'effort purement collectif de ses Canadiens de 1992-93, eux qui, pour preprendre leurs propres dires <<y avaient cru dès le début>>, malgré le manque de confiance d'une la grande part de la population locale. Aujourd'hui, c'est elle qui prend un air un peu fou, ayant balayé les chances de succès du revers de la main, même après les succès contre les Nordiques (avec les Pingouins en bout de ligne); ceux qui se sont avérés les plus durs à éliminer, exigeant six matchs. Puis, comme l'illustrait gaiement une grande pancarte lors du Grand Défilé, le reste passa sur la corde à linge dans le grand lavage du Canadien. Roy a insisté sur le fait que "la peur des Nordiques" - en fait les deux matches d'avance que ceux-ci se donnèrent à domicile (laissant le caricaturiste de La Presse, Pijet, refléter les esprits de la métropole dans un brillant tableau reproduisant la défaite napoléonienne de Moscou, aux couleurs de la série Rouges-Bleus) - fut à l'origine de l'éveil précipité des Glorieux. Après le balayage de Buffalo, le rythme des périodes de surtemps était en effet déjà engagé; il allait faire de douze des seize gains du Canadien en séries d'après-saison des histoires d'arrache-pied, exigeant des périodes supplémentaires. S'il a été brillant au point de mériter sans hésitation le trophée Conn Smythe, le gardien partant Patrick Roy n'a cependant pas enregistré un seul blanchissage, si ce n'est en prolongation, au cours des 90 dernières minutes de temps supplémentaire... DiPietro, Carbonneau, Muller, Desjardins, LeClair et cie ont tous eu leur moment-clé, mais Roy a surtout brillé par sa régularité au long de la compétition, et ce dès le troisième match de l'après-saison. Ce phénomène collectif fut  vérifié par la suite lors de la dernière remise de trophées de la saison: au gala des lauréats de la Ligue Nationale. Le trophée Jack Adams (meilleur entraîneur) à Pat Burns des Maple Leafs, le trophée Art Ross (meilleur compteur) à Mario Lemieux (en plus du Masterton Memorial et du Hart Memorial) et le Vézina... à Ed Belfour! Aucun des joueurs des Glorieux dans les deux équipes d'étoiles non plus! Catastrophe? En fait la Coupe Stanley et le Conn Smythe (au gardien qui, selon le magazine Sportif, vaut 50 millions de dollars, la valeur d'une nouvelle franchise!) ne sont pas si mal. Mais sans prix, chaque soir de match, l'attente du joueur-surprise qui allait soit envoyer la partie en surtemps, soit la clore dans cette période supplémentaire, rendant pénible la respiration des Montréalais au cours de la finale. Chose que le niveau de décibels, lors des parties 3 et 4 - rediffusées en direct depuis Los Angeles sur écran devant une bruyante salle comble au Forum - pouvait facilement vérifier. tout au long des séries, la montée du Canadien se faisait constamment avec un ton religieux. Le spectateur des avant-derniers matchs entrait dans le "temple", comble de fidèles dans les gradins, et le parterre (autour du monolithe qui supportait les écrans géants), était un rappel des images de la Mecque que chacun peut avoir en tête. D'autant plus que pendant les entractes, quelques jeunes se mettaient à circuler en rond autour de la scène "brandissant" de grands drapeaux. Quelques jours plus tard à peine, c'était presque alors un fil du Saint Suaire qui pénétrait les maillons de la foule lors du défilé. Malheureusement entre ces grands moments - le match de la victoire et le défilé... - des évènements qu'aura enregistré le monde entier, lui qui associe toujours hockey avec violence.

Violence spoils Habs party

Helpless victims of the post-championship riots, shopkeepers and car owners shook their heads with the twisted smile of amazed disbelief on their faces, while impotent riot-geared police officers either looked on, babbling about their next move (often failed attempts to stop the pedestrian flow, the night tens of thousands had joined those leaving the Forum), or fled from uncontrollable scenes such as on the corner of Peel and Ste Catherine, where the clothing store America wasn't being spared a window after the onion tossing gave way to rock throwing and even crowbar-waving... Right across the street from the Forum, in a small city park where they had been grouped with the confidence of collectivity, civility and police protection, TV vans were the first vandalized vehicles of the night, the first of many; hence the initial carnage, after the isolated incident which is said to have led the fray: the window-bashing around the Forum as the first fans were leaving the arena. When asked why the vehicles were parked there, let alone allowed to stay, one police officer said "sometimes I wonder myself" amid the chaos gripping the streets. "At this point the only thing for us to do is the best job we can." Right then, maybe 40 minutes after the first incidents, at a time when much had already broken out of control, that "job" description seemed to be helping fans back down from the top of bus shelters, rather than concentrating on loud noises coming from a few blocks away to the east. That's where Turkish-born Mark Demetran and Ivan discovered their vehicle turned upside-down and smashed, just ten minutes after they had unsuspectingly entered a small business. The insurance would cover it, as it would most if not all of the stores along the main drag running through downtown. But at the cost of city pride nevertheless. The event was after all widely covered by the international press, leaving the game itself to be lost and forgotten. "We never thought this could happen, the police had guaranteed massive protection," said one vendor, who might as well have spoken for all others. What happened to the massive intervention which had been beefing up since the series against the Nordiques? (The 1986 riot had been small in comparison, involving only 5,000 people) Police seemed to wait for the storm to pass  "so as not to risk fueling the fire by using force." Reports  of indiscriminate violence increased, one man and his girlfriend near the Forum were beaten as they tried to free their car parked near the Forum. Flying glass resulted in injuries and emergency personnel tried to zig-zag through the dense, excited crowd. Madness was laced with joy in the air as a helpless car owner led fans in a song, standing atop his overturned vehicle. When the visiting team's bus tried to leave the arena, it too had to deal with jeering fans who rocked the bus dangerously. It didn't help that at least one player seemed to be flipping the bird through the windows. By 2 a.m., when city sweepers took over the streets to clean the mess, shame was starting to sink in on the scattering crowds: "Ca fait beau en maudit les Québécois!" yelled one man. "What will the world think of us now?" Camera crews were more philosophical as they retired for the night: "We'll finally get new-model TV vans," joked one cameraman, packing his gear after a long night.

 

 

La paix au Moyen-orient?

La paix au Moyen-Orient? Voilà bien une fantaisie luxueuse que ne s'est pas offerte notre chère planète depuis les temps de la Bible. Mais quelques mystérieux pourparlers nous permettent un tel espoir, car l'entente conjointe entre les représentants de l'OLP et le gouvernement israélien vient de boulverser les cartes du monde entier, prenant même par surprise le pays ordinairement organisateur et médiateur des négoces pour la paix, les États-Unis, qui n'espéraient jamais entendre une telle nouvelle de ci-tôt. . Et quelle nouvelle! Les états du monde en sont encore estomaqués, et pourtant les critiques de l'entente - qui prévoit la souveraineté des Palestiniens dans les territoires occupés d'ici cinq ans, en commençant par la bande de Gaza et la ville de Jéricho - tentent déjà de démanteler une structure à peine mise sur pieds. La polémique est telle que c'est à se demander qui il pourrait bien rester au monde - à part les pays directement engagés - pour vouloir la paix au Proche-orient: Groupes fondamentalistes, conservateurs, ou d'opposition israéliens, accusent le dirigeant Yitzhak Rabin de traître, pendant que les Musulmans radicaux et militants en font de même vis à vis Arafat et l'OLP, allant jusqu'à rappeler le sort de Sadat, victime notable des tentatives de paix précédentes entre le pays hébreux et l'Égypte. Ironiquement, le Caire fut la première capitale arabe à soutenir l'accord présenté au cabinet israélien mardi dernier, comportant, entre autre, des élections générales directes en vue de la création d'un Conseil palestinien assurant la direction des territoires concernés par intérim; une transition de cinq ans prévoyant le retrait des troupes israéliennes du territoire de Gaza et Jéricho et l'établissement d'une certaine force de police locale palestinienne. Israël maintiendra cependant le devoir et le pouvoir de défendre la territoire contre les menaces et les influences "nocives" venues de l'extérieur. L'autorité de Gaza et de Jéricho sera alors progressivement transférée dans les sphères reliées à l'éducation, la culture, la santé, le bien-être social, le tourisme, et le fisc. La réaction a cependant été moins officieuse, voire moins enthousiaste, dans les autres pays concernés de la région. Rien qu'au milieu du mois de juillet dernier, le premier ministre Rabin envoyait contre le Liban une décharge se voulant à la fois une réplique contre les tirs inités par le Hezbollah, posté dans ce pays tout près de la frontière, et un avertissement à la Syrie - la force principale en présence au Liban - que de tels relâchements n'allaient pas passer sans réponse. Ces moments tendus allaient être suivis par une certaine entente entre les joueurs principaux. D'ailleurs, selon le ministre d'État Yossi Beilin, l'accord de paix avec l'OLP serait automatiquement suivi par le retrait des forces israéliennes de leurs positions dans la zone de sécurité au sud du Liban, ainsi qu'au Golan. La Jordanie, par son soutien des Palestiniens dans le passé, serait également impliquée dans les mouvements territoriaux advenant un accord sur la paix au Moyen-orient, au moyen d'une Confédération jornado-palestinienne. Ainsi un traité de paix avec les Palestiniens ouvrirait la voie à une multitude de traités entre voisins dans cette région des plus explosives du globe. Quelques poignées de mains et signatures cérémonieuses suffiraient-elles pour faire oublier cent ans d'animosités intenses? C'est à voir, entre temps rien n'est joué, ni l'avenir du peuple palestinien - qui depuis 1987 a mené la poursuite de sa cause dans un crescendo du non-retour -, ni celui des populations israéliennes dans les territoires, dont l'établissement de manière rapide et massive constituait la politique du gouvernement israélien jusqu'à tout récemment. Comme dans les républiques anciennement soviétiques, le sort des minorités (d'ailleurs justement d'origine souvent russe) et leur respect deviendrait un point important sur lequel toute coopérations israélo-palestinienne ne devra pas faire défaut.

 

La monarchie en question?

Au pays des technologies éphémères et parfois précipitées, un îlot de traditions millénaires: le palais impérial de Tokio. Cet oasis, au sein de la cacophonie urbaine d'une des plus grandes mégalopoles de la planête, n'abrite plus le souvenir de Meiji, qu'il honorait autre fois. Ce n'est qu'en 1945 que l'empereur Akihito s'adressa pour une toute première fois à la nation japonaise entière, et se pencha sur les calamités qui furent le coût de la défaite. En 1993, la princesse de l'empire a été éduquée à Oxford et Harvard. Ceci pouvait sembler troublant chez les traditionnalistes, mais balayant ce tracas d'un geste un peu dispendieux, l'ancien premier ministre, Kiichi Miyazawa, n'avait que des éloges à l'égard d'elle et de la tenue du prince Naruhito, Masako Owada, déclarant à la nation: <<J'ai la conviction que ceci ne va que renforcer les chers liens entre la famille impériale et le peuple.>> Ailleurs dans le monde, surtout au sein du Commonwealth, ceci pourrait passer comme blague de mauvais goût, car presque une demi-douzaine de pays-membres (parmi lesquels la patrie) semblent aller dans le sens inverse de Miyazawa; reniant la monarchie la plus ancienne de la planète. Des traditions qui se perdent. En Grande-Bretagne, selon de récents sondages, une personne sur six est de l'avis que la famille royale disparaîtra d'ici la fin du millénaire. Peu étonnant à la lumière des engagements matrimoniaux malmenés au cours de l'année dernière. De plus, en déclarant son intention de payer des taxes, et en ouvrant son palais aux touristes, la reine-mère ne rabaissait-elle pas le prestige de la royauté au niveau du peuple, alors que par tradition, celui-ci doit être plutôt inaccessible? La pratique de la vente des titres féodaux en Grande-Bretagne, surtout telle qu'excécutée par les investisseurs appauvris de la Lloyd's de Londres (pour un prix allant de 7,500$ à 105,000$ selon la seigneurie) n'est-elle pas le comble de l'insulte honorifique? En Australie, ce comble pourrait se traduire par l'approbation royale... du désengagement monarchique sur le continent océanique, ouvrant la voie à la république. C'est bien l'entreprise du nouveau premier ministre, Paul Keating, dont l'élection du 13 mars 1993 pourrait paver la voie vers un futur référendum national sur un projet de république 2001 (non pas que le mandat de Keating risque de durer jusque là). A cet effet, un comité consultatif sur la république a été mis sur pied pour étudier la question, battant le sentier de la Papouasie Nouvelle- Guinée, où la question a été soumise à un comité parlementaire. Comme pour allécher ces troupes, le Fiji, qui est devenu une république à la suite d'un coup d'état en 1987, a déclaré ne réserver qu'une dernière célébration (ordinairement le 15 novembre) pour la commémoration de l'anniversaire du prince Charles (jour férié). Au Canada, en févier 1993, un sondage d'opinion publique révélait que 51% des gens pensaient que les liens constitutionnels formels avec la monarchie devraient être abolis. Un sondage similaire en Australie sur la république signalait une croissance de 29% à 52% des voix en faveur de l'option "autonomiste". On parle entre autre de retirer l'Union Jack du drapeau national, lui qui faisait également parti du drapeau canadien jusqu'en 1965. S'agit-il alors de simple autonomie? Ironiquement, en Belgique, l'assermentation du roi Albert II s'est faite dans une atmosphère d'appel à l'union nationale, le monarque gardant (à la manière de la reine chez nous en 1990, l'été Meech...) l'image de la réconciliation nationale, dans un pays où Wallons et Flamands peuvent paraître aux antipodes. La cérémonie fut cependant perturbée par des cris de <<longue vie à l'Europe>> l'intégration effaçant plusieurs symboles nationaux. Aussi en Australie, comme au Canada diront certains, la recherche de l'autonomie totale vis à vis à Londres risque-t-elle de se faire à un certain coût.

 

L'entente d'Oslo

Les discours qui ont suivi la signature de la déclaration de principes israélo-palestinienne en disaient long sur le sens des concessions, elles qui nous laissent avec des promesses de paix au Moyen-orient. Pompeusement dramatiques, gonflées par une émotion troublante et faisant état d'un coeur bien lourd, les paroles du dirigeant israélien traduisaient les lamentations de générations de parents juifs qui ont vu leurs fils partir au front <<pour protéger la liberté>>. Du côté palestinien, les propos de M. Arafat étaient beaucoup plus pragmatiques et techniques, et si le premier semblait avoir de la peine à récupérer ses forces après les concessions faites, le second avait hâte d'atteindre les prochaines concessions. Pour y parvenir il y faudra une relative stabilité, et celle-ci semblait déjà perturbée, les intentions d'accord des deux partis une fois publiquement dévoilées. Cinq membres de l'OLP quittèrent aussitôt l'organisation, sans parler de la section Fatah entière reliée à celle-ci. Plusieurs groupes islamistes rejetèrent l'accord, d'où la crainte de nouveaux actes de violence de la part des extrémistes musulmans, des intégristes égyptiens, ou algériens, ou encore de la diaspora palestinienne (dont celle de Tunis, qui exprimait son profond désaccord vis à vis de l'entente). Les comportements du Hamas et du Jihad islamique, étaient également à craindre, ce dernier prônant la poursuite de la lutte armée contre l'État d'Israël. La droite israélienne a également manifesté son mécontentement dans le pays hébreu lui-même, puisque l'accord y a été vu, là aussi, en tant que "reddition": <<La signification principale de ce qui s'est passé remonte à il y a 130 ans - lorsque nous nous sommes lancés sur le long chemin du sionisme>>. Si aujourd'hui, pour de nombreux pays, sionisme n'est plus synonyme de racisme, parcontre l'OLP n'est plus synonyme de terrorisme non plus. En France, puissance que l'entente a tout de même pris à court, la presse déplorait le manque d'initiatives françaises dans les négociations, mais se consolait en rappelant un coup de lucidité du président Mitterrand en novembre 1992, lorsque, tenant compte du renoncement au terrorisme d'Arafat, et de la stagnation des négociations à l'époque, celui-ci avait déclaré: <<Tant qu'Israël ignorera l'OLP, il ne pourra y avoir de négociations fructueuses avec les Palestiniens>>. Mais ce rappel du Monde, le lendemain de l'entente, ne changerait en rien l'exclusion du pays des pourparlers, tandis que les critiques s'élevaient contre la mise-en-scène victorieuse américaine: <<L'hôte ne se souvient que du dernier dîner>>. La position de ces puissances jalouses ne compte pas plus dans l'immédiat, puisque c'est aux pays arabes avoisinnants de déclarer leurs positions; le Maroc, la Jordanie se rapprochant des positions de l'Égypte, la Tunisie et l'Algérie jonglant entre leurs relations avec l'OLP et leur position sur l'optique judéo-islamique. Le monde arabe est surtout tourné vers Damas, dont l'influence dans la région (que partiellement reflétée par la position de force au Liban) n'est plus à démontrer. Une approbation de sa part pourrait faire tomber le reste des dominos réticents de la région, et surtout, profiter à la Syrie en terme de relations avec les États-Unis, ou plutôt ses capitaux. Voilà ce que les têtes dures de Lybie, d'Irak et d'Iran ne peuvent pas connaître, étant sur la liste noire américaine (RÉTRO 410), tandis que l'Arabie Saoudite, Oman et le Kowéït pourraient pardonner à l'OLP le glissement de la guerre du Golfe, et le confondre pour un entêtement purement religieux.

 

Cambodia prepares to vote

The U.N.'s 22,000-strong $2 billion mission in Cambodia, the most expensive of its kind yet, culminated in May's (1993) general elections. The first vote in decades, it was an attempt to settle differences between the country's various factions, tearing the nation apart since the withdrawal of Vietnamese forces in 1989. There was little new in that the country's history featured frequent outside intervention, at least since the great Khmer civilization of the 11th and12th centuries based in Angkor. Four days before some of the 50 Canadian observers, including 15 from Quebec, departed for the contractual duty of overseeing election procedures in Cambodia, the old capital's temple of Angkor Vat was precisely making headlines as an area where the Khmer Rouge had claimed more victims, in the immediate area of the sacred site, in Northwestern Cambodia. The sporadic assaults principally intended to intimidate the ruling outsiders. Because by then, the U.N. had been given full authority to oversee the transition to a hopeful return to normalcy. As the Canadian officials embarked on their journey westwards, to Asia, in the beginning of May, final touches were being added to the UNTAC mission. For the entire mandate comprised many difficult operations which would make holding the elections possible, including: the withdrawal of foreign troops from Cambodian soil, repatriation of 30,000 refugees from nearby Thailand, control of various ministries (including finance, and defense), and more importantly, disarming the opposing factions. Lack of success on this final point, as initially non-Communists handed in their weapons while Khmer and Cambodian People's Party synpathizers kept theirs, created "a potentially explosive political void", according to July's Freedom Review. UNTAC, the Cambodian U.N. mission, was lacking the authority to enforce an orderly transfer of power. Reports of death threats and other intimidation tactics posted in areas where Khmer Rouge were active flourished, and localized scuffles soon saw their magnitude blown up by "blood-thirsty" international reporters based in the capital city of Phnom Penh. The tactics did succeed in closing some 400 of the 1,800 polling stations initially set up, but the situation was soon to come under control as U.N. forces learned to localize hot spots, normally around the ancient capital of Battambang, also in the North West. Before the Canadian observers were to board planes in their respective points of departure, some Westerners doing volunteer work had fled Cambodia in horror, and there had been reports of U.N. troops being killed under fire as well, 15 in all, over 60 wounded. But the measures put in place to guarantee the observers' security would put a lid on violence in a manner scarcely seen in country's long and violent history. And to cool things down, it turned out, U.N. officials argued the deaths had been more the results of freak incidents related to massive equipment deployment, or sickness from the country's hostile climate, than conflict-related. The observers would soon be in the uncomfortable position of being fully aware of the climate-related problems, as pre-departure physicals, vaccines and daily medication prescriptions, not to mention intensive lessons on how to deal with humid 40+ conditions, in addition to proper training for the mission, proved to be the tip of the iceberg. The climate, disclosed one Canadian official upon reflexion, was for him probably one of the mission's greatest obstacles, as days would start in the early morning hours, halt in the afternoon as the heat reached its suffocating climax, and resumed in the evening as temperatures barely got cooler, around a relieving 35 degrees. Two of the Canadian civilian envoys had to turn away, both finding it too hard to cope with the conditions and suffering from heat exhaustion. Serious cardiac conditions had been feared in one of the two cases. Another of the main obstacles the officials encoutered was principally psychological: Never knowing where duties would take them next. And they quickly found themselves in that situation after taking off from their respective airports in Canada. Among the few who departed from Eastern provinces, heading toward Vancouver before skipping into Asia, some made quite "unexpected" stops in Western cities before reaching their Canadian pacific transit destination.Little by little, one by one, officials were bumping into each other on their way to Asia in a way that suggested purpose and careful planning. After hopping from Asian city to Asian city, once in Cambodia, the procedures were already appearing more serious, and for some time stressful, as civilian locations were being avoided, favouring military sites and installations. Only then, did the full scale of the operation begin to reveal itself. Additional (Part-French, part-English) training in Phnom Penh had included courses on recognizing and defusing a mine.

 

Les libéraux l'emportent facilement

Le quotidien Toronto Star avait demandé à ses lecteurs de bien faire attention lundi dernier, <<la partie pourrait exiger des manches supplémentaires>>. Pourtant la fièvre du baseball commençait à se dissiper, c'était bien des Séries canadiennes électorales qu'il s'agissait, et l'éditeur n'a pas eu tort. Enfin, tout cela dépendait de ce à quoi on faisait allusion: la majorité libérale était déclarée avant 20:30 dans l'est du pays, et à peine une heure plus tard, le parti de Jean Chrétien comptait en effet plus de 150 sièges déjà; il allait plafonner à 180 avant de redescendre de deux crans à la fin de la soirée. La course à l'opposition, après cette annonce, ne faisaiten fait que commencer. Les résultats d'Ontario (98 sièges sur 99 aux rouges) ayant confirmé la domination libérale (débutée dans les provinces atlantiques, où tous les sièges sauf un sont allés aux "Grits"), les téléspectateurs de l'ouest, où il était dans les alentours de 18:00, soit quelques heures encore avant la clôture des bureaux de vote, allaient faire de leur région la contrée des verts: non plus les écolos des années 1980, mais le Reform des années 1990. Ainsi 51 des 86 sièges des quatres provinces à l'ouest de l'Ontario (où la piteuse performance d'un seul siège, alors qu'on en calculait au moins 5 ou 6, complique le compte encore non réglé de l'opposition officielle) ont été réformistes, allant presque jusqu'à atteindre le niveau des 54 sièges du Bloc au Québec (où le parti libéral à quand même gagné quelques sièges par rapport au vote précédent) à la fin de la soirée. Il y en a que ceci aurait pu garder en haleine, mais la majorité des télespectateurs ont cessé de suivre les résultats bien avant minuit. Les conservateurs par exemple, peu émus par le résultat des Maritimes puisqu'il était généralement le même que celui de 1988 - soit majoritairement libéral - ne pouvaient plus rêver après les résultats des provinces centrales et de l'est, ne leur laissant qu'un deuxième, et dernier siège. L'ironie avait déjà frappé deux fois, comme le son du glas conservateur: Charest, le candidat à la chefferie du PC, était réélu dans Sherbrooke (alors que Kim Campbell perdait son siège, le seul chef de parti à subir ce châtiment), et Gilles Bernier, un ancien conservateur devenu indépendant, remportait la circonscription de la Beauce; il devient le seul parlementaire sans parti. (n'a-t-on presque pas un parti sans parlementaire...? on se gardera les blagues que ceci réserve aux deux conservateurs, qui auraient intérêt à se place l'un à côté de l'autre dans la grande chambre des communes du prochain gouvernement fédéral.) Les néo-démocrates, le choix de plusieurs jeunes Anglophones de Montréal ne voulant voter ni Bloc, ni pour Chrétien,devaient sans doute suivre les dernières transmissions d'un air un peu distrait; pour voir si la dirigeante McLaughlin allait remporter son siège au Yukon, ce qu'elle fit. Mais autrement, ce deuxième des "grand partis" de l'ancien ordre était aussi déchu que les conservatuers, n'ayant pas récolté assez de sièges pour garder le statut officiel de parti (soit douze) non plus. "Aussi" est un gros mot, personne n'a, en fait, réussi l'exploit bleu de lundi, jamais, au cours de notre histoire. Les conservateurs ont perdu un total de 167 sièges, les libéraux en ont gagné 96 de plus, jamais avait-on assisté à un tel revirement. La volatilité de l'électorat canadien instaure cette tradition de punir des gouvernements jugés pires qu'insatisfaisants, soulevant une problématique que nous garderons pour la fin. Qui d'autre a sans doute éteint l'appareil avant minuit dans l'est? Plusieurs bloquistes, sinon les péquistes qui, en fin de soirée et peu après la sortie des derniers résultats québécois, firent la fête dans le vieux Montréal, tandis qu'à Alma, circonscription de Lucien Bouchard (incidemment le tout premier siège bloquiste de l'histoire asu pays), le chef des nouveaux bleus relançait les discours de "deux nations" trop familiers aux débat constitutionnels. Comme par hasard, quelques heures plus tard lors de son discours inaugural, Jean Chrétien promettait de mettre toute discussion constitutionnelle <<au frigo>>, ce qui a été chaleureusement accueilli. Déjà là, les deux discours s'entrechoquent, et ce se sera pas la dernière fois que ceci se produit, au contraire, le <<début>> n'a pas tardé. Le premier ministre et le chef de l'opposition pourraient s'avérer francophones au début, mais ce dernier pourrait également être changé au cours du mandat Chrétien, soit bientôt, soit plus tard.

 

Sur la route de l'ALÉNA

La semaine dernière, un quotidien de Toronto, dans son éditorial, lançait un rappel moqueur au premier ministre: <<Il faudrait lui rappeler que la campagne est terminée>>, trouvait-on à dire sur les tentatives de Jean Chrétien d'insister sur ses promesses électorales de rouvrir les négociations sur le traité de libre-échange nord-américain. Peut-être celui-ci voulait-il non seulement préserver la dignité de ses déclarations précédentes (il a bien honoré, le lendemain du vote, la promesse de couper les hélicoptères militaires, mais au coût d'une autre promesse immédiate: celle de créer des emplois...), mais également retrouver les traces des anciennes positions libérales vis à vis du libre-échange, tout du moins en 1988. C'est ce que pouvait signifier ce retour à l'article 1907 du traité de libre-échange avec les États-Unis concernant la définition de ce qui constitue une subvention d'une part, et le dumping de l'autre; questions que <<l'ancien gouvernement avait décidé de laisser tomber dans l'ALÉNA.>> En fait, les libéraux épousent plutôt la position libre-échangiste de leurs prédécesseurs, qui depuis la confédération, et bien avant les années 1980, avaient tenté d'obtenir le traité gagné par Brian Mulroney en 1987. Depuis, seul le NPD préservait son idéologique opposition au traité. Le Canada ayant commencé la marche du libre-échange en Amérique du nord avec un voisin souvent bien trop indifférent, il a le rôle, en tant que fondateur, de faire peser ses positions, car la géographie marque son éloignement du coeur de la sphère commerciale. Chrétien compte néanmoins l'entente avec les États-Unis de se pencher sur la définition de <<subvention>> (sujet à sept ans de débat depuis la signature du traité) comme un succès parmi d'autres lors du premier sommet des dirigeants de la Conférence Asie-Pacifique (Apec) à Seattle: <<Nous sommes venus ici avec quatre dossiers particuliers, nous avons fait beaucoup de progrès dans trois d'entre eux et on prendra notre décision (sur la signature de l'ALÉNA) à la fin des discussions.>> En fait, la première rencontre officielle du premier ministre avec Bill Clinton devait se poursuivre à d'autres niveaux, lors de la rencontre entre les ministres du commerce canadien et américain, au terme de laquelle le gouvernement devrait accepter l'accord trilatéral. Alors que le passage sans difficulté de celui-ci au sénat américain (donnant une marge finale convaincante dans le Congrès) contrastait richement avec la campagne intensive de vente de l'accord - soutenue par le président - les membres du gouvernement américain étaient loins de penser que le Canada tenterait de gâter leurs efforts en la matière, représentant des années de préparation; ce qui reste impobable. Cette position de force canadienne temporaire est un rappel, sans doute, de l'origine du mouvement engagé, celui dont le succès pesait particulièrement - pour les Européens - sur les négociations du GATT (et le commerce international en général). Le passage du traité dans le Congrès coïncidait d'une part avec l'échéancier des négociations de l'Uruguay Round, et d'autre part avec la tenue de la première conférence de la nouvelle libre association commerciale du Pacifique. Les dirigeants de ces 17 pays - dont le Canada, les États-Unis, la Chine, le Japon, le Mexique et les <<quatre dragons>> - représentent la moitié du PNB de la planête (et dont la portion asiatique connait une croissance de 10% annuellement). Ils y ont donc fait primer l'économie, favorisant une clôture immédiate des négociations du GATT ainsi qu'un assouplissement des barrières douanières dans la zone pacifique. . Première remarque: les pourparlers de cette rencontre on notamment mis au placard toute question sur les respect des droits humanitaires, bien que ceux-ci aient souvent été mentionnés à titre de condition de participation à l'échange international. Il s'agissait peut-être de ne pas d'emblée intimider le président chinois Jiang Zemin, lors de cette première, timide, représentation chinoise depuis le massacre Tian An Men.

 

Fire torches NPU office

After a matter of hours it was all over. But any of the 70 firefighters involved in the seven-city effort, battling an intense cold made worst by critallizing -50 winds, which froze powerful bursts straight out of their hoses, would insist that they were long hours, before one of the worst fires in Outremont history died down. Even before a full day had past since the incident which had broken out at 16:30 on December 26th, powerful city works vehicles were clearing the streets surrounding the devastated area, so that Durocher could become a popular attraction, an "ice castle" for many to marvel at. "Some reporters covering the incident talked about the 'beauty of the spectacle', " decried one area resident, "If only it had been their home, they wouldn't have found it so beautiful." Yet even the actual residents of ill-fated 6167 Durocher could not hold back describing the 'eeriness' and 'amazing light display' which adorned their gutted home, on the night of the incident: The reflection of frozen streets bathed in smoke pierced only by powerful spotlights and emergency lights. The burst of water cannons sent a silver light crashing against a warm and defying orange glow. Perhaps when you have nothing to lose and all to gain, you come to appreciate the simpler things in life. The following day, "material rescue missions", in the context of the calendar's most materialistic days of the year, "Boxing Day", were undertaken to save some precious belongings. A definite source of comfort for distraught individuals. This was a day when "Boxing Day" had a double meaning: Taking emergency clothes from boxes in the Sun Youth's tighly watched locations. Pride would never supersede the relief of countless bags of fresh new clothing and food, in the period where civic generosity and charity drives seem to cooperate.