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Bouteflika, sans surprise

Autant dire qu'après le courant de manifestations qui s'est emparé du Maghreb, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, ce septuagénaire victime d'AVC dont le régime donne des signes évidents d'usure et n'a pas hésité à réprimer des manifestations, ne manque pas de sang froid. Mais ne lui manque-t-il pas aussi la force d'assumer ses fonctions?


Tel que prévu le président malade a été ré-élu pour un quatrième mandat, avec 81% des intentions de vote, lors d'une élection contestée et marquée par un boycott de l'opposition. Son principal rival, l'ancien premier ministre Ali Benflis, a récolté 12% des suffrages et a refusé de reconnaitre l'issue de ce vote sans surprise. Pourtant le principal intéressé a rarement été vu au long de la campagne, largement menée par des sympathisants.


Lorsqu'il a fait son apparition le jour du vote, ses détracteurs ne trouvaient plus les mots pour regretter sa quête d'un nouveau mandat. C'est en chaise roulante que Bouteflika a fait son apparition pour glisser son bulletin dans l'urne, alors que de nouveaux éclats avaient lieu dans plusieurs coins du pays. En tout près de la moitié des électeurs n'ont pas daigné se présenter aux urnes, le taux de participation se situant vers les 51%, le journal El Watan estimant que "cette élection du 17 avril restera dans l'Histoire comme le scrutin de l'absurde".


Les lendemains pourraient s'avérer plutôt tendus. En veille de scrutin déjà, un exercice largement choréographié, les manifestations se sont multipliées à travers le pays, un mouvement du nom de Balaka ("Assez") en faveur du changement qui ne se limite pas à une jeunesse impatiente et peu encline à se présenter aux urnes en l'occurrence.  


L'ancien chef d'état Liamine Zeroual avait bien encouragé le chef d'état à imiter son geste rarissime et laisser sa place à une nouvelle génération. "L'Algérie a une chance de faire place au changement et a la succession", a-t-il dit, regrettant les gestes d'encouragement de l'entourage du président afin qu'il maintienne la barre. 


C'était en fait répéter ce qu'il avait déjà dit lors de l'élection précédente en 2009. Même appel de l'ancien premier ministre Ahmed Ghazali, qui estime que le pays traverse une période "critique".  


Un ancien chef de la police, Ben Sharif a eu des mots moins tendres encore, accusant l'actuelle présidence de diriger "une mafia financière et politique " qui tient le pays en "otage".  Selon le politologue Mohamed Chafik, le pays risque ni plus ni moins que l'"implosion" après la ré- élection. "Le mandat de trop c'était le troisième", fait-il remarquer à France24. 


Parmi les acteurs influents de l'entourage du président, qui selon les critiques renforceraient l'immobilisme politique jusqu'à maintenir cette "présidence fantôme", le frère du chef d'état, Said qui a notamment augmenté son influence au cours des ans, prenant parfois des apparences du substitut.


Depuis le début de la campagne le chef a brillé par son absence, laissant ses opposants s'adonner au jeu de "trouve Boutef". Le principal intéressé n'était pas sur scène pour se défendre, lui qui a rarement été vu en public depuis le 3 mars ou il a tout juste réussi à prononcer quelques pénibles mots. 


Son entourage s'efforce cependant de sourire et de dire du président qu'il se porte "de mieux en mieux". Mais l'absence de Bouteflika a attristé bien des supporters lors de rassemblements en son honneur, orchestrés par des partisans survoltés.


"C'est triste qu'Abdelaziz Bouteflika ne soit pas venu, car je souhaite que mon président soit en bonne santé", glisse une militante du Rassemblement national démocratique, allié du pouvoir, après une autre absence du candidat chef d'état à quelques jours du vote.


Reste à se demander si Bouteflika exerce vraiment un rôle à la tête de l'état. "Il semble qu'Abdelaziz Bouteflika demeure le seul décisionnaire en Algérie, estime pourtant le magazine Jeune Afrique. A preuve, le dernier remaniement mais aussi la composition de son staff de campagne". 


Mais les critiques n'ont pas hésité à souligner ses faiblesses tout au long de la campagne. “Je l’ai appelé plusieurs fois ces derniers temps. Il n’arrive même pas à parler au téléphone. Il est complètement inconscient”, soutient l'ancien colonel Ahmed Bencherif, soutien du principal adversaire de Bouteflika.


Ancien guerrier de la guerre d'indépendance et collaborateur proche de Boumédienne, Bouteflika est reconnu pour avoir amené une certaine stabilité au pays, mettant fin à la guerre civile et à l'état d'urgence. Mais il est déjà le plus ancien gardien de la présidence algérienne, et n'a pas été en mesure de régler les problèmes liés au chômage et à la corruption, qui selon ses détracteurs, disparaitrait avec son retrait de la vie politique.


Au courant de la campagne Amnesty International a dénoncé les atteintes à la liberté d'expression du régime classé 121ème rang sur 180 pays au niveau de la liberté de la presse en 2014, faisant état de manifestations réprimées et de pressions faites sur les médias indépendants.


"Les restrictions croissantes à la liberté d'expression imposées en cette période pré-électorale en Algérie font apparaître des failles choquantes dans le bilan global des droits humains dans le pays", souligne l'ONG. Mais peut-on encore le comparer aux despotes régionaux déchus? Avec des taux d'appui de 85% et de 90% au courant des deux élections précédentes, on n'en est plus très loin.


Les supporters du président n'ont pas perdu de temps avant de manifester leur joie le jour de l'élection, fêtant bien avant la sortie des premiers résultats, mais les jeunes étaient rares à se joindre au lot. Aussi Bouteflika a-t-il promis, dans ce pays aux trois quarts sous les 35 ans, des gestes de rajeunissement du pouvoir, qui contraste par sa vieillesse. Mais plusieurs se préparent à une autre mandat marqué par la déception, et l'attente du véritablement changement.


"Bouteflika est habité par le désir du pouvoir, estime, Kamel, un élu de l'opposition, âgé de 36 ans. Sa génération ne va jamais accepter de se retirer pour céder la place aux jeunes, sa promesse de leur passer le flambeau, c'est de la poudre au yeux".

Afghanistan votes

International troops are leaving and Taleban attacks are on the rise but organizers had much to be pleased about after the first round of voting in Afghanistan's presidential elections, the third since the fall of the Taleban.  


Tallying is slow and laborious but results were expected to herald a runoff between a former foreign minister running for a second time and the ex finance minister, to replace the man who has been at the helm during the Afghan war.   


Hamid Karzai has been an international fixture in post Sept. 11 Afghan politics and is forbidden from running again by the constitution. He managed to hang on to the presidency in a 2009 vote marred by irregularities.   


The former CIA contractor and mujahedeen fundraiser has been increasingly disgruntled by the foreign military presence in recent years, leading to at times tense relations with Washington in the waning years of the U.S. military involvement. 


"They did not work for me, they worked against me," Karzai said in an interview to the Sunday Times earlier this year. "America has left me with a mess."


His administration has meanwhile been accused or turning a blind eye on corruption.  


But his willingness to remove himself willingly from the highest office in the land is a rarity in the country and observers expect him to keep playing an important role maintaining key tribal relationships to keep the country from disintegrating.  


That role could be substantial if former foreign minister Zalmai Hassoul takes over, who has Karzai's blessing but short of an actual endorsement.  But another man who occupied that portfolio, former foreign minister and Karzai rival Abdullah Abdullah, is expected to squeeze through to the second round, as is Ashraf Ghani, who ran finance.  


Over the weekend early results gave Abdullah the lead with 41.9% and Ghani trailing with 37%.


While both boasted good results as the ballots were being collected, UN envoy Jan Kubis warned "premature announcements will only undermine this historic political transition process and its democratic, peaceful character".  


Well not entirely peaceful. The Taleban carried some 700 attacks nationwide according to the Afghan military, but the deployment of some 350,000 security personnel, all Afghans this time, prevented the disruption the insurgents had in mind. Still 20 people were killed in the capital on election days and dozens more were wounded. Meanwhile Afghan officials deplored the capture of Deputy minister of public works by the Taleban.


And by some accounts this poll has already raised more questions than the previously highly contested 2009 election. According to the electoral complaints commission 870 serious cases of fraud have already been reported, versus 815 five years ago.


Canada and a number of countries who stationed troops during the Afghan war have withdrawn, with the U.S. expected to follow suit later this year.


But Abdullah has long indicated he was willing to sign an agreement allowing foreign military troops to remain, one which was rebuffed by Karzai.


“When we are asking President Karzai to sign it, and when we say that it is in the interest of Afghanistan that that agreement is signed sooner rather than later, that means that we will be ready to sign it when time comes,” he told CNN.  


NATO airstrikes killing civilians have particularly irked the Afghan president and as the counting was taking place three Afghans including two children were killed in NATO air raids.


The country's neighbours certainly hope so, China and Pakistan expressing concern an unchecked Afghanistan could foment more trouble at some, in Pakistan's volatile northwest province and China's restive Xinjiang region.

The stink of Canadian politics

The controversial mayor of Toronto had forever altered his perception of Canadians, former US president Bill Clinton said as Rob Ford made the headlines, again, for all the wrong reasons. But he's hardly alone in the troubled corridor of Canadian politics lately.  


In fact from the hard nosed environment of municipal politics, which have come under the roasting glare of Quebec's corruption inquiry, to the hallowed halls of the chamber of second sober thought, the rap sheet has been growing.  


A single man, suspended Senator Patrick Brazeau, is breaking new records on this count, not to mention becoming regular fodder for the tabloid press.  His recent arrest under charges of assault and cocaine possession was rare enough for a daytime manager let alone a former lawmaker.  


This was just the latest in a series of incidents he has been involved with since losing a charity boxing match to Justin Trudeau in March of 2012.  He's become a poster child for politicians gone bad but hardly the only one. 


The entire institution he once represented has come under scrutiny for irregularities, made worse by the fact Senators are chosen and not elected. In November 2012 Brazeau was investigated for housing allowances claimed for a home which is not his full-time home. This will soon envelop other Senators, Mike Duffy, Pamela Wallin and Marc Harb, scrutinized for their own suspicious expense claims. They were all later suspended from the Senate without pay while the RCMP charged Harb and Brazeau with fraud and breach of trust.  


It seems there's been a general breach of trust with the Canadian public. In early 2013 Brazeau was arrested and charged with assault and sexual assault after a 911 call was placed from his home. Months before the latest 911 call Brazeau had moved on to take a day manager's job at an Ottawa strip club near the Hill. Earlier this year another Senator, Colin Kenny faced the latest harassment allegations, so far involving seven different women.  


Of course the potty-mouthed Ford has no equal in the bad boys department, but is not less enthusiastic about continuing his bid for Toronto's city hall. He has enlisted the services of Ben Johnson in the process.  


He may have "absolutely destroyed every stereotype people have about Canadians" but is hardly alone on the wall of shame.  "Everything is going haywire", writes National Post columnist Kelly McParland. "Someone has broken into the Canadian Stereotype Agency. Bad behaviour had become the norm in Canadian politics".  


He adds to the list a nasty Quebec election and an Ontario premier sending libel notices to an opposition leader suggesting she new about criminal acts related to a $1.2 billion gas plant scandal.  "Whoever broke the Canadian stereotype, we want it back," he writes. "Don't make us get impolite".


The RCMP's decision not to charge Stephen Harper's chief of staff Nigel Wright for paying Duffy's expense claims kept the scandal from creeping any closer to the prime minister, but this certainly didn't mean the senator himself was off the hook and did little to calm the controversy over scandal, or raison d'etre of the Senate.


Meanwhile, after a series of incidents of public drunkenness and occasional racial slur, even after his admission of drug use "in a moment of drunken stupor", it took the funeral of an esteemed recently retired minister to make Rob Ford behave. An emotional mayor attended the late Jim Flaherty's funeral without incident. 


The next day he launched his re-election campaign in front of a half-empty venue planning to run "on my record", adding "my record is second to none" and promised to stand up to opponents "throwing mud" while embracing the "spirit of second chances". Or in his case, third or fourth.

La fin pour Marois

La tentation est parfois trop forte pour un gouvernement minoritaire. Celle de lancer des élections dès qu’un dossier fait remonter la cote de popularité au point d’enfin rêver à cette majorité qui donnerait davantage de liberté. Pour le Parti québécois elle est d’autant plus forte quand l’objectif d’un nouveau référendum vers l’eldorado indépendantiste semble se préciser. Mais en 2014 c’était peut-être confondre les choses. 


Le succès, même relatif, de la charte de la laïcité semblait ouvrir la voie à la terre promise, les conditions une fois réunies biensûr. Le discours officiel cependant devait éviter le sujet controversé, et là-dessus l’échec était tellement prononcé qu’en fin de campagne, alors que son parti faisait face à l’humiliation, ce pari plus que raté, Pauline Marois dut avouer que les Québécois pourraient bien décider qu’ils ne voudraient jamais d’un nouveau référendum. La défaite électorale n’en est-elle pas le rejet? Et comment définir la défaite? L’échec d’obtenir la majorité nécessaire aurait suffi. 


Mais dix huit mois à peine après le rejet d’années de règne libéral, certaines minoritaires, la carrière de la première femme au poste de premier ministre du Québec connaissait une fin catastrophique. Celle qui avait mené le gouvernement le plus court de l’histoire de la province perdait son siège tandis que son parti enregistrait son pire résultat depuis 1970. Moins d’une demi-heure après la fermeture des bureaux de scrutin la tendance libérale majoritaire se dessinait, Philippe Couillard remportant même son siège de Roberval, où la victoire était loin d'être assurée au coup d’envoi. 


Les libéraux ont remporté 41% des intentions de vote, soit environ ce que les sondages annonçaient, eux qui étaient déjà unanimes à quelques semaines du vote lors de cette courte campagne, au ton plutôt hargneux. "La division est terminée, la réconciliation est arrivée", déclara le vainqueur. La remontée libérale s’est faite dès la veille du premier débat, après l’entrée en jeu de celui qui devait mener le combat économique, mais qui n’aura qu’alimenté les craintes séparatistes. En fin de compte Pierre Karl Péladeau aura tout de même remporté son siège de Saint Jérôme et répété ses intentions de travailler pour obtenir la souveraineté du Québec. 


Même celle qui a porté le flambeau de la charte a alimenté les craintes, identitaires celles-là, laissant Marois sur la défensive. Après la glissade la pente devenait trop raide à remonter, surtout avec deux débats peu convaincants, en quête de KO. "Maintenant, ce soir, vous comprendrez que dans les circonstances je vais quitter mes fonctions," prononça Marois après une introduction qui avait presque déjà un air de concours de chefferie du parti. 


La chute de Marois ajoute un autre nom au compte des victimes féminines en politique canadienne. L’été dernier six des dix premiers ministres au sommet du Conseil de la fédération étaient des femmes, mais trois avaient déjà quitté la scène depuis, dont Alison Redford en Alberta et Kathy Dunderdale à Terre-Neuve. Marois aura facilement été la doyenne du groupe, elle dont les débuts remonte à René Lévesque, fait qu’elle a rappelé pendant un des débats: “Vous me connaissez”. 


Mais pour étudiants qui ont repris la rue la semaine dernière pour condamner les mesures d’austérité du gouvernement, eux qui avaient fait tomber Charest, la dame au pouvoir, ce “traitre”, était méconnaissable. En fin de campagne Marois est aller revisiter Lac-Mégantic, site du désastre où sa rapide intervention lui a valu des éloges, et des premières pointes de popularité, comme lors de la tragédie de cet hiver. 


En quelques mois le paysage ne devait plus avoir l’air le même. Mégantic a d’ailleurs élu un libéral. “Le PQ a perdu l’élection avant la campagne, fait remarquer le politologue Pierre Martin. S’il ne reconnaît pas ses erreurs, c’est la fin”. Après le résultat monstrueux, on semblait déjà y être.

What next, Vlad?

As the Russian parliament completed the annexation of Crimea, Ukraine signed a deal with the EU, the lost Russophile lands being the cost of closer Western integration. But what of the price of peace with Russia? And is it peace? NATO warned Russia against further military action after saying it couldn’t confirm Moscow's affirmations it was pulling troops away from the tense border with Ukraine, where thousands have been massed for military exercizes. 


Russia meanwhile was expressing alarm NATO was bolstering its own defences in Eastern Eu- rope, sending military jets to Poland and pre- paring long-term plans for military bases in the formerly Soviet Baltic states. Observers have been fearing further in- tervention by Russia in Eastern Ukraine, home to a Russian minority, with questions being raised about the extent of Russia’s new bold- ness. Almost on cue this week a group of pro-Russian gunmen seized government building in Donetsk, declared independence and called for a referendum to break from Ukraine, the latest Russian provocation according to Kiev. London warned the West had to prepare a new set of sanctions in anticipation of continued Russian provocation. 


Earlier in a meeting with the U.S. Secretary of State which promised little, if not to keep talking, Russian foreign minister Sergei Lavrov said Russia didn’t plan to invade Eastern Ukraine, but Moscow certainly increased its grip on Crimea, declaring it a special economic zone, as prime minister Dmitry Medvedev made a first official visit to the annexed terri- tory; a violation of international rules according to Kiev. While Russia sharply increased the price of gas exports (by 40%) to Ukraine, which owes Mos- cow $7 billion in energy bills, Ukrainian officials have not hesitated to remind Crimea of its dependence on Kiev for water and electricity by occasionally turning off the taps and juice. 


Is Russian looking beyond Ukraine? Some wondered whether Russian incur- sion would go so far as to reach out to answer the call of the Russian minority in Moldova’s break away Transdniester republic. Would former Soviet repub- lics bold enough to seek ac- tual NATO membership, home to proportionately larger Russian minorities, the Baltics, be revisited by history as Moscow heeds the call of its enclave of Kaliningrad? And since you’re at it what about Alaska or Brighton Beach for that matter? Clearly it's easy to get carried away. But both Moldova and Poland, which shares a border with the tiny Russian enclave, have expressed concerns in light of Moscow’s new territorial assertiveness. 


Sharing the concerns is Romania’s president Traian Basescu, who told the AP Moscow had schemed a series of conflicts in the region to rebuild the old Soviet empire. “If you look at the map, you will see this chain of frozen con- flicts,” he said, pointing to Georgia, Moldova and Ukraine. ‘’that can be set off at any time." After a series of sanctions Russia laughed at, considering them a badge of honour, the EU and U.S. vowed more if Moscow did not “alter its course,” but said nothing about the return of Crimea. This, the U.S. presi- dent conceded, was unlikely. In a keynote speech in Brussels president Obama said the Russian soldiers in Crimea will not be dislodged by military force, adding the world was not witness to “an- other Cold War”. 


At the same time PM Stephen Harper, the first G7 leader to visit Ukraine since the crisis, said Putin was a tough man to deal with owing to his “Cold war mentality.” But Obama added the West could not choose to look away: “The principles that mean so much to the world must be lifted up,” he said of the Crimean crisis. “We must meet the challenges of our ideals”. Po- land, which has suffered from both closeness to Germany and the Soviet Union in the last century, called for a greater U.S. military presence in Eastern Europe. This after the U.S. sent 12 fighter jets and 300 troops to take part in recent military exercises there. Meanwhile the EU is redoubling efforts to bring Moldova onboard an association agreement similar to the one Ukraine finally agreed to after Crimea’s annexation. 


The agreement that started the uproar when it was turned down by the Yanukovych regime. But finalizing the agreement, which was initialed at the summit where Yanukovych changed his mind in 2013, could spark similar divisions considering the staunch sup- port of the Russian minority in favour of Moscow in the break away region on Ukraine’s border. In the similarly hostile region of Gagauzia, in fact, 97% op- posed such an agreement, 98% seeking closer ties to Moscow. Transdniestria had also been the site of exercises by the Russian military and Moscow’s influence there is just as likely to stoke tension, the breakaway region being critical of Moldova’s support for Ukrainian protests. Belarus and Kazakhstan are two other former Soviet countries with large Russian minorities, but they are well within the bosom of Mos- cow’s near abroad. At least for now. And does Crimea not serve as warning to other neighboring countries not to attempt anything too democratic? 


Belarus’ Lukashenko, often called the last great European dictator, is the subject of travel bans Putin’s entourage has received as the West responded to Moscow’s Crimean incursion. As Russia pursued its own joint military exercises in Belarus, Ukraine looked to up the ante by agreeing to host its own joint exercises, with NATO, a provocative move as the country is not a member of the alliance. Observers say the military alliance has to refocus on its prime directive, to defend Europe, but warned against a military buildup in the region that could only provoke Moscow further. 


“We don’t want to provoke Putin to act any worse than he has,” says Samuel Brannen, a senior fellow at Washington’s Center for Strategic and International Studies. While Crimea seems to have be- come a lost cause, ironically, the man whose ouster prompted Russia’s invasion, former leader Yanukovych, said that in hindsight he regretted asking Russian troops into Ukraine, and hoped Crimea would one day return to the Ukrainian fold. Far-fetched? 


What about Russian claims in Alaska? The mayor of Yakutsk claimed he gathered proof Spruce Island, home to 250 off the coast of Alaska, be- longed to Russia’s Orthodox church and petitioned Putin to return what was formerly known as New Valaam to the mothertland. “I stand for the restoration of historical justice,” Mayor Aysen Nikolayev told a Russian newspaper.

Et les autres?

Après une période d’essai marquée par le terrible typhon Haiyan, le gouvernement des Philippines et les rebelles ont conclu un accord de paix fort attendu, un modèle peut-être pour d’autres ententes du genre, nécessaires si le pays veut tourner une page difficile de son histoire. Car d’autres groupes rejettent toujours l’autorité de Manille et restent en quête d’autonomie dans l’archipel. 


Mais la signature d’un accord de paix entre le Front Moro Islamique de Libération et le gouvernement permettait de faire des progrès importants, mettant presque fin à un conflit qui a bien fait plus de 120000 morts depuis les années 70. “Cet accord détaillé... couronne notre combat, ” a déclaré le dirigeant rebelle Mourad Ebrahim le jour de la signature. 


En échange d’un abandon des armes le mouvement sera provisoirement à la tête d’une nouvelle région autonome, en attendant les élections en 2016. Il s’agira également d’un année électorale pour le président Benigno Aquino, qui a fait de la paix un projet pour la postérité. En plus de disposer de son propre parlement le nouveau territoire pourra compter sur sa propre police mais sera officiellement laïque malgré sa majorité musulmane dans ce pays principalement catholique. 


Mais le travail du président est loin d’être fini, l’archipel comptant d’autres groupes rebelles, certains cherchant même à se tailler leur part du gâteau. Parmi eux les Combatants islamiques pour la liberté de Bangsamoro, qui comme le Front Moro de libération nationale, pourraient chercher à torpiller l'accord. Ces derniers avaient déjà connu l’échec à ce chapitre après un accord similaire conclu en 1996, un rappel que le processus de pacification comporte d’importants risques même après une entente. 


“Je ne vais pas permettre qu’on arrache la paix à mon peuple de nouveau, après tout ce que nous avons fait pour aboutir ici, déclara Aquino. Aujourd’hui nous avons démontré non seulement que notre peuple peut à nouveau se mettre à rêver, mais qu’il commence a réaliser ses rêves”. Pour le premier ministre malaisien, qui a joué un rôle clé vers la pacification la signature était une belle occasion de quitter momentanément une scène interne et régionale difficile après la disparition du vol 370. “Il reste du travail à faire et il y aura des embûches en cours de route, dit-il, mais nous devons restés engagés à la paix”. 


Pour Kristian Berbolzheimer, membre du Groupe de contact international qui sert de médiateur, “l’entente est d’autant plus importante qu’elle comporte un important cadre religieux”. Il ajoute que “l’entente de paix est loin de mettre un terme au processus de paix” mais représente une étape importante pour y parvenir. 


Mais les tensions liées aux autres groupes rebelles sont sans compter la bisbille entre Manille et Pékin entourant les eaux de la mer de Chine. Cette semaine Manille ouvrait un dossier sur cette dispute en haute mer au tribunal d’arbitrage de la Haye, un premier rendez-vous en cour sur ce contentieux déchirant une demi-douzaine de pays de la région. Pendant ce temps la marine des Philippines a semé la consternation lorsqu’un de ses navires a contourné un blocus chinois pour empêcher l’accès aux eaux contestées.

A quarrel in Taipei

A contentious trade deal with a larger partner, widespread protests leading to the occupation of parliament while a former ruler which claims the territory looks on. Is it Crimea all over again? Perhaps not, but the tensions have been enough to rock the island of Tai- wan after a period of improved relations with mainland China in recent years. 


So much in fact the two are working on a deal on closer relations, which triggered protest, half a million strong by some accounts last weekend, by demonstrators in part wary of ties too close for com- fort between the two Chinas. After the take- over of a cabinet com- pound, President Ma Ying-jeou reconsidered his earlier rejection and agreed to meet with the protesters of the so-called “sunflower” movement, who want the deal to be renegotiated and have asked that future undertakings of the sort be governed by law. 


The so-called services trade agreement was actually signed by trade negotiators last summer and would open up various service industries including bank- ing, hospitals and beauty salons to Chinese mar- kets, a worrisome prospect for Taiwan businesses and nationalists. The opposition Democratic Progressive Party would amend provisions covering banking and e-commerce but the legislative process has been paralysed by the takeover. 


The leadership in Taipei since 2008 has sought closer ties, leading to growth of two-way trade, now some $200 billion annually, as well as the first formal contact between the governments since the 1949 civil war. In an inter- view with the Economist Ma Ying-jeou said any decision involving cross-strait tensions was bound to “raise some contention” but said the country’s reputation as a trade power and economic performance was at stake if Taipei rejected the deal. Bank of America Merrill Lynch economist Marcella Chow agrees it would send “signals to other countries that Taiwan is not willing to open its market” at a time Taiwan’s economy, particularly its tech sector, has been slowing down. In contrast, regional power South Korea has been “aggressively negotiating and not waiting,” on the trade front. In fact the Taiwan deal is “not that important,” Chow tells Businessweek. 


“The most important is the trade-in-goods agreement afterwards.” The current deal was part of a frame- work agreement signed with the mainland four years ago, Ma said, and rejected claims not enough public consultation had taken place, pointing to some 110 time-consuming rounds of talks. Some students say this, in fact, is what all the protesting is about. “We are not against a trade pact with China, nor closer business ties with China,” student leader Chen Wei-ting said during a weekend demonstration in Taipei. “What we are against is a lack of transparency. We want a negotiation process in which everyone sitting here will have a chance to take part.” 


Ma argues in return that if any- thing consultations have been too lengthy and threaten the deal, which he says opens up other trade possibilities, such as joining the Trans Pacific Partnership. Delays ratifying the agreement could be costly, he stressed, for a country where 70% of growth depends on trade. While ties are improving, tensions remain with the mainland, China indicating it still wasn’t ready to have both leaders meet at an international gathering. 


Beijing and the island remain divided on a number of hot issues, such as the South China Sea dispute, which involves a half dozen other countries. The dispute has ac- cording to U.S. Assistant Sec. of State for East Asia Danny Russel “created uncertainty, in- security and instability in the region” and the US warned China this week against any Crimea-like land grab over the dis- pute. Beijing surprisingly kept Moscow isolated in a Security Council vote condemning the annexation of the territory, possibly wary of its own internal minorities.



Le PQ perd des ailes

“J’ai la conviction que l’avenir du Québec c’est de devenir un pays souverain,” c’est là où en est resté le discours de la soirée électorale de 2012 avant que la première femme au poste de premier ministre ne soit empoignée par deux gardes de sécurité et mise à l’abris des éclats ayant lieu à l’extérieur. En lançant sa campagne Pauline Marois n’avait pas plus l’intention de poursuivre cette pensée du 4 septembre que de répondre aux questions des journalistes, déclarant qu’elle cherchait à mettre fin aux “blocages” qui gênaient son gouvernement minoritaire. 


Les sondages initiaux lui donnaient de bonnes chances, prévoyant 37% au PQ contre 35% pour un dirigeant libéral à l'origine nettement moins populaire, après une courte période de 18 mois d’essai ponctuée par la tragédie de Lac Mégantic et le dépôt de la charte, qui a divisé la province mais fait grimper la cote de son parti. Selon un sondage récent 51% des Québécois sont en faveur de la charte sur la laïcité, et notamment, 61% des francophones. Le vote francophone est par ailleurs notamment très péquiste, 45% se disant favorable au parti au pouvoir, une autre tendance majoritaire. Par ailleurs un sondage parmi les non-francophones laissait en- tendre que la moitié aurait pensé quitter la province lors de la dernière année. 


Mais si la question référendaire n’était pas sur les lèvres péquistes au lancement de la campagne le rattrapage ne s’est pas fait attendre, alors même que Marois prétend qu'elle ne s’est pas encore formellement engagée sur cette voie. "Il n'y en aura pas de référendum... tant que les Québécois ne seront pas prêts," répète-t-elle à plusieurs reprises lors du débat cette semaine. L'occasion était trop belle pour le chef libéral: "Il est devenu clair... que l'enjeu, c'est effectivement le référendum, reprend Philippe Couillard le lendemain. Mme Marois a été incapable de dire qu'elle ne fera pas de référendum au cours du prochain mandat". 


Deux sondages au courant du dernier mois donnaient le camp du oui à 41%. Mais depuis quelque temps les émotions linguistiques se sont fait sentir avec l’affaire d’un commerce de Chelsea, au nord d’Ottawa, qui avait une page Facebook uniquement en Anglais. Le sujet a été abandonné par l’Office québécois de la langue française en veille de campagne mais les anciennes querelles retrouvent leur place en cette veille électorale. 


Enseignant d’un collège anglophone mais bilingue, Roger Tabry s’est à son tour emparé des médias sociaux pour exprimer sa colère après qu’on ait refusé de le servir en Anglais dans un commerce de sushi du nord de Montréal. “Je leur ai dit que dans ce cas mon argent, lui, parlait Anglais,” a-t’il dit en claquant la porte. Il a depuis lancé une page Facebook dénonçant les commerces “refusant de servir les anglophones”. Cas isolé? Quelques jours plus tard un incident semblable se produisait dans un Tim Hortons de la métropole. Mais la division a été notamment creusée après le dépôt de la charte sur la laicïté, a tonné Couillard en lançant sa campagne. Sans parler de la division sur la souveraineté. 


Dans son programme le PQ ne parle pas de référendum mais de livre blanc sur l’avenir du Québec. La plateforme péquiste sinon promet de «mettre sur pied un centre de recherche sur les crimes dits d’honneur et la lutte à l’intégrisme». Mais très vite dans la campagne Marois s’est retrouvée à commenter sur l’indépendance, exprimant sa préférence de conserver le dollar canadien et même de disposer d’un siège à la Banque du Canada tout en gardant les frontières ouvertes avec le reste du pays. “Le retour du PQ au gouvernement c’est l’assurance d’un référendum au Québec”, a déclaré Couillard dès le premier jour, s’avouant "détester" un gouvernement qui fait passer les Québécois pour des “assiégés, des faibles”. 


Couillard n’a pas été tendre envers le tiers parti, appelant un vote pour la CAQ un vote pour le PQ. Les enjeux de la campagne? “L’emploi, l’emploi, l’emploi”, selon lui. Au moins là-dessus il a l’air de s’attirer la faveur d’un public où 42% voient l’enjeu économique primer contre 5% la charte ou la souveraineté. Mais c’est là où on verra sans doute les plus gros éclats. Très vite des chiffres de Statistique Canada sont plutôt mal tombés pour le PQ, signalant une perte de 26,000 emplois en février (le double en un an), le Québec affichant le taux de chômage le plus élevé au pays avec 7,8%. 


Quelques jours plus tard l’institut Fraser revenait à la charge avec des chiffres montrant que la dette québécoise est proportionnellement la plus importante au pays, soit 49% du PIB. L’entrée en politique du magnat de la presse Pierre Karl Péladeau auprès du PQ parviendra-t-elle à sauver l’économie du Québec ou du moins donner du tonus au programme économique du PQ? 


En attendant l’entrée en jeu de l’homme d’affaires conservateur n’a pas manqué de susciter un tollé chez les syndicats, qui ont souligné des méthodes de négociation plutôt dures, et les observateurs de la presse au Québec, craignant l’impact de cette candidature sur la couverture médiatique. Le dénommé PKP voit dans le plan du PQ du moins l’occasion de donner aux Québécois “les outils du développement”, ajoutant en entrevue à Radio-Canada que le référendum de 1995 avait simplement été “volé”. « Mon adhésion au Parti québécois est une adhésion à mes valeurs les plus profondes et les plus intimes, c’est-à-dire faire du Québec un pays, » dit-il. 


Depuis les sondages se sont resserrés, donnant 37% aux partis principaux, puis en veille de débat une légère avance libérale, Couillard surpassant même son adversaire au niveau de la popularité personnelle. Une majorité est-elle encore possible pour le PQ, ou Marois, sortie de la retraite pour prendre les rênes du parti, va-t-elle perdre son pari? Sur le plan du référendum 65% disent ne pas en vouloir. Le parti au pouvoir a connu quelques ratés, un homme retirant sa candidature après avoir fait paraitre des propos déplacés sur l’Islam sur sa page Facebook, alors qu’une autre a dû faire ses excuses pour avoir associé baptême et circoncision au “viol”. 


Pendant ce temps Ottawa est resté relativement silencieux depuis le début de la campagne, mais un duel PKP-Trudeau pourrait-il avoir lieu? “Les Québécois ont besoin d’une meilleur économie, non d’un référendum,” s’aventura Justin Trudeau, alors que PKP et Marois tentaient d’orienter le discours ailleurs.

A contested victory in El Salvador

It took a few days to sort out the victors, but after years of waiting in the wings, many of them fighting the government in the trenches, Salvador Sanchez Ceren, a former commander of the Farabundo Marti National Liberation Front, was glad to take the helm as president of El Salvador. “In these elections, hope and joy overcame fear,” Ceren said, inviting opponents to partake in a “dialogue” as he builds an “inclusive” country. 


After Nelson Mandela and Daniel Ortega, another former guerilla leader claimed the highest office in the land, though no one will call Ceren a Salvadoran Madiba. There was reason for the suspense after second round voting made the election too close to call. Ceren ultimately won by less than 7,000 votes, claiming 50,1% of the electorate, leaving the Conservative Nationalist Republican Alliance’s Norman Quijano more than a little disappointed. 


Quijano, 67, who had been organizing Venezuela-inspired protests of the outcome, said he would dispute the results and keep the protests going, alleging fraud. Earlier he had even dipped into a dirty bag of tricks, suggesting the military intervene, a particularly somber idea in a country where 76,000 were killed during the bloody 1980-92 war between the army and guerilla movement. The military would have none of it. 


“We are committed to respecting the official results that are issued by the Supreme Electoral Tribunal,” Defense Minister Munguia Payes said. “We repeat that we are committed to strictly respecting the sovereign decision that the people of El Salvador expressed at the ballot box.” If anything bring- ing up the men in brass only showed the continuing divide that endures in the small Central American country two decades after the war. ARENA didn’t mind whipping up party support with the sort of slogans harkening back to that troubled and dark era: “El Salvador will be the tomb where the Reds end up” they cried at rallies. 


Yet this wasn’t even a first FLMN victory at the polls, but outgoing Mauricio Funes was a leftist journalist before the presidency, not someone fighting in the trenches. “Twenty-two years after peace accords , democracy has come to El Salvador to stay,” Ceren said on his Twitter account. Quijano accused the governing party of holding unfair elections, allowing some to vote twice, but offered no evidence. ARENA was further irate a recount was only allowed in 21 polling places, and continued calls for a complete recount. Urging his supporters to carry out peaceful protest, Quijano nevertheless called on them to rally against the leadership as demonstrators have been doing in Venezuela, comparing his opponent to a national Hugo Chavez or his successor, President Nicolas Maduro. 


“What our brothers in Venezuela are defending against, what has caused the young to shed blood in the streets ... is the same thing that awaits us if we allow this dictatorship to be imposed,” Quijano said. This sort of rhetoric brought in last-minute voters to ARENA’s side in the second round, narrowing the gap of first-round voting, but still fell short. This weekend election officials rejected the opposition's last challenges, confirm- ing Ceren's historic win, a reaffirmation of the country's swing to the left after decades of right wing rule. The left also did well in Costa Rica, where former diplomat Luis Guillermo Solis came out of nowhere to score a slim lead ahead of an expected runoff. 


Once favorite, the ruling National Liberation Party's Johnny Araya later quit his presidential campaign, all but guaranteeing a Solis presidency. Voter anger over government corruption scandals forced a rare admission from Araya: "There is an in- creasing will to replace the party in government," he said dropping his bid. "I will abstain from any electoral activity". But the PLN's seats in the assembly promised struggles ahead for Solis.

Carleton remporte un 10e titre

Le sort des Skyhawks de la Ligue de basketball nationale est incertain, la participation des Sénateurs en série loin d'être assurée, pourtant les partisans de la capitale étaient aux anges cette fin de semaine lors du tournoi de basketball universitaire.  


Après être passé si près de la finale espérée l'an dernier, celle-ci avait lieu en 2014: les deux clubs locaux allaient s'affronter devant leur public à Scotiaplace. Puis constaté, après tout, que les Ravens ne sont pas prêts de lâcher prise. 


Car leur domination du ballon-rond reste intacte. Les GGs de l'Université d'Ottawa avaient beau avoir raflé le premier rang au courant de la saison, Carleton a signé une nouvelle victoire en finale, 79-67 et remporté son quatrième titre de suite, sont 10ème… en douze ans.   


En fait Carleton est en finale du tournoi annuel depuis le début du millénaire, et force est de constater que le programme n'a d'égale ailleurs, malgré le roulement particulièrement élevé au niveau universitaire.  


Pourtant le match a été serré jusqu'au troisième quart, lorsque les Ravens ont explosé et pris une avance de 7 points qu'ils allaient défendre jusqu'au bout.  Les héros ont changé de nom au long des années, et cette fois-ci il s'agissait de Tyson Hinz, auteur de 30 points à lui tout seul.  


Les visages étaient longs sur la ligne de touche côté Ottawa. En effet les GGs avaient enfin mis un terme à une série de 55 victoires consécutives à Carleton, et raflé le titre ontarien par un seul point. Mais le titre national n'était pas encore près de changer de main.


Selon l'étoile de la grande finale, perdre contre Ottawa plus tôt aurait redoublé les efforts lors du match ultime.


"Ca a été plutôt facile de se motiver après la défaite, résume Hinz. Je suis heureux pour les gars, heureux qu'on l'ait emporté!"


Le succès phénoménal se résume à une chose, l'arrivée de Dave Smart au poste d'entraineur, lui qui compte une bague de championnat pour chaque doigt des mains. Celui-ci serait-il dans la mire des plus grandes et lucratives ligues au sud de la frontière? Pour l'instant, pas question de bouger, dit-il.


“Si quelqu'un m'offrait un montant d'argent ridicule ce serait une décision à faire en famille, dit-il. Je suis très heureux de mon sort ici... pour résumer: je ne bouge pas".


A moins d'un montant ridicule? Autant noter que les fonctionnaires de l'état les mieux payés dans la plupart des états américains sont des entraineurs collégiaux...


La formule magique semble également marcher à merveille à Windsor au ballon-rond féminin, les Lancers mettant fin aux espoirs de Saint Mary's en finale cette fin de semaine, un quatrième titre de suite pour les dames du sud ontarien.


Autrement la finale masculine a permis à l'université d'Ottawa de faire une parenthèse alors que l'école est sur la sellette après l'ouverture d'une enquête par la police ontarienne concernant une agression sexuelle qui impliquerait des hockeyeurs des GeeGee's.


C'est un double scandale qui secoue l'institution en fait après que des messages sexistes sur Facebook aient ciblé la présidente de l’association étudiante, qui a aussitôt dénoncé une "culture de viol" à l'Université d'Ottawa.

High on the path to legalize it?

“I made some bad choices,” the U.S. president said as he launched a national initiative to create more opportunities for younger minority men. “I got high not always thinking about the harm it could do”. He wasn’t one to deny he had ever inhaled. Yet about 1,500 miles away people in Colorado were walking into stores legally selling pot for a smoke that will not cause authorities to crash down the door, guns at the ready. 


In fact much was made of the re- alization that this year’s Superbowl op- posed two teams from states where pot is legal, Colorado and Washington State. In the country where Just say No was the motto a few decades ago which has put billions into the fight against drugs at home and abroad, that is quite the turn around. There is a “sense that the U.S. is no longer quite the drug war-obsessed government it was,” observes Ethan Nadelmann of the Drug Policy Alliance. And it isn’t alone. Uruguay became the first country to legalize the trade of Marijuana in December and the country which has popularized ganga through song and popular culture says it's planning the same, now relieved previous efforts to legalize some drug use can resume without fear America’s former intransi- gence would penalize the nation. 


“The cooperation on this issue far outweighs what I’ve seen before,” Ganja Law Reform Coalition-Jamaica director Delano Seiveright tells AP. “Both sides are in agreement with the need to move forward.” Acceptance is even growing in the Arab world, and it has nothing to do with the Arab Spring. In fact Morocco was largely spared by the sweeping revolts, and two parties there would harness the country’s status as top producer of hash- ish to legalize cultivation and develop industry. 


In Uruguay, where parliament approved regulating the drug, legalization was seen as an alternative to a costly war on drugs which, according to president Jose Mujica, caused more problems than it solved. Ironically the Netherlands, considered by many to be a trailblazer for liberal laws, was making it harder for foreigners, who have been flooding coffee shops for years, to get high, trying to put the genie back in the bong. 


Recently the UN’s International Narcotics Control Board (INCB) called the changes to cannabis laws a “very grave danger to public health” and “misguided initiatives” that fail to comply with the 1961 international narcotics convention. In Colorado, which ended prohibition a month be- fore Uruguay, the law change has already been takings its toll, they say, leading to an increase in drug-related treatment admissions as well as car accidents of cannabis-related DUI. 


“Drug-traffickers will choose the path of least resistance, so it is essential that global efforts to tackle the drug problem are unified. When governments consider their future policies on this, the primary consideration should be the long-term health and welfare of the population,” INCB president Raymond Yans said in a statement. 


But critics have called the agency’s position “shortsighted and narrow minded”. “Rather than seek to learn from or understand the growing political support for alternative drug policies, the UN apparatus – and particularly the INCB – has responded mainly with shortsighted hostility and narrow minded rejectionism,” responded the Transnational Institute (TNI), a U.S.-based think tank. “We are at a tipping point now as increasing num- bers of nations realize that cannabis prohibition has failed to reduce its use, filled prisons with young people, in- creased violence and fuelled the rise of organized crime,” said Martin Jelsma of the TNI.

Is Crimea split a fait accompli?

The bloody battle for the parliament in Kiev and against tyranny was won, but only domestic tyranny, as the battle for Crimea begins. Or is it already over after a sneak incursion worthy of the spymaster at the helm of the great federation next door? As Russian troops took up positions across the territory Ukraine mobilized and put its troops on full alert, the world condemning the so-far bloodless offensive but without being quite sure how to respond. 


Initial mediation efforts proved difficult as a UN envoy to the region was ousted, under threat, and Mos- cow’s foreign minister refused to meet with his counterpart from the new administration in Kiev, one his country does not recognize. OSCE observers sent to the region were turned back with warning shots. While both U.S. and Russia at least agreed to keep talking, Washington and Europe slapped new sanctions against those being held responsible for the Crimean hostilities. 


Ten years after the Orange revolution Ukraine saw its darkest hours since Soviet times as, in the space of a few days, the country went from bloodshed and tyranny to an interim leadership which ousted the strong- man behind the crackdown. But while Ukraine may have a new interim government, president and prime minister, it also has a new set of headaches in the country’s Russophile East, especially Crimea, where a Russian-backed militia surrounded bases and airports and stormed the local parliament, demanding greater autonomy and raising the red, white and blue of the nearby federation. Local crowds welcomed the soldiers adoringly, perpetuating fears of a breakup of the country split down the middle politically. 


Ukraine is brutally divided as it heads to polls which, ten years ago, had only precipitated protest. And which polls exactly. As Kiev prepares for May 25 elections, Crimeans call for their own referendum to join Russia, as protest has now taken to the region home of the Black Sea Fleet. But the flash vote set for March 16 has already been slammed as unconstitutional both by the interim Ukrainian leadership and the U.S. admin- istration. After days of events some feared would spiral out of control, tensions were reduced somewhat Tuesday when Russian President Vladimir Putin said he would only consider the use of military force as “a last resort” but said he reserved the right to intervene to defend the Russian minority and claimed the armed men who had taken up positions across Crimea were not part of his military but local self-defense forces. 


U.S. officials, including Sec. of State John Kerry, who toured Kiev, dismissed Putin’s remarks, saying: “Russia has been working hard to create a pretext for being able to invade further”. There were concerns among observers Moscow was looking to inter- vene in other parts of Eastern Ukraine as well, which is nota- bly crossed by major pipelines feeding Europe out of Russia. In Donetsk local Russian supporters kept trying to throw out the local authorities. Some 16,000 Russian troops were said to be in the peninsula in what the Canadian Prime Minister called the worst international violation of this sort since the Second World War. 


The crisis initially sent the ruble and markets tumbling and did not fail to rattle the relatively inexperienced new leadership in Kiev. Decisions by Moscow to proceed with a planned anti-continental ballistic missile test did little to reduce tensions. Observers note Russia may have been embold- ened by decisions to scrap the U.S. long-range missile defense system in Europe and its key mediating role on Syria, which was facing the risk of military strikes. In fact some point out that while over the years Russia has appeared to have become a depleted super power, Amer- ica’s own weaknesses were exposed during the conflict, allowing initial response to dither.


Certainly President Obama’s opponents, such as Sen. John McCain, wasted no time trying to score political points ahead of this Fall’s con- gressional vote and blamed the administration for a “Feckless foreign” policy where people have lost faith on America’s ability to lead. Just recently the U.S. had announced massive cuts to US troop levels, including 10,000 in Germany. Washington warned Moscow to step in militarily would be a “grave mistake”, a warning all but ignored by the Kremlin. 


The incidents are taking place 60 years after Russia gave the Ukrainian Soviet republic the right to Cri- mea and 20 years after an agree- ment to keep the peace between the two countries. It also comes 160 years after a Crimean war fought over Russia’s right to protect Orthodox Christians during the decline of the Ottoman Empire, which resulted in Russia’s defeat to France and the UK, losing rights to the Black Sea Fleet it is trying to expand. 


Tensions initially rose between West and the Russian bear as Moscow carried massive military maneuvers involving some 150,000 troops near Ukraine’s borders, and Western capitals warned Putin about meddling in Ukraine’s affairs. The threat of sanctions soon sparked new chills across the old divide so soon after the Sochi games. The U.S. presi- dent called Russia’s deployment a “violation of Ukrainian sovereignty” as America and its allies put plans to attend the G8 in Sochi on hold. As if foretelling events to come, days earlier Interim Prime minister Arseniy Katsenuyk warned rather dra- matically: “We are on the brink of a disaster and this is the government of political suiciders! So welcome to hell.” 


Moscow rejected calls for early elections and deplored the outcome of the Kiev protests, immediately casting doubt on the legitimacy of Kiev’s new rulers. “We do not understand what is going on there,” Prime Minister Dmitry Medmedev was quoted as saying. “There is a real threat to our interests and to the lives of our citizens.” He called the changes in the country “the result of an armed mutiny”. 


Doing nothing to douse the flames, speaking from Russia where he said he fled to escape violence but without relinquishing his post, the ousted Viktor Yanucovych said Putin “must use all means at its disposal to end the chaos and terror gripping Ukraine”, calling acts against him the work of “nationalist, pro-fascist gangsters.” Earlier in a televised statement from an Eastern Ukrainian city on the Russian border, Yanukovych insisted he was not fleeing and that “I am the legitimate president”, calling his ouster a “coup”, a version of events favored in the East and Russia. 


But his party deplored the former president’s excesses in handling the crisis while parliament asked the ICC to look into possible crimes against humanity under Yanukovych. Interim president Olexander Turchynov has been clear about the direction he sees Ukraine taking, “a European choice” denied after Yanukovych abandoned a deal with the EU to please Moscow. But it was economic ills that made the ousted leader turn its back on Europe and seek Rus- sian backing, says Anders Aslund, a former economic ad- viser to the country’s government, and it will need to be addressed. “There has been no growth in two years. Last year Ukraine’s current account deficit was 8.9 of GDP. The country is running out of currency reserves,” he writes in the Financial Times. “Yet these problems are curable. In order to eliminate corruption and embezzlement Ukraine needs a radical, comprehensive and swift eco- nomic reform programme with plenty of international financing.”


And some countries have been coming forward, the US pledging $1 billion in loan guar- antees. Kiev says it needs at least $15 billion to get by, a sum the EU later said it would pro- vide. But unity remains the ma- jor sticking point. A Russian minority in Georgia has also been the source of conflict between Moscow and that former Soviet republic during Games. 

L'or à l'Ouganda

Alors que la flamme olympique s'éteignait après des jeux qui avaient rappelé les politiques controversées du pays hôte en matière d'homosexualité, l'Ouganda arrachait à nouveau l'or de l'intolérance. Après avoir fait appel à des "experts" sur la sexualité et d'avoir médité sur la question, le président Yoweri Museveni signait l'entrée en vigueur d'une loi drastique durcissant les punitions pour homosexualité. Seul soulagement, la peine capitale , un projet initial, était retirée, mais les coupables restent passibles de la prison à vie et ceux-ci comptent dorénavant ceux qui font la "promotion" de l'homosexualité, une version bien poutinesque du monde. 


Du coup la dénonciation des "coupables" devenait obligatoire, une mission que s'est donnée avec joie le quotidien Red Pepper sous la bannière: Exposés, les 200 top homos ougandais nommés, avec photo s'il vous plait. "La chasse aux sorcières est de retour," déplora Jacqueline Kasha, une militante lesbienne. La réaction n' a pas tardé dans plusieurs capitales, les Pays-bas décidant de soustraire leur aide au développement. 


Washington avait pourtant averti que la loi "compliquerait les relations avec Kampala" et accueillait la nouvelle avec déception. "Nous avons commencé une révision interne de nos relations avec le gouvernement de l'Ouganda," affirma John Kerry, pour qui la nouvelle marquait "un jour tragique pour l'Ouganda et ceux qui tiennent la cause des droits de l'homme à coeur." Même geste financier de la Banque mondiale et de Stockholm tandis que la Norvège et le Danemark dirigeaient leurs fonds vers des ONGs en Ouganda. Les Pays-bas ont également promis une plus grande flexibilité envers les homosexuels ougandais en quête d'asile. 


Le Canada condamna le geste à son tour, indiquant que la loi, "constitue un recul important des droits de l'homme, de la dignité et des libertés fondamentales" qui allait corser les relations avec Kampala. Un geste tragique, mais presque dans les normes sur un continent où la plupart des pays condamnent les relations homosexuelles. Une semaine plus tôt à peine des membres de la communauté gay avaient été trainés hors de chez eux et battus au Nigéria, où une loi aussi intransigeante envers l'homosexualité s'engageait à "emprisonner les homos", une peine allant jusqu'à 14 ans. "Depuis le passage de la loi interdisant le mariage de même sexe (en janvier) nous avons partagé avec nos amis nigérians nos craintes qu'elle soit interprêtée de manière à justifier la violence fondée sur l'orientation sexuelle," s'inquiéta l'ambassade américaine. 


En Ouganda les déclarations du genre sont condamnées à titre d'"impérialistes". "Les étrangers ne peuvent pas nous donner des ordres," tonna Museveni. Au Nigéria certains observateurs voient là une carte électorale destinée à faire oublier les tracas internes et critiquer l'ingérence étrangère population. Selon le ministre de l'éthique et de l'intégrité Simon Lokodo l'homosexualité "va détruire le monde." Ils sont "dégoûtants" tranche quant à lui le président. En 2011 un militant homosexuel avait été tué après la publication d'une liste semblable dans un maga- zine populaire. 


Selon Jeff Sharlet auteur et enseignant au collège Dartmouth aux Etats-Unis la loi constitue également un outil politique en Ouganda, et retrouve ses racines au sein d'une église évangélique américaine. "Cette approche n'existait pas il y a 10 ans," dit-il. Selon l'ancien archévêque Desmond Tutu, la loi se rapproche des pratiques Nazies pendant la guerre. En Russie une augmentation des violences a été enregistrée depuis mise en vigueur de la loi condamnant la "promotion" de l'homosexualité. Human Rights Watch a fait savoir en veille des JOs que selon un sondage auprès de membres de la communauté gay la moitié avait fait l'objet d'abus verbaux et 15% d'abus physiques.

Murderous Boko Haram

In Hausa the militant group's name translates into Western education is sinful, and their bloody acts show their disdain for it. After some 40 helpless students were killed by Nigeria's Boko Haram last Fall in nearby Borno state, in the country's violent north east, the Islamist group slaughtered some 40 more in Yobe recently, slicing their throats and burning some if them to ashes as if mocking Abuja's latest military offensives to rid the country of the militants. Over the weekend some 74 others were killed in blasts in a market of Maiduguri, a Boko Haram stronghold, and a nearby village. 


President Goodluck Jonathan insisted his troops had had some success since they flooded into the volatile region nearly a year ago, declaring a state of emergency in three states, and man- aged to corner Boko Haram on the border with Cameroon, but the zone remains porous, al- lowing the armed men to criss cross back and forth at will. Since the beginning of the year 250 people were killed as a result of the violence in Borno, more traditionally associated with the violence. The bloodshed there is in fact so out of control last year the government had to step in to ask militant groups who had taken up arms against Boko Haram to let the military do its job. Besides the vigilantes were also accused of committing atrocities. 


Abubakar Mallum, the head of the Civil- ian Joint Task Force, as they call themselves, said they will not stop their acts until the militants are defeated. "We have crossed the Rubicon and there is no going back. BH have de- clared war on us and even if we stop hunting then down they will still come after us so we have to fight to the finish". But observers deplore what they call acts of violence against the population by the vigilantes. "The CJTF commit some rights abuses and some of them act on the influence of drugs," decried Husseini Hala of the Nigerian Bar Association. 


As in other countries where they have popped up, such as in Mexico's bloody drug war against the cartels, vigilante groups are usually indicative of authorities' failures to handle major crises. Soldiers reportedly guarded the Yobe school but were withdrawn soon before the attack. Another 13 were killed after soldiers fled five villages they were protecting in Adamawa state, which borders Cameroon. The soldiers were reportedly outgunned. 


Nor is the military free of criticism it has committed atrocities during raids. A Borno state senator is blaming troops in the death of 20 people during an air raid against the village of Daglun. The military dismissed the claim as "part of the design by those bent on discrediting the counter-terrorist mission." 


Arriving in the country for a visit last week, French President Francois Hollande , whose soldiers are already present in the Central African Republic and Chad, offered support: "Your struggle is our struggle," he said. His presence did not deter Boko Haram from committing the weekend attacks and perpetuating the violence. This week the education ministry closed colleges in the north- east, fearing more attacks. In Yobe state alone authorities said last Fall that Boko Haram attacks had destroyed 209 schools and caused some $15.6 million in damages. Not to mention what they are doing to this generation of students.

Après Hugo


Un an après de décès de l'architecte de la révolution chaviste, rien ne vas plus au Venezuela, aux prises avec multes manifestations populaires, dont certaines violentes, ravivées par l'arrestation de plusieurs dirigeants contestataires et gonflées par les succès des mouvements en Ukraine. La période de carnaval n'a que multiplié les masques plutôt que répandu la fête, les balaclava et accoutrements anti-gaz ayant déjà défilé dans les rues de la puissance pétrolière, la mode de la révolte. 

La ligne dure du successeur de Chavez, le dauphin Nicolas Maduro, qui a expulsé une nouvelle fois une poignée de diplomates américains et s'est attiré la foudre de Washington, n'a en rien calmé les ardeurs après le décès d'une vingtaine de manifestants. Le mécontentement gronde depuis des mois en terre bolivarienne, notamment en raison d'une criminalité terrifiante et du manque de produits de première nécessité, mais c'est une tentative de viol qui aurait provoqué les premières manifestations étudiantes dans l'état de Tachira, avant que la vague ne déferle sur Caracas. 

Auteur d'un campagne prévoyant sortir le pays de l'emprise chaviste, Leopoldo Lopez, économiste et ancien de Harvard, s'est rendu aux policiers après avoir fait l'objet d'un mandat d'arrestation. Le Venezuela est aux prises avec un taux d'inflation de 54% et selon l'ONU est en première place au palmarès de la criminalité, qui de manière générale a fait des bonds en Amérique latine ces dernières années. Les meurtres ont dans cette région grimpé de 12% entre 2001 et 2011, faisant de l'insécurité le problème principal au pays ainsi qu'au Belize, Honduras et à Salvador. 

Récemment le champion du monde en boxe Antonio Cermeno a été tué après avoir été kidnappé avec plusieurs membres de sa famille à Caracas. Plus tôt l'ancienne Miss Venezuela avait connu le même sort à l'extérieur de la capitale. Le lancement de la période de carnaval n'a pas fait grand chose pour alléger le climat, les causes sous-jacentes du mécontentement demeurant, notamment l'inégalité, dans un pays plutôt riche et socialiste. "Je ne supporte plus la situation du pays, faisait remarquer Joel Moreno, un étudiant, lors des manifestations. Ce n'est pas juste qu'en étant dans un des pays les plus riches du monde nous ne puissions pas trouver de la nourriture". 

La crise a du coup donné une nouvelle voix à l'opposition après la défaite électorale cuisante de 2013. "Certains secteurs radicaux de l'opposition avaient mis entre parenthèses le leadership de Capriles, mais il est démontré aujourd'hui qu'il est toujours là," résumait à l'AFP le politologue Angel Oropoeza. Washington, qui est accusée de vouloir renverser le pouvoir, a répliqué au geste diplomatique en expulsant des agents consulaires venezueliens. 

Alors que les relations avec Washington restent difficiles, elles peuvent se corser avec les frères latinos également. Cette semaine c'est avec Panama qu'a décidé de rompre Caracas, le dirigeant ayant cherché à évoquer la crise lors d'une réunion de l'Organisation des Etats d'Amérique. Ca- racas peut cependant encore et toujours compter sur l'appui de La Paz et La Havane. Pendant ce temps l'opposition refusait de participer à une conférence nationale "de dialogue" la semaine dernière, estimant déjà avoir été "trompée" par le pouvoir. Selon Capriles le gouvernement vit ses derniers jours: "Nicolas est responsable de la crise économique. S'il ne la règle pas il y a une crise politique. S'il ne règle pas la crise politique le régime tombe".


Will these be Putin's Games after all?

In the end Russia held its expensive Games without having to face a terror attack, and even scooped the best medal standings, something it hadn't done in decades. Perhaps Vladimir Putin managed, despite the controversy over gay legislation and Olympic spending scandal, to return some measure of greatness to the motherland.   


Of course it didn't take home the gold in hockey, a prized possession, but the country's missing out on the medal round there was perhaps as bad as it got. If you leave out unfinished accommodations and Cossacks whipping the protest rock band Pussy Riot at the site of the Games, a reminder of the repressive rule in a country only slightly better off than it was under the Soviet Union.


This is after all the first time the world came to Russia for the Games. The 1980 Olympiad, like the ones before and after, was marked by a boycotts, as the West protested the Red army's intrusion into Afghanistan. As the West readies to leave the still troubled country things are slightly better between East and West, but divisions remain and they are tearing Ukraine apart.    


The crisis next door, halted when sanctions forced the president to accept holding early elections and ultimately flee, overshadowed part of the Olympic festivities, the crackdown in Kiev, which killed over 70 people, violating the symbolic Olympic truce and sending Ukrainian athletes home early. They still managed to collect two medals including a gold in the biathlon.


Canada didn't better its Vancouver score of 14 golds, but neither did anyone else, Norway completing its unchecked domination on skis while the Netherlands owned the skating podium like no other Olympic program could.


But with every Canadian gold came a memorable story that will be told for years to come. In women's hockey and curling it was perfection and a domination that is almost un-Canadian.


Hayley Wickenheiser's fifth medal and fourth gold will be her sweetest, the flag bearer's team overcoming a 2-0 deficit in the third period to force overtime where Team Canada registered its 20th consecutive hockey victory. 


Some observers wondered whether the days of women's hockey at the Games are numbered. But on Tuesday IIHF head Rene Fasel said women's hockey was making strides and was here to stay. He also tried to convince the NHL its players belonged at the Games in four year's time, but season-ending injuries such as John Tavares' were enough to make some NHL GMs rage.


Picking up where the Vancouver Games had left off, Canada stormed out of the gates even earlier in Sochi, taking a gold medal on day one and adding two more by the end of Day three, topping the medal board.   


Canada captured the last gold at the 2010 Winter Games, the much-prized men's hockey title, and showed it wasn't done, with Quebec athletes leading the gold rush. And each and everyone of them had a story that stretched well beyond the personal sporting accomplishment at the top of the discipline. A story that awaited the winners at the bottom of the hill. 


In the case of Justine Dufour-Lapointe it was sister Chloe, waiting with a warm embrace, and a silver medal of her own, making for a history-making sister act on the hills of women's moguls.  For short track skater Charles Hamelin it was partner and fellow Olympian Marianne St-Gelais, who like him was a medallist at the Vancouver Games, and awaited her time to shine. The sporting power couple's romance, like Salé and Pelletier's before them (until their breakup since) has now become something of sporting legend. While Hamelin had a perfect start at the 1500m event, he unfortunately failed to finish at the 1000 and 500 events. St-Gelais took a silver in the women's 3000m relay.  


Then there was Alexandre Bilodeau, the first Canadian to defend an Olympic gold, another flashback to Vancouver where he became the first Canadian to win gold at home, greeted by an excited brother, his number 1 fan, who is battling cerebral palsy. Bilodeau said he once again owed his inspiration to his brother's endless courage and support, and the medallists before him. "I want him as close as possible to me at that moment," Bilodeau said of his brother after winning.  


New X-Games related events have also been fruitful for Canada, which scored yet another podium domination at the slopestyle event with Dara Howell winning gold and Kim Lamarre bronze. Owning the podium isn't getting old and sometimes generous acts deserved medals themselves, and sometimes led to them. Canada provided a Kazakh snowboarder his equipment to be able to compete. In the case of a Russian skier who broke his equipment on a run, a Canadian stepped in to offer replacements. Canadian cross-country coach Justin Wadsworth said he acted so the athlete could end his run in "dignity"  

Then there was Denny Morrisson, who made the final in the men's speed skating 1000m after team member Gilmore Junio decided his partner should have his spot because he was the better skater, a decision he said "was better for the team".  He wasn't disappointed, watching from the stands and cheering on as Morrisson defated a Dutch competitor and took silver. Morrisson would go on to also win bronze and started a campaign to make Junio the flag bearer at the closing ceremonies.


Changement de garde, encore, en Italie

Avec    ou    sans Berlusconi, la politique italienne garde ses habitudes chaotiques, le pays étant toujours aux prises avec ses angoisses économiques et, de manière générale, sa frénésie presque existentielle. “L’Italie ne peut plus vivre dans l’incertitude et l’instabilité,” a déclaré le chef de centre gauche Matteo Renzi en évinçant Enrico Letta du poste de premier ministre, même si certains retrouvent pourtant là l’état naturel de la république romaine. 


D’ailleurs, du coup, le gauchiste de 39 ans, le plus jeune premier  ministre  de l'histoire du pays, devenait le troisième maitre du palais Quirinal en un an. Il s’agissait également du troisième chef de gouvernement non-élu depuis avril, l’ancien maire de Florence n’ayant même pas été élu sur la scène nationale. 


S’il y a quelqu’un qui sait qu’on n’a pas besoin d’être élu pour diriger un parti politique en Italie, c’est bien Berlusconi, qui conserve une influence indubitable sur la scène politique malgré son bannissement après avoir été condamné pour fraude. Pourtant ce n’est pas l’ambition qui manque au nou- veau-venu, même s’il admet que “se mettre sur la sellette en ce moment est plutôt risqué" car il ajoute "tout politicien a le devoir de prendre des risques par moments”. 


Bambino de la scène nationale, il envisage non seulement des réformes de fond, qui n’ont pu voir le jour en raison de l’instabilité constante, mais compte mettre un gouvernement en scelle pour tenir pendant quatre ans, soit la fin du mandat actuel, un outrage presque à une tradition italienne plus familièrement éphémère. Pourtant il fera face à un morcellement politique inchangé, rendant toute trans- formation importante bien difficile. Affirmant l’urgente nécessité d’« accélérer le rythme des réformes et de changer d’horizon», le chef du parti démocrate, élu en décembre à peine, a pris les rênes de la république après avoir reçu l’appui de la formation politique au pouvoir, jugeant Letta trop lenta. 


Il s’agit du tout dernier coup de théâtre au coeur de la botte, qui en 2011 avait vu le Cavaliere rendre sa démission, suivie de celle de Mario Monti en 2012, avant d’assister à une crise politique marquée par l'absence de majorité il y a exactement un an. Pour ce qui est de Berlusconi, malgré sa condamnation et ses prochains rendez-vous devant les tribunaux, il n’est jamais loin de la scène politique romaine, ayant d’ailleurs été rencontré par le président Giorgio Napolitano alors que les tractations avaient lieu sur la transition en cours.


Berlusconi est d’ailleurs loin d’être le seul condamné de la scène politique  italienne, l’humoriste Beppe Grillo, qui a fait tout un éclat l’an dernier et est en partie responsable de l’instabilité actuelle, ayant déjà été trouvé coupable d’homicide involontaire il y a trente ans. En rencontrant Renzi, ce dernier n'a pu s'empêcher de faire remarquer: "Ce pauvre type a dû (lors des négociations) rencontrer deux criminels qui ne sont pas membres du parlement: moi et Berlusconi". 


Les deux personnalités voyaient son arrivée différemment, Berlusconi louant son caractère fonceur alors que Grillo déplorait un manque de crédibilité. Evidemment la formation d’un nouveau gouvernement n’a rien de facile, le parti démocrate devant composer avec le Nouveau Centre Droit afin de conserver une majorité dans la chambre.

A brave new metadata world

As the Olympic Games got underway the U.S. State Department warned visitors and athletes attending the venues they shouldn’t expect any privacy in the land of the KGB, not that this surprised anyone. Surely no less could be expected from the neurotic former super power trying to flex its muscles anew at its $50 billion party. Network analysts were able to confirm the warnings within minutes of logging into Russian net- works: hackers immediately pounced on new visitors sifting through their data and doing with it what they pleased. But this is becoming the new reality in the age of instant messaging, news and information: easy connectivity makes for easy interception and hacking. 


With convenience, the insouciant trap of consumer carelessness. As the latest revelations of the Snowden data dump continued to embarrass countries caught in the act of spying on unsuspecting visitors and citizens, playing loosely with privacy laws unfit for the new age, it was evident you didn’t have to brave travel warnings, put up with Russian visa bureaucracy or travel hub security and cross the gates of a country under active terror watch such as the former Soviet Union to become a tar- get. Sometimes all you needed was to be a shopper at Target right here at home, or a Bell customer, a Yahoo emailer or Hilton hotels sleepyhead. 


You could have your metadata vacuumed unsuspectingly as expertly by connecting at Toronto’s Pearson Airport, or become part of someone’s personal log by momentarily coming under the glare of a pedestrian sporting shiny new Google glasses. Apparently these are so effective they are being tested by the NYPD to allow officers to instantly access databases containing thousands of mug shots and rap sheets while out on patrol. 


People driving while wearing them are already be- ing ticketed, but that’s not what is bothering comedian turned senator Al Franken, who is spooked by an App for facial recognition that could turn average joes into living robocops. “According to promotional materials, NameTag lets strangers get a broad range of personal information—including a per- son’s name, photos, and dating website pro- files—simply by looking at that person’s face with the Glass camera,” he wrote to the producer of an ID app, one of many targeting the creep market. “This is apparently done without that per- son’s knowledge or consent, which crosses a bright line for privacy and personal safety.” 


This thin line is currently being scrutinized in Canada where privacy advocates and opposition politicians have slammed reports the nation’s eavesdroppers have collected metadata on travellers connecting to free WiFi networks at Canadian airports, another jewel from the Snowden files. Appearing before a Senate national defence committee, intelligence officials didn’t deny the story but defended their actions, saying they acted within the law and did not engage in spying. “This exercise involved a snapshot of historic metadata collected from the global internet. There was no data collected through any monitoring of the operations of any airport. Just a part of our normal global collection,” said John Forster, chief of the Communications Security Establishment. “We weren’t targeting or trying to find anyone or monitoring individuals’ movements in real time. The purpose of it was to build an analytical model of typical patterns of network activity around a public access mode.” 


Ontario’s Privacy Commissioner Ann Cavoukian stated the obvious by stressing the country’s aging laws needed to catch up with the speedy internet age, addressing such matters as metadata collection, a term entirely absent from the cur- rent privacy act. “So it is fiction to say that the act authorizes metadata. It’s an interpretation — the way I interpret it, any interception is not permitted,” she told CBC. 


A spy agency watchdog recently reiterated the CSE had acted legally but critics were unswayed, calling for more transparency from the federal government and stops to “attacks on privacy”, marking a national “mobilization against abusive surveillance of Canadians”. 


As world governments address the medium and seek to regulate the new data frontier, the one which defined recent revolutions in the Arab world, acts of excess can never be far behind. In Russia officials blocked the website of an athlete attending the Games be- cause it contained a photo of him appearing shirtless, one of the many interpretations of Russia’s harshly criticized anti-gay laws. In Turkey, protests against planned Internet regulations created a little Istanbul spring, as police clashed with protesters fighting legislation allowing law enforcement to block sites for privacy violations without a court decision. What the government de- fended as measures to provide a “more safe and free” internet, critics called outright censorship. 


Meanwhile this weekend German Chancellor Angela Merkel proposed the establishment of a European communications network to prevent having emails and text messages pass through the U.S., where they can be easily tapped by the massive NSA surveil- lance system unveiled by the Snowden documents. “We’ll talk about European providers that offer security for our citizens, so that one should- n’t have to send emails and other information across the Atlantic,” she said. “Rather, one could build up a communication network inside Europe.” France is showing great interest in such an initiative. 


Apparently both were unconvinced by the U.S. president’s announcement last month Washington would ban eavesdropping on the leaders of close friends and allies, a decision which followed revelations the NSA had tapped Merkel’s cell phone among others. But net experts such as Dominique Petersen, doubt such a network would make a huge difference in the end. "It may be true that you'd be making it harder for foreign intelligence services that lack the technical capabilities of the American and British agencies," he told Deutsche Welle. "But, for example, it would be no problem for the NSA to establish some sort of surveillance stations here in Europe or in Germany". And besides, Britain is a key European member of the Five Eyes.

Un référendum controversé

Fière, indépendante et démocratique, la Suisse a presque une obsession de la consultation populaire et n’en était pas à son premier référendum controversé sur une question touchant l’immigration, mais elle s'est retrouvée à croiser le fer avec Bruxelles en faisant passer un vote mettant fin à “l’immigration de masse” avec la plus mince des majorités. 50,3 % des citoyens de ce pays, au coeur de la communauté sans en être membre, ont voté oui à la question “acceptez- vous l’initiative populaire contre l’immigration de masse?” semant la consternation chez les voisins et mettant au jour les divisions au sein même de la Confédération helvétique. 


En effet alors que la Suisse romande a plutôt rejeté le projet d’immigration, la partie alémanique s’est montrée plutôt favorable à l’initiative de la droite populiste, qui comme ailleurs à travers le continent, semble montrer ses dents. Bruxelles a immédiatement fait savoir son désaccord, la Com- mission Européenne exprimant son “regret” suite au vote. “Ceci va à l’encontre du principe de libre circulation des personnes entre l’Union européenne et la Suisse, a-t-elle fait savoir. L’Union examinera les implications de cette initiative sur l’ensemble des relations entre l’UE et la Suisse.” 


Voilà qui met Berne dans l’embarras, la Suisse ayant ouvert son marché du travail aux continentaux en 2002. Mais alors que le pays avait projeté d’accueillir 8000 immigrants dans ce contexte, ils ont été dix fois plus nombreux à se précipiter entre les pics pour alimenter le moteur économique hélvète, le PIB passant de moins de 400 milliards de dollars à plus de 600 milliards entre temps. Il ne s’agit que du plus récent référendum à faire réagir la classe immigrante, dans ce pays qui compte près d’un quart d’étrangers. 


Il y a quatre ans c’est avec une majorité légèrement supérieure (57%) que le pays avait voté en faveur d’une réglementation interdisant la construction de nouveaux minarets dans les mosquées, une autre initiative de la droite. L’initiative avait au préalable été rejetée par le gouvernement et le parlement, citant les droits constitutionnels et les libertés religieuses, estimant que toute interdiction pourrait «servir les intérêts des cercles extrémistes». 


Encore une fois, le petit pays de huit millions entouré de membres de l’UE s’était mis l’Union sur le dos, le Conseil de l’Europe estimant que “l’interdiction de construire de nouveaux mina- rets touche à la liberté d’expression, à la liberté de reli- gion et à l’interdiction de toute discrimination, qui sont garanties par la Convention européenne des droits de l’homme”. 


Les Suisses votant quatre fois par an sur des sujets d’une grande diversité, peu étonnant que quelques décisions soient mal accueillies ailleurs. Cette fois tout de même le taux de participation était de 56%, soit bien au-dessus de la moyenne de 44%. La nouvelle a mal été accueillie dans plusieurs capitales européennes, dont Paris, mais en Norvège le parti progressiste anti-immigrant a trouvé l’idée d’un référendum plutôt intéressante. 


“Je ne vais pas me prononcer sur le système de quotas en faveur duquel les Suisses viennent de voter, mais l’idée d’un référendum est intéressante, a déclaré Mazyar Keshvari, porte-parole sur l’immigration du parti de droite. La Norvège devrait organiser un référendum sur l’immigration. Il y existe une majorité en faveur de restreindre l’immigration en Norvège”. Le ministre norvégien du dossier européen s’est de son côté montré plus inquiet après l’issue du vote suisse. “Cela va causer des ennuis à l’économie et au secteur des affaires suisse qui ont tant bénéficié de cette immigration, dit-il. Il sera intéressant de voir les conséquences du vote vis à vis les relations avec l’UE”.

A vote without consequence?


It didn’t take election day, or even the official results, to realize the snap polls called in Thailand would do little to settle the crisis which has unfolded in the country’s streets for months, if not years, leaving the nation bitterly divided, and some fear, closer to another coup. After failing to have the election postponed, opposition protesters managed to disrupt the vote at 10% of the polling stations, knowing full well they would have a hard time to muster enough support to win, delaying the official tally. The election was widely expected to re-elect prime minister Yingluck Shinawatra, but the opposition said the inability to finalize the results due to postponed voting at some stations made their campaign successful. 


“The election is a waste of time and money,” and denied the government a proper mandate, concluded protest leader Suthep Thaugsuban. Called in order to give the government new legitimacy after months of some- times violent street protest against the ruling party, the election hardly had a proper campaign but rather saw a collection of competing rallies take to the streets of the capital and other cities, paralyzing many of them. The final results of the vote, held on groundhog day, promised few surprises, setting up what is likely to be well over six more weeks of political troubles in the kingdom. 


A government win would be the latest in a string of electoral victories by the Pheu Thai party, whose measures have been popular among poorer classes of society, especially in northern parts of the country, but whose opponents accuse of being rife with corruption. The opposition accused the prime minister, the country’s first female leader, to be a mere figurehead while her brother, exiled former prime minister Thaksin Shinawatra, pulls the strings from abroad. Despite the opposition’s interference in the vote there was much screaming but no major acts of violence on election day, after previous flare ups killed 10 and injured over 600 people. 


After an electoral eve during which gunfire erupted, protest leader Thaugsuban sought to calm raw emotions that have paralyzed the political debate. “We need to keep our princi- ples,” he said. “We fight in peace, with no weapons and vi- olence. We only fight with our feet and whistles”. But Protests resumed as if little had transpired on Monday as uncertainty lingered on the outcome of the vote, which at very least would have weakened Yinluck’s standing. Officials said just under half of eligible voters cast ballots in the election boycotted by the opposition, but said results could not be finalized due to the polling disruptions, which left Yinluck “More vulnerable to some kind of ouster” according to Bangkok political scientist Thintinan Pongsudhirak. “The longer Yinluck is a weakening caretaker prime minister the greater the likelihood that we will see a decision from the independent agencies to break the deadlock," he told AFP. 


The threat of legal actions loomed over the process, with the opposition, which draws much of its support from the from country’s south and Bangkok’s elite and middle class, petitioning the constitutional court to annul the results of the election and Yinluck her- self facing a probe into possible neglect of duty. It was a graft sentence which sent her brother, a business tycoon turned politician, fleeing the country, an event which has torn Thailand ever since. Yinluck sparked an outcry last year when she at- tempted to pass an amnesty bill which critics said would have made his return possible. “This election has violated the constitution on several counts, but mainly it was not a fair one,” said the head of the Democrat Party’s legal team. “The election was not held on the same day... That is why we are seeking to nullify it,” he said, even though observers noted there was no legal case for such an annulment. 


Meanwhile the impact of a prolonged political division and confrontation and the “gradual erosion of Thailand’s previously sound macroeco- nomic environment” was threatening the economic via- bility of the Asian tiger, accord- ing to IHS Global’s chief economist.In the midst of the uncertainty China cancelled a contract to buy 1.2 million tonnes of rice from Thailand, citing an ongoing probe into the prime minister’s rice purchase policy, one decried by yel- low-shirted protesters who say it as a way for the ruling party to buy votes in key areas. In the meantime the crisis has prompted fears among some that the country could be on the verge of its latest coup, having seen a dozen in modern history. The State Department warned against moves to stage a coup to settle the crisis. “We remain concerned that political ten- sions in Thailand are posing challenges to the democratic in- stitutions and processes of Thailand,” said a spokesman.

Africa's rising political class

Will she be able to bring a semblance of stability where others have failed? When the Central African Republic swore in the country’s third interim president in recent months amid the continuing violence and humanitarian crisis it turned to the mayor of the capital at the centre of much of the unrest, Catherine Samba- Panza. She becomes the first woman to ever hold the post in the country, joining a class of African women rising in national politics on a continent where this is still a relatively new phenomenon. 


It was less than a decade ago that Ellen Johnson Sirleaf won the presidential election in troubled Liberia, becoming the first elected female on the continent in 2005, and later honoured by a Nobel Peace prize while her predecessor faced international justice. In South Africa the struggling opposition, desperate to finally make an impact during this year’s elections after two decades of unquestioned ANC rule, chose Mamphela Ramphele to lead them, the former partner of anti-apartheid fighter Steve Biko, a choice sure to resonate weeks after the country’s emotional funeral. Samba-Panza beat seven other candidates to take the Central African Republic’s top spot, and knows the task ahead is no less than Herculean. 


“I strongly call on the fighters to show patriotism in putting down their weapons,” she said in her inaugural address. “The ongoing disorder in the country will not be tolerated.” The UNHCR pleaded for more assistance this week as the humanitarian situation continued to spill over the borders, uprooting a quarter of the country’s population amid continuing violence. When the bloodshed comes to an end, efforts will have to be unrelenting to bring together communities torn by religious and ethnic tensions since the Seleka insurgency. Leading the effort will be Antoinette Montaigne, a councilwoman in France who was named Communications and reconciliation minister in the Central African Republic’s transition government. 


“To tackle reconciliation is to recognize the latent anguish, fear, suffering, human and material loss” the country has seen since the violence started last year and spiralled out of control, barely contained by the infusion of international forces. "Recon- ciliation isn’t going to happen overnight, we’re being called on to go to work and we’ll hang on," she told France 24. The task facing the incoming political class is daunting to say the least following the violence which peaked in December when Christian anti-balaka vig- ilantes took up arms to fight back againt the Muslim Seleka rebels. “The state has essentially collapsed politically, legally, economically,” research analyst Evan Cinq-Mars told Time. 


The added troops and new leadership didn’t translate into immediate peace on the ground, as new bloody sectarian fighting showed this week in the town of Boda, killing 75. In fact, the violence has grown worse according to Peter Bouckaert, the emergencies director for Human Rights Watch. “The fighting has increased, if at all, with the arrival of the French forces two months ago, because the Christian militias took advantage of the disarming of some Seleka elements to carry out attacks against Muslim communities all across the country,” he said this week. “And the Christian militias are just as brutal. We’ve talked to women who had their children killed with machetes right in front of their eyes. And we’ve talked to sole survivors who watched every Muslim resident of their village being killed with machetes in front of them. So, we are talking about a real level of horror that’s straight out of ”Dante’s Inferno." 


In short, Samba-Panza had her work cut out. This was never more obvious than this week when the UN called for "exemplary punishment" after government troops lynched a member of the rebels publicly. The incident would have probably gone unnoticed if it hadn't happened at an event the president attended, shortly after she praised their work for restoring order.


Une autre tragédie au Québec

Pendant des jours, encore, l’angoisse de ne pas savoir complètement, catégoriquement. Avoir la certitude, mais sans confirmation, sans corps, sans savoir où commencer à faire son deuil. Une terrible attente, un véritable supplice traumatisait les familles des victimes figées dans leur tombeau de glace, un froid polaire ou une tempête de neige ralentissant le train des recherches douloureuses. Certes les circonstances étaient différentes mais à six mois d’écart il était difficile d’éviter un rapprochement. 


Le jour de la publication du rapport du bureau de la sécurité du transport sur les terribles événements de Lac-Mégantic, à l’autre bout de la province sur le St-Laurent, les résidents de l’Isle-Verte craignaient le pire, avec raison, après l’incendie qui avait emporté une résidence de personnes âgées, notamment l’ancienne aile de l’édifice. 


Le choc était d’une violence rare mais, malheureusement plus si inhabituelle dans cette autre petite communauté québécoise qui en une nuit tragique avait perdu environ 3% de sa population, blessant une douzaine d’autres personnes. Parce qu’il s’agissait d’une résidence de personnes âgées, l’incident laissait dans le deuil des légions d’enfants et de petits-enfants de cette génération où une famille de taille modeste pouvait peupler un petit immeuble à elle seule. Le brasier avait emporté ses victimes, la plupart à mobilité réduite, par un temps polaire, compliquant le travail des secouristes. 


Lorsque ceux-ci ont pu enfin fouiller la scène, ils ont pu recueillir peu à peu les corps qui n’avaient pas immédiatement été retrouvés après le sinistre, laissant des familles entières sur le bout des nerfs. Jusqu’à ce jour 28 morts ont été confirmées mais quatre personnes manquent encore à l'appel. Comme à Lac-Mégantic, le retard du deuil était un véritable calvaire. Cette fois il y avait des survivants, certes, mais aussi d’horribles récits de tentatives de secours avortées. “Une femme criait sur sa galerie. Elle était prise là, elle ne pouvait pas sauter, se souvenait Mario Michaud, qui a été réveillé par les flammes qui gagnaient la résidence peu après minuit. Ils n’ont pas réussi à la sauver”. 


Un fils racontait son traumatisme lorsqu’il a constaté que l’échelle qu’il avait apportée pour tenter de sauver sa mère était trop courte. Il a dû trancher, dit-il, entre abandonner ou mourir avec elle. Un autre tâchait d’oublier des scènes d’horreur, après avoir vu une personne “brûler vive”. Les secouristes ont été eux-mêmes ébranlés par la scène à leur arrivée sur les lieux “Quand on est arrivés, une partie de l’édifice était totalement embrasée, se rappelait avec douleur le chef des pompiers volontaires local, Yvan Charron, pourtant sur les lieux pas plus de 10 minutes après le début de l’incendie. Il n’y avait plus rien à faire là”. 


Alors que l’on tentait d'apprendre les leçons de ce sinistre, et de revoir une réglementation qui - entre autre - n’exigeait pas l’installation de gicleurs dans la partie ancienne de l’édifice, certaines provinces analysaient déjà leurs exigences en matière de résidences privées pour ainés, la moitié n’étant pas équipées de gicleurs au Québec. “Il n’y a pas de mots pour décrire ce que j’ai vu”, résuma un voisin toujours sous le choc. 


Cette fin de semaine, une autre commémoration nationale rassemblait 900 participants dont le premier ministre de la province et Stephen Harper, venus pleurer les 32 victimes de l’Isle Verte à l’église Saint-Jean-Baptiste. « En- semble, laissons nos cœurs guérir, déclara le père Gilles Frigon. Nous avons eu l’occasion déjà de nous recueillir en famille, la semaine dernière. Le temps est maintenant venu d’ouvrir les portes de notre église à l’ensemble de la grande famille de la communauté chrétienne pour nous recueillir collectivement avec les familles des personnes disparues ». Frigon cita quelques paroles du Saint-Père, qui selon lui «nous assure qu’il nous porte sur son coeur et nous accorde ses grâces et sa bénédiction. Ça fait partie du baume qui vient nous guérir le coeur». 


Alors que les chercheurs mettaient fin à leurs fouilles, les policiers enquêtaient toujours sur l’origine du drame. «Aucune cause, y compris celle de l’incendie criminel, n’est écartée à cette étape-ci de l’enquête, affirmait le lieutenant Guy Lapointe de la Sûreté du Québec. Nous remettons la scène aux autorités municipales qui prendront les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du public». Un média laissait entendre qu’une cigarette égarée serait à l’origine du terrible incendie.

Défaite dure à avaler en Irak

Depuis un an la révolte gronde en Irak, les autorités faisant face à la période la plus instable depuis la fin de la guerre. Au sein de ce désordre régnant, la prise de Falloujah par les djihadistes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant a été particulièrement difficile à avaler à Washington, spectateur de plus en plus distant mais toujours intéressé. 


La prise de cette ville à l’ouest de la capitale par les GIs il y a une décennie s’est faite au coût de plusieurs vies mais représentait une avancée décisive contre l’insurrection sunnite au pays. Le groupe relié à al-Qaida contrôle plusieurs quartiers de la ville et a été désigné par le secrétaire d’état américain, qui a promis fonds mais pas de troupes, à titre de menace la plus importante dans la région. C’est une version partagée par Alain Rodier, directeur du Centre français de recher- che sur le renseignement, les liens entre le groupe et “la base” elle-même étant plutôt directs. 


“C’est l’un des bras armés d’al-Qaïda, qui existe toujours à l’heure actuelle. Il est très actif, en particulier en Irak, qui est sa terre d’origine je dirais, et dans la province d’al-Anbar, qui touche quasiment Bagdad. Et il a étendu ses actions en Syrie depuis plusieurs dizaines de mois. Donc, il est extrêmement dangereux". Les troupes irakiennes signaient quelques succès sur le terrain à Ramadi récemment, où le groupe occupe également plusieurs quartiers, grâce à l’aide de tribus locales. Voilà qui constitue une bonne nouvelle, l’insurrection étant notamment appuyée par des tribus sunnites qui se sont tournées contre le pouvoir, qu’elles accusent de les marginaliser. Bagdad tente, en échange de faveurs et de fonds, de gagner leur appui afin de repousser les insurgés, une stratégie qui a bien fonctionné dans le passé, mais dont le succès n’a été qu’éphémère. 


Pendant ce temps les critiques ne font pas de cadeau au président américain, qui avait fait du retrait du pays une de ses priorités. An- cien candidat présidentiel, le sénateur républicain John McCain a notamment dénoncé une situation « aussi tragique que prévisible» : « Nombre d’entre nous avaient prédit que le vide serait comblé par les ennemis de l’Amérique », a-t-il déclaré. L’administration a bien fait livrer des missiles Hellfire et des drones de surveillance afin d’appuyer le régime militairement, mais la livraison plus importante de chasseurs aériens et d’hélicoptères d’attaque reste coincée au Congrès alors que les attentats se poursuivent dans plusieurs villes du pays. 


Deux autres acteurs seraient cependant prêts à intervenir: la Russie, prête à livrer des hélicoptères et faire gonfler son marché d’armement dans la région, et l’ancien rival iranien, disposé à mobiliser des troupes au sol! Le tout rapprochant Washington de deux rivaux de longue date afin de combattre les insurgés sunnites dans la région, dont l’influence s’étend au Liban et en Syrie. « Entre l’ouverture sur le nucléaire iranien, le changement en Syrie, où les Américains considèrent Al-Qaida comme plus menaçante que Bachar Al-Assad, et l’Irak, où Américains, Russes et Iraniens défendent le régime Al-Maliki, les intérêts communs se multiplient, explique au journal Le Monde Paul Salem de l’Institut du Moyen-Orient basé à Washington. La perception par Washington de la menace et de l’hostilité est en train de changer.» 


Selon l’ONU l’année 2013 a été la plus sanglante des cinq dernières années, faisant presque 9,000 victimes, soit presque 2,000 plus de l’année précédente et le triple de l’année 2010. Et 2014 est bien mal parti. La recrudes- cence du conflit a fait plus de 1000 victimes et 1800 blessés depuis le début de l’année, le désordre dans la province d’Anbar créant 140000 sans-logis dans cette section occidentale du pays. L’organisme estime d’ailleurs que la province d’Anbar, celle de Falloujah, fait face à une “situation humanitaire critique” en raison des violences. Alors que le pays était aux prises avec de nouvelles violences, le Pentagone analysait des photos montrant supposément des Marines en train de brûler des corps irakiens à Falloujah en 2004, des allégations sûres d’alimenter les flammes à un moment où les autorités s’étonnent du calibre d’armes de plus en plus imposant de l'ennemi. 


Le département de la défense américain tentait de «déterminer la véracité des photos, les circonstances dans lesquelles elles ont été prises et s’il est possible d’identifier les soldats impliqués». Les dernières violences, qui se répandaient à travers le pays cette semaine - trois douzaines de victimes à Bagdad le même jour mais à Kirkuk et à Mossoul aussi - ont éclaté lorsque le premier ministre Nouri al-Maliki a envoyé des troupes à Ramadi afin d’arrêter Ahmed al-Alwani, un membre du parlement sunnite associé à un mouvement anti-Maliki. Le mouvement accuse le premier ministre de cibler les sunnites par le biais de milices meurtrières. Les djihadistes, renforcés de leur expérience en Syrie, en ont profité pour prendre l’assaut mais se sont butés à des tribus qui, excédées par leur violence, ont préféré se rallier au camp du gouvernement. Du moins pour l’instant.

Mexico violence ahead of leaders' summit


In a country overrun with drug related violence, this wasn’t your typical high noon shoot- out between the cartels and law enforcement soon after Mexican security forces were sent to the gun crazy state of Michoacan. Officials again promised to “contain the violence”, but after months of sending police and troops to the region with little results they were confronted with unlikely rivals in the fight against the drug lords: armed vigilantes fed up with the government’s inability to rein in the violence even in a state which doesn’t lie along the volatile US-Mexican border region, where the drug-fuelled turf war had unearthed atrocity after atrocity, often spilling to the American side. 


There is a trend of slowly diminishing violence along the tense border under the presidency of Enrique Peña Nieto, who like his predecessors pledged to quell the bloodshed, but according to reports violence has been on the rise in interior, along the Pacific coast, especially in Michoacan, the state just west of where the Three Amigos, leaders of Canada, the U.S. and Mexico, will meet in February to discuss trade and security. One year into his term the jury is still out on Peña Nieto’s security strategy. While six months in Mexico’s Interior Ministry stated “that organized crime-related violence fell 16.5%” compared to the same period the previous year, “experts have challenged the government’s numbers, maintaining that violence likely remained relatively stable or slightly declined,” according to a Congressional Research Service report dating back to August, adding that despite sending "some 7,000 military and federal police, the security situation in Michoacán in particular has continued to deteriorate”. 


Adding to the gun-totting has been the development of vigilante groups in the last year, among them that of Estanislao Beltran, who turned down police calls for his group to drop their weapons in their fight against the Knights Templar cartel and join the police force. “We’re here to the death, all of us,” he warned in a week vigilantes and police traded fire, killing half a dozen people by some accounts. Experts look- ing into the first year of the new administration admit there’s been some improvements in the country since 2011, the height of the drug violence, but the nation is hardly out of the woods. Mexico “is not quite at war and not yet at peace,” summarized Alejandro Hope, the director of security policy at the Mexican Institute for Competitiveness during a re- view of Peña Nieto's first year for the Wilson Center. While there is an overall decline of homicides in the order of 10% by some estimates, the state of Michoacan alone saw 1,000 homicides last year, and forecasts are for the double this year. 


While the concept of self-defense groups isn’t entirely new, having existed in rural areas for years, those involved in the state are “better armed, better organized, have more political goals and a more offensive strategy,” Hope explained. In fact authorities fear they are so well armed that they may in time only be- come what they say they are fighting: the cartels themselves. Had the Templars themselves not at first turfed out the Zetas cartel only to take up their dark practices? The recent despatching of a federal official to the state in the midst of the crisis has prompted observers to conclude the governor has sim- ply lost control of the situation in the turbulent coastal state. 


Despite the initial gunfight, officials sought to reassure the vigilantes that federal forces weren’t in fact at war with them, but ten- sions remained as did divi- sion among the groups, some of whom were more willing than others to step out of the picture to let the authorities launch a new offensive. Last week Beltran himself con- ceded he may stand down in the end if authorities show they are able to ultimately control the situation, failure to do so having, he claimed, made their intervention necessary. Hope says this can only be good news as the vigilantes’ stance of taking the war to the cartel, seeking to capture its territory “is very worrisome.” 


Officials suspect some groups are well-armed and aggressive because they are supported by a competing cartel, some- thing the Knights Templar have claimed themselves, insisting they were in fact only fighting other cartels operating in the state. This week officials said security operations nabbed 38 members of the Knights Templar cartel, including top leaders, but this claim was refuted by the vigilantes, who only considered them to be minor players on the scene. 


Mean- while Peña Nieto sought to downplay the vigilantes' impact during his administration, but by week's end they had removed the Knights from a stronghold and assisted security officials in major operations in the state. Still while security forces said they had taken control of 27 of the state’s 113 municipalities, they con- ceded some 1,200 local police were being investigated for possible ties to organized crime. Peña Nieto has turned the focus from fighting organized crime to reducing the violence, Hope says of the strategy in place, noting there had been some success. But attempts to undertake major reforms such as establishing a large militarized gendarmerie have fallen short, and any real decline of the overall level of violence “will be slow and gradual,” he says, adding: “This is for the long haul.”

Two constitutions, two very different tales

They’re two lands where the smoke is still billowing from the fires of the revolution, trying to put to paper the law of the land, both rebuking the Islamist forces which rose during the transition, but also two very different environments as crowds took to the streets. While in Tunisia they were celebrating a new constitution enshrining women’s rights and setting aside sharia law, in Egypt protesters supporting the ousted president, the latest one, were clashing with authorities as the government pushed through a referendum on a new constitution removing many of the clauses introduced by the now banned Muslim Brotherhood but, critics say, also restricting certain fundamental rights while empowering the ruling military. 


A welcome rare consensus in Tunisia versus more of the same open confrontation in Egypt, killing a dozen people on the day polls opened, as citizens were called to vote on what some denounced as a sham vote only meant to test the popularity of the man who deposed president Morsi. A referendum on the strong-armed tactics of the ruling military, the vote, ultimately obtaining 98% approval in favour of the new text, also sought to confirm Gen. Abdel Fatah al-Sissi’s suitability for the presidency. His supporters have called it an opportunity to choose between stability and “terrorism,” now the official way to describe any of the Brotherhood’s activities, resulting in thousands of arrests in the weeks leading up to the vote. 


Those who remained called for a boycott and took to the streets to protest, running into trouble due to draconian new laws limiting demonstrations. In the end the government obtained what it wanted, massive approval and a participation rate topping the previous presidential poll, with 36%, but inherited a divided na- tion, and experts say, a flawed document. This wouldn’t be so bad if it wasn’t just the latest at- tempt to write a constitution. 


The text of the document itself only manages to strangle rights further, critics argue, as it “does not provide for a political system that will guarantee and protect the rights and liberties it ostensibly recognizes from violations through legislation and attacks by the security apparatus,” according to the Cairo Institute for Human Rights Studies. The new text seems to trade one bad document for another, argue critics who recall the Brotherhood’s heavily religious draft. 


In Tunisia, reducing the religious content certainly suited the masses who have hailed the new constitution as historic and a step away from Islamic sharia law, reaffirming women’s rights in an Arab country where they are particularly rooted. Rights groups and constitutional experts are hailing the new document as a model for the Arab world worthy of a true democratic revolution. “They finally found some equilibrium,” Ghazi Gherairi, secretary general of the International Academy of Constitutional Law, told the Irish Times. “It is a result of consensus, and this is new in the Arab world.” 


The road there wasn’t easy, Tunisia losing its latest prime minister this month as the National Constituent Assembly was pre- paring to pass the document, after a year two political assassinations and widespread violence rocked the country. Conceding on major points, the Islamic Ennahda party some blame for the assassinations put its foot down on the "national religion", which the text seeks to balance with a tradition of secularism. 


“Tunisia is a free, independent and sovereign state, Islam is her religion, Arabic her language and republic her regime,” the text reads. “Tunisia is a state of civil character, based on citizenship, the will of the people and the primacy of law.” In addition to guaranteeing women’s rights, the text promises parity for women in elected bodies, a first in the Arab world. Supporters downplayed the fact the adoption of the constitution missed a Jan. 14 deadline marking the third anniversary of the Tunisian revolution. “We’ve already waited a year and a half, one more month we can deal with,” said Amira Yahyaoui of the Al Bawsala NGO. But the document remains a work in progress. 


“The process is not complete, and we will have to see how it is all implemented by a political system that remains profoundly divided,” commented Hussein Ibish, a Senior Fellow at the American Task Force on Palestine. “But what has so far been agreed for the new Tunisian constitution mer- its significant praise.”

De jeunes héros

Femmes et enfants d’abord, c’est parfois le slogan des intégristes et terroristes qui veulent par les moyens les plus lâches et sinistres frapper des victimes sans défense. En Russie, les récentes attaques au kamikaze rappellent le phénomène des veuves noires, ces membres de famille suicidaires prêts à venger des décès attribués à des opérations policières. Au moins ces “martyrs” sont-ils conscients de leur acte et de ses conséquences. 


C’est autre chose chez les plus jeunes, souvent indoctrinés après un lavage de cerveau conséquent. En Afrique les enfants soldats se retrouvent ainsi au front et au coeur des conflits meurtriers, notamment en République centrafricaine et au Sud Soudan, où les agences humanitaires rapportent et condamnent la multiplication du phénomène. Pour certains groupes islamistes donner sa vie pour que la “lutte” triomphe représente l’ultime sacrifice, mais une rare résistance se développe peu à peu, même chez les plus jeunes. Au Pakistan des centaines d’étudiants doivent leur vie à la bravoure d’un compagnon qui a eu la témérité d’empêcher un homme muni d’une veste explosive d’entrer dans leur école chiite.


Selon un membre de la famille, Aitzaz Hasan, âgé de seulement 15 ans, aurait posé le geste alors que ses compagnons tentaient de le dissuader. “Il leur a dit: Je vais l’arrêter. Il est à l’école pour tuer mes amis, résume son cousin Mudassar Bangish à la BBC, pas peu fier du geste du jeune héros. Mon cousin a sacrifié sa vie afin de sauver son école et des centaines d’étudiants”. Cette fois, c’est de la victime dont on se souvient à titre de “martyr”, plusieurs compatriotes exigeant qu’une médaille lui soit décernée, et comparant son exploit à ceux de Malala Yousafzai, cette petite fille devenue reine internationale de l’éducation des jeunes après avoir été ciblée par les Talibans. 


L’attentat déjoué avait lieu dans une zone sensible de ce pays marqué par une violence tellement routinière qu’on peut presque parler d’état de quasi-guerre perpétuelle, débordant des frontières. Dans le pays voisin d’ailleurs, une jeune fille dénonçait les attaques au kamikaze, après une tentative de membres de sa propre famille de l’envoyer à la mort vêtue d’une veste explosive, la mode de la mort dernier cri. Selon les médias la jeune fille, qui serait plus jeune que Hasan encore, serait la soeur d’un commandant haut-placé des Talibans et aurait été envoyée en mission afin de faire sauter un poste de police dans la province d'Helmand au sud du pays. 


Arrêtée par les forces de l’ordre, elle supplie le président de ne pas la renvoyer dans sa famille, qui ne ferait que l’obliger à répéter l’acte. “Je ne veux pas y retourner, dit-elle. Dieu ne m’a pas créé afin de faire de moi un kamikaze. Je demande au président de me mettre en lieu sûr”. Alors que les dirigeants afghans semblaient hésitants, au Pakistan, pendant que les élèves pleuraient leur jeune héros, les autorités décidaient de lui décerner les honneurs les plus prestigieux de la patrie, la tragédie parvenant, pendant quelques instants du moins, à unir ce pays déchiré par des tensions religieuses. 


“L’acte de bravoure de Shaheed Aitzaz a sauvé la vie de centaines d’étudiants et sert de modèle de patriotisme”, déclara le bureau du premier ministre. Selon les groupes humanitaires, on ne compte plus le nombre d’enfants - certains à peine âgés de six ans - servant d’engins explosifs ambulants, dans ce pays où plusieurs sont déjà victimes des mines et des bombes confectionnées puis enterrées par les insurgés. Quelques jours plus tard, un triste rappel des conséquences de ces attaques au suicide: 21 personnes perdant la vie, dont de nombreux étrangers, lors d’une attaque suicide à Kaboul. Il s'agissait, treize ans plus tard, de l'attaque la plus sanglante du genre contre des étrangers, dans une zone pourtant hautement sécurisée de la capitale.

Terror ahead of the Games


Preparations for the Sochi Winter Games had already been tarnished by corruption, worker mistreatment allegations and criticism of Russia's policy on gay rights, and now new suicide attacks weeks before the global event have sparked fears of terrorism during the athletic gathering. 


A massive explosion at a train station in Volgograd, formerly Stalingrad - the symbolic city where Russian troops turned the tide of Nazi attacks during the Second World War -, killed 16 people and injured dozens in a first attack this weekend unofficially blamed on extremists of the restive south of the country. 


A suicide bomber is blamed for a first attack, the second bombing of the sort in the city in the last few months. In October the transport infrastructure was again targeted, as has often been the case in terror attacks in Russia, when what was described by media as a female Islamist suicide bomber from the tense-filled region of Dagestan set off a blast, killing six. Volgograd is a major rail hub for Russians travelling from the capital to the south of the country.


The next day a bus was targeted in the same fashion, making authorities link the two blasts with have accumulated a death toll topping 34 people. And officials fear more may yet come as they bolstered security measures across the country ahead of the Games. In a smaller blast days before three people were killed after a car loaded with explosives blew up in Pyatigorsk, in a district where the Kremlin bases its efforts to stabilize the North Caucasus region.


Russia's foreign ministry didn't initially blame a particular group for the attacks, none claimed responsibility, but compared them to others taking place in the United States, Syria and elsewhere and called for world governments to unite their fight against "an insidious enemy that can only be defeated together".


A decade and a half after he waged war on Chechen terrorists as prime minister, President Vladimir Putin vowed to once again come down hard on terrorists after what he called “inhumane terrorist acts”. “Dear friends, we bow our heads to the victims of violent terrorist attacks,” he said. “I am sure we will continue the fight against terrorists harshly and consistently until their complete destruction.”


Located about 600 miles to the southwest, Sochi is actually closer to the restive region of Dagestan and Chechnya, the point of origin of a number of "black widows" seeking to avenge family losses during security operations by blowing themselves up in public areas of Russia as far as Moscow. 


The blasts come several months after Chechen rebel leader Doku Umarov threatened to attack civilian targets in Russia, including venues of the Olympic Games. The IOC however said it remained confident Russia could organize safe games, thousands of security forces and hi-tech devices being used to secure Sochi and Moscow during the Games.


"The abomination of this crime, that was -- or crimes -- that were committed here, in Volgograd, don't need any additional commentary," Putin said. "No matter what motivated the criminals' actions, there is no justification for committing crimes against civilians, especially against women and children."


The latest incidents only increased already tight security procedures ahead of Winter Games which have already come under criticism as the leaders of a number of countries chose to sit out the tournament as a sign of protest against Russia's controversial policies toward gays. The leaders of France, Canada and the U.S. are among those who have chosen to stay away from Sochi, Washington further registering protest by sending notoriously gay athletes such as tennis icon Billie Jean King, skating champion Brian Boitano and hockey medalist Caitlin Cahow as part of the official delegation. 


The U.S. president said “I think the delegation speaks for itself,” when asked whether Washington wanted to make a statement with the delegation. “When it comes to the Olympics and athletic performance, we do not make distinctions on the basis of sexual orientation. We judge people on how they perform, both on the court and off the court, on the field and off the field.” A campaign to boycott the games was launched by critics but some viewed the U.S. response as being a more effective means of protest.


In addition, with a price tag of $50 billion the Games are also going to be spectacularly costly and the venues, with weeks to go before the Feb. 7 launch, were yet to be finalized. The main stadium where the Olympic ceremonies are to take place is being built behind schedule though official insist it will be ready for the Games.


But preparations have been dogged by shoddy construction, accusations corruption -which is suspected of being behind the record price tag, and mistreatment of migrant workers, some of whom have been mistreated by police or officials, holding them in poor conditions or withholding their wages.


Groups such as Human Rights Watch and Amnesty International hope the Games will be an opportunity to shine the light of rights abuses in the country.

Afrique, continent de toutes les peines

Crise humanitaire en république Centrafricaine, poursuite des tensions au Mali et au Nigéria et nouveaux éclats au Sud Soudan, le grand continent reste celui de toutes les peines en ce début 2014, un siècle après une grande guerre ou les grandes puissances y avaient répandu leur artillerie et leur haine.  


En ce début d'année, les troupes étrangères sur le terrain, qu'elles soient issues de L'Union Africaine, souvent peu équipée, ou des Nations Unies, guère mieux munies, tentent de mettre fin à la violence plutôt que la propager. Cette semaine alors que le gouvernement du Sud Soudan et les rebelles se préparaient à lancer une ronde de négociations, plusieurs jeunes fidèles à Riek Machar dirigeaient une nouvelle offensive contre la ville de Bor, reprise par le régime après être tombée aux mains des rebelles plus tôt. 


Une querelle politique à ses débuts, celle opposant le président de ce nouveau pays d'Afrique, issu du clan Dinka, à Machar, du groupe ethnique Lou Nuer, a vite gagné un aspect tribal, les éclats faisant plus de 1000 morts depuis la mi-décembre et précipitant plus de 100,000 réfugiés vers la sortie. Le président Salva Kiir accuse son rival - qui jusqu'en juillet était son vice-président avant d'être limogé - d'avoir tenté de le renverser, divisant l'armée nationale en factions rivales. 


Même si le conflit a vite pris une dimension ethnique, la question au coeur du conflit est plutôt politique, rappelle Gérard Prunier, ancien directeur du Centre français des études éthiopiennes, lors d'un billet au Monde.


«La prétendue « tentative de coup d’Etat » organisée au Soudan du Sud par l’ancien vice-président Riak Machar ne doit pas tromper l’opinion publique, dit-il. Le président, Salva Kiir Mayardit, a déclenché une vaste opération armée visant à arrêter ou à tuer les différents représentants de l’opposition politique du pays car, devant faire face à une contestation croissante de sa politique, il commençait à avoir l’impression – correcte d’ailleurs – qu’il n’avait plus beaucoup de chance de remporter l’élection présidentielle prévue pour 2015.»


L'ONU tente tant bien que mal de gérer le flux de victimes des violences tout en doublant le nombre de casques bleus sur le terrain à 12.500. L'organisation prévoyait des mesures aussi urgentes chez le voisin centrafricain, accélérant le déploiement de sa présence militaire alors que les violences s'aggravent de cet autre pays bouleversé par des rebelles. 


A l'opposé des voisins, ceux-ci ont réussi à y renverser le président, semant la zizanie dans plusieurs régions et précipitant la mobilisation de troupes françaises dans un autre pays du continent. Le président François Hollande a d'ailleurs demandé que les Nations unies "jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique" tout en remerciant le secrétaire-général Ban Ki-Moon "pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer" les troupes sur le terrain. 


Hollande a également "souligné que l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination". En Centrafrique, pays que certains voient sombrer dans le chaos au même titre que la Somalie, l'ONU doit éventuellement prendre les rênes d'une mission actuellement gérée par la force africaine.


En fait plusieurs observateurs craignent que les deux pays connaissent le même sort que ce pays de la corne qui depuis 1991 connait un gouvernement soit inexistant soit instable, et soient plongés dans une guerre civile féroce qui déborde des frontières, malgré la faible population des pays directement concernés.


Selon une lettre de Louise Arbour du International Crisis Group, adressée à Ki-moon, on y est déjà au Sud Soudan. Fait étonnant quant on pense que le pays est lui-même le résultat d'une guerre civile soudanaise. Dans sa missive adressée au secrétaire générale celle-ci s'inquiète d'une situation qui pourrait profondément dégénérer étant donné l'aspect de plus en plus ethnique de la crise et les conséquences régionales, des troupes Ougandaises étant déjà sur place et les enjeux propres au pétrole, certaines régions de production étant contrôlées par les rebelles. Le pétrole est déjà au coeur des tensions avec le Soudan, les deux pays partageant d'importantes infrastructures relatives à l'or noir au moment de la séparation du sud.


"Les conséquences sont très sérieuses et pourraient devenir catastrophiques," résume Arbour. Cette semaine, malgré les premiers gestes en vue de pourparlers, on décrétait l'état d'urgence dans les états d'Unité et de Jonglei. 


Les risques sont les mêmes en Centrafrique selon le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères françaises: "Il y avait un risque de guerre civile, explique-t-il en résumant les violences en ce début d'année. Il y a 1,5 million de personnes - un tiers des habitants de la Centrafrique - qui sont en risque grave sur leur situation humanitaire". Parmi eux des milliers de tchadiens fuyant les violences, tandis que des milliers d'autres se réfugiaient dans des camps de fortune près de l'aéroport.


Malgré les efforts humanitaires, le désespoir au Sud Soudan était tel que plusieurs ont préféré même se réfugier chez le voisin du nord, que les chevaliers de la mort ont transformé en synonyme d'oppresseur des populations noires. Les organisations humanitaires regrettent également que parmi eux figurent plusieurs petits enfants séparés de leurs parents puis laissés à leur sort dans une région guerrière. Selon l'organisme Save the Children, des milliers d'enfants tenteraient de survivre par leurs propres moyens au coeur de ce conflit meurtrier.

Puis certains craignent d'ailleurs des scénarios plutôt extrêmes, soit la ré-édition du génocide des Grands Lacs d'il y a 20 ans. «La colère des alliés du président se focalisa sur les Nuers et les tueries tribales commencèrent. Une fois de plus, le glissement du politique à l’ethnique s’amorce, estime Prunier. S’il n’est pas arrêté, nous pouvons avoir dans les semaines qui viennent un Rwanda de 750 000 km2. Lorsqu’on voit le degré d’inefficacité des forces des Nations unies déployées sur le terrain, ce n’est pas leur accroissement de 50 % qui y changera quelque chose.»

Rebooting US diplomacy

For a U.S. administration hoping to press the reset button on Russia relations and improving its image with the Arab and wider world only to find itself struggling to keep close allies from balking, the new year will be an opportunity to turn the page perhaps, but it's off to an awfully rough start.


After alienating European allies, Brazil and countless others with the spy saga, and upsetting Israel and Saudi Arabia over Iran and Syria, Washington is trying to limit further damage after the arrest of a diplomat upset its ties with the world's largest democracy. The arrest and strip search of 39 year-old Devyani Khobragade sparked retaliatory action in Delhi, where officials were revoking privileges and initiating fiscal probes of U.S. diplomats. 


New York's deputy consul general, Khobragade was arrested last month on charges of fraudulently obtaining a work visa for her housekeeper while forcing her to work excessive hours for a rate lower than the minimum wage.  But Delhi's strong response caught many U.S. officials off guard, and to some showcase the new assertiveness of the emerging Asian giant at a time its relationship with Washington is viewed as crucial given America's new Asian defence pivot. 


Indian officials sent further messages removing security barricades around the U.S. embassy at a time tensions were spilling into the streets. U.S. State Sec. John Kerry expressed "regret" over the incident, an expression he finds himself repeating often these days, but the State Department refused to drop the charges. Officials were however said of working around the clock to find a solution and smoothen relations between the two giants. 


India will not want to look weak in an election year, which will in all likelihood bring the defeat of the ruling and increasingly unpopular Congress party in favour of the nationalist BJP, though the latter may not obtain the majority needed to govern on its own.


U.S. diplomatic moves to reach a deal with Iran on nuclear weapons has meanwhile upset ties with staunch allies Saudi Arabia and Israel while doing little to actually improve ties with Tehran. While last Fall's accord temporarily froze parts of the country's controversial and alarming nuclear program, officials in both countries were gearing up for the eventuality of the deal's failure, Tehran responding to U.S. Senate legislation seeking to punish Iran with further sanctions should it drag its feet in ongoing negotiations. 


Over the weekend a clear majority of Iranian parliamentarians signed on to a bill that would in fact boost the country's nuclear program if the U.S. legislature adopts harsher sanctions.


U.S. officials have not shied from using a two-tiered approach with Tehran over the issue, Defence Secretary Chuck Hagel telling Gulf allies last month diplomatic efforts with Iran must be backed by military power, 


"We know diplomacy cannot operate in a vacuum," Hagel said, trying to reassure local partners. "Our success will continue to hinge on America's military power, and the credibility of our assurances to our allies and partners in the Middle East."  


Tehran is obtaining some $7 billion in sanction relief for curbing its program while a more permanent deal is being discussed, but Hagel said the U.S. would stand by its worried Gulf allies as "Iran has been a profoundly destabilising influence and a nuclear-armed Iran would pose an unacceptable threat to regional and global stability."


The U.S. will also have its work cut out improving ties with the Afghan government in a year it hopes to take most of its troops out of the country but maintain bases there, U.S. intelligence reports speculating the GIs' mass departure may have terrible consequences on the security situation. Kabul has been eager to see most U.S. troops leave and have sought to limit their unilateral actions on the ground in the meantime.


"The Afghan government, as the host country, will take action," presidential spokesman Aimal Faizi told Reuters. "The U.S. will not have the right to retaliate unilaterally if U.S. forces or bases are attacked. We are against all kinds of unilateral military operations."


In fact both countries have yet to agree on a number of issues in a bilateral security pact that will define the post-2014 era in the violence-stricken country, including the number of bases the U.S. will be able to maintain.


The U.S. National Intelligence Estimate warns meanwhile that insurgents in the country could quickly regain control of key areas and threaten the capital months after the brunt of the departures take place, sparking fears of making the country prone for further attacks, even regime-threatening offensives. Top U.S. military officials are recommending keeping thousands of U.S. and foreign troops in the country, but President Hamid Karzai has yet to sign a key agreement authorizing a continued troop presence. 

Prise d'Otage au Congo

On pensait les violences une chose du passé au Congo, du moins dans l'est, après l'entente de paix entre les rebelles du M23 et les troupes gouvernementales, or une attaque à des centaines de kilomètres de là, dans la capitale, sont venues rappeler les autres tensions qui laissent le géant d'Afrique à l'état vif.

Le gouvernement de Paul Kabila tiendrait un rival de longue date, le "prophète" autoproclamé du nom de Gideon Mukungubila, responsable de la prise en otage de la radio-télévision publique congolaise pendant les fêtes. Celui-ci accuse le président d’être un pantin du Rwanda et s'est attiré la foudre du pouvoir, qui a, la situation dans la capitale aussitôt rétablie, dépêché des troupes dans la région minière de l’est du pays. 

Ancien militaire et candidat à la présidentielle de 2006 qui a reporté Kabila au pouvoir, Mukungubila a notamment été outré par l'accord de paix signé, après une longue attente, entre le pouvoir et les rebelles tutsis du M23 en décembre, mettant fin à ce conflit meurtrier dans l'est du pays. Il reproche à Kabila d'avoir simplement plié sous les pressions de Kigali. 

Le remplacement du chef de la police congolaise, un Katangais, par un Tutsi aurait également enragé l'ancien militaire, dont l'offensive aurait fait une quarantaine de victimes, toutes chez les attaquants. Dans un communiqué sur la page Facebook, du Ministère de la restauration à partir de l'Afrique noire, on prétend que les incidents de Kinshasa auraient eu lieu en réaction à des violences perpétrées dans l'est à Lubumbashi lorsque des enfants distribuant des tracts au nom de Mukungubila auraient été interpellés et maltraités par des militaires, qui auraient par la suite attaqué la résidence d'un partisan, puis celle de Mukungubila lui-même, y faisant plusieurs victimes. 

"Suite à toutes ces attaques, les frères, se trouvant dans d’autres villes, se sont soulevés pour protester d’autant plus que ce n’est pas la première attaque menée par les autorités contre le Prophète Joseph Mukungubila," peut-on lire dans le communiqué qui faisait également mention de la prise d'un aéroport à Kindu par des fidèles.

Pendant la brève occupation des locaux les attaquants, qui selon leur chef n'auraient été munis que de bâtons, auraient diffusé un message annonçant que "Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l'esclavage des Rwandais."

Une même version des faits a été racontée par un présentateur encore sous le choc de la prise d'otage des locaux. "Ils portaient des habits en civil et des bâtons et quelques bouts de bois, ils avaient l'air menaçants. Ils sont entrés dans le studio et on commencé à nous frapper".

Les événements n'auront fait des victimes que chez les attaquants, des jeunes qui, de l'aveu des autorités, auraient sans doute agi avec la seule intention de faire passer un message politique plutôt que renverser le pouvoir.

En début de semaine les autorités déclaraient avoir rétabli la paix, tout en dirigeant des troupes contre une église  de Mukungubila dans l'est du pays.

Plusieurs commentateurs de la page Facebook du ministère ont fait part de leur ras-le-bol après de nouveau coup de théâtre armé au Congo.

"On a en marre des gens comme vous, on ne veut plus que des personnes prennent des armes, gouvernent par la force, signait Glody Fimpa de Kinshasa. Qu'est-ce qui démontre que tu es Congolais plus que nous, plus que Kabila ? Arrête ton mascarade, tu n'as aucune légitimité, continue ta comédie chez toi, avec tes partisans, tu ne gouvernera jamais ce pays par la force. Honte à toi !!! Vous méritez la prison..."

"Ce prophète de malheur a envoyé les pauvres enfants des autres a la mort, j'aurai aimé le voir a la tête des ses kamikazes, déplorait de son côté Michel Koth, fonctionnaire à Kinshasa. Nous les vrais Katangais on ne suivra pas ce Hitler d'un polar en noir et blanc."

 

Au tour du Gabon?

Encore un fils de despote de longue date s'accrochant au pourvoir, encore une jeunesse survoltée et des manifestations, parfois violentes, souvent sévèrement réprimées, sur fond de "dehors, 50 ans c'est assez!" Est-ce là le dernier chapitre africain de la révoltée née au Burkina Faso et fignolée au Togo?   


Pas si vite, la crise au Gabon évoluant à peu près en même temps qu'à Ouaga, a été déclenchée par une révélation plutôt interne: soit la parution du livre d'un journaliste français accusant le président Ali Bongo Odimba, fils de celui qui a institué le système à parti unique, d'avoir falsifié de nombreux documents, dont des diplômes et son acte de naissance, afin de prendre le pouvoir. 


La plainte a cependant été rejetée par le parquet de Libreville.  Depuis la publication en novembre, la grogne s'intensifie, une manifestation en décembre ayant fait jusqu'à six victimes, selon les versions. Malgré les interdictions, la rue africaine multiplie ses gestes de résistance face au pouvoir, déplorant les éclats par la suite. 


Alors que les accusations ne sont pas nouvelles, c'est le passage à l'acte qui définit les derniers mois en ancienne françafrique, l'opposition refusant de «se laisser intimider devant la persistance des institutions à se porter au secours d’un homme, qui a présenté de faux papiers pour parvenir au pouvoir et qui gère notre pays comme une propriété personnelle,   selon la coalition Front de l’opposition pour l’alternance, une coalition de partis. 


En réponse à une manifestation pacifique (...) le chef de l’Etat a mobilisé les unités spéciales de la gendarmerie et de la police et dirigé les armes de la République contre de paisibles Gabonais aux mains nues», les communiqués accusant le pouvoir de «tueries commises de sang froid et à balles réelles» par des forces de l’ordre, notamment des forces étrangères mêlées aux troupes habituelles. Là-dessus le discours peut facilement déraper, le site Facebook Gabon pour tous faisant appel à la traque de "militaires étrangés infiltrés dans l'armée gabonaise" reconnaissables parce qu'ils "sont minces et élancés" et "n'ont pas l'accent francophone comme nous".    


Avec plus de retenue, l'opposition nationale multiplie les appels aux manifestations, le Mouvement d'Emancipation Socialiste du peuple pour sa part condamnant la "situation explosive" au pays et prônant entre autre le principe de l'élection aux deux tours et la réduction à deux des mandats du président, qui trouve beaucoup d'écho à travers le continent.   


Par la suite le ministre gabonais de l’Intérieur Guy Bertrand Mapangou a «interpellé, face aux dérives de ces dernières heures, les leaders politiques et d’opinions de tous bords sur la nécessité de respecter les principes républicains» et fait appel «au calme» et «à la vigilance».  Ce dialogue de sourds est responsable de la crise actuelle selon le chef du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, pour qui les violences sont «le résultat d’une absence de dialogue entre les différents acteurs de la scène politique gabonaise».  


Selon Freedom House, le pays est placé bien bas dans l'échelle des nations libres. L'organisme note que le fils a tenté de diriger le pays autrement après quatre décennies aux mains du père, notamment en réduisant la taille du cabinet présidentiel et éliminant les postes publics fictifs. Mais la corruption reste sans borne aux pays et les richesses reliées au pétrole se retrouvent disproportionnellement dans les mains de l'élite. 


La grogne ne risque pas de faire tomber le régime pour autant, selon certains observateurs de la scène politique.  "Pour l'opposition, c'était surtout un test avant la campagne présidentielle de 2016, confie à l'AFP un universitaire. Une démonstration pour montrer qu'elle peut mobiliser". Mais les événements ont eu de quoi inquiéter Washington, dont le nouvel ambassadeur n'a pas tardé à déclarer cette semaine que "les Etats-Unis condamneront fermement toute tentative de changement de gouvernement par des moyens extra-constitutionnels. Les appels à une insurrection ou à la violence sont répréhensibles".

Horror in Peshawar

What a horrible year 2014 has been for children and young pupils in the world's trouble spots, their innocence so often found in the crosshairs of intolerance. Could 2015 be any different?


In January what would have been a massive deadly attack on students at a Pakistani school was only prevented by the bravery of a young 14-year-old soul, who chose to confront the attacker, but paid with his life. In Chibok in April the militant group Boko Haram kidnapped hundreds of schoolchildren in the restive North of Nigeria. It was to be just one among a number of incidents of the sort but at least one which drew international condemnation and a campaign for their return. They however remain missing, their community devastated by the loss of a generation of educated youth. 


Then as the ISIS offensive grew came reports of young women being kidnapped to be sold as sex slaves. In Africa meanwhile children were serving as soldiers in crises from the Central African Republic to Darfur. We thought we had seen it all until seven militants charged a school in the volatile Peshawar area of Pakistan, killing over 140, 132 of them children. 


The school was protected by a wall and military-run in a country where violence is rampant not only in the gun-crazy and out of control Northwest frontier province but all over the country, having felled presidents and politicians over the years. Pakistanís prime minister Nawaz Sharif vowed, not for the first time, to rid his country of the scourge of terrorism, the Afghan president saying the "time has come" for his country to work with its neighbor to fight "extremism," which is making a mockery of local borders, spreading in both lands. "They're trying to signal that they're going to strike back at the innocent because the Pakistani army has been brutalizing and killing their innocents," said Ebrahim Moosa, professor of Islamic Studies at the University of Notre Dame. "I think that is the messaging here. The underlying message is that too many innocent people on our side have been killed and now we're  going to target the most innocent of innocent." 


But the sad truth is preparing schools for these sort of attacks is now commonplace the world over. At the tender age of 5, a young Ottawa first grade student already knows the drill. "It's only ok to run in the corridors during a lockdown," he explains, recalling the day he spent in such a state last October when the Ottawa shootings shook the nation and locked down buildings across the capital and in various parts of the country. "You have to remain hidden and very quiet. If you are in a bathroom stall at the time you have to stand on the toilet and keep your balance spreading your arms wide open to hold the walls." 


After another deadly attack by a radicalized man, this one in a café in Sydney, which claimed a number of hostages but ended when police stormed the building, these lessons are spreading to elementary children across the world. Sadly the year is ending as it started, with more bad news involving young children after Boko Haram struck again, just north of Chibok, seizing some 100 women and children after killing over 30 people. 


At roughly the same time Save the Children was deploring that some 10,000 children were enrolled as soldiers in the Central African Republic. While Pakistan has promised to punish the culprit meanwhile, launching an offensive it says has killed 77 Tabelan members, it has also reinstated the death penalty, to the chagrin of many international observers. 


America's streets of protest


It wasn't the first time a legal decision caused a stir, it wasn't the first time one caused a riot. It wasn't even Ferguson's first riot, after a charged summer following the deadly police shooting of 18-year-old Michael Brown. But this wasn't a trial leading to acquittal, this was a Grand Jury deciding there would be no charges against the white policeman who felled the unarmed St-Louis area teen. And after months of seeing these sort of, sometimes violent, protests in the streets of the Mideast or Ukraine, they were taking place in a country under a presidency which had once held hopes of greater tolerance and racial harmony.


As rare as the outcome was, the vast majority of cases prosecuted by US attorneys traditionally landing indictments, it didn't happen alone. Days later another Grand Jury would come to a similar conclusion, no charges, bringing some to argue that in a racially charged atmosphere in which the Justice Department has begun two investigations on the civil rights of black men felled in altercations with police and in which rights leaders have called for a national march on Washington, the system of grand juries needs serious reconsideration. Some even see the echoes of the mass movements of half a century ago.


In the aftermath of both decisions, hundreds of people were arrested in street protests, though New York saw nothing of the fury which saw100 shots fired by the crowd in Ferguson, after a summer of discontent and high gun sales in that part of Missouri. State prosecutor Bob McCulloch said there was no probable cause for an indictment, which could have ranged from murder in the first to involuntary manslaughter, after Darrell Wilson fatally shot Brown during after a robbery in the predominantly black area patrolled by a predominantly white police force. 


Brown's family said it was "profoundly disappointed by the decision "and appealed for calm, along with president Obama. But the area around the courthouse was the scene of rioting and looting beginning minutes after the announcement. "I do not want my son's death to be in vain," Michael Brown said. "I want it to lead to incredible change, positive change." 


The family asked for police across the country, where other cities were also marked by protest, to wear body cameras, an idea espoused by the president this week as he gathered officials to tackle what he called "an American problem". In addition to an executive order that would track weapons - especially militarized equipment - provided to police in response to earlier incidents, Obama called for $75 million to be spent to equip police with body cameras. But only a few days later, the Grand Jury decision not to indict an officer after the choke hold death of Eric Garner in another fatal strong-armed act by police, showed even when such incidents are video taped in the light of day casted doubt on the effectiveness of such measures, as well as the Grand Jury system. 


“State grand juries tend to be too compromised with local politics because local prosecutors run for office and they have to depend on the police for evidence,” said civil rights leader Al Sharpton. “Don’t we have the right to question grand juries when we’re looking at a video and seeing things that don’t make sense?”


Soon after, the Attorney General's release of a report blaming Cleveland police for excesses of their own only added fuel to the fire raging across America, and spreading protest to its streets, a combination of uproar on everything from racial discrimination, police brutality and income inequality. This, some observers claimed, played a role explaining the tensions in Ferguson. It came a week after a black 12-year-old was shot and killed by a white police officer investigating reports of someone pointing a gun at people. 


Similarly a Department of Justice investigation was launched to look into whether Brown, who was walking toward the officer after he had been shot when bullets fatally struck him, had his civil rights violated and into the Ferguson police department's track record with minorities. 


"Hands up, don't shoot" was the chant of supporters, claiming Brown was surrendering at the time. The prosecution said the teen turned back against the policeman menacingly, but the details of that key moment remained largely unclear. In New York, supporters of Garner had another chant: "I can't breathe," words the 43-year-old said repeatedly before dying from a police choke hold.


Hand gestures mimicking the cry by St Louis Rams players landed them in hot water as the St. Louis Police Officers Association sought an apology, calling them "tasteless, offensive and inflammatory". But in a further reflection of the racial divide, a black police organization of the same city found "their actions were commendable". The league, in the spotlight again not for the first time resisted calls to sanction the players.


Wilson told an interview with ABC he did what he was trained to do facing an imminent threat and race had nothing to do with his actions. The large but otherwise unarmed teen was struck by bullets six times. Brown's father, Michael, called Wilson's statements a farce, saying the Grand Jury's decision amounted to a crucifixion and could only mean he lived in a racist state.


The composition of the jury in Ferguson alone, made of nine whites and three blacks, stirred controversy. While some claimed it did not represent the population of the immediate area, others said it did represent the wider county. The Staten Island jury on Garner had approximatively the same representation. The events shook a black population still upset by the 2012 killing of Trayvor Martin, 17 and also unarmed, by a neighbourhood watch coordinator found not guilty at his trial for second degree murder and manslaughter.  That incident had also led to racial riots. 


Brown attorney Benjamin Crump condemned the process as "entirely unfair" while civil rights leader Rev. Al Sharpton said he hoped federal officials would step in with charges after what he called a history of states falling short prosecuting these sort of crimes. 


"It has been the legacy of the civil rights movement that you had to go to the federal government," in these matters, he said. 


Adding emotion to the ordeal was the bestowing of the presidential medal of freedom by Obama to three rights activists killed during a registration drive in Mississippi 50 years ago. Sharpton said the date of the Brown decision was hardly a coincidence. 


"It's sort of a quasi-movement that's afoot," Matthew Whitaker, an Arizona State University professor told CNN. "And what we can attribute this to is the fact these things seem to happen so regularly now that the frustrations folks are feeling are leading them to plan almost in advance." 


Closer to the professor's hometown, the latest incident fuelling the national blaze: The shooting this week of Rumain Brisbon, a black man killed by a white police officer answering a call about an alleged drug sale. Police said they confused a pill bottle in the pocket of the 34-year-old for a gun.


By the end of the week the concern, like the protests, had spread, UN human rights experts expressing "legitimate concerns" about the jury decisions, saying the decisions represented a "pattern of impunity".

Carabins win first college title


Despite the years gone by, it's still possible to be amazed how popular and successful football has become in La Belle province at all levels. The Alouettes haven't won the Grey Cup in years but the Laval Rouge et Or captured an 8th title in 2013, adding to their record of most titles despite the football program's youth. 


When Laval met Montreal University's Les Carabins in the regional final this year, the full house in Ste. Foy knew they would be in for a treat. The game was close and captivating. But the down-to-the-wire outcome, a 12-9 loss to the visitors in overtime, unexpected by a home crowd used to celebrating wins. So would end's Laval's streak of 11 consecutive conference titles.


Their rivals from the big city had snatched a win that would deny the now storied franchise a new Vanier Cup appearance. Many observers claimed they were the true two top teams in college ranks, but the Carabins didn't have it easy beating Manitoba (29-26) to earn the right to play in front of their crowd for the great final, in a rival's stadium: McGill University's.


More seats had been added to the facility, making the crowd the largest ever to see a game there, 22,000, dwarfing the 15,000 who had showed up to see the Alouettes trounce their BC rivals to play the East final.

The little football program from the other side of Mount Royal had steadily grown since 2002, developed after years of help by Quebec players who had laid it all out in the pros, and fuelled by a bitter rivalry with the league's dominant club.


In general Montreal University has not been a frequent national collegiate champion. It topped in men's volleyball in 1970 and women's hockey in 2013. That's it.


And things didn't start out as the near full house would have liked, Montreal conceding a 13-3 lead by the time the halftime whistle sounded. But the second half would be marked by the grit and determination the hard knocking club had displayed all season, especially a hardened defensive lineup that would ultimately preserve the win.


Montreal roared into action, giving the crowd an injection of fire, when the visitors fumbled the opening kickoff in the second half, putting the Carabins at the 42nd yard line.


When Les bleus took the lead for the first time in the game, 20-19, with minutes to go, there was too much time left on the clock for a McMaster Marauders team which had effectively moved the chains when it mattered. It could count on the experience of having been at the big game three times in the previous four years. But Montreal, it turned out, was hungrier in the end.


With under a minute to go it came down to a short field goal that would surely win it for the visitors. But the unexpected happened, the kick was blocked, and the Carabins enjoyed their first football title in history, and become just the third team to claim the title at home. 


The hero, Mathieu Girard, ending a five-year college career, downplayed the significance of his act, praising the team effort for the win. "I blocked the kick, but it wasn't me who won the game for the team," he later said. "We won this together."


Coach Danny Maciocia, who became the first to win both the Vanier and Grey Cup, said preparing for these types of special team plays had been a big part of the game plan. "We practised a way to block kicks, but even if we gave up the three points and took the ball on the 35, there were still 50 seconds to get another field goal," said Maciocia. "Once we blocked it, we just wanted to end the game in possession of the ball. With the work of our O-line, we were able to do that."


For Maciocia, winner of a few Grey Cups with the Eskimos, the experience held a special place in his life's highlight reel. "I don't think it gets better than this," said the Montrealer in his fourth year with the team. "To do it in front of family and friends, in a packed house at Molson Stadium. . . it was always a goal of mine to win a championship in my own back yard. I don't think the Grey Cups topped this."

Vent de révolte au Togo

Un vent burkinabé gagne-t-il la capitale togolaise? Quelques semaines à peine après la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso, l'opposition à Lomé invoque ce même esprit de l'alternance alors que le président Faure Gnassingbe, fils de l'éternel chef d'état qui régna sur le Togo pendant 38 ans, promettait de "rigoureusement " respecter la constitution. 


Un bon signe d'habitude, or celle-ci a été plutôt favorablement rédigée par son père et prévoit un nombre illimité de mandats présidentiels. Après le soulèvement du voisin, ce genre de situation n'a plus sa place enAfrique de l'ouest selon l'opposition. 


"Le président togolais a tout faux parce que la Constitution qu'il prétend vouloir respecter est celle que son père a tripatouillé en 2002, déclare à France24 Claude Ameganvi du Balai citoyen au Togo, un nom qui fait référence au mouvement burkinabé, or son père est mort et cette constitution tripoutaillee est morte avec lui". 


Cette semaine 16 groupes de droits de l'homme ont donc manifeste afin d'obtenir des réformes, une semaine après une première démonstration contre le pouvoir, aspergée de gaz lacrymogène par les autorités. Les réformes ont déjà été rejetées par le parlement, face à la majorité absolue fidèle au président. Elles étaient en quête d'une limite de deux mandats présidentiels. 


Le chef d'état devrait "faire un saut patriotique afin de mettre en place des réformes politiques et éviter un retour aux jours sombres," estime Raphaël Kpande-Adzare de la Ligue des droits de l'homme togolaise. Cette semaine des manifestations et contre-manifestations investissaient à nouveau les rues de la capitale, une démonstration anti-régime en venant aux éclats lorsque les participants ont décidé de se diriger vers le parlement.


Ceci dit le pays dont le mouvement serait à l'origine de cet élan démocratique sur la côte troublée du continent est toujours dirigé par des militaires, qui ont profité du mouvement pour saisir le pouvoir tout en promettant des élections l'an prochain. Entre temps quatre ministères ont été confiés à des militaires dans le gouvernement de transition.


Mais les burkinabè sont confiants de la survie du mouvement s'il faut se fier aux t-shirts qui font un tabac dont le message est d'un certain patriotisme. "Fier d’être Burkinabè", "Je ne veux pas t’impressionner, mais je suis Burkinabè" ou encore "Que le sang burkinabè coule dans mes veines".


L’ancienne maison de Compaoré est d'ailleurs devenue un véritable site touristique, faisant l'objet de visites quotidiennes par nombre de curieux voulant visiter ce site historique, quoique vidé par presque autant de pilleurs. A l'extérieur les vendeurs font des affaires d'or, selon le réseau français, vendant des copies de documents retirés de la résidence, ou des DVDs passent en boucle des images photo et vidéo du dirigeant évincé et des événements ayant mené à sa fuite.

De nouvelles îles...

Le nombre d'îles contestées entre l'empire du milieu et ses voisins constitue déjà une liste assez impressionnante, fallait-il que Pékin en construise une de plus? C'est pourtant ce qu'elle fait en pleine mer de Chine du sud, selon des images satellites de cette région matière à dispute avec les Philippines, la Malaisie, Taïwan, le Vietnam et le Brunei. 

Selon le site de renseignement Janes une île artificielle de l'ouest de l'archipel Spartly aurait été créée à partir d'un regroupement de rochers de manière à s'étaler sur une surface 3000 mètres de long et 300 de large, assez pour une piste d'atterrissage.

La zone est contestée pour ses ressources naturelles et la richesse de la pêche, mais le geste ne pouvait pas tant surprendre les rivaux malaisiens et philippins, qui ont construit de telles installations, apportant une certaine "parité" à la région selon Janes, ajoutant que le projet a pour but d'intimider les rivaux, ou ajouter un poids supplémentaire à la table de négociation, s'ils décidaient qu'on en viendrait à des pourparlers. 

L'espace arraché à la mer pourrait également permettre d'y accueillir des navires de guerre, selon le rapport. La Chine ne nie rien des accusations et estime qu'elle a agi selon ses droits, avertissant les autres nation qu'elles ont intérêt à s'y faire. On a certainement l'habitude de s'en faire à propos des intentions territoriales chinoises dans la région. 

Pékin a créé tout un émoi en transportant un puits de forage près des Paracelles, une autre région contestée, provoquant des manifestations au Vietnam. Les contestataires peuvent compter sur un allié américain qui a signalé son appui au dernier sommet du G20 afin que les petites nations de la région ne soit pas malmenées par les poids lourds. 

Le congrès américain vient de présenter un rapport sur l'expansion territoriale chinoise dans cette région stratégique, que traversent d'importantes voies navigables. En tout ce sont quatre îles artificielles que serait en train de construire la Chine. 

"Nous appelons la Chine à stopper son programme de remblais et à engager des initiatives diplomatiques pour encourager toutes les parties a cessez ces pratiques " ne pouvait que commenter la distante Washington, invoquant la liberté des mers.

Mais Pékin et les alliés et ses rivaux, notamment nippons, s'en sont pas à leur première partie de bras de fer, loin de là. Depuis quelques temps la chasseurs américains, chinois, japonais et coréens zig zagent dans le ciel au-dessus de la zone contestée de la mer de Chine de l'est, ou Pékin réclame le monopole de l'espace aérien.

Les Etats-Unis viennent d'ailleurs de vendre de l'équipement militaire amphibien aux forces nippones, d'habitude plutôt timides à s'imposer pour des raison historiques. Ces souvenirs encore pénibles du siècle dernier expliquent en partie l'importance des tensions dans la région, plutôt oubliée du reste du monde alors que des échos de Guerre Froide se font entendre en Europe et la menace islamiste embrase le Moyen-orient.

Ceci dit même les rivaux principaux ont fait quelques gestes de rapprochement ces derniers temps, se mettant d'accord pour reprendre progressivement le dialogue politique, diplomatique et sécuritaire, tout en reconnaissant les "positions divergentes existaient entre elles" sur les îles de la discorde.

Ils ont convenu de "faire honnêtement face à l'histoire et de regarder vers l'avenir". Le premier ministre chinois a répété ces belles parole cette semaine après une première rencontre formelle entre son homologue japonais Shinzo Abe et le président Xi Jinping, un dénouement qui a permis d'espérer au rapprochement, ou du moins, au déglaçage des relations.

Bien qu'on soit loin de parler de réconciliation, la rencontre a mis fin à un gel des rencontres qui aura duré deux ans et demie. Reste à voir quel impact pourraient avoir, à plus long terme, les élections japonaises prévues ce mois-ci.

Mass rallies condemn Mexico over killings


In the new Mexico and 21st century Latin America, this sort of thing was supposed to have gone away, massive disappearances that claimed thousands of lives during the continent’s many dictatorships. Yet when Mexican authorities searched for 43 students missing from a rural col- lege since September and uncovered a mass grave it hardly ended the investigation into the case, which has caused national disgust and uproar. They were not the students’ bodies. 


A number of graves were uncovered until one contained charred bodies suspected of being that of the students, pending DNA analysis. This harkens back to a dark era in the country’s history, noted Human Rights Watch Americas Director José Miguel Vivanco, who compared the case to the massacre of students during a Mexico City demonstration in 1968. 


How close the comparison becomes will only make the case more chilling and inten- sify the campaign of protest spearheaded by outraged parents against a government blamed of doing too little at a time Vivanco says the region was thought of having “overcome these kinds of practices.” A case in point, how federal authorities delivered an update on the in- vestigation into what looks to be the country’s latest atrocity, at a time drug violence is splashing horrible images on front pages of newspapers that dare to report on them. When Attorney General Jesús Murillo Karam revealed police thought the missing students had been kidnapped, executed and dumped in a river he was understandably bombarded by national and international media seeking more details into what would amount to the worst case of mass execution of the sort in decades. He then cut a reporter’s question short declaring: “Enough, I’m tired.” 


This has since become a rallying cry in mass rallies condemning the government’s indifference, not only to the fate of the Guerrero state students, but out of control criminality in general, the sort president Pena Nieto was only the lat- est to pledge he would end. “I am also tired that the govern- ment protects and colludes with organized crime,” a man says in a video which has gone viral, as the hashtag #YaMeCansé (enough, I’m tired) sweeps the internet. Karam later sought to contain the damage telling a TV interview: “When I said, ‘I am tired,’ it’s because I am tired of this: I am tired of brutal violence,” but the damage was already done. 


Over the weekend Mexicans furious at the government response torched the ruling party’s Guerrero state headquarters and briefly detained a police commander. The president’s decision to stay on schedule during a visit of China, has also sparked criticism he is more interested whipping up more business, which he has successfully done, than caring about the situation at home. The notion of govern- ment collusion isn’t that far-fetched after a mayor and his wife were arrested as au- thorities say he ordered the student's abduction by po- lice, who would then have turned them over to a gang believed to have carried out the terrible acts described by the Attorney General. 


Gang members have confessed to the act in this state with a history of protest. Iguala Mayor Jose Luis Abarca and his wife, Maria de los Angeles Pineda were arrested early November in Mexico City af- ter what the president said he hoped would “contribute in a decisive way to solving the investigation that the Attor- ney General’s Office is conducting.” On September 26 the students, mostly in their 20s, travelled from their teachers college in Ayotzinapa to nearby Iguala for a protest. Officials say the couple, known as the “imperial couple” by local media, believed the demonstration woulddisruptoneofPineda's events and ordered police to stop them. 


The highway leading into Iguala was blocked and the vehicle transporting the students shot at, killing one. Officials say the rest were then arrested and handed over to the Guerreros Unidos criminal gang, which had infiltrated local police, according to the Attorney General. Mexicans who lived through the troubled 60s, where student movements across the world staged massive, often violent protests, couldn’t believe such a crackdown could still happen decades after a notoriously bloody act by the dictatorship’s military. 


In October 1968, with the world fixed on Mexico as it was prepared to host the Olympic Games, police and soldiers violently put down a student protest in the capital’s Tlatelolco Plaza, a crackdown which killed hundreds of unarmed students so massive, with many more ar- rested, beaten, never to be seen again, the death toll remains a mystery to this day. “At that time, these kinds of things happened: mass disappearances of people, where no one was held accountable,” Vivanco says. 


Mexicans had hoped those days were over but are stunned, shocked and furious after “an act of this magnitude in view of all Mexicans, the international community and the media”. Last week the mayor was formally charged in the case while his wife faced the possibility of charges herself, but this did little to stop ongoing protests greeting a re- turning president with criticism his administration has left the country a Far West of corruption at all lev- els of power. During one re- cent protest a student was shot, only adding fury to the movement, which has be- come a collection of griev- ance directed toward the government and has spread all across the country. 


This week clashes erupted between protesters and police on the previously bloodied Tlatelolco Plaza, as the coun- try faced a possible general strike to condemn impunity and government inaction on this gruesome case and crim- inality in general. There is no lack of irony that attempts to crack down on one small lo- cal protest sparked national outrage and mass demonstra- tions shaking what was sup- posed to be Pena Nieto’s new Revolutionary Institutional Party. For now, it's looking like just more of the same. And the same is getting harder to get used to.

Who will oil prices hurt?

Slipping oil prices have brought relief at the pump but have taken a bite at markets and funds too reliant on energy. But how will they impact countries, such as Saudi Arabia, Iran and Russia, largely riding a wave of black gold? Not enough in the short term apparently according to critics of regimes in Tehran and Moscow. As oil prices dropped some 25% since the summer to their lowest levels in three years, Riyadh was certainly looking to keep the course on account of healthy rainy day funds on reserve to deal with such dips. 


In fact it looked unlikely OPEC would squeeze the taps to try to drive prices up. Unlikely but not impossible, as divi- sions between the Gulf states emerged on the matter. This weekend Kuwait and Iran expressed concerns at sliding prices, the for- mer holding an emergency meeting to consider appropriate measures. In fact divi- sions have also torn the Saudi kingdom itself, as some expressed fears oil production cuts to boost prices would backfire and play into the hands of now important U.S. shale oil production. 


On the other hand lower prices could make that production less affordable and less at- tractive an option to Gulf imports, according to analysts. Gary Ross of Pira Energy told the Financial Times that imbalances between supply and demand, in other words an oil glut, would mean prices would likely keep dropping despite oil cuts by the cartel. 


While sanctions are starting to take a bite out of Russia's finances, Moscow looked quite determined to stick with its provocative, some would say Cold-War era stance on Ukraine, despite the energy crunch coming in the midst of tensions with the West and after absurdly expensive Winter Games. Brent crude was trading below 80$ a barrel this week but was expected by some analysts to drop closer to $70 with oil production in the U.S. and Libya remaining on the high end while demand was slowing in key markets such as China and Europe. 


Most observers remained bullish on the prices in the long term however, but the interim could have consequences for oil producing states. Countries such as Nigeria and Venezuela could suffer trying to cover foreign debt payments with reduced revenues in the mean time, while Algeria and Russia could go so far as to slide into a recession. At very least the drops would hamper growth in countries such as Mexico and Brazil. 


As Canada dealt with the ramifications of the U.S. Senate's vote dealing the Key- stone pipeline project a blow, until the Republican-run Congress in the new year lands a new bid, one report said the oilsands will rake in $2.5 trillion over the next years even if prices stay lower. But this will make extraction proportionately more expensive. 


The Saudis deny they would ever play politics with the price of oil, but some suspect they are willing to let the price slip to squeeze two countries who have been supportive of arch-nemesis Syria, Iran and Russia. Some Russians certainly see nothing but a sinister plot for the country's stance on Ukraine. 


"Obama travelled to meet the king of Saudi Arabia just after the Crimea events to push him to these actions," claimed Leonid Fedun, co-owner of Lukoil. Russia says it may cut production to drive up prices, a measure analysts questioned.

Oui, et à la prochaine fois

Avec plus de 80% des intentions de vote en faveur du oui sur une question claire, il n’y a pas de doute que le référendum de novembre sur l’indépendance catalane a connu un franc succès. Seulement il avait été boycotté par des partis qui s’étaient pliés à la décision du tribunal constitutionnel qui avait suspendu le vote à la demande de Madrid. 


Selon l’état espagnol c’est le pays entier, rien de moins, qui devrait trancher sur l’éternelle question catalane. Oui symbolique peut-être, les indépendantistes ont néanmoins atteint leurs objectifs et préparent dorénavant une nouvelle feuille de route vers l’indépendance, gonflés à bloc par le résultat ainsi que le plébiscite écossais plus tôt cette année. Même perdants, les Ecossais avaient réussi à arracher de nouveaux pouvoirs à Londres. “C’est un succès total, exultait le président catalan Artur Mas, la Catalogne a démontré une fois de plus qu’elle veut se gouverner seule et que nous sommes suffisamment grands et adultes pour le faire”. 


En tout plus d’un million et demie de personnes ont voté “Oui” aux questions “Souhaitez-vous que la Catalogne soit un Etat ? Et si ”oui, souhaitez-vous qu’il soit indépendant?" une mobilisation à la mesure des plus grandes manifestations et de sondages qui donnent d’habitude 50% en faveur du vote séparatiste. 


Les autorités espagnoles n’ont pas été tendres envers les organisateurs du vote cependant, préparant une poursuite en justice après “une journée de propagande politique organisée par des forces favorables à l’indépendance et sans aucune validité démocratique”. Selon le ministre de la Justice Rafael Catala. 


“Les citoyens ont été invités à prendre part à un simulacre inutile et stérile”. Mais de l’avis des indépendantistes, le résultat justifie au minimum l’organisation d’un futur vote qui tranchera finalement sur l’unité du pays. “Nous demandons au monde de nous aider à convaincre les institutions espagnoles du fait que la Catalogne mérite d’avoir un référendum pour décider de son avenir. Nous méritons de voter lors d’un référendum légal”, a déclaré Mas après le vote. 


La géographie y est pour quelque chose dans cet éternel tiraillement sur la péninsule selon Adriano Bosoni de Stratfor. “L’Espagne a toujours eu de la difficulté avec son terrain parfois difficile si bien que transporter personnes et biens a toujours représenté un certain défi. Cette géographie irrégulière est en partie responsable du développement de nationalités fortes chez certaines populations, créant des tensions avec Madrid”. 


Mais plusieurs observateurs rappellent que le résultat reste surtout symbolique, et doutent que les indépendantistes ne parviennent à obtenir une telle majorité lors d’une plébiscite véridique, car les électeurs qui ont boycotté l’appel aux urnes feraient glisser le résultat sous la barre des 50% nécessaire au projet indépendantiste. “Ce sera difficile de faire gonfler leur appui car les indépendantistes ont connu l’échec dans les zones qui parlent l’Espagnol, où le senti- ment d’unité espagnole est fort” fait remarquer le sondeur Jordi Sauret. Un oui, mais alors à la prochaine fois? 


En attendant Mas doit faire face à plusieurs accusations, dont celle d'avoir désobéï, de s'être servi dans les caisses des contribuables et d'abus de pouvoir. "Voilà qui n'est pas seulement étrange mais bien décevant," commenta Mas par la suite, qui regrette que l'on ait eu recours aux tribunaux. Pour la vice-présidente catalane Joanna Ortega, le geste "était une grosse erreur" qui ne pouvait que séparer davantage les nationalistes du reste de la grande Espagne. Au G20 en présence de chefs d'états du monde entier, le président Mariano Rajoy, à l'origine de l'appel aux tribunaux, avoua qu'il n'avait pas été clair dans son message aux Catalans, ajoutant qu'il prévoyait effectuer un voyage à Barcelone pour parler d'unité dans la métropole divisée.

U.S. turns bright red


Sure the midterms didn't have Barack Obama on the ballot, but delivered no less a strong rebuke of the historic presidency which began under the banner of hope. As expected Re- publicans won back the Senate, completing their sweep of Congress and increasing their seats in the House, as the country rides a wave of discontent about the economy and foreign policy. But both parties have come under criticism according to exit polls showing that both the executive and legislature collected low popularity points, a 40% approval rate, overall. 


Still the night's results were the latest blow to a presidency living a hard landing with two difficult years to go, even if Obama is not that different from his two predecessors, who also walked in with two majorities and walked out having lost both Houses. The outcome's sting is proportional to the highs of that first election ridden on the wings of promise. 


The president went from 256 House members to 182 and 56 senators to 45 since his inauguration, the Republicans now holding the largest majority in the House since WWII. Wednesday both sides called for a measure of unity to con- front the reality of the deeply divided estates, new Senate leader Mitch McConnell saying this could be reached on at least some issues, such as taxes and trade pacts. Washington did not have to "live in a perpetual conflict," he said, mindful blocking the president at every turn, which he once prized, could turn voters against his party in 2016. 


But others were more defiant, calling the vote a repudiation of Obama's policies and vowing to flood the White House with bills, and making it pay if the president insists on using executive action to force immigration changes, a pledge Obama may feel he cannot back away from. This would amount to "waving a red flag in front of a bull" and easily do away with attempts to reach some compromise and avoid two years of gridlock, McConnell noted. In the meantime expected 2016 con- tender Hillary Clinton was considering the ramifications of a night the candidates she had stumped for had fallen short. 


But the person aspiring to become America's first female president could take heart she would be accompanied by a record amount of women in Congress, which saw a threefold increase of fe- male representatives over the last quarter century. Republicans enter the new session short of the super-majority (60) in the Senate that would give them free will and divided on whether to repeal Obamacare in full or in part. The bill drew wide criticism since his re-election but this has died down somewhat only to be replaced by concerns on foreign policy at a time Americans are worried about Isis and Ebola. 


To this a recent Usa Today poll added concern over jobs, which are leaving the Democrats facing a vortex of disapproval. In reality Americans were increasingly tired of both parties this election, doubtful either Republicans or Democrats can guide them through various crises. Nearly three quarters of Americans said they feared a terror attack, two weeks after the Ottawa shooting, and most doubted their children would be better off down the road than they were. In general, Americans looked at the years ahead with apprehension. 


Three dozen governors races were also up for grabs Tuesday, in races bringing to the fore divisive issues such as abortion, guns, and the legalization of marijuana. For such a steer to the right it was surprising liberal measures on pot succeeded in Oregon, Alaska and DC while minimum wage increase measures passed in South Dakota, Nebraska and Arkansas. Perhaps there was a sliver of hope for Democrats yet. No matter the issue, there was plenty of money to argue for the pros and cons, some $4 billion in campaign spending, making this the most expensive midterm ever. Only, in a sign of the times, few showed the commander in chief in a positive light, Democratic candidates going out of their way not to be seen with him, and sometimes even not being clear about whether they had voted for him. In the events where he was invited to appear, some even left early, a big change from the packed rallies of hope in 2008. 


On Tuesday, a huge day that was- n't officially about him but really was, Obama wasn't appearing at any events, particularly sad considering the millions he brought into Democratic coffers over the years. Have the last few years been so catastrophic, with the economy and jobs improving, albeit too modestly for some, the Dow rebounding and health care being extended to millions? By week's end 214,000 new jobs had been created, bringing unemployment to its lowest levels since 2008. But this Tuesday overall "The is- sues are on our side," noted Rep. Bill Cassidy. "Every week the president does something to help us." Added Bob Dole: "Nobody wants Obama, so he's hiding in the White House somewhere." 


But his press secretary denied the vote was a referendum on the president. Obama saw the writing on the wall on Tuesday, saying well ahead of the first results: "This is probably the worst possible group of states for Democrats since Dwight Einsenhower," conceding most of the critical states at play had a penchant for Re- publicans. After such a devastating night for the left, a GOP-led Congress would leave little opportunities for an already embattled president. But despite acknowledging the loss by telling the American people "I hear you", Obama maintained an air of resiliency, probably at his own peril considering the new numbers, tackling the last years of his presidency.


Tensions were raised anew with the now united Congress during a luncheon with Republican leaders to attempt to avoid gridlock when he made plain he intended to move forward with an executive amnesty on immigration, keeping the tools he has left, that and a veto, to hang on to whatever shred of agenda he can lay claim to. His guests were not amused. "Un- fortunately the president's promise to unilaterally go around Congress ignores the message voters sent on election day," fumed Rep. John Cornyn.



La colère puis le coup d'état à Ouaga

Malgré les apparences, un nuage noir flottant au dessus du parlement de Ouaga, la prise d'assaut avait été faite afin d'accomplir un geste démocratique, presque printanier, quoique légèrement extrémiste. Mais à la fin d'une journée survoltée dans le pays d'Afrique de l'ouest, c'est l'armée qui a pris le dessus, le chef d'état-major, le général Honoré Traoré, décrétant la dissolution de l'Assemblée nationale et l'installation d'un organe de transition pour diriger le pays. 


Le couvre-feu, l'état d'urgence, le continent ne connait-il après tout que son tout dernier coup d'état? A l'opposé de tant de confrères du continent, les Burkinabès ne se sont pas laissés faire lorsque le régime a tenté de voter en faveur d'un prolongement du règne de l'éternel Blaise Compaoré. Mais les émeutes ont entaché un geste démocratique, accompagnées du vol de matériel informatique et la mise à feu du parlement. 


A quelques jours des fêtes de Guy Fawkes, le tout était irrésistiblement symbolique. Les manifestants n'ont pas été "intimidés" par les forces de l'ordre, envoyant des bonbonnes de gaz lacrymogène ou tirant en l'air alors que la foule prenait d'assaut le siège de la présidence et la télévision publique. Plusieurs personnes ont été tuées dans les éclats.


En fin de compte le vote prévu afin de modifier la constitution et permettre Compaoré de rallonger son règne de 27 ans a été annulé, un geste symbolique rappelant un autre, soit celui de limiter à deux les mandats présidentiels il y a quelques années. Les temps ont bien changé pour Compaoré, chef d'état du pays de 17 mil- lions depuis 1987, qui tenait le pays avec une poigne de fer mais qui a vu la révolte gronder, puis l'évincer. Celui-ci a fui le pays au plus fort de la crise. "Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force, déclara Zephirin Diabre, de l'Union pour le progrès et le changement, nous voulons juste le respect de la démocratie ". 


Celle-ci est malheureusement en suspens pour l'heure, alors que les militaires prennent les rênes du pouvoir. Ces derniers ont cependant promis de remettre le pouvoir aux civils lors d'élections qui doivent avoir lieu dans un an, voyant multes manifestations se lever contre leur nouvelle emprise. "Le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel, a déclaré le lieut.-col. Isaac Zida, tentant d'apaiser les craintes. 


Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale". L'entente a été conclue sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest, pourtant déja débordés par la crise de l'ébola qui menace les économiques directement touchées. Une "éminente personnalité civile" serait alors à la tête de la transi- tion, une personne qu'il reste à désigner. Zida a cependant ignoré la menace de sanctions de la part de l'Union Africaine s'il ne cédait pas sa place dans les deux semaines. La Cédéao regrette d'ailleurs que l'UA ait brandi la menace de sanctions alors qu'elle tente de stabiliser la situation.

Un vote paisible en Tunisie

Certes tout ne va pas rondement au sein du petit pays d’Afrique du nord qui avait parti le bal des révoltes maghrébines. Il n’a pas été épargné par les éclats post révolutionnaires, notamment   les assassinats politiques, et les premiers ministres ont été nombreux à se succéder depuis 2011. Mais comparée aux pays voisins, une Libye aux prises avec les milices, une Egypte qui a déjà connu un putsch et une Syrie en pleine guerre civile, la Tunisie constitue presque un eldorado pour la région. 


On peut ajouter au palmarès une transition démocratique paisible après le succès du parti laïque Nida Tounis aux élections d’octobre, même si le travail de coalition qui doit avoir lieu ne sera pas de tout repos. Le taux de participation de 61% était bien en deçà de celui de 2011 et traduit un peu les espoirs déçus quatre ans après les révoltes tunisiennes. 


Mais le dernier appel aux urnes, qui s’est déroulé d’ordre général sans incident, ne constituait pas moins une étape importante dans la transition démocratique du pays, qui doit à présent préparer une élection présidentielle à la fin du mois. Déjà le retrait du pouvoir des islamistes d’Ennahda plus tôt cette année après des mois de crises, s’annonçait prometteur pour la suite des choses. 


Le parti sortant a remporté 27% des intentions de vote contre 37% pour le Nida Tounis, aucun ne parvenant à former à lui seul une majorité. Mais les nouvelles sont plutôt bonnes pour le dirigeant Caid Essebsi, favori dans les sondages pour remporter la présidence. L’octagénaire était sorti de sa retraite en 2011 pour servir de premier ministre intérimaire, avant de céder sa place aux islamistes. 


Le vétéran de la scène politique de 87 ans avait été trois fois ministe sous Bourghiba, et certains y voient un re- tour aux jeunes jours qui ont suivi l’indépendance, mais avec le coeur net. Les anciens qui avaient servi sous Ben Ali ne sont-ils pas encore trop représentés au sein du parti? Puis le cumul des pouvoirs si Essebsi devait l’emporter en novembre, ne risque-t-il pas de concentrer les pouvoirs à l’ancienne? 


Il est le premier à le reconnaitre, la constitution a bel et bien limité les pouvoirs du président. "Le plus urgent, dit-il en entrevue, c'est biensûr la sécurité et la lutte contre le terrorisme.Celui-ci n'est pas dans la tradition du pays". A peine ces paroles prononcées, on rapporte l'attaque d'un autobus transportant des militaires, faisant cinq morts. Ce n'est pas la Libye, mais le pays reste sous tension. 


"Sans rétablissement de l'ordre et de la stabilité, on ne peut pas parler de développement et d'investissements", ajoute-t-il. Celui-ci fait d'ailleurs appel à une "stratégie régionale avec l'Algérie, la Libye mais aussi l'Égypte, peut-être même le Mali et le Niger qui exportent les terroristes" ajoutant qu'il faut doter la police et l'armée de moyens modernes, une aide qui doit venir d'Europe et d'Amérique.

Evo, again

Unlike the executive company he likes to keep, it's not a personality cult that made Evo Morales such a shoo-in for a third presidential term in the Andean nation, but eight years of solid economic performances and dropping poverty, an enviable record for any country of the Americas. In the end Morales garnered some 60% of the vote in last month's election, a sweep of such magnitude his Movement Toward Socialism boosted its representation in Congress. "This win is a triumph for anti-imperialists and anti-colonialists," he declared, dedicating "this triumph" to Cuba's Fidel Castro and late Venezuelan president Hugo Chavez. 


The former coca farmer, whose redistribution policies have assisted the less fortunate, pleased the masses all the while the nation maintained a healthy surplus, has ex- tended his stretch as Bolivia's longest-serving president with little opposition. Since 2009 he has more than doubled income per capita in South America's poorest country, after nationalizing lucrative natural gas companies and setting his country on the path to eight years of consecutive budget surpluses. This has entrenched his legacy, experts say. "Bolivia has had tremendous economic growth," Jake Johnston, an analyst at the Center for Economic and Policy Research told Bloomberg. "Which is the quickest way to reduce poverty and maintain popular support.” 


But critics say the 54-year-old of Aymara In- dian origin who ushered in so-called "indigenous socialism" wasted no time violating the new constitution by running for a new term, which he claims is only his second since constitutional reforms. This interpretation was backed by the Supreme Court last year, to the great chagrin of his opponents. 


Among them Samuel Doria, owner of the country’s biggest cement producer. But Morales' third run at the polls should be his last, a promise made when a similar majority, 60%, backed a new Constitution which was only granted approval after Congress obtained guarantees Morales would not seek further terms. 


He reiterated that position in an interview with the BBC, saying he looked forward to returning to his farm at the end of this man- date. Besides, he added, the course he chose for Bolivia went beyond a single president and should survive him when he retires. Opposition members say three terms is already too many, accusing him of corruption and illegally funding re-election campaigns as well as divid- ing the country between the traditional elite, and the poorer classes, which have seen their influence rise significantly under Morales, and to whom he owes his staunchest support. 


But in conceding defeat Doria has blamed the late candidacy of ex-president Jorge Quiroga for splitting the anti-Morales vote, and handing him a third defeat at the polls. In the long term some questioned the sustainability of the current energy boom responsible for much of Bolivia's newfound prosperity, stressing the need for diversification beyond the natural gas industry. But Morales' victory was much more than a polling matter, and something for the history books on this troubled continent, notes Cambridge scholar Binoy Kampmark. "Revolutions and counter-revolutions have been plotted and enacted. 


The good have tended to be a short time in office, while the coup d'état has had some- thing of a long history," he writes. "Measures of inequality have fallen even as inflation is being kept in check, and while Bolivia remains impoverished, it is barely recognizable as the once note basket case run by a small ruling class hungry for coups". 


Such will perhaps be his legacy. One not without its monument. After his re-election Morales signed a contract to start the building of a new presidential palace to replace the current 16th century colonial building which he described as "full of European symbols and felt as small as a mousehole".The "Great House of the people" was designed by Bolivian architects and will feature native themes to honour the country's traditional culture. A little something to remember the former coca grower who gave the country's poorest a reason to hope.



Innocence lost but "Canada will never be intimidated"

It isn’t unusual to see flowers placed at the foot of Canada’s War Memorial, especially in the lead up to Remembrance Day, but this site already rich in symbolism has taken a very particular, and some would say even more powerful signifi- cance after a week Can- ada’s military came under attack at home, something which hadn't happened in 200 years. The nation was being tested. 


As Canada sent fighter jets to war this week two terror at- tacks brought a climate of fear to the usually peaceful, uneventful White North. A lone wolf attack on two Ca- nadian soldiers in Que- bec near a military base on Monday raised the national terror threat level after security officials registered increased chatter on Canada. A soldier was killed in the attack in which a man who had become radicalized with extremist views of Islam ran over two soldiers with a car in St Jean near a shopping mall. He was chased down and killed by police. 


But this seemingly isolated incident was followed by scenes in the nation’s capital the country hoped it would never see. A reservist standing guard at the War Memorial was shot and killed before the gunman, 32-year-old Michael Bibeau, headed for Parliament Hill and broke into the heart of government, where he was ultimately killed in a hail of gunfire. Between the two sites, a mere 80 seconds, that's all the time it took to break the heart and shock the soul of the nation. 


The cavernous echo of gunfire under the peace tower rattled the parliamentari- ans who locked themselves up in their caucus rooms and piled chairs against the massive doors for protection. Some feared, from behind the barricaded portals, that the number of shots meant the "good guys" were losing to the assailants, but prepared to make their stand, turning flagpoles into spears to fight their way out if need be. When the doors opened Sergeant-at-Arms Kevin Vickers, a former Mountie holding a largely cere- monial position, told them he had killed the gunman, and a hero was born. 


Interestingly the attacks occurred 30 years after a lone gunman had entered Quebec’s legislature and killed three people before being apprehended. It was Sergeant-at-Arms René Jalbert who had then talked Denis Lortie into surrendering, preventing further carnage. The intrusion had been brief, but, so soon after earlier events, frayed the capital's nerves. Much of downtown was put under locked down, conflicting reports suggesting other attackers may be on the loose. Police officers yelled at pedestrians to take cover and extended a perimeter further and further away from the Hill as events unfolded. 


Police advised people throughout downtown to stay indoors and away from Windows. And the precautions went far beyond the immediate area. Other federal buildings across the country, and in the U.S., were put under lockdown, as well as military bases and schools across the capital, students not always being told why they were being kept indoors and rehearsing now familiar drills. In the empty streets of downtown the newspaper boxes showed front pages with photos of CF18s going to war, a link that was growing hard to deny. And it wasn’t denied for very long. 


The events were, the prime minister said in a statement to the nation, “a grim reminder that Canada is not immune to the types of ter- rorist attacks we have seen around the world” which he said were attacks on the country’s values. “Canada will never be intimidated,” he went on, saying the events strengthened Canada’s resolve to fight terror around the world. Opposition leader Thomas Mulcair said the nation was united in grief but added “we were shaken today but we will not waver”, stress- ing Canadians would not be drawn into hating. 


In Ottawa, days before municipal elec- tions, Mayor Watson sought to reassure his citizens, but conceded: “Today is a sad and tragic day for our city and our country.” The events brought new scrutiny to security mea- sures around legislatures, not just in Ottawa but around the country, and new questions on how two people known to authorities were able to commit their bloody crimes. New pow- ers of surveillance and policing would follow, the government vowed, and while the opposi- tion stood united on the resolve to defend the nation, it stressed Canada had to craft a balanced response to the events, respecting its democratic traditions. The nation had to mourn, but also pick itself up, and this it did. 


The next day mourners started reclaiming the public site that had become a murder scene, surrounding the Memorial with countless flowers. Pol- iticians walked halls riddled with bullet holes back to work, lead by Vickers, heading the ceremonial parade into the House of Commons where MPs gave him, now struggling to hold back tears, a standing ovation. Whatever Bibeau intended to do, he failed, they agreed, he even failed to keep MPs from returning to their quarelling ways for one entire session of Question Period. 


The young soldier so cowardly felled was honoured by thousands along the highway of heroes.The ter- ror had hit home, but just as soon the story of tragedy was eclipsed by the many stories of heroism and compassion that took place in the minute and a half that rattled, but did not sink the nation built by those on the monument.

Turkey's inconvenient battle

After much pressure to intervene in a conflict at its borders against a group which had threatened it directly, Turkey sent fighter jets targeting positions near the Iraqi border. But the U.S.-built warplanes did not target ISIS but Ankara’s more familiar foe: the fighter of Kurdistan’s Workers Party. This alone illustrated the bind Turkey remains in as it struggles to contain various enemies in the region. Protests degenerated into riots, killing 35, as Turkey's Kurdish population pressed Ankara to strike ISIS militants making gains in the Kurdish border town of Kobane. 

When parliament finally gave the green light to intervene next door, as a coalition lead by the U.S. grew in the face of ISIS attacks, some thought Turkey had finally decided to act on the conflict threatening to spill over the border. But the Daglica strikes were in response, officials said, to a PKK violation of a ceasefire in place since early 2013. Ankara meanwhile denied reports it had allowed NATO to use its bases to target ISIS, a clear sign of reluctance to get involved, experts found. The deputy speaker of Germany’s parliament slammed Turkey’s stance, openly accusing it of supporting ISIS, and said it should support the PKK instead. 

Claudia Roth said “Erdogan wouldn’t mind if Kurds were weakened and then humiliated,” a choice of words not unlike what the West says it wants to do to ISIS. She added the cur- rent stance would only “boost extremism among the Kurds.” Turkey counters keeping Assad in power, a major point of contention with a West reluctant to re- move him, will only fuel extremism. Some observers say this tenuous relationship between NATO allies will get worse before it gets better. Ironically NATO has been keeping ISIS from creeping closer to Turkey with its airstrikes just as the PKK says Ankara’s stance could bring an end to the peace agreement reached in 2012, threatening a restart of full-scale clashes. 

At least one observer thinks that if through Turkey’s lack of action Kobane is allowed to fall to ISIS, the country should be booted from NATO. French writer Bernard-Henri Levy says Kobane stands to become the latest “martyred city”, joining the unenviable club of Guernica, Coventry, Stalingrad, and more recently Sarajevo. “The United States may currently be focused on the Islamic State, but Turkey is looking years ahead at the mess that will likely remain,” noted a Stratfor intelligence review. 

“This is why Turkey is placing conditions on its involvement in the battle against the Islamic State: It is trying to convince the United States and its Sunni Arab coalition partners that it will inevitably be the power administering this region. Therefore, according to Ankara, all players must conform to its priorities, beginning with replacing Syria’s Iran-backed Alawite government with a Sunni administration that will look first to Ankara for guidance. However, the Turkish vision of the region simply does not fit the current reality and is earning Ankara more rebuke than respect from its neighbors and the West.” 

U.S. officials were meeting with their Turkish counterparts to see what role Ankara could play in the region, in addition to its already training moderate Syrian fighters targeting Assad’s regime. Soon after the U.S. be- gan dropping military supplies to peshmerga fighters, Ankara announced a relative softening of position, saying it would allow Iraqi Kurdish fighters to cross the border to fight ISIS in Kobane. There were at least some reports some of the shipments were however falling into ISIS hands. The situation remained desperate on the ground, some of the refugees pouring into Turkey from Kobane, about 200,000 and counting, saying they felt so unwelcome there they went on to seek refuge in Iraq, hardly a haven. 

Meanwhile an overburdened Lebanon was closing its doors on new refugees, the tiny country already being swamped with arrivals pouring in since 2011. Kobane may eventually survive the ISIS onslaught, but the group has also pushed its offensive further south, closer to Baghdad, where a shaky new government is taking its seat. U.S. officials say strategy down the road includes a re- turn to finish the job of training Iraqi forces Washington had hoped would be over by now, a theory disproved when soldiers dropped their weapons and fled the ISIS advance. 

While the group has thus far failed to directly threaten the West, its ideology has inspired some to commit attacks overseas. Two “radicalized” Canadians killed two soldiers this week before being gunned down. In the U.S. a radicalized man attacked New York police officers with a hatchet, and three young American women were prevented from joining the jihad by way of Turkey, a country the Cana- dian extremists had also tried to reach because it is, for many, a gateway into an otherwise inaccessible region of Jihad, Iraq and Syria.

A la recherche de Kim

Isolé du reste du monde par la tyrannie et la folie pure de ses architectes en kaki, le royaume ermite n’est pas pour autant ignoré, le peu de nouvelles filtrant étant étudié à la loupe par multes experts internationaux. Figurant souvent en avant plan, son dirigeant infaillible, omniprésent dans les bulletins comme son image peut l'être dans la vie de ses sujets. Or voilà que pas une nouvelle image de Kim n’était parue depuis plus de 30 jours. Il n’en fallait pas plus pour emballer l’imagination des analystes. 


Seule bribe d’information: de brefs et mystérieux messages de souhaits de rétablissement après un vague malaise. Serait-il mortel, ce descendant de golfeur légendaire doté de pouvoirs surnaturels? Son absence des fêtes du 69e anniversaire du parti de son père et grand-père et autres célébrations n'a fait que repartir les rumeurs à son effet, les dernières images publiques ayant laissé paraître un nouvel embonpoint (un faible pour la nourriture et surtout le fromage s’il faut croire un journal britannique) et une démarche boiteuse. Les rumeurs à propos du dirigeant de ce mystérieux état nucléaire allaient du simple problème de santé, jugé pas trop sérieux encore en raison de son âge (la trentaine?), au coup d’état, jugé moins plausible. 


«Il y aurait eu des mouvements de troupes, l’information aurait filtré vers la Chine ou la Corée du Sud, nous ne sommes pas dans une situa- tion où le régime est en danger, estime Antoine Bondaz, spécialiste des questions coréennes à l’Asia Centre, l’hypothèse médicale apparaît la plus plausible » comme une crise de goutte. L’absence est parfois d'ailleurs un outil de la dictature pour faire passer un message, comme son absence de quelques semaines en 2013 avait pu l'être pendant une période turbulente; en fin de compte elle aurait servi à solidifier son image. Selon Reuters c’est une blessure lors d’une inspection militaire qui serait à l’origine de cette absence, mais elle ne serait pas sérieuse et il conserverait l’emprise totale de son royaume. 


Mais il n’est pas exclu non plus que Pyongyang ait tenté de livrer une prestation théâtrale afin de remettre sur la sellette un pays largement oublié dans un monde faisant face à multes crises. Alimentant les rumeurs de renversement, cette visite surprise à Incheon d’une délégation de dirigeants nord-coréens en marge des Jeux d’Asie, une première depuis 2009. 


Notamment présent, le chef du bureau politique de l’armée populaire, Hwang Pyong So, possible numéro deux dans cette hiérarchie lugubre. Ils ont été chaudement accueillis par leurs confrères du sud et un agenda a presque été mis au point en vue d'une ronde de discussions. Puis quelques jours plus tard, comme si rien ne s’était passé, de nouveaux échanges de tirs entre bateaux du nord et du sud. Quelques jours plus tard, coup de théâtre, de nouvelles photos paraissaient dans la presse officielle, montrant Kim, souvent assis, participant à un événement public, la canne à la main. 


La date n’a pas été précisée. Selon des analystes voilà qui confirmait la continuité de l’emprise de Kim sur son royaume, mais d’autres n’en étaient pas si sûrs, estimant plusieurs interrogations encore à court d’explication. L’apparition soudaine des im- ages était-elle reliée à l’incident naval, dont la nature exigeait possiblement un geste public de l’homme à la tête de toutes les armées? Pour certains, le mystère demeure entier. 


Mais pour Kim So-Yeon, ancien docteur de Kim Il Sung, le petit fils semble avoir hérité des maux qui terrassaient le père de la nation, notamment le stress, l’obésité, et possiblement le diabète et des problèmes de coeur. Dans une entrevue à CNN il estime retrouver les mêmes symptômes, en étudiant les quelques photos qui ont filtré du régime.

Nouvelle impasse en Bulgarie?

Il y a des pays qui peuvent voir des mois s’écouler sans gouvernement, comme la Belgique qui ce mois-ci a mis fin à sa transition post-électorale de quatre mois après les législatives, puis aux antipodes, à l’autre bout du continent, une Bulgarie qui ne compte plus les siens depuis les 18 derniers mois. Et l’élection qui vient d’avoir lieu n’a rien pour rassurer les sceptiques. Surtout qu’il y a beaucoup à faire dans ce qui reste le plus pauvre pays d’Europe, une autre minorité de risquant pas d’avoir la force d’effectuer les réformes nécessaires ou de prendre d’assaut une corruption largement ignorée par la campagne. 


C’est d’ailleurs des manifestations contre la pauvreté qui avaient en hiver 2013 évincé l’ancien lutteur Boyko Borisov de centre droite, ré-élu avec 33% des suffrages cet automne. Depuis le paysage politique relève de l’instabilité et quelque soit la composition du nouveau gouvernement les signes ne sont guère encourageants. Sûrement pas de quoi remonter le moral d’un des pays les plus déprimés, arrivant 144e selon l’index du bonheur, soit plus bas que l’Afghanistan et l’Irak. Puis reste à for- mer un gouvernement et jusqu’à présent les gestes d’ouverture sont moins nombreux que les rejets, les socialistes et le bloc réformiste refusant de travailler avec le GERB de Borisov. 


Les électeurs semblent de moins en moins emportés par un exercice électoral relativement récent, car datant de l’ère post-communiste, environ la moitié daignant se présenter aux urnes. Découragé, le président Rosen Plevneliev tentait de pousser les partis à s’entendre pour éviter un nouvel appel aux urnes. C’est grâce à l’appui du chef de l’état que les mani- festants ont pu investir les rues de la capitale pendant des mois en 2013. Les protestations avaient notamment été provoquées par la nomination d’un magnat de la presse à la tête de l’agence de sécurité publique, un geste qui pour plusieurs était symbolique des liens étroits et presque mafieux entre les oligarques et l’élite politique. 


“Je ne pense pas que nous parviendrons à résoudre la crise politique avec une seule élection, avait prédit sans se tromper le politologue Vladimir Shopov alors. Nous entrons dans une période prolongée dans laquelle nous allons complètement changer la façon de faire de la politique”. 


Le petit pays, un membre de l’UE et de l’Otan mais qui connait une longue histoire avec Moscou, se retrouve également tiraillé par l’environnement tendu des relations est-ouest en ce moment, notamment sur la question de la construction d’un gazoduc russe devant traverser son territoire. Les deux pays ont à ce sujet échangé des propos plutôt malheureux, ne s’entendant d’ailleurs pas sur l’état du projet, suspendu selon Sofia, ce que nie Moscou. Plevneliev a fait grimper les tensions d’un cran en décrivant l’ancienne patrie à titre d’“état nationaliste et agressif” suite à l’intervention en Ukraine. 


Puis il est question d’aller s'approvisionner en armement militaire à l’ouest, ce qui selon le vice premier ministre russe Dmitry Rogozin constitue une “nouvelle trahison de la Russie en faveur du matériel de seconde main”. En entrevue à la BBC le ministre de la défense sortant a expliqué que le pays vit une certaine humiliation car il doit dépendre de ses voisins, la Roumanie et la Grèce, pour patrouiller sa côte, alors que l’équipement militaire soviétique désuet laisse le pays sans défense dans un environnement tendu. Selon lui les dernières élections ont notamment dévoilé l’attachement de plusieurs partis envers la Russie, et laissé paraitre une certaine déchirure nationale marquée par des divisions au sein même des forces armées.

Au photo finish au Brésil


Avec ces très publiques manifestations durant la Coupe du monde, cette économie au ralenti et la poussée d’une rivale écologiste, on pensait ses chances de re-élection plutôt minces dans ce qui semblait devenir un rare duel de femmes au Brésil. Mais la présidente sortante Dilma Rousseff a repris la tête dans les sondages à la veille de l’élection de dimanche et sa rivale Marina Silva, dont la lune de miel a été courte, devra attendre si elle veut devenir la première dirigeante afro-brésilienne du pays. 


En fin de compte c’est un opposant de droite, Aecio Neves, contre lequel Rousseff devra lutter en seconde ronde plus tard ce mois-ci. Ce dernier, dont le parti socio-démocrate est souvent loué en tant qu’architecte des réformes ayant permis au Brésil de connaitre un certain essort économique, ne semblait pas si surpris du résultat. 


“Ca c’est passé naturellement, il n’y a pas vraiment eu de surprise,” dit-il à l’issue du vote de première ronde, remporté par Rousseff avec 41% des intentions de vote. Neves a récolté 34% tandis que Silva a dû se contenter de 21%. Celle-ci, anciennement du parti de Rousseff, avait pris l’avance dans les sondages lorsqu’elle a pris les rênes de son parti quand le candidat socialiste Eduardo Campos est mort dans un écrasement d’avion en août. 


L’événement constituant un des nombreux rebondissements de la campagne, durant laquelle Rousseff connut des pointes d’impopularité, avec 30% de la faveur populaire, soit moins de la moitié des 77% qu’elle avait récolté un an plus tôt, un record au pays. Un autre viendra couper court la campagne de l’ancienne ministre de l’environnement: l’impopularité de deux projets de son programme, l’un au sujet de l’énergie nucléaire et l’autre à propos d’une loi criminalisant l’homophobie, des projets retirés par la suite, mais trop tard pour éviter la chute. 


En fin de compte, la campagne sans merci de Rousseff contre sa rivale a obtenu les effets escomptés. “La campagne de la peur de Dilma et de ses aides en marketing a eu un effet très puissant,” a fait remarquer Da- vid Fleischer, de l’univesité Brasilia. Jusque là spectateur, le sénateur Neves, petit-fils de président, attaque ses rivales après une période de deuil en l’honneur de son ami Campos. 


Il critique notamment les politiques de Rousseff, l’accusant d’avoir mené le pays au fin fond de la récession et promettant de contrôler l’inflation et de rassurer les investisseurs. Il incarne les espoirs de son parti, écarté du pouvoir depuis la vague Lula il y a 12 ans. Faisant son entrée au sénat pendant ce temps, un cer- tain footballeur de renom qui a mené la Seleçao à la conquête de la Coupe du monde de 1994. 


Voilà quelques temps que Romario avait troqué son maillot jaune pour les coulisses du pouvoir, ayant été fait député fédéral de l’Etat de Rio en 2010. C’est à présent à titre de sénateur de Rio que celui-ci continue sa série de victoires, une consolation pour le parti de Silva, dont il fait partie de l’équipe. “[Romario] continue de dire ce qu’il pense. 


Bien qu’il ait débuté la politique sans trop savoir ce qu’il voulait, il a découvert que cela lui plaisait, fait remarquer Marcos Guterman, auteur de l’ouvrage ”El futbol explica a Brasil" à France 24. Il a vu que son lead- ership lui valait le respect de ses concitoyens. Cela lui a conféré un rôle de dirigeant de poids à Rio et je ne doute pas qu’il accède un jour à un poste de maire ou de gouverneur".

Containing ebola

The U.S. and U.K. have refused to send new boots on the ground in the Mideast but both are dispatching military ground units in another part of the world, where the crisis at hand is no less threatening. It is a conflict which has already claimed thousands of lives, and must, security officials say, be treated with the same urgency as a nuclear crisis. As the death toll of the Ebola crisis reached 3,000 and a first case was reported on U.S. soil, the first troops of the 33rd mobile construction battalion were landing in Liberia, a country so overwhelmed by the crisis new hospitals set up to deal with the worst outbreak of its kind were already overflowing while nearby Sierra Leone shut down its borders. 


This week London announced it would send 750 troops to help tackle the outbreak. The GIs were to set up a first of dozens of new hospi- tals to try to contain the deadly virus, an inter- vention health officials say could prevent it from reaching 1.4 million cases by January. But so far the signs aren’t encouraging after a series of failures enabled a man who had cared for diseased relatives in Liberia to travel to the U.S. where he eventually developed symp- toms and died. But not before coming in contact with dozens now being monitored. The in- cident had Washington stop- ping short of banning flights from the afflicted region but increasing health screening for passengers, measures experts doubted would prove very effective, considering the long incubation period. 


Meanwhile Europe was investigating the first case of a person who had contracted the disease outside Africa, in Spain, after a health worker who had attended to two infected priests became ill. Even if the disease fails to spread outside Africa the World Health Organization said it feared some 20,000 cases could be reported by No- vember as Ebola has gone largely unchecked in Sierra Leone, Guinea and Liberia, a region where health officials are saying Ebola is entrenched. Thankfully cases in Senegal and Nigeria, the continent’s most populated country and a central hub, failed to grow after the initial few were reported. 


The UN says it needs some $1 billion to fight the epidemic, which the CDC says will only get worse until 70% of the people affected are hospitalized, a leap from the current 18%. And sadly the prioritization of these cases is pushing aside other patients in the most af- fected countries, in some cases denying them care in time according to health officials. They can also be counted as the casualties of this war against the spread of disease, along with some 3,700 orphans of people who have died from ebola, carrying such a stigma even family members won’t approach them. Clinics such as Monrovia’s recently opened Island Clinic are already overflowing, some 200 patients occupying a facility initially set up to welcome 120, and now the WHO-funded clinic is facing a shortage of workers, some of whom were striking over lower wages to perform the dangerous tasks. 


“It’s a drop in the water in an ocean,” WHO’s Pieter Desloovere told CBC. “The demand is so huge”. A number of countries have responded to the crisis, China and Cuba committing medical staff while India and Germany pledged money to support the fight against Ebola. The U.K. also sent troops and humanitarian experts while France and Russia sent specialists. Of paramount importance was the availabil- ity of experimental vaccines so far shown to have had some success with people infected by the potent virus. But even under the best conditions, WHO says that even if the vac- cines are proven safe in clinical trials doses will not be available in large numbers until the first quarter of next year, too late for most of the current victims, with cases rising above 7,000 and counting. Canada, where the research has been groundbreaking in the search for a vaccine, said it would provide 800 vials, good enough for twice as many vaccines, but delays getting them on the ground were blamed by some of being tied to red tape and issues of intellectual property. 


Pointing to the urgency of the crisis, 35 European security officials said the out- break should be treated with the same urgency as a “nuclear threat”. In some parts it even provoked talk of potential con- flict, in a region which was soaked in blood at the end of the last century. “The effect of Ebola is being seen not just as a public health situation but it is also a political situation,” Liberia’s Information Minister Lewis Brown told AFP. “Liberia is just 10 years out of our conflict.” 


The first American case has increased calls for a ban on travellers from the affected countries, but health officials say this could in fact make the work of health workers more difficult, and threaten the stability of those countries. “You isolate them, you can cause unrest in the country,” Anthony Fauci, director of the U.S. National Institute of Allergy and Infec- tious Diseases told a TV interviewer. “It’s conceivable that governments could fall if you just isolate them completely”. Failure to assist in stopping the disease there could only make its spread inevitable, health officials warn. 


“We don’t want to do something that inadvertently increases our risk by making it harder to stop the outbreak there, be- cause if it spreads more widely throughout different countries in Africa, that will be even more of a risk to us." This is the most violent Ebola out- break recorded. A smaller localized outbreak has killed 42 in Congo, the seventh time the virus has struck the giant country, but is unrelated to the larger outbreak and has been contained in a fairly secluded community where health officials were confident it was coming under control, something yet to be seen on the West coast of Africa. 


What some officials are calling the largest health challenge since Aids is taking an economic toll in a region which was picking itself up. Last year Sierra Le- one and Liberia ranked second and sixth among countries with the highest GDP growth, but a spreading epidemic could cost some $32 billion by the end of next year, the World Bank said.

The new threat

The sights of tomahawk cruise missiles rocketing away from US warships in a firy blast were familiar, but the target wasn’t. A U.S. which had stood down on striking Syria last year as the civil war reached new heights was delivering a blow on the once forbidden territory, but targeting a non-state actor, not government troops killing their own people, but terrorists killing locals and plotting much more distant attacks. The US was soon joined by a number of nations who have made ISIS enemy N.1, with much of the world becoming concerned about the risk of terror attacks like it hasn’t been since the period immediately following Sept. 11. Last month Australian authorities shot a terror suspect days after breaking up a group they said were planning imminent attacks . 


The U.S. meanwhile carried out repeated attacks in Syria striking not only ISIS but a group officials claimed was even more radical, Khorasan, al-Qaida veterans who had been lying low in Syria but now said of planning overseas at- tacks. ISIS meanwhile, which has received the support of other jihadist groups, issued its latest threatening missive, naming countries including the U.S., Australia, Canada and EU nations, singling out France in particular, as targets for their role in the Iraq offensive. As it did so, a French national was being detained by an Algerian terror cell sympathetic to ISIS, warning France about its participation. 


The hostage was later reported executed. Sadly he wouldn’t be the last. Soon after the U.K. held a debate on joining the war, ultimately choosing to send Tornadoes to target ISIS, one of its citizens was beheaded as well, one more horrible victim after the beheading of a U.S. journalist enraged Washington and strengthened its resolve to act. The grisly act seemed to become the hallmark of Islamist sympathizers, a U.S. worker who had been recently laid off in Oklahoma choosing to kill a former coworker in the same fashion after failing to convert colleagues to Islam. With signs of some threats creeping over- seas, a number of Western countries beefed up security measures as they had post 911, Australia rising its threat level to the highest point yet. 


Countries such as Canada, France and the U.K. considered measures to clamp down on citizens inspired to commit terror acts abroad, and listed the group as a terror organization, while U.S. authorities warned local police about the risk of lone wolf at- tacks. Wary of sparking fears of mission creep the U.S. de- scribed operations, which it leads with the symbolic participation of Sunni Gulf states such as Saudi Arabia, Bahrain and Qatar, as a campaign of air strikes. But a president who vowed to put an end to conflicts has launched strikes against more Mideast countries than his predecessor, while carrying on with drone attacks from Yemen to Pakistan. 


To counter this, al-Qaida branches in the Maghreb, once critical of ISIS, urged followers to unite against the growing coalition of some 60 countries, including Den- mark and Belgium, targeting the group. Canada held its own de- bate this week, pledging air strikes but deciding against placing any boots on the ground, as has been the norm. “This is not just another conflict,” Foreign Minister John Baird said, in presenting the government’s plan to Parliament. “They have no religion but terror,” he added, quoting a local man terrorized by ISIS. “We must not let the storm descend on Canada,” the minister continued days before his public safety counterpart outlined the threat ISIS poses to Canada.


But some observers doubted anything short of a ground war would be enough to end the bloodshed in Iraq and Syria, where ISIS continued its offensive this week, inching closer to the Turkish border in the epic battle for Kobane, soon after Ankara decided it also could not sit idly by as evil struck so close to its borders. For U.S. House Speaker John Boehner, a ground intervention was imminent. “We have no choice, these are barbarians,” he said of ISIS. “They intend to kill us and if we don’t destroy them first we are going to pay the price.” A case in point: continuing ISIS successes after weeks of air strikes. In London and Washington, it quickly became obvious that the military interventions would not end overnight, and that air forces would be engaged for the long haul. 


“I can tell you last night’s strikes are only the beginning,” commented a Pentagon spokesman, soon after the U.S. strikes began. Meanwhile concerns were rising that the U.S. was relaxing its targeting protocols, increasing risks of civilians casualties. Some have already been re- ported with respect to the current air strike mission, and according to some reports, have provided thousands fresh recruits for the Islamic terror group.


Right before the UN moved a motion stressing the responsibility of states to counter violent extremism, some- thing even Syria has been unable to do despite striking insurgents with air power in the odd combat where Damascus finds itself siding with the West, President Barack Obama vowed “we will not succumb to threats” and in a speech before the UN General Assembly seeking concerted action to “reject he cancer if extremism.” Obama later admitted the U.S. had mis- read the threat of ISIS.

Repenser le Qatar

La bouffée d'air chaud à l'extérieur entre deux vols le confirmait, le Golfe, pas bien loin, n'avait rien de rafraichissant par ce temps lourd et humide. Il faisait bien plus de 30 degrés avec un max d'humidité, et il était passé 11 heures du soir. 


Bienvenue au Qatar en octobre. Il faut penser que les membres de la FIFA ont dû faire ce trajet à plusieurs reprises en pesant la candidature du petit pays de l'or noir, et pourtant ce n'est que récemment qu'un membre du comité exécutif se rendait à l'évidence: "les médecins nous disent, et j'avais insisté sur ce point dans le protocole, qu'ils ne peuvent pas garantir qu'une coupe du monde puisse se tenir en été dans ces conditions, admet Theo Zwanziger, la coupe du monde ne concerne pas seulement les stades (climatises). Il y a aussi des supporters qui viennent des quatre coins du monde et qui seront concernés par la chaleur". 


En hiver alors? Ce n'est pas du hockey, prêt à se plier, mais pour combien de temps encore, au calendrier du CIO pendant la grosse saison. La FIFA, alors que Sepp Blatter prépare sa nouvelle candidature, a-t-elle vu le coup venir? 


Il faut le penser, le processus des candidatures ayant déjà fait l'objet d'une enquête, que l'auteur, Michael Garcia, voudrait voir publiée dans son intégralité. En tout quelques 350 pages, l'Américain ayant également la Russie dans sa mire, l'hôte dans quatre ans, mais malgré la diffusion limitée du rapport certains doutent déjà qu'il n'y ait la assez de preuve pour débouter le Qatar. 


Puis ce dernier n'a pas été épargné par les observateurs internationaux, accusant les monarques de permettre des conditions semblables au servage de régner sur les champs de construction de l'énorme projet de plus de 200 milliards qui s'inscrit dans la logique de diversification économique du petit pays. 


Comme en Russie c'est après tout grâce à l'or noir que le pays doit l'obtention du tournoi prestigieux. Les deux votes, ceux de 2018 et de 2022, ont d'ailleurs eu lieu en même temps, et plus de la moitié des décideurs d'alors ont déjà quitté la FIFA, certains ayant fait face à des accusations de corruption. 


De l'aveu de Blatter lui-même, accorder la coupe au Qatar a été "une erreur", mais les discussions de nouveau vote en coulisse sont plutôt mal accueillies à Moscou, qui y voit une remise en cause de son propre Mondial, déjà tiraillé par l'invasion de la Crimée. 


Le président de la fédération russe de football n'y voit que du feu, s'alliant avec l'émirat, et voyant dans ces arguments une véritable "chasse aux sorcières".


Un changement de pays hôte ne serait pas sans précédent, la Colombie ayant retiré sa fête du foot dans les années 80 pour raisons économiques. 


Qui pourrait accueillir la coupe à la place? La chance viendrait possiblement au pays qui a terminé second lors du vote controversé, les Etats-Unis, ou le foot, sans rivaliser les grands sports nationaux, a depuis 1994 bien ancré sa place, le pays étant régulièrement de la fête.


L'année sportive 2022, bien lointaine, s'annonce agitée. Cette semaine la Norvège, favorie pour accueillir les JOs d'hiver, retirait sa candidature. Stockholm, Cracovie et Lviv en avaient fait de même auparavant. Voilà qui laisse Pékin et la khazake Almaty dans la course, des endroits plutôt étrangers aux sports d'hiver... c'est un peu comme si le Qatar acceuillait la Coupe...

The Scots say No





A disgruntled minority hanging on to dreams of independence, late polls shifting but too close to call, last minute rallies and pleas for staying, even the blue flag with white cross looked familiar. While Scotland's referendum was years in the making, it still gave Britons and international watchers a good scare. 


After all most polls over the summer gave the No the lead, and Scottish leader Alex Salmond's first debate was all but convincing. Then the polls changed and went the other way, and panic spread, sending politicians to salvage mis- sions in the great Highlands, as businesses until then unmoved finally started considering the possible ramifications of the end of 300 years of union. In the final sprint, the messages from London sought to pull the heart strings and promised more powers, but also sounded warnings that provided a glimpse into the possible bitter aftermath of a Yes vote. After all wouldn't just 7% of the population of the UK be deciding on its future? 


No matter how we got here we got here fast and referendum night promised to be interesting, and for Canadians, a throwback to some 20 years ago when another union stood on the edge of the precipice. In the end the No handily won the referendum 55% to 45%, forcing First Minister Salmond out the door. But the legacy of the plebiscite will be enduring. By then other nationalist movements had taken note, sending their ambassadors on a mission to see how they should retool in view of an inspiring campaign. The Catalan nationalists prepared for their own vote of Nov.9, one deemed "illegal" in Madrid, and once dispirited Quebec independantistes took heart in a year of loss, at the polls in Quebec, and in the Commons as Bloc MPs abandoned ship. 


Unlike in Quebec's last referendum however, the question was crystal clear: Should Scotland be independent? In the end it was a resounding No, but Salmond, in his concession speech, said Scotland nationalists had nothing to feel ashamed of. "The process by which we have made our decision as a nation reflects enormous credit upon Scotland," he said. "This has been a triumph for the democratic process and for participation in politics". 


In all 84.5% of registered voters had cast their votes. Scotland was indeed among the things that made Britain so Great, Prime Minister David Cameron said, and the vote reaffirmed democracy, at a time it was coming under at- tack by Isis militants. And further devolution perhaps held the key to ending a war raging at Europe's fringes, in Ukraine, where eastern separatists were promised more powers. Thankfully it never came to blows in the High- lands, at least not in the last century, the British offensive limiting itself to visits by ministers, promises of more taxation and other powers by a Scot-born former PM and a Let's stay together campaign including stars and celebrities such as Mick Jagger, Da- vid Beckham and Judi Dench. 


Joining them was JK Rowling, putting in some $1.6 million to save the king- dom. "We want to let you know how much we value our bond of citizenship with you and to express our hope that you will vote to renew them", they penned in an open letter. Opponents how- ever included eternal nationalists such as Sean Connery, and Wimbledon Winner Andy Murray, stressing: "The No campaign's negativity in the last few days totally swayed my view on it. Yes, let's do this." 


He wasn't alone. Days before the vote Britons gathered stones at what would become the border to stress their attachment to Scotland. While the Queen largely remained aloof, even she couldn't keep herself from weighing in, saying she hoped people would think carefully about the future. The results once in, Her Royal Highness re- marked "we have in common an enduring love of Scotland". And relief, much relief. Weeks earlier businesses finally smelling the haggis had panicked and scrambled, considering an aftermath in which London warned a new border would not be so easily crossed and keeping the pound would not be an option. 


The Royal Bank of Scotland said it planned a headquarters move to London if the Yes won, a statement echoed by four other banks. But on the day of the vote a surge in the pound reflected expectations the No would prevail in the end. Stressing the stakes, even former Nato Secretary General George Robertson had warned a Yes provided a "serious risk of domino effect". 


Salmond criticized the statements as scare mongering and London's latest devolution moves as "insulting". Had Britain's devolution policies, leading to more regional powers, a parliament and Salmond's election, only further fed a separatist Nessie now determined to stay out of the water? In the meantime London's 11th hour promises upset some politicians, calling them unfair for other regions of the country.


While Scotland looked to gain something from the vote either way, headaches seemed in store for Cameron no matter the outcome. The prime minister, delighted and relieved by the outcome, promised he would honour commitments of added powers "in full". Not that Wales and Northern Ireland would- n't seek their own devolution bonanza in an increasingly federalized, but still united, kingdom. 


Following develoments closely, Catalan nationalist Artur Mas said the northern half of the island "had shown the way to others". At least for awhile. Outgoing Salmond is accused by some of dividing not only the country but Scotland itself in recent years and there were sad reminders of this as clashes erupted between the winners and losers the day after the vote was held. Such were the passions ultimately unleashed in Scotland's great referendum.

Sweden's turn to the left

It's not easy to form a majority in some Scandinavian countries these days, and this has given wings to anti-immigrant parties in two countries changes of government have come with minorities. A year after the far-right Progress party became the third largest party in Norway follow- ing elections which ushered in a conservative minority, the anti-immigrant Sweden Democrats registered their best score ever this month in elections won by the Social Democrats. 

They too became the country's third-largest party, but politicians are already going out of their way to make sure the Democrats have little sway in any new government, while voters deplore the rise of the far right. "Remember, 87% of Sweden didn't vote for them," Stefan Lofven said at the vic- tory party. "Even if the Sweden Democrats had even higher numbers, we would not cooper- ate." 

To his credit the Social Democrats won more than the polls predicted, some 31%, but well short of what is needed to form a work- ing majority. For that he will need the help of the Greens, and perhaps a less compatible Communist left. But to Jimmie Akesson, whose Sweden Democrats more than doubled their score of four years ago when they first entered parliament, with 13%, their stance will be increasingly hard to ignore. 

"We're the absolute kingmaker now," he declared. "They can't ignore us the way they have ignored us over the past four years." For the large part Swedish politicians remain hostile to the immigration curbs advocated by the party and in favour of a mostly open immigration policy, taking in some 80,000 asylum-seekers from Syria, Eritrea, Somalia, Afghani- stan, Iraq and other countries this year alone. 

The electoral results were met with protest in Stockholm, Gothenburg and Malmo. "It is a said day," said Center party leader Annie Loof. In Norway Progress proved hard to sideline, collecting no less than seven ministerial positions. Incidents in Sweden have in the past shown there is growing tension in some parts of Stockholm with high immigrant populations. Last year the shooting of an elderly immigrant by police in an ethnically diverse part of the capital sparked a week of riots, leaving some streets torched. Sweden's Democrats made gains after the incident, as some critics turned their attention to the country's integration policies. 

In other cities such a Malmo, in the south, where some 40% are of immigrant background, the rise of the Democrats has caused some anxiety. "I think we are be- coming more like France, and I think we will see a lot of conflict and division in our society," said Mariam Ismail Egal, a Social Democrat campaigner who told the Telegraph many there were "disappointed and frightened." 

Some incidents during this year's election however turned the attention away from the Democrats and to- wards even a more extreme neo-Nazi group which entered some polling stations intimidating voters, tampering with ballots and burning an Israeli flag. The election otherwise marked the end of eight years of tax-cuts and pro-market policies under Prime Minister Fredrik Reinfeldt who submitted his resignation and conceded "The Swedish people have made their decision." 

In the end growing inequality and austerity measures brought an end to the ruling center right, sweeping with it the rather renowned foreign minister, Carl Bildt, who certainly raised the country's international image in recent years. And he saw no easy road head for the next government. "It is in fact the most difficult parliamentary situation that we had in our modern history," he reflected. A small feminist party which had gathered much attention however did- n't obtain enough support to enter parliament.

Encore spectateur

Bon pour le foot c'est décevant mais pas surprenant. Mais au ballon-rond, comment expliquer cette absence du pays inventeur du sport à la Coupe du monde alors que ses jeunes talents s'affichent comme jamais au sein de la NBA? 

Une deuxième fois cette année le Canada est spectateur lors d'une compétition internationale, soit la Coupe du monde qui vient de s'achever en Espagne. Le Canada en a été l'hôte il y a 20 ans, et cette année, comme en 1994 et il y a quatre ans encore, les Etats-Unis l'ont emporté, mais il ne faut pas penser que les stars and stripes sont sans adversaires de tailles lors du tournoi. 

En fait au chapitre des titres elle a la enregistré le même nombre de médailles d'or que la Yougoslavie (ou son incarnation actuelle, la finaliste serbe, avalée 129-92) suivis de l'URSS (3). Bon de ces trois seuls les Américains restent unis mais l'Europe et l'Amérique latine comptaient livrer une chaude lutte en Espagne, dont l'hôte a déjà été sacré champion, en 2006, lorsque la Roja était à la veille de sa grande période dorée au football. 

La correction en finale, de la part d'un club largement oublié par les grandes étoiles de la NBA, a rappelé qu'à ce chapitre les Etats-Unis et les autres appartiennent à des planètes différentes.

Pourtant le Canada, lorsqu'il n'envoie pas ses meilleures vedettes aux Etats-Unis, peut compter sur une ligue bien à lui au basketball, ce qui n'était pas le cas lorsqu'il a signé sa seule présence en Coupe du monde de foot en 1986. 

Mais la National Basketball League de huit équipes exclusivement de l'est est plutôt instable, perdant cette année les Skyhawks d'Ottawa après une seule maigre saison. Pourtant la capitale nationale est presque un laboratoire d'excellence du basketball au Canada, ses Ravens de Carleton enfilant championnat après championnat et arrachant même des victoires convaincantes contre des clubs américains de la NCAA. 

Ils n'ont fait qu'une bouchée des Badgers du Wisconsin, 95-82, avant de perdre en surtemps contre Syracuse à New York lors re rencontres amicales cette année. "Ce n'est pas un jeu si différent là-haut, s'est trouvé à commenter l'entraineur des Ravens Rob Smart. J'espère que les dernières parties l'ont montré. Il y a peut-être 10-15 clubs au Canada (près du niveau NCAA)." Prometteur pour l'avenir? Sans doute. En attendant les espoirs appartiennent aux dames, qui participeront au championnat de monde de basket féminin en Turquie. L'équipe nationale est classée 9e dans le monde.

Une paix enfin?

Si vous cherchez un résumé de l’histoire du Mozambique depuis son indépendance il suffit de jeter un coup d’oeil au drapeau national. Accompagnant une binette, un livre ouvert sur fond d’étoile jaune, et le chef d’oeuvre de Mikhail Kalachnikov: une AK-47, cette arme qui ne s’enraye pas qui a fait le bonheur de l’armée russe. Depuis elle est prisée par les groupes armés à travers le continent, surtout ceux qui comptent des légions de jeunes enfants guerriers de bas âge, car la mitraillette est à ce point légère et maniable pour les petites mains, assurant sa popularité pendant des décennies. 


De quoi faire oublier la couleur blanche du drapeau multicolore, sensée représenter la paix. Pourtant, nous y sommes semble-t-il, après des décennies d’une guerre civile meurtrière suivie par des années de malentendu à propos de l’accord qui devait faire taire les coups de feu. Un accord de paix conclu entre le parti au pouvoir depuis l’indépendance, le Frelimo, et la perpétuelle opposition, la Renamo, a été marqué par le retour au pays du chef de l’opposition, Afonso Dhlakama, moins pessimiste à l’égard des élections du 15 octobre malgré une fiche comptant exclusivement des défaites. 


L’entente permettra peut-être au pays d’enfin se remettre de 17 ans de guerre civile... plus de 20 ans après les accords de paix. A la source de la discorde, une domination du Frelimo incontestée, comme l’ANC en Afrique du sud. “J’espère que l’accord passé aujourd’hui mettra un terme à ce système d’Etat parti,” a commenté Dhlakama, qui risque cependant d’être déçu par les résultats de l’élection, si vite après un retour de la brousse où “mon expérience ces dernières années m’a rapproché des souffrances du peuple”. Un autre parti, le MVM, pourrait cependant sortir de l’élection en tant qu’opposition officielle, le prix du maquis sans doute dans ce pays pauvre dépendant de l’agriculture de subsistance. 


La découverte de charbon et de gaz pourrait cependant donner un coup de sang neuf à la 117e économie du monde. Mais l’insatisfaction des perdants pourrait annoncer une reprise des violences dans ce pays qui reste fidèle au drapeau. On recense en effet des milliers d’armes encore en circulation malgré les efforts de récupération. “Cela reste un problème,” fait remarquer à l’AFP Forquilha Albino de l’ONG Fomicres. 


En attendant le parlement a formellement ratifié l’entente, intégrant notamment les rebelles au sein de l’armée et de la police, en rendant les armes. Des observateurs militaires étrangers vont se charger de surveiller le processus de désarmement, mais certains s’inquiètent déjà du manque de calendrier clair à ce sujet. 


Mais de manière générale les prochaines années s'annoncent plutôt bonnes, selon le magazine Foreign Policy, du moins si le pays réussit, en exploitant ses nouvelles richesses "à agir de sorte à éviter le mauvais sort des ressources". L'avenir "n'a jamais été aussi prometteur" souligne le magazine, rappellant que la croissance a augmenté malgré les troubles des dernières années, au-delà des 7%, et possiblement 8,5% cette année selon la Banque mondiale. 


Il suffit de distribuer les nouvelles richesses de manière équitable. Malheureusement "la découverte de nouvelles richesses a trop souvent augmenté les inégalités en Afrique " souligne le magazine. Puis une autre lutte se prépare, celle de la contrebande après le démantèlement d’un réseau de trafiquants d’ivoire responsable de la mort d’au moins 39 éléphants. Quelques 1500 éléphants auraient connu la mort dans le parc Niassa lors des deux dernières années aux mains des braconniers.

With the ceasefire hold?


A quarter century after the fall of the Berlin Wall started years of introspection about the North Atlantic Treaty Organization’s raison d’etre, the alliance seems to have plenty on its plate, vowing to degrade and destroy the Isis threat in the Mideast and hold a familiar line in Eastern Europe.With the crash of a commercial airliner, the Ukraine-Russia crisis had grown beyond the regional theatre, and the latest swaggering and military incursions - bringing the ire of NATO - have brought on such an environment of mistrust that Washington and its allies were largely skeptical the ceasefire in Eastern Ukraine would hold very long, readying new sanctions. 


It wasn’t difficult to see why. Practically in the same breath Russia was mentioning a halt to hostilities and announced it would hold its latest large-scale military drill, nuclear no less, in a year of massive military exercises. Officials said the air power being displayed would be unprecedented, this also the latest in a series of declarations meant to warn, impress or deter. “I want to remind you that Russia is one of the most powerful nuclear nations,” Putin told a youth forum just days before. “This is a reality, not just words.” Russia said it was drawing up a new doctrine to face the new NATO ”threat" at its doorstep, where a few days before President Obama reaffirmed the alliance’s commitment towards the Baltic states and NATO member Estonia. 


Moscow was reacting defensively to NATO plans to bolster the region’s defences as intelligence reports detailed the infiltration of more Russian troops and tanks into Eastern Ukraine. The Russian presence was too flagrant to deny, U.S. officials said, warning Moscow against posing a threat to their northern neighbours, former Soviet states with large Russian minorities. “NATO has played a leading role and produced ample evidence to indicate that Russia has intervened in ways that grossly violate the territorial integrity of the independent nation of Ukraine,” said White House spokesman Josh Earnest. “It’s not OK for large countries to flagrantly violate the territorial integrity of their smaller neighbours.”


Charles Kupchan, the White House senior director for European affairs was more blunt: “Russia, don’t even think about messing around in Estonia or in any of the Baltic areas in the same way that you have been messing around in Ukraine,” As the alliance drew of plans of fast-re- sponse units in Eastern Eu- rope, Moscow warned its military doctrine would focus on NATO and its planned missile defense strategy for the continent. As leaders met for a NATO summit focused on the crisis, their hands to an extent tied by Ukraine’s lack of membership, Kiev pursued efforts to obtain a ceasefire with the rebels in the country’s east, where the violence has killed thousands and decimated towns and infrastructures. 


But by then the U.S. was largely unconvinced one would last very long. Kiev was hoping a ceasefire would end a string of military defeats to the hands to the Russian-backed rebels in the east and south of the country. “It’s too early to tell what this cease-fire means,” Obama cautioned, after calling for NATO to bolster Ukraine’s defences at a time the country represented “a moment of testing” for the alliance. NATO also announced it would conduct military exercises in Ukraine, something Moscow said only heightened tensions in a region already awash with it. 


A number of observers say the U.S. president is right to be cautious, seeing with Ukraine only the most recent example of Russian attempts to destabilize former Soviet states. With Putin for the first time raising the possibility of “statehood” for Eastern Ukraine, despite his refusal to acknowledge the region’s separation referendum like the one held in Crimea, which was subsequently annexed, the scenario increasingly harkens back to earlier crises in Georgia and Moldova’s breakaway regions, analysts note. “The choice of words were not by chance,” said Fyodor Lukyanov of Russia in Global Affairs, pointing to a Russian government “acting in a different manner.” 


“Russia is saying to Kiev: ‘We proposed a deal (on federalisation) and you didn’t want it. Now, the offer has changed,” he told AFP. Russia’s provocative stance is making even Western countries with economic interests at stake, such as Germany and France, take a more assertive position on Moscow. “Being able to change borders in Europe without con- sequences, and attacking other countries with troops, is in my view a far greater danger than having to accept certain disadvantages for the economy,” said German Chancellor Angela Merkel, a clear sign she was losing patience with the Russian leader. 


This week France postponed delivery of navy ships headed to Russia and said the transactions would resume only if Moscow en- sured a ceasefire in Ukraine. France and other countries were waving the threat of new sanctions, targeting the defence industry, state-owned banks and people close to Putin, if a ceasefire wasn’t enforced. For Obama, the threat of sanctions alone, starting to bite Russians on the store shelves, explained why a ceasefire was finally taking place. Moscow has however kept insisting it had no involvement in the crisis, de- spite growing evidence to the contrary. It didn’t help that Putin at one point warned his troops could take Kiev in “two weeks”. 


The U.S. meanwhile was looking to re- take the initiative after a faulty foreign policy start along the lines of its admission it had “no strategy” on fighting Isis in the Middle East. Overall “The United States is, at the moment, off balance,” summarized at Stratfor analysis piece. “It faces challenges in the Iraq-Syria theatre as well as challenges in Ukraine. It does not have a clear response to either”.

New clashes in Pakistan

Over a year after Pakistan’s latest riotous election, you could have been forgiven for thinking the protest over results confirming the third election of Nawaz Sharif as prime minister would have died down. But the calls for his removal have only grown louder, culminating into bloody protests which killed three last weekend, brought clashes near the prime minister’s residence and sparked fears of a military intervention. 


This would hardly be a first in a nuclear country at war with its neighbour and not entirely in control of large portions of its territory. The army has decided to stay put for now but the clashes between pro- testers loyal to popular cricket star turned politician Imran Khan and police was intensified after weeks of renewed protest, joined by supporters of Tahirul Qadri, a moderate Islamic scholar with a large following. To Khan’s charges of widespread fraud in last year’s election has been added Qadri’s call for major electoral reforms in the election process to allow people of more modest backgrounds to enter the closed and exclusive political sphere. 


A military which has ruled the country for half its post-independence existence has thus far refrained from taking action, prompting some in the government to accuse it of siding with the protesters. In a statement following a meeting of commanders the military reaffirmed support for democracy, saying it “once again reiterated that the situation should be resolved politically without wasting any time and without recourse to violent means” but expressed “serious concern (about) the existing political crisis and the violent turn it has taken, result- ing in large scale injuries and loss of lives.” 


The clashes with police became deadly over the weekend when protesters neared Sharif’s residence. Police used tear gas shells and rubber bullets to push back the protesters, who they claimed carried “axe, hammers and cutters”, but opposition leaders denied their supporters were armed. Political violence is sadly only too familiar in a country where it felled a number of leaders. Qadri slammed the authorities for the “unimaginable attack by the state upon the people” while Khan insisted: “I am prepared to die here. I have learnt that the government plans a major crackdown against us. I am here till my last breath.” 


The incidents are a sad legacy of the country’s first civilian transfer of power, but Sharif’s third term has been met with resistance from the beginning, gathering intensity with the opposition’s sit-in and mass rallies in the capital and other cities. But as the military calls for the government to show restraint in its response to the protests, even some in Khan’s entourage have hinted the political novice has gone too far, spurning govern- ment offers to launch a judicial inquiry and carrying on with calls of resignation and protests near the prime minister’s home. 


“This kind of behavior is not seen in any country in the world, where people pick up sticks and protest outside the prime minister’s house,” said Javed Hashmi, a respected member of his party, adding that Khan would be responsible should martial law eventually be imposed in a country which has seen it come with the change of political seasons. Other senior politicians have in time come to rally to the government’s side, vowing to protect democracy from the protests, interior minister Chaudhry Nisar describing the rallies as a “revolt against the state”. 


Observers point out the military’s restraint may be a sign of growing democratic maturity, as instability easily led to a power grab by the military brass, something which has evicted Sharif from power twice in the past already. Besides the troops are already busy fighting off insurgents in the country’s volatile northwest frontier, where they claimed to have felled 900 assailants this week.

Un putsch après tout?

Des coups d’état le petit Lesotho en a connus plusieurs depuis son indépendance, mais vient-il de vivre un nouvel épisode militaire après la fuite dramatique de son premier ministre en Afrique du sud la semaine dernière? C’est là où s’est réfugié le chef de gouvernement du pays de 2 mil- lions d’habitants, Thomas Thabane, après l’annonce d’une tentative d’assassinat du chef de l’armée, qui a mobilisé les troupes. 


C’est le remplacement du général Tlali Kamoli au poste par Maaparankoe Mahao qui aurait tout déclenché, dans cette nation plusieurs fois malmenée par les militaires. Mais certains remontent à la rivalité entre Thabane et le vice-premier ministre, Mothetjoa Metsing, pour expliquer la crise qui sévit. C’est ce dernier qui dirige le gouvernement depuis la fuite de son rival, et qui en juin avait déclenché une crise politique et retirant son parti de la coalition au pouvoir. 


La veille le premier ministre avait annoncé la suspension du parlement afin d’éviter une motion de censure. Selon Johan Aerni-Flessner, un spécialiste de l’Université du Michigan, le remplacement du patron militaire par le premier ministre était une erreur qui a bouleversé la donne parmi les hommes en uniforme, proches de Metsing, dont la rivalité avec la police, plus proche de Thabane, est semble-t-il d’une certaine férocité. 


Des troupes ont entouré des postes de police au plus fort de la crise, qui a laissé le quartier général abandonné. Le haut commandement nie avoir organisé un coup d’état, se disant être intervenu pour empêcher la livraison d’armes à un parti politique. Alors que l’Afrique du sud environnante organisait ses premières élections libres en 1994 le Le- sotho connaissait un autre coup d’état, mais pourtant le gros voisin n’a pas toujours eu des leçons à enseigner au petit royaume “du peuple Sotho” qui s’est défait de l’emprise britannique en 1966. En fait Maseru a connu beaucoup plus d’alternance au cours de son histoire, et a durant le sombre règne blanc dénoncé le régime de l’apartheid. 


Au tournant du millénaire le petit pays a même fait figure de modèle parmi les pays du tiers-monde en condamnant la firme Acres international à une amende de 2,2 millions $ pour avoir versé des pots de vin. Mais le petit pays d’Afrique australe a facilement plus de défauts, certains le rangeant même au compte des “pays du quart monde”. La pauvreté fait de l’Afrique du sud un eldorado de longue date, pays qui va y recruter sa main d’oeuvre minière. L’espérance de vie ne dépasse par ailleurs pas les 48 ans au Lesotho, qui est rongé par le Sida, infectant un tiers de la population en tout, un fléau dont l’étendue a même donné des ailes à un mouvement d’intégration à l’Afrique du sud. 


En marge du conflit actuel, l’Afrique du sud songeait à une nouvelle intervention militaire sur le territoire, où elle connait une histoire entachée par la controverse, alors que les dirigeants du sud du continent se rencontraient pour faire le point sur la situation, pour le moins confuse. En fin de compte ces derniers ont refusé l’appel de Thabane en faveur de l’envoi de troupes, l’organisation régionale d’Afrique australe préférant dépêcher une mission d’observateurs et quelques policiers tandis que le premier ministre rentrait au pays, où une entente au sein de la fragile coalition avait pour but de rétablir le Parlement. 


«La SADC s’est mise d’accord pour déployer en urgence une équipe d’observateurs politique, de défense et de sécurité», résumait un communiqué, ajoutant que «les leaders de la coalition gouvernementale ont accepté (...) une feuille de route prévoyant des étapes claires pour conduire à la levée de la suspension du Parlement». Ceci dit, Kamoli n'a peut-être pas dit son dernier mot. Les enjeux ne sont pas de petite taille chez le voisin sud africain, qui craint devoir composer avec une vague de réfugiés si la situation virait au drame. Le Lesotho est par ailleurs la source de nombreux cours d’eau en Afrique du sud, ses projets hydrauliques faisant de lui un pays avec une énergie presque renouvelable à 100%.

On peut toujours rêver

Québec, Toronto… ce n'est pas la première fois que s'ébruitaient des rumeurs d'expansion dans la ligue nationale de hockey, mais à force de se répéter finira-t-on par y croire? 


Quelques mois après une très sérieuse étude du Conference board laissant entendre que le Canada pourrait aisément accueillir trois nouveaux clubs de hockey au cours des 20 prochaine années, qui s'annoncent plutôt prospères, quelques journalistes sportifs ont laissé entendre que la ligue serait prête à emboiter le pas au courant des prochaines saisons, chose que sieur Bettman et les siens se sont aussitôt empressés de nier. 


Alors que les noms de Seattle, Québec et un deuxième club dans la ville-reine circulent depuis quelques temps, Howard Bloom du Sports Business News lançait Las Vegas, qui selon certains serait la plus proche du but. Un mirage cette illusion de hockey au coeur du désert du Nevada? 


Seattle et ses plans de redonner vie au ballon-rond avec un nouvel aréna ne fait depuis longtemps plus peur à la ligue malgré l'échec du passé et la proximité de Vancouver. Et les Nordiques attendent patiemment le club rêvé, qu'il soit tout neuf ou déménagé d'une ville qui aura connu l'échec. 


Pour Tony Gallagher du journal Province, il s'agirait plutôt de Kansas City, mais il reconnait du même coup la faiblesse de la probabilité: «Kansas City n'est pas réellement une prétendante sérieuse dans ce scénario d'expansion à moins qu'il ne s'étire à quatre équipes et renonce à Québec en faveur de deux équipes supplémentaires aux USA qui n'ont pas d'historique avec la LNH, [ce qui] n'arrivera certainement pas.» 


Les deux villes canadiennes ont cependant le plus de chances de réussir à long terme, selon le site d'ESPN, surtout Toronto, dont les 5 million d' "amateurs dévoués" du sport indiquent que même si un deuxième club soutirait 20% de l'appui aux Leafs, il aurait autant de partisans que Chicago, Calgary ou les Kings. 


Cet appui de partisans dévoués est clé si un club veut survivre à long terme, souligne-t-on, et doit dépasser les 300000 à 400000 fanatiques. Québec aurait ainsi le même poids que Winnipeg, dont le retour s'est fait avec un certain succès. Tandis que Seattle et Las Vegas laisseraient à désirer. Conclusion: "la moitié des clubs suggérés n'ont aucun sens". 


Et a-t-on oublié Hamilton? Ou la ville d'acier fait-elle déjà partie intégrale de la GTA? Pourtant selon le Province Las Vegas est "une affaire conclue". Un aréna de 20000 siège est déjà en construction au long du Strip. A Québec, on estime qu'un projet semblable sera utilisable dans un an. 


Dans les deux autres villes cependant, rien n'est aussi concret, un projet d'amphithéâtre à Markham ayant été débouté. Et puis pour la ville de l'ouest, même les locaux ne semblent pas y croire: "Seattle? Vegas? ces reportages n'ont aucun sens" estime un journaliste sportif du Seattle Times.


Selon un analyste torontois il faudra à l'aventurier un minimum d'un milliard pour tenter l'expérience dans la mégalopole qui attend un championnat depuis 1967. Soit 400 millions $ pour un aréna, un montant similaire pour les frais d'expansion puis un bon 200 millions $ pour acheter les droits que détiennent les Leafs dans la région. Une entreprise hors de prix selon lui. 

Back to Iraq?


U.S. air strikes on Iraq are hardly a new development in the region. For years they took place under the Clinton mandate with little fanfare or further engagement. But under an Obama administration determined to end the wars it inherited and facing criticism the troops left too early, they have taken a whole new dimension. "I know that many of you are rightly concerned about any American intervention in Iraq, even limited strikes like these," Obama said the day of the first strikes. 


According to recent polls over half of Americans said the U.S. didn't have a re- sponsibility in the crisis. Amid criticism the ad- ministration knew ahead of time about the gather- ing Isis menace in both Syria and Iraq, there's a sense, a recurring one, Washington in trying to make up for opportunities missed. The U.S. has responded to the group's gains with a mixture of carrot and stick, striking the Islamic militants vowing to form a caliphate in the region while coming to the aid of populations fleeing the conflict in a region already overrun by refugee movements tied to the crisis in Syria. 


As its efforts progressed there was a sense the U.S. and its allies were trying to avoid mistakes made in the past: the void which allowed al-Qaida to develop and eventually hit targets abroad. Adding a new dimension to the Iraqi crisis were reports of Christians being urged to con- vert and ultimately killed, in a Muslim country where Sunni and Shia have been vying for power. In an incident with echoes of the troubles in Nigeria, Yazidi religious minority women were seized in the largely lawless north of the country, with what Iraqi officials suspected were "vicious plans". 


Was Baghdad only trying to increase foreign military help in the country after months of pleading for an air support it finally obtained? The crisis was raging as Iraq's power struggle gripped the capital, where president Fuad Masum nominated a new prime minister despite the re- cent re-election of divisive al-Maliki, who initially vowed to fight the move to replace him and hang on to power. Seeing the growing interna- tional and domestic pressure against him, he ultimately gave up his bid to stay on. Many hope this will help mid-term efforts to bring sec- tarian clashes to an end as the fight against Isis brought dif- ferent segments of Iraqi soci- ety together. 


The U.S. had rushed to congratulate Gaider al-Abadi for his nomination, saying the latter had "ex- pressed his intent to move ex- peditiously to form a broad-based inclusive govern- ment capable of countering the threat of Isis". As U.S. strikes continued this week, they sup- ported a rare unity on the ground, Kurdish fighters and Iraqi military joining forces to retake Mosul dam, a strategic installation feeding the country with water and power. Failure to have done so would have been nothing if catastrophic, according to the U.S. president, who said the country had to unite to fight Isis, something that also served Washington's purpose, helping prevent "mission creep". 


Ironically Syria has also be- come an ally of sorts in the cri- sis, fighting off the insurgents on its own territory. Another U.S. foe, Iran, also contributed to efforts on the ground, where the Americans would rather not have to act. The U.S. also dropped humanitarian sup- plies, considerably aiding fleeing Yazidi populations, who sought safety in the mountains but lacked the supplies to survive. The U.K. and Australia also stepped in to provide humanitarian help, before the UN flew in a first 100 ton shipment this week. Meanwhile a growing interna- tional chorus of nations acted to help arm against the Isis combatants, including Canada, France and other Euro- pean nations, an even, unusually, Germany. 


While U.S. efforts have been lauded, the administration has been criticized by an opposition gearing up for this fall's congressional vote. And it didn't stop there. Obama has faced fire from his former secretary of state and likely 2016 presi- dential candidate Hillary Clinton. In a critical piece in the Atlantic she dismissed his foreign policy doctrine as "Don't do stupid stuff", saying this fell well short of the "organizing principle" great nations need. "We've learned the lim- its of America's power to spread freedom and democ- racy," she said. "But we've also learned the importance of our power, our influence and our values appropriately de- ployed and explained. We don't tell our own story very well". 


So far 54% of Americans say they support the strikes in Iraq, but more than half of respondents also feared greater involvement. This could not be discounted, officials hinted, amid signs Isis not only recruited from Westerners abroad, but threatened to target Western countries as well. As the UN began its own aid push this week, planning to deliver some 2,400 tonnes of supplies in all, it also prepared to host a summit on foreign fighters, saying some 12,000 were involved in the crisis in Syria and Iraq alone, some even originating in the West. 


The countries acting to fight Isis from abroad were becoming increasingly vigilant about the group's ability to strike them at home, as social media photos appeared online showing threatening messages placed in front of U.S. build- ings, including the White House. Isis claimed supporters were in America and willing to strike it from within, saying the West would "drown in blood" if it killed its militants, as the videotape of an Ameri- can journalist being beheaded was circulating. Officials called Isis the most serious threat the U.S. faced in recent years, as London also called for vigilance. 


"They are an imminent threat to every interest we have," Defence Sec. Chuck Hagel told reporters. Revela- tions U.S. special forces had failed to free the reporter and other hostages held by the Islamists showed the U.S. was perhaps not so unwilling to carry out at least limited oper- ations on the ground. This week the State Department re- quested another deployment of troops to protect U.S. interests in the country, which is home to 400 U.S. military advisers. The threat of further killings of hostages did not stop Washington from carrying out more air strikes around Mosul, but the possibility Isis could strike well beyond the current theatre of operations was increasingly being scruti- nized as agencies studied tape of the execution, detecting a London accent among the speakers. "They may not be imminent but it's a matter of time before transnational operations are launched,"opined Fred Hof of the Atlantic Council, adding the threat could increase as "(militant) nationals who return home pose a threat".

Course au grand nord, bis

Voilà des années que les pays du grand nord envoient leurs navires étudier le sous-sol marin afin de gonfler leurs arguments en faveur d'un tracé territorial plus généreux. Le voyage du brise-glace Louis St Laurent et du Terry Fox cet été poursuit cette course au septentrion, qui recèle des richesses qui ont retenu l'attention de plusieurs pays dont le Danemark, les Etats-Unis et la Russie. 


Pris en otage semble-t-il, un Père Noël préparant sa prochaine mission hivernale, celle que suit Norad avec régularité, même si les deux pays participants ne s'entendent pas sur le statut du Pôle nord. Canada et Etats-Unis n'ont pas à accorder leurs violons sur la Russie cependant, dont les gestes provocateurs, en Crimée comme au-dessus des masses glaciaires, donnent une dimension nouvelle aux missions cartographiques qui ont pour but de régler une fois pour toute les différends territoriaux au nord du 60e parallèle. 


Ces diverses nations ont des réclamations parfois contradictoires pour le plancher océanique, et selon un spécialiste des questions arctiques, les provocations de Moscou, notamment le survol des bombardiers arborant l'étoile rouge, rendent les tractations plus tendues. "Je soupçonne que les Russes y voient la poursuite d'une politique d'encerclement, au point où Poutine envisagerait même un genre de réplique," estime Robert Huebert de l'Université de Calgary. 


Objectif des deux navires unifoliés: la dorsale sous-marine Lomonosov, qui comme le laisse entendre son nom, fait partie des réclamations russes. Copenhague a fait une pareille réclamation, soutenant que la dorsale est également attachée à ses terres. Une première demande concernant le plancher océanique de 1,2 million de km carrés a été faite par le Canada en décembre dernier, mais le premier ministre, qui effectue régulièrement des visites du grand nord l'été pour y affirmer la souveraineté nationale - la plus récente ayant lieu cette semaine -, a aussitôt laissé entendre qu'Ottawa pourrait réclamer davantage de territoire. 


Selon le ministre des affaires étrangères "comme en témoignent les deux levés prévus, notre gouvernement investit les ressources nécessaires pour s'assurer que le Canada obtient la reconnais- sance internationale de toute l'étendue de son plateau conti- nental, y compris le Pôle nord", une remarque qui a suscité beaucoup de réactions, notamment de l'autre côté du pôle. "Je pense que la Russie va avoir son mot à dire à propos des activités de cartographie canadiennes, nota un commentateur sur le site Press TV, elle cherchera sans doute à protéger ses intérêts". 


D'ailleurs les forces russes se préparaient à faire des exercices militaires au-dessus du Pôle nord, donc selon Ottawa, dans l'espace aérien canadien, comptant y envoyer des chasseurs Mig-31. "Les Migs vont pour la première fois survoler le Pôle nord", déclara un commandant. Mais un tel périple n'est pas pour tout le monde. Les pilotes de F-16 danois ont vite appris que survoler le Groenland n'était pas du gâteau. Officiellement la mission était de calculer le temps de se rendre sur place en cas de tentative de secours, mais les chasseurs ne sont pas parvenus à transporter à la fois le matériel de repérage et les conteneurs de kérosène additionnels nécessaires à un si long voyage. 


On a par ailleurs noté avec regret le manque de bases sur le territoire pouvant accueillir un tel avion, gênant dans le cas d'un chasseur à moteur unique. L'immensité du territoire semblait avoir pris les vikings un peu au dépourvu: "Nous avons d'importants problèmes de logistique, fit remarquer le Col. Soren Andersen, nous devons décider si ça vaut la peine d'envoyer des chasseurs au Groenland". C'est la fonte des neiges et l'accessibilité accrue du passage du nord-ouest qui fait entre autre du Pôle nord une région si convoitée. La semaine dernière d'ailleurs une compagnie américaine acceptait déjà des réservations en vue de la première croisière commerciale du passage dans quelques années, reliant l'Alaska au Groenland. Rivaux sur la ques- tion, ces trois pays restent néanmoins de grands alliés de manière générale, les trois par- ticipant d'ailleurs à l'annuel exercice militaire Nanook près du pôle.

New president or despot?

Turkey has a new president, seeking enhanced powers and promising to create a "new Turkey". But the new head of state elect is so familiar, after his latest in a string of electoral wins over more than a decade, his career now rivals that of the father of the nation, Kemal Ataturk. Critics have accused Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, who won the first direct presidential poll in a single round, with 52% of the vote, of only seeking to extend his constitutionally limited 12-year term as head of power by boost- ing the previously ceremonial role of president and keep leading the nation of 77 million with his unique brand of authoritarianism. 


While participation was high by European standards, it was the lowest in decades for Turkey, at 75%. But despite the renewed vote of confidence Erdogan has no lack of challenges at home, after facing pro- testers in the streets, a corruption scandal and charges of leading an Islamist agenda in the secular state. At a time Europe is struggling with the issue of wearing scarves in public institutions his government has allowed women to wear them in state universities and many public offices. A recent Pew poll found the public divided by his leadership, 48% approving and 48% disapproving. The country is in a uniquely strained geopolitical position, so close to crises in the Middle East. 


"We are closing the door on one era and we are now taking our first step to a new phase," Erdogan said after a bitterly fought campaign, "we will face down whoever threatens our national security". But opponents say the threat is from within as Erdogan cements his power with a new more powerful presidency. "The risk is that the whole system of checks and balances will be further weakened as he tries to experiment with this executive presidency, running state affairs from the palace and bringing everything to uncertain terri- tory," Wolfgango Piccoli of Teneo Intelligence told the Wall St Journal. 


An editorial in the Independent wondered whether the country wasn't "morphing into a Russian-style shell democracy" after a campaign in which the favourite, and expected winner, had 553 minutes of air- time, versus 3:45 minutes for his next two rivals. "It should be noted that Erdogan has made good use of alleged con- spiracy theories to ram through key changes, purging institutions if his opponents," said its editorial, warning the takeover of the presidency meant he could nominate members of the only institution left to challenge him, the Supreme Court, which over- turned his attempt to ban the use of social media. 


This week Erdogan chose foreign minister and close ally Ahmet Davutoglu to succeed him, a move analysts say enables him to retain control of the government as his party gears for a 2015 election it hopes will clear the way for a victory large enough to allow it to change the constitution, and the presidential powers with it. Some fear the economic growth responsible for boost- ing his popularity, some 5% annually, is showing signs of slipping, but lauded his efforts to move closer to Europe and the nation's Kurdish communities. Critics also point out the failures of the country's "zero problem with neighbors" foreign policy, notably its hardened line with Israel, which can count on few allies in the region. 


Turkey is a major strategic player in the region where it shares troubled borders with Iraq and Syria and is home to major Nato bases, but critics say it has done too much meddling in their internal affairs. Recently it was also threatened by the Isis terror group making in- roads in both those countries, which pledged to attack Turkey to restore the flow of water it says is impeded by the Ataturk dam and causing shortages downstream.

Entre les murs

Lorsque le Maroc a confirmé la construc- tion d'un mur grillagé à la frontière de l'Algérie, certains ont, avec raison, commencé à se demander jusqu'où irait la politique de cloisonnement si chère au royaume. En effet c'est loin d'être la première fois que Rabat tente d'éliminer de la sorte les menaces qui guettent les frontières occidentales du Maghreb. 

Le sud du pays est en fait constitué d'une série de murs, érigés dans les sables du désert, afin de repousser les intrusions du Front Polisario. Au nord, de doubles et triples murailles séparent les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla du reste du territoire marocain, celles-ci plutôt afin d'empêcher le débordement des immigrés tentant de rejoindre le vieux continent. Sans parler des enceintes qui cernent les nombreux palais de la couronne, parsemés à travers le pays. Les réactions au projet algérien sont à toutes les sauces à l'intérieur et à l'extérieur des parois de ce qui devient le grand labyrinthe de l'Afrique du nord. 

Déjà la série de murailles au sud, six en tout, a été tenue responsable du déchirement de plusieurs familles et communautés du Sahel. Plusieurs rejettent d'ailleurs la version officielle du dernier projet, ciblant, selon les versions, les clandestins ou les terroristes. "Moham- med VI joue à se faire peur, critique un quotidien algérien qui voit la raison du cloisonnement ailleurs. Le souverain marocain a pour crédo de brandir la carte de la menace de l'intégrité territoriale à chaque fois, écrit Mohammed Touati dans le magazine l'Expression, revenant sur le "mur de la honte" de 2700 km du sud. 

Immigration clandestine et contrebande seraient notamment les grandes raisons de ce projet dans une région du pays où, selon la chambre de commerce, "70% de l'économie" dépend de la contrebande. D'autant plus que certains, dont le professeur et rédacteur Zahreddine Taybi, doutent qu'un tel mur puisse être efficace contre le terrorisme, y voyant plutôt "un message codé destiné au voisin algérien, qui est plutôt d’ordre politique et diplomatique." Celui-ci confie à France 24 que "cette question a soulevé de nombreuses critiques parmi les observateurs des deux côtés de la frontière, car elle fait monter d’un cran la tension entre les deux pays et empêche tout rapprochement, alors que la frontière terrestre est fermée depuis 1994". 

Comme le mur du sud, celui-ci déchire déjà des communautés, également divisées dorénavant. On ac- cuse le gouvernement marocain de ne pas faire preuve d'assez de transparence sur la question. "Le gouvernement marocain n'a informé ni le gouvernement ni les institutions publiques afin d'éviter toute indignation" estime Chelib el-khayari, à la tête d'une association des droits de l'homme, ajoutant qu'il s'agit de mesures "illégales et inhumaines". L'annonce de l'érection d'un nouveau mur de cinq mètres couronné de barbelés à Melilla, où un grillage cerne déjà le territoire espagnol, avait également semé la consternation et provoqué la prise d'assaut récente de la communauté de 80000 habitants. 

La semaine dernière environ 1300 immigrants ont tenté de franchir le mur pour se retrouver à Melilla. La triple clôture déjà en place ne semble pas bien décourager les clandestins, qui la prennent d'assaut et parviennent souvent à la grimper pour se retrouver dans un centre de détention débordé. En février la garde civile avait été critiquée pour avoir tiré des balles à blanc vers des clandestins qui tentaient de contourner la clôture navale du territoire. Plusieurs ont péri en se noyant. Cette semaine Human Rights Watch a d'ailleurs exigé que l'Espagne mette fin au retour des immi- grants campés à Mellila et enquête sur les actes de la Guardia Civil, estimant que "le droit d'assurer la sécurité de ses frontières ne lui donne pas carte blanche afin de soumettre les immigrants à des abus".

Airlines looking at overflight zones, ebola crisis



They remain largely friendly and safe skies, but this has been a summer of challenges at over 15,000 feet. Add- ing to concerns follow- ing a series of crashes are new urgencies to prevent outbreak from flying across continents. To begin with it was bad enough Malaysian Air- lines had one missing plane, what were the odds of two destroyed aircrafts in a single year? What are the odds of a plane crash in general? 


The lottery-wild probabilities are, despite everything, still rela- tively unchanged in the aviation world after what seemed like a string of terrible disas- ters in July. The odds are still much greater some- thing will happen to someone going to or from the airport than in the air, where chances of dying are in the area of one in a million. Within a week of the crash of flight 17 over eastern Ukraine, in what in all likelihood was a terrible mistake by Ukraine's Russian-backed rebels, two more crashes made the summer the anni horribili of air travel. Yet passengers kept crowding the gates despite new US restric- tions on electronic equip- mentinplaceevenbeforethe incident. 


By then parts of the industry were already taking a hit, an attack on a terminal in Paki- stan destroying parts of the buildings and militias fighting over Tri- poli's airport destroying at least four planes an parts of the facilities. Disasters in the air however reached new heights for recent years, an Asiana Air plane crashing in Taiwan killing 48, that coun- try's worst air disaster in more than a decade, in ty- phoon-like weather. Days later an Air Algerie flight crashed killing all 116, blamed on another storm. It wasn't just the number of accidents, but the death toll, already double all of last year's. That last one was also weather-related, but the crash site, over an area of north Mali marked by insurgency violence, was another reason for the International Civil Aviation Organization to review overflight policies in the aviation industry. The flight 17 tragedy, which was followed by concern rebels had sifted through the crash site without securing it - in some cases removing items that belonged to the dead - re- minded flyers of the kind of airspace their jets can find themselves crossing. The fighting over Israel and Gaza prompted some airlines to temporarily suspend flights to and from Israel as rockets landed near Ben Gurion airport. 


The FAA prevents U.S. carriers from travelling over a number of countries, in- cluding Libya, Iraq and North Korea, but for now only warns planes about fly- ing over Syria, where some divertedflightsendedup.Itis felt their travelling altitude prevents them from being reached by weapons used in the area. In Ukraine, parts of which are now shunned by some international carriers, this reasoning proved to be a fatal mistake. But what were the odds a non-state group had such capacity? Observ- ers say this opens up a new pandora's box for a recover- ing air industry. "This is a totally new zone," business professor Joseph D'Cruz told CBC. 


"This is a totally new development that we have lethal weapons in the hands of very poorly organized terror groups". Or very well equipped rebels. The concern comes as the industry is re- bounding from a recession that came as air travel was digesting the aftermath of 9-11. In 2009 the industry suffered a $16 billion loss of revenue, one it turned around to a $10 billion gain last year. But as the overflight issue started being considered, air-safety officials agreeing to "urgently review" ways to improve flight safety over hot zones and set up a task force to "address the civil aviation and national security aspects of this challenge", another potential flashpoint emerged after an Ebola-carrying passenger made an international flight between Liberia and Nigeria,wherehediedofhis illness after coming in contact with a number of passengers, sparking health scares across borders. 


One day after the safety meeting on overflight zones in Montreal ICAO said it, along with the World Health Organization and IATA "considered passenger screen- ing revisions to the WHO document on travel and trans- port" considering the recent events. Soon after the CDC issued its first level 1 alert since the H1N1 outbreak and WHO declared an international health emergency on what is becoming the worst case in history of the outbreak which kills 50% of people infected, causing nearly 1000 deaths. WHO called for a coordinated re- sponse and while it did not call for travel bans it did rec- ommend exit and border screening in affected areas. Military quarantines were al- ready being enforced in Liberia and Sierra Leone, countries overwhelmed by the outbreak. 


By week's end Nigeria was itself declaring a state of emergency. The CDC has already recommended Americans not travel to West Africa. During the H1N1 out- break passengers had to fill up forms and report illnesses, as well as submit to fever screening at some airports during the outbreak. Some airlines didn't wait for health authorities to give them the signal, Air France and others asking passengers boarding flights in West Africa how they were feeling and where they had been. British Air- ways emulated regional air- lines by temporarily suspending flights to and from Liberia and Sierra Leone altogether. The fact two infected U.S. citizens were flown back home on special charter flights for treatment alone was enough to worry some Americans ebola had crossed over. The industry has made vast safety im- provements over the years, allowing passengers to survive a crash for instance. The Air France crash in Toronto in 2005, where all escaped unscathed, was largely to the credit of a fast-acting cabin crew. 


Planes also have new abilities to glide without power for longer periods, allowing them to reach safe harbor. Piche's miracle glide into the Acores a few years before comes to mind, as does the more recent Miracle on the Hudson. With modern times and new technology also come new challenges however, such as the increas- ing popularity of drones, which have led to growing reports of incidents near air- ports across North America. All things that keep aviation safety experts up at night. Meanwhile the conflict that brought down the Malaysian Airlines, the clash over Ukraine, may also make things more difficult for air- lines as Russia threatens to shut its airspace, the world's largest, to the airlines of countries slapping sanctions against Moscow. This could severely impact links be- tween Europe and Asia, but it would be an inconvenience and a matter of cost rather than security. And these days it's almost welcome.

Moving forward in Jakarta

It took awhile, and it usually does, but Indonesia took another major step away from the dark post-war dictatorship by electing a first candidate in a direct presidential vote with no ties to Suharto. Joko Widodo, known as Jokowi, the populist former mayor of Jakarta, also marked the first time since the 30-year dictatorship one popularly elected leader followed another, which doesn’t make his task of running the world’s most populous Muslim country any less daunting. 


Like his predecessor Jokowi will have to build a strong enough coalition to steer the archipelago of 250 mil- lion, and tackle recurring problems re- lated to infrastructure and corruption. Jokowi is aware of the challenges, saying he would “have more investment and also deliver in terms of infrastructure” in order to “get our economy growing”. 


On election night the former furniture business owner said the vote “will pave the way to build Indonesia to be an independent economy”. But he can only count on a minority in parliament, where in earlier elections his party just tallied 19% of the vote, a far cry from the 53% he won in the presidential contest in July. In addition the outsider status that made him popular also leaves him relatively inexperienced on large scale projects. An economy largely reliant on resource ex- ports will also have to develop its manufacturing base at a time it is being passed for neighbors like Malaysia and Singapore. 


The result is slipping growth, down to 5.4% from 6.5% in 2011, strong numbers by western standards but more modest by develop- ing standards. But luck may be on his side. Economists say the sluggish economy is showing signs of picking up just as Widodo formally takes power in October. Demand is rising for Indonesian products, notably in manufacturing, as shown by the 12% boost of these exports in June. In addition foreign direct investment was up nearly 17% in the second quarter. The numbers could continue improving with the right dose of reform, observers say. 


His image as an outsider and leader capable of getting things done during his tenures as major of Solo and much larger Jakarta has made Jokowi popular from the onset, especially against a former general running for a third time in the presidential vote. Prabowo Subianto left the race in the final stages, claiming irregularities, and said he did not recognize the vote. But observers found the vote was rather uneventful despite the challenges of setting up thousands of polling stations across the constellation of islands. Still the task ahead will not lack challenges with the limited representation of the president-elect’s party in the People’s Representative Council. 


“A narrow victory for Jokowi may not be sufficient to empower the newly elected president to carry out all of the desired reforms,” noted Kunar Kumal Kundu of Societe Generale. Still despite the challenge this poses, and Subianto’s decision to bring his claims to the constitutional court, observers say the election showed the country’s reformasi movement, ushered after the dictatorship, was well entrenched. 


“Prabowo is not the only candidate who had in the past contested the results of elections through the con- stitutional court,” wrote San- dra Hamid of the Asia Foundation. “But none has done so with actions and statements that can only be seen as systematic attempts to to delegitimize the entire democratic process. Despite these blows the electoral process re- mains intact and Indonesians have shown a strong belief in the system”. Not bad consider- ing Indonesians only started directly electing their president ten years ago. “Indonesia has made critical decisions to secure its democracy”, he adds.

Le menace d'Afrique de l'ouest

Un sommet africain sur le développement aux Etats-Unis a vite été débordé par les crises du jour, notamment dans la partie occidentale du continent, l’épidémie venant bousculer une rencontre qui devait mettre l’accent sur la sécurité et le développement. Car faut-il le rappeler, en Afrique les gouvernements de l’ouest du continent peinent déjà à contrôler la menace islamiste, qui s’étend du Tchad au Cameroun. Même au Nigéria, première puissance économique du continent dorénavant, les opérations militaires des unités spéciales dans le nord est du pays parviennent mal à limiter les dégâts, de nouveaux rapts de femmes ayant lieu depuis celui qui a semé la consternation internationale et reste sans solution. 


Ces familles dechirées ont depuis vu certain de leurs membres se suicider dans cette petite communauté, traumatisés par le chagrin. Le Nigéria est au coeur de la crise, mais loin d’être le seul gouvernement hanté par la men- ace contre “l’éducation à l’occidentale” que condamne le groupe. Au Cameroun, où plusieurs militants des Boko haram opèrent aussi, la femme du vice-premier ministre n’a pas échappé à l’emprise du groupe. Son mari a tout juste échappé aux griffes de la secte, aidé de ses gardes du corps. 


Au Tchad, autre pays à la frontière poreuse, le groupe n’a pas plus de peine à opérer que l’Eiil qui transige librement entre Syrie et Irak. Pour empêcher ces transfers le Tchad a mobilisé ses troupes à la frontière. Le pays, déjà actif militairement en République centrafricaine, a reçu de nouveaux avions militaires ukrainiens pour gonfler ses rangs. A la frontière du Cameroun, la première question qui se pose est celle du tracé, pas encore très défini entre les deux voisins, même si les troupes camerounaises ont connu un certain succès contre Boko Haram. 

De manière générale, la situation dans la région est alarmante selon le International Crisis Group, qui estime que le groupe est actif dans un coin où les pays sont “mal équippés pour combattre les islamistes radicaux” et où notamment la population se plaint de leur “gouvernement, la corruption, l’impunité et du sous-développement”, de manière même à gonfler les rangs des insurgés. 


L’autre pays frontalier, la Centrafrique, n’est pas plus rassurante selon l’Economist, ses camps de réfugiés étant des incubateurs de violence tandis que les armes disparaissent des stocks nationaux. L’arrivée de l’ebola dans la région ne fera rien pour aider des gouvernements déjà débordés par la crise. Une sécheresse sévit également dans la région, s’étendant du Niger à la Casamance. L’épidémie a pris d’assaut une conférence pan-africaine à Washington cette semaine qui devait, initialement, être un lieu de débats sur « l’agriculture, l’alimentation, l’électricité et l’énergie ». 


Les principaux intéressés, parmi les 40 chefs d’états invités, le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, et son homologue libérienne, Ellen Johnson temps d’aborder la question africaine “avec enthousiasme, même s’il s’agit d’un enthousiasme prudent”. Il ajoute qu’il “serait facile de se limiter aux statistiques de la misère et de conclure que le continent est sans espoir, mais une étude plus globale laisse entrevoir des pratiques qui permettent un optimisme considérable”. 


Notamment on y retrouve six des 10 économies les plus dynamiques au monde pour la période 2000-2010, souligne-t-il. Et le continent était celui qui a connu le taux de croissance le plus élevé en 2013, soit 5,6%. Les Etats-Unis se sont engagés à investir des milliards sur le continent, mais il faut croire que c’est à long terme. Comme le soulignait un auteur dans le Washington Post: “Ebola a infecté les sommet de Washington... il est difficile de rester concentré sur l’investissement direct quand une fièvre hémorragique se développe sans bornes!”

Nouveau boycott?

 Le mouvement pour le boycott des Jeux d'hiver en Russie en raison des politiques envers les homosexuels n'a pas eu l'effet escompté, c'est pourquoi les organisateurs du nouveau boycott, celui de la Coupe du monde de 2018, s'y prennent tôt. 


L'écrasement du vol 17 en Ukraine sera-t-il toujours frais dans la mémoire collective dans quelques années? Plusieurs groupes, notamment européens, exigent le transfert du prochain Mondial après l'écrasement de l'aéronef, sans doute abattu par des rebelles pro-russes formés et équipés par la Russie. 


L'invasion de la Crimée ayant eu lieu tout juste après l'organisation des jeux de Sotchi, les protestataires redoublent leurs efforts, jugeant les sanctions de divers pays insuffisantes. Mais il ne s'agit pas seulement de petite groupes de protestataires. 


En Allemagne, victorieuse au Brésil, des politiciens élèvent déjà leur voix contre le futur pays hôte. Aux Pays-bas, qui avec ses 193 victimes du vol 17 vivait son équivalent du 11 septembre, la fédération du foot entend revisiter la question "à un moment ultérieur". 


"Si de nouvelles sanctions sont imposées contre la Russie, si les relations avec l'ouest ne s'améliorent pas, le pire qui puisse se passer c'est le déménagement du tournoi vers un autre pays", fait remarquer l'analyste russe Dmitry Navosha. Peu probable, mais dans l'ambiance actuelle qui sait. 


La semaine dernière de nouvelles sanctions européennes et américaines étaient imposées contre la Russie, qui de son côté procédait à des tests de missiles qui selon Washington ignorent la réglementation internationale. Des voix similaires se sont élevées en Grande Bretagne, mais le premier ministre estime que le moment n'est pas encore venu. 


"Pas surprenant, étant de donné le comportement russe, que certains se posent la question cependant", estime tout de même le cabinet du premier ministre. Les appels au boycott suivent presque régulièrement l'organisation des grands événements, qui constituent souvent une projection politique d'ailleurs. 


La Chine a été condamnée pour sa politique tibétaine alors que le Brésil s'époumonait contre les coûts monstrueux associé à l'organisation de la Coupe du Monde. 


Un boycott du foot est plutôt rare. Dans les années 30 l'Uruguay a retenu ses joueurs pour protester contre le manque d'enthousiasme lors de son édition, quatre ans plus tôt. Le petit pays d'Amérique du sud a répété le geste quatre ans plus tard pour protester l'organisation de deux coupes consécutives en Europe.


Les pays peuvent choisir de faire ce que bon leur semble, mais du côté de la FIFA cependant, pas question de faire quelque boycott qu'il soit, d'autant plus qu'ils n'ont jamais réussi à régler quelque conflit que ce soit.


"L'histoire a montré jusque ici que le boycott des événements sportifs ou les politiques d'isolement ou de confrontation n'étaient pas les moyens les plus efficaces de résoudre les problème," déclare l'organization. La FIFA estime même que ces événements, plutôt lucratifs pour ses cadres en passant, "avec l'attention mondiale que cela suscite, peut être un puissant catalyseur en vue d'un dialogue constructif entre les peuples et les gouvernements, aidant ainsi à introduire des développements sociaux positifs". Malheureusement, Sotchi n'a pas, de ce point de vue, obtenu l'effet escompté non plus, côté dialogue russo-ukrainien.


Après un Brésil débuté dans la tourmente et avant des Coupes du Monde en Russie et au Qatar qui soulèvent déjà d'épineuses questions, le grand chef de la FIFA avait l'air soulagé de participer à l'ouverture de la Coupe féminine des moins de 20 ans au Canada cette semaine, un pays "bien calme" ou il semble se sentir "chez soi". "Voyons si vous pouvez faire venir la fameuse Coupe de Monde de la FIFA qui vient d'avoir lieu au Brésil chez vous", dit-il.


Le tournoi de cette année donne un avant goût de la Coupe du monde féminine qui sera disputée au Canada l'an prochain. Cette dernière n'est pas sans controverse non plus, certains groupes reprochant à la FIFA un certain machisme pour avoir accepté que l'hôte organise tant de compétition sur du gazon artificiel. Mais on n'en est pas encore venu au boycott.

Death toll rises from Mideast conflict


As is usually the case, the latest Mideast flare-up started with a small but symbolic act of violence, and quickly escalated. Two months after the collapse of peace talks between Israel and the Palestinians the abduction and killing of three Israeli teens in the West Bank has brought both sides to the brink of a new Intifada as news came out of the revenge burning death of a Palestinian. 


As investigators looked into the death of Gil-Ad Shaer, Naftali Fraenkel and Eyal Yifrah and an arrest was made in the killing of Palestinian Abu Khedair, the death toll from days of Israeli raids on Gaza rose into the hundreds, the Jewish state retaliating against the launching of hundreds of rockets from the thin band of territory on the Mediterrarean, some reaching as far as Haifa. Limiting the damage, Israelis were being protected by the so-called Iron Dome, an anti-missile umbrella credited for blasting dozens of the Palestinian rockets out of the sky. But by the end of the first week of violent exchanges Israel was also facing fire from Lebanon, the stronghold of Hezbollah, though Palestinian groups were suspected of being behind the attacks. Israel also returned rocket fire from Syria’s Golan Heights, and downed a drone which had originated in Gaza, an indication Hamas was trying to strike the Jewish state by different means. 


A former intermediator, Egypt, attempted to get both sides to hold their fire, but the ceasefire agree- ment, accepted by Israel, was rejected by a Hamas movement which no longer has an ally in Cairo, and protested it wasn’t considered a major player in negotiations. Initial mediation has rarely been successful. Hamas made its own proposal, offering a ten-year ceasefire if key border accesses were reopened and UN troops stationed to oversee them, in addition to seeking overflight restrictions and the release of Palestinian prisoners, but it was ignored altogether. 


After a short lull broken by more rocket firing, Israel car- ried on with its promise to “broaden the campaign” and moved troops into Gaza, its leaders vowing to demilitarize the strip home to 1.9 million cramped Palestinians. The death toll quickly tripled as IDF soldiers sought out the tunnels dug by Hamas to traffic weap- ons, topping some 800 victims this week, over 100 of them children among this young population. Israeli casualties, limited to one victim before the ground move, climbed to over 30, three times the amount of a longer previous incursion, as soldiers faced Hamas fighters better trained in urban warfare than they were in previous inter- ventions over the last decade. 


As the death toll climbed on both sides, the UN and world leaders, including U.S. offi- cials, warned the Jewish state against striking too hard at the Gaza strip, but Israeli PM Benjamin Netanyahu resisted international calls for an end to the operation, which the IDF claimed has killed over 200 “terrorists”. Former U.S. presi- dent Bill Clinton warned the Jewish state risked “isolation from world opinion”, which left the Israeli leadership largely un- moved. As a visiting Ban Ki-Moon called for both sides to engage in talks Netanyahu said Hamas represented the same threat as Al-Qaida, Boko Haram and Hezbollah, justify- ing his country’s stance against the Palestinian enclave. Its citizens meanwhile fled parts of the Gaza Strip coming under fire, some 100,000 by UN estimates. 


This week the UN warned Israel’s actions in the operation could amount to war crimes, but the world body also accused Hamas of hiding rocket launchers in populated areas. As the week ended a UN shelter was hit by an Israeli missile, killing 15 and drawing more condemnation. Even before the ground incursion UN high com- missioner Navi Pillay said he doubted the Israeli operation complied with international law. 


The UN says 77% of casu- alties in Gaza are civilian. A UN Security Council call for both sides to restore their previous ceasefire however remained un- heeded. While countries cau- tioned Israel about its response to the rocket fire, Netanyahu was coming under fire at home for being too moderate in his response initially, an accusation which cost the deputy defense minister his job. The Gaza incursion has so far not prevented continued rocket attacks against Israel, a rocket strike near Tel Aviv’s airport forcing a number of international airlines to can- cel their flights to Israel part of the week. Hamas hailed the in- terruptions, criticized by Israel, as a victory in its attempt to isolate the country. 


By the end of the week, with Israel vowing to intensify rather than limit its ac- tions, Obama pushed further frustrated diplomatic efforts.

Ottawa fête son Rouge et Noir

NPU Photo


Avec ses nouvelles estrades, ses nouveaux joueurs et son nouveau nom, difficile de ne pas s'embarquer dans la saison de football avec optimisme à Ottawa, ou un club n'avait pas foulé le sol depuis presque une décennie. Mais les amateurs d'un certain âge se souviennent que trop bien de l'histoire troublée du ballon ovale dans la capitale. 


Avec le coup d'envoi du Rouge et Noir, on en est au troisième club en une vingtaine d'années. Ottawa ne s'est pas rendu dans l'après-saison depuis 1994, une saison qui avait d'ailleurs, pour tout dire, été marquée par le repêchage d'un joueur décédé. Les Renegades qui avaient pris la relève des Rough Riders en 2002 n'ont connu que quatre petites saisons, toutes perdantes. 


Alors que la capitale semble avoir retrouvé le goût au sport depuis le retour des Sénateurs, l'arrivée du Fury au soccer, et du club qui doit ramener du baseball semi-pro en ville, est-elle prête à garder sa place dans la division Est de la Ligue canadienne pour de bon?  


Avec ce premier gain lors du premier match disputé au stade TD devant une salle comble (18-17), l'heure est à l'optimisme, mais on ne sait trop bien qu'une troisième prise serait fatale à l'avenir du sport à Ottawa. 


"La ville est très impliquée, le secteur privé, la ligue, fait remarquer le maire Jim Watson, saluant le partenariat public-privé qui a permis la reconstruction des estrades Sud du stade sur le canal, il est de notre intérêt collectif que nous travaillions très fort afin de réussir. Personne ne veut assister à un troisième échec parce que je ne suis pas sûr qu'il y ait de l'appétit pour tout reprendre une quatrième fois".  


Les premiers signes sont encourageants. Le propriétaire est du coin, soit celui du Fury et des 67 d'Ottawa du hockey junior, et avant même le coup d'envoi le Rouge er Noir comptait 17 000 abonnés. 


La ligue de manière générale se porte plutôt mieux également, plus de la moitié des stades était fraichement construits ou retapés (Hamilton inaugure également son nouveau domicile cette saison) alors que les contrats de télévision au Canada et aux Etats-Unis assurent une certaine stabilité financière.  Les joueurs pour leur part ont évité une grève en s'entendant sur une nouvelle convention collective juste avant le début de la saison.


Puis le système mis en place a permis au club d'expansion d'aller se chercher quelques étoiles, comme le quart vétéran Henry Burris, pour permettre aux amateurs de rêver à une présence dans l'après-saison dès le départ. Etant donné la faiblesse de la division (avec le premier gain Ottawa était premier avec une fiche de 1-2...), voilà qui n'est pas impossible.


Le dernier match d'après-saison disputé à Ottawa remonte à la Coupe Grey de 2004, entre Toronto et la Colombie-britannique, un événement planifié à l'origine pour célébrer le retour du football dans la capitale. L'équipe n'a joué qu'une saison par la suite.  


Avec l'entente d'expansion la grande finale devait cette année avoir lieu à Ottawa, mais les délais associés à la reconstruction d'une partie du stade on exigé que l'on déménage la finale à Vancouver. En revanche le club aura peut-être l'occasion de s'améliorer d'ici le prochain accueil de la Coupe Grey dans la capitale de manière à y participer.

UN leaves Libya amid new violence

In Libya the tyrant is dead, but what has taken his place? Observers fear Libya is a failed state in waiting, if only there were a state already in place to begin with. In a region in flames, between a Syria where the government is crushing its people and an Iraq trying to reclaim parts of its territory from radical Islamists, Libya stands out as being comparatively parcelled and leaderless. 


A patchwork of militia have been fighting for the spoils ever since Gadhafi’s ouster, making the country as a whole ungovernable and leaving its leaders under constant fire. Recently a female lawmaker of the outgo- ing government was killed, just the latest targeting of officials in the largely lawless country. This week Turkey considered removing its diplomatic staff, days after the UN removed its people and the regime considered calling on international support for the first time since Gadhafi’s ouster as the country faced a new wave of violence following recent elections. 


While the deadly Benghazi attack of the U.S. consulate made for great political fodder in America ahead of this fall’s mid-terms, in Libya itself it was a reminder of the chaotic state of affairs in the land once ruled with an iron fist. The city has hardly changed. Fighting there this week claimed a dozen new lives elevating the death toll in Libya over 50 in the last 10 days. In fact few weeks lead- ing up to and following recent elections went by without inci- dent in Libya, especially in the capital Tripoli, to various degrees threatening the people in power. And the instability seems to have only gotten worse since the vote. 


As a fierce battle raged between a militia holding Tripoli’s international airport and a rival Islamist faction, the government looked to the out- side for the first time to help re- solve its seemingly endless national division. The foreign minister travelled to the US seeking training for special teams to help protect both ports and airports. But the country's security needs are far greater. 


Planes, buildings, and the control tower were damaged in the fighting, the country finding it- self cut from the outside world. While hardly a day has gone by since the vote without attacks at various ends of the country, election day was no different as troops came under fire and many chose to remain at home as the country organized general polls in the parts of Libya they could actually be held. Three soldiers were killed in troubled Benghazi, the main city in the eastern part of the country where the rebels started their advance on the way to toppling Moammar Gadhafi in 2011. 


Islamist groups were suspected in the attack, being continuously targeted by a former rebel commander determined to eradicate them. Gunmen at- tacked polling stations in the West, forcing more than a dozen of them to be shut down. In some eastern cities overrun by Islamists, some of whom had joined the militia which had lead to Gadhafi’s overthrow, voting simply never took place. The violence in the streets may to some degree have reflected the divisions in parliament, where liberal and Islamist factions have clashed often, some- times grinding any lawmaking to a halt. 


The General National Congress being chosen was to replace the one elected in July 2012, the first free polls to be held in Libya since Gadhafi’s overthrow. But it was barely functional, being largely influenced by a patchwork of militia who have set up their own fiefdoms across the country. The crisis reached a critical point this winter when the legislature sought to prolong its mandate until the end of the year. The ensuing outrage, a rare and welcome sign of people power amid the gun violence, forced the politicians to hold polls in June. International ob- servers hoped the vote would help end years of turmoil in the oil-rich country, calling them “an important step in Libya’s transition towards stable democratic governance,” but it may only have been wishful thinking as in their midst came yet an- other sign of the violence wracking the country. 


Prominent human rights law- yer Salwa Bougaighis, an out- spoken critic of Islamists who was also active in the uprising against Gadhafi, was attacked and killed by masked men armed with guns and knives in the compound of Benghazi where she lived. In a city of compounds, such as the U.S. ambassador’s, this is almost be- coming commonplace, groups targeting everything from judges and civic leaders to clerics. 


Sadly militias have only be- come more brazen over the last year, an armed group going so far as to briefly abduct the prime minister in October. Earlier this year another group tried to sell a stolen oil tanker but was intercepted by Navy Seals. Has Libya become the Wild West of the Middle East?

On voit rouge au nord du 65e

Il prenait peu de place dans le port de Stockholm à l’ombre du gigantesque musée Vasa, abritant le titanesque navire qui ne fit à peine plus de 1000 mètres avant de sombrer sous l’eau en 1628. Mais pendant des années lors de la guerre froide le sous-marin russe sut captiver l’imaginaire suédois et causer des sueurs, comme se doit la température de ces eaux, froides. Le pays était officiellement neutre durant le duel figé entre est et ouest, mais lorsqu’en 1981 un de ces vaisseaux, style Whiskey, s’échoua sur la cote sud du pays, les tensions russo-suédoises atteignirent leur comble. 


Depuis un vaisseau fut amarré près du musée à Djurgarden, un clin d’oeil moqueur, mais l’ère dont il faisait le rappel est-elle vraiment révolue? Le septentrion vit des heures craintives alors que la Russie gronde toujours après avoir annexé la Crimée. L'écrasement d'un aéronef de la Malaysian Airlines, sans doute causé par le tir de séparatistes pro-russes en Ukraine équipés et formés par des militaires russes, n'a qu'envenimé davantage la situation, Kiev et Moscou s'accusant mutuellement d'être responsable du drame qui a fait 298 victimes et rappelé la nature mondiale du conflit. Spectatrices distantes mais intéressées, les capitales scandinaves repensent leurs relations avec Moscou. Depuis 20 ans la Suède et la Finlande ont tissé des liens de plus en plus étroits avec l’Otan, participant à plusieurs exercices dans le cadre du partenariat pour la paix avec des pays non-alignés. Suédois et Finlandais, notamment, lorgnent dorénavant vers l’alliance depuis le début des hostilités entre Moscou et Kiev. 


Ce printemps Moscou a servi un avertissement aux deux capitales, mais l’entrée en jeu d’un premier ministre de droite à Helsinki qui a longtemps prôné l’appartenance du pays à l’Otan pourrait multiplier les efforts dans ce sens, du moins à plus long terme. “Nous n’allons pas (dans l’immédiat) formuler d’approche concernant l’Otan, l’Union européenne, l’Osce ou le conseil de l’Europe, a fait savoir le nouveau chef de gouvernement, Alexander Stubb, à ce moment ci nous soulignons le besoin de continuité de la politique extérieure, mais en même temps il est sûr que nous devons prendre acte des conflits aux frontières de l’Europe”. 


Une frontière, la Finlande en partage toute une, de plus de 1000km, avec la Russie et elle semble se rapprocher d’une position plus ferme, soit celle de la Norvège, qui aux abords du cercle polaire partage quelques centaines de kilomètres avec la Russie. Membre de l’Otan, la Norvège n’a jamais hésité à rappeler la menace rouge au nord du 65e parallèle. Les pas finlandais en ce sens sont en- core timides car la résistance viking au changement reste bien ancrée, des rangs de l’opposition à la présidence. “Stubb est tellement pro-Otan et à droite qu’il est somme toute un radical, un faucon de l’alliance,” fustige Timo Soini du parti Perrusuomalaiset. 


Le secteur de la défense anticipe avec trépidation une augmentation des dépenses, et on pourrait en dire de même à Stockholm. En Suède, la coalition de droite au pouvoir a fait savoir qu’elle renforcerait la défense, afin de faire gonfler à coup de 5,5 milliards de couronnes par année des dépenses coupées de moitié depuis la guerre froide. Le petit pays scandinave a un des secteurs militaires les plus dynamiques d’Europe et entend passer aux actes d’autant plus que la Russie a fait savoir qu’elle renforcerait sa présence dans la Baltique afin d’assurer la protection de l’oléoduc Nord Stream. Voilà qui avait de quoi rappeler d’anciens sou- venirs. Les réactions ne sont donc pas toutes reliées au conflit ukrainien, Moscou ayant également fait sonner l’alarme l’an dernier lorsque deux de ses bombardiers ont survolé la frontière suédoise. Alors que le ministre des affaires extérieures Carl Bildt a tenté de calmer le jeu à propos de cet incident, il ne s’est pas gêné de qualifier certaines déclarations plus récentes de Russie d’“intimidation propre à la guerre froide”. 


Provocateur, un conseiller de Poutine avait fait savoir que des gestes “russophobes” comme celui de rejoindre l’Otan pourraient lancer une troisième guerre mondiale. “Nous avons besoin de réduire les tensions et résoudre la crise en Ukraine, a fait savoir le diplomate suédois. La Russie doit s’engager à trouver des solutions et cesser d’utiliser ce genre de langage à l’endroit de ses voisins”. 


Alors que les pays en bordure de la Russie augmentent leurs patrouilles et multiplient les exercices avec l’Otan, le ministre de la défense finlandais Carl Haglund faisait remarquer l’ironie de l’affaire. “La crise a accéléré les négociations en Finlande et en Suède pour rejoindre l’Otan”, soit “la dernière chose que les Russes souhaitent”. Pour Jan Joel Andersson de l’institut suédois des affaires internationales, il est grand temps de rejoindre les rangs de l’alliance. “L’annexation de la Crimée a fondamentalement renversé la donne sur la sécurité européenne dans l’ère actuelle, écrit-il. Ces pays sont considérés des candidats de choix depuis beaucoup trop longtemps”. 


Mais d'autres ne partagent pas le même avis et font remarquer que cette décision pourrait, pour la Finlande du moins, avoir des conséquences coûteuses, étant donnés les importants échanges commerciaux avec le voisin russe, sans parler du ravitaillement en gaz dans un pays polaire, la question faisant déjà frémir plus au sud. 


Par ailleurs, alors que quelques pages Facebook donnent 2000 appuis en faveur de l'idée de rejoindre l'Otan dans chaque pays, les sondages sont plutôt timides, à peine un tiers des Finlandais proprement sondés ayant affiché un appui clair. La poursuite des échanges de tirs entre l'Ukraine et la Russie ne fait rien pour rassurer les Scandinaves, et selon le secrétaire général de l'Otan Anders Rasmussen, leur adhésion se ferait sans délai. "Il n'y a aucun doute que si la Suède et la Finlande décidaient de faire applica- tion, ils seraient acceptés et les pourparlers d'accession seraient faciles et courts".

Drama on the high seas

As the Carnival cruise ship entered the home stretch and neared the Florida Keys, a US Coast Guard plane's appearance signalled a familiar story of human tragedy unfolding. 


The sight of about thirty men and women on a makeshift vessel too small for them and taking on water is only too familiar, especially this time of year, be- tween Cuba and the Keys, some 90 miles apart. Sure it's hurricane season, and the waters are shark infested, but the weather usually isn't as bad as in the Winter. 


So this is when many try to launch their desperate attempt to reach US shores. Despite a different leader on the island nation and slightly improving relations with Washington, the desperate still attempt this tragic and often perilous journey. The fine early July weather didn't make things any easier for the passengers of the inflated raft, visibly exhausted and dehydrated after spending days on the water trying to reach Florida. If they make it they can stay, if not, they are returned home. Despite knowing this full well, they beamed, waved to the hundreds of passengers watching them float next to the cruise ship and hugged each other. They had had enough of this Caribbean odyssey. 


Like the witness of a hit and run, the ship was instructed to wait until the authorities came, in this case a Coast Guard ship used to the drill, which took just under an hour to reach the site, about midway between Cuba and Key West in international waters. By the time the Charles Sexton made its appearance the Carnival Freedom had come to a complete stop and its staff had lowered food in buckets and tossed bottled water to the wary mi- grants. On the American ship there was a mixture of shock and pride with the sight of men in uniform coming to the aid of the poor and wary on July the 4th. 


"They are get- ting their freedom on independence day" said one passenger as the crowd applauded the staff's actions. But troubling to some was that the first act of the crew was to provide life jackets to all passengers, a signal they would not be brought onboard and sheltered right away, a standard procedure. A security guard there to make sure the gawkers, soon three deep, didn't tip overboard trying to take a photo on their cellphones, said in the six months he'd been on the ship he hadn't seen a res- cue like this, but had heard many stories of migrants in distress helped by passing cruise liners. 


This in fact was at least the fourth incident of the sort involving Carnival in the last year. Meanwhile the Cayman islands, just south of where the incident occurred, have been dealing with a steady stream of migrants, 33 of them spotted off- shore on the same day as the Carnival rescue. It was the third boatload of Cuban migrants to pass through the islands during that month, according to a local newspaper. A member of the entertainment staff said those incidents are more and more frequent as migrants hope to get picked up by cruise ships, pointing out not all will necessarily be re- turned home. But most will. 


One woman was in tears as a Vietnam Vet said what was on the minds of many: "It's quite different to see this on TV and in real life". On the vessel the survivors passed around the lowered food, hamburgers and other meals, some, clearly dehydrated, remaining on the water-soaked bottom of the vessel, appear- ing too weak to move much. A pump cleared some of the accumulated water on the makeshift craft before the Sexton's zodiac made a first of a series of trips to remove the migrants half a dozen at a time. Many waved to the onlookers as the passengers applauded. 


There was a gulf separating the people in the craft - apparently made of assembled floaters held together by a few layers of tarp - and the passengers three decks above, capturing their agony with expensive smart phones, some sipping red wine as they awaited their late seating in the Chic restaurant on the final night be- fore the return to Fort Lauderdale. This was obvious even to Texas representative Matt Schaefer, who called the experience hum- bling when he later spoke to local media. “We were out in the middle of the ocean where you have essentially a cruise ship which represents the economic prosperity of the United States next to this little raft [that was] crowded, full of people, out in the middle of the ocean, trying to get to freedom,” he said. 


By the time the sun set the zodiac made a last journey and the passengers reflected on the afternoon's dramatic end. "Until you leave the country you don't realize how blessed you are," one said as the cruise ship's engines roared back to life. The incident was rather symbolic on an Independence day marked by a number of protests across the US against the Obama ad- ministration's immigration policies. The incident on the high seas hardly caused a blip and did not delay the ship's scheduled return to home port.


En Corse, la fin?

Si des groupes comme ETA et Sinn Fein peuvent baisser les armes, et la paix se dessiner de la Colombie aux Philippines, n’est-il pas grand temps de mettre fin à la lutte armée sur l’île de l’empereur? Après près de quarante ans de violences sur l’île de beauté et environ 10000 attentats, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) semble en avoir assez, annonçant en juin l’abandon de la lutte armée et l’enclenchement d’un processus de démilitarisation pour prendre une voie proprement politique. 


Les affiches de Sinn Fein dans les rues irlandaises le mois précédent y ont peut-être été pour quelquechose. Pourtant on n’en était pas à la première promesse de pacification du groupe qui prit les armes en 1976 lorsque pas moins d’une vingtaine d’engins explosifs ont frappé Ajaccio, Bastia, Sartène, Porto-Vecchio et quelques autre municipalités. Il y a deux ans seulement, le groupe montrait encore ses dents, étant à l’origine de trois séries d’attentats visant des résidences ou des immeubles publics. Mais la férocité des guerres intestines entre nationalistes, notamment lors des années 90 - marquées par l’assassinat du Préfet Erignac - était comparable à celle associée aux actes commis contre l’état français, le groupe se disant regretter “le coût humain au sein de l’engagement au sein de la lutte nationale” qui ne se résume qu’à un mot: “ex- orbitant”. 


“Pour notre part, sans préalable et sans équivoque aucune, notre organisation a décidé unilatéralement d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité”, peut-on lire dans un communiqué de 14 pages. “Dès la parution de notre communiqué, nous récusons par avance toute paternité d’actions militaires sur le territoire corse et français”. Le groupe se dit poursuivre dorénavant “l’instauration d’un nouveau statut négocié avec l’Etat français”, ainsi que le “règlement de la question des prisonniers et recherchés politiques... Il est temps de passer à une phase nouvelle : celle d’une construction d’une force politique pour gouverner la Corse et la conduire à l’indépendance”. 


Du FLQ, les forces en présence veulent ériger leur Parti Québécois. Mais le groupe parviendra-t-il à contrôler ses militants? Quelques jours plus tôt à peine les autorités posaient le grappin sur cinq individus coupables d’avoir mitraillé une caserne de gendarmerie de Bastia. “C’est tard mais c’est bien et il était temps parce que ça fait 38ans que ça dure avec son cortège de malheur de toute nature, déclara Dominique Bucchini, président de l’Assemblée de Corse, après la diffusion du communiqué, c’est mieux pour la démocratie fondamentalement”. 


Après tout, si en fin de compte un geste pacifique comme celui du référendum écossais mène à l’indépendance, ce qui est peu probable mais pas impossible, ne faut-il pas y voir là la voie à suivre? “Si le FLNC a vraiment décidé de baisser les armes alors c’est vraiment la fin du terrorisme en Corse," estime Gilbert Thiel, un procureur au procès de plusieurs membres du groupe à travers les années. Mais le geste pourrait très bien ne pas mettre fin à la violence sur l’île. 


”Il faut espérer que l’annonce ne provoquera pas la formation d’une aile encore plus radicale, comme on l’a vu lors du processus nord irlandais", dit-il. Même crainte du politicien socialiste Vincent Carlotti pour qui: “l’avenir nous dira rapidement si , comme cela a pu se produire ailleurs, en Irlande du Nord ou au Pays Basque, une frange radicale se désolidarise de cette démarche: il faut espérer que cela ne se produira pas et qu’une chance sera ainsi accordée de trouver une issue politique favorable au règlement de la question corse.” 


Il se demande par ailleurs si la faiblesse de la présidence actuelle sera une embûche à la formulation d’une entente sur le statut, notamment constitutionnel, de l’île. Puis ce dernier rappelle les autres crises qui guettent toujours l’île, malgré la “bonne nouvelle” du geste, puisque il “ne signifie pas pour autant la fin de la violence en Corse, car le banditisme, qui fait depuis longtemps bien plus de dégâts que les attentats commis par les clandestins, continue à faire des ravages.”

Hong Kong contre le Goliath de Pékin

Avec ses 7,5 millions d’habitants, Hong Kong se perd comme une goutte au fond de l’océan chinois, ce qui n’empêche pas l’ancien territoire britannique, à présent région administrative spéciale, de manifester ouvertement contre l’emprise grandissante de Pékin sur ses possessions et ses citoyens. 


Le jour de l’anniversaire de la rétrocession du territoire à la Chine ils étaient un demi million à manifester. Un mois plus tôt, 4 juin, alors que le reste de l’immense empire du milieu gardait le silence, des dizaines de milliers osaient même se rassembler sans crainte pour marquer le 25e anniversaire du massacre de Tian An Men. Une provocation plutôt osée pourrait-on le penser. Mais pourront-ils encore ainsi se prononcer au nez et à la barbe des autorités centrales dans quelques années? 


La transition qui a commencé avec l’abaissement de l’Union Jack en 1997, qui doit avoir lieu en l’espace de 50 ans, est matière à inquiétude chez les citoyens affairés et empilés entre les tours démesurées de ce pôle financier. Et lorsque les autorités centrales ont voulu rappeler la place de Hong Kong au sein de la puissante Chine, la réaction a été vive et sans équivoque. La publication d’un “livre blanc” dans lequel Pékin soulignait les limites de l’autonomie a aussitôt précipité les citoyens du territoire aux urnes, quelques 800,000 participant à un référendum, jugé “illégal" par les autorités centrales, sur le mode de désignation du prochain chef de l’exécutif. 


La Chine prévoit que celui-ci sera choisi en 2017, mais parmi des candidats désignés, donc “nationalistes” et approuvés par le régime de Pékin. Dans ce document, les autorités rappelaient que “le niveau élevé d’autonomie de la région administrative de Hong Kong ne représente ni une autonomie complète ni un pouvoir décentralisé... Il s’agit du pouvoir de gérer des affaires locales avec l’aval de la direction centrale”. 


Plusieurs milliers d’électeurs se sont ainsi déplacés vers les urnes pour exercer un privilège qui pourrait leur être retiré, celui de voter librement, lors d’un scrutin interdit ridiculisé par la presse officielle chinoise, le qualifiant de “blague”. “Non seulement le livre blanc a piqué les résidents au vif, fait remarquer le Hong Kong Economic Journal, mais il a aussi poussé les juristes à la rue (pour) manifester.” 


Pékin, dans son livre, fait également mention des juges à titre de membres de l’administration, une désignation qui selon eux bafoue le principe d’indépendance du judiciaire. Selon Michael DeGolyer, directeur de projet à l’Université baptiste de Hong Kong “il est très clair, si on lit les sondages, que les gens qui participent à ce référendum le font en réaction au livre blanc, ils y voient une menace à la loi, dit-il au Guardian. Ce n’est pas négocier sur la base d’un pays deux systèmes (formule de Deng Xiaoping), c’est le démolir”. 


Le mouvement à l’origine de la mobilisation Hong Kongaise, Occupy Central, redouble les efforts depuis, prévoyant d’importantes mobilisations pour perturber les activités du quartier des affaires de Central si Pékin ne permet pas une plus grande autonomie. La police locale compte être prête en cas de choc, des exercices ayant lieu à l’approche du scrutin. 


Les craintes que le mouvement ne dégénère et gène les affaires du territoire ont été assez fortes pour faire paraitre un avertissement de la part des autorités bancaires. En attendant le résultat du vote des spécialistes de la toile rapportaient des cyber-attaques sans précédent. Selon la firme américaine CouldFlare, dont le rôle est de prévenir ces attaques, l’offensive, sans doute reliée à des intérêts chinois, est “unique et sophistiquée”. Mais Hong Kong peut peut-être compter sur un allié. Macao, autre région spéciale, prévoit possiblement initier son propre référendum. Le territoire a dépassé la Suisse cette année pour devenir le 4e état le plus riche de la planête.



L'Angleterre sortie

Ouf, il a finalement eu lieu ce coup d'envoi du Mondial après des semaines de manifestations et de grèves, mais le Brésil n'est pas au bout de ses peines car les grévistes qui cherchent a faire du mois magique leur scène de plaidoyers promettent de revenir a la charge si leurs voeux ne sont pas exaucés.  


D'ailleurs à quelques heures des cérémonies officielles la police envoyait un nuage de gaz lacrymogène dans le ciel de Sao Paulo pour disperser les manifestants qui tenaient à se faire entendre, un scénario qui allait se répéter pendant la compétition.


La période préparative menant au coup d'envoi a été tellement chargée d'émotions et de bouleversements, de la construction tardive et maladroite des stades dispendieux aux mouvements sociaux contre cette fête démesurée que certains Brésiliens appuient leurs rivaux argentins! Les deux pays se disputent le titre de favori, la troupe de Messi se mesurant à celle d'Oscar et de Neymar.  


Ce premier s'est vite affiché, marquant les deux premiers buts de son pays (si on exclut le but accidentel qui a parti le bal) vers un gains de 3-1 contre les Croates. Les cris contre la corruption n'ont pas tardé à devenir des petits carnavals de liesse dans les rues de la métropole et du pays. Mais le match n'a pas fait que des heureux, plusieurs observateurs déplorant l'arbitrage intransigeant, qui aura entre autre donné un pénalty douteux au club local.


Oscar a également inscrit son premier but lors de la rencontre, tout comme Messi au départ club club argentin, vers un gain de 2-1 contre la Bosnie. Mais en tant qu'étoile Muller a surpassé les attentes et calmé les inquiétudes allemandes à propos de l'offensive, inscrivant un tour du chapeau dans un gain de 4-0 contre le Portugal. C'était le deuxième Mondial de suite lancé par un tel effort offensif par la Mannschaft, et cette fois l'adversaire était plus redoutable que les kangourous. 


Pour Ronaldo, c'était se plier peut-être au mauvais sort qui veille le gagnant du prestigieux ballon d'or, l'échec initial rappelant les ratés des Messi, Platini et tant d'autres qui au cours de la longue histoire du sport n'ont pu faire mieux lors des Mondiaux qui ont suivi.


Le Brésil dut cependant se satisfaire d'une nulle 0-0 contre le Mexique par la suite, un rare bémol dans ce tournoi qui a commencé avec le plus de buts par match en 44 ans (49 buts en 17 rencontres, six d'entre elles marquées par une revirement de situation). Depuis 1930 le Brésil a inscrit 10% des 2,200 buts et quelques en Coupe du monde. Mais rien pour battre le prodige nommé Ochoa.


Pendant ce temps les champions en titre du Mondial et de l'euro (les deux derniers) effectuaient, tout comme leurs confrères ibériques, une entrée catastrophique puis une sortie précipitée, perdant contre leurs adversaire de finale de 2010, les Pays-bas, 5-1 et le Chili 2-0.


Ailleurs les chroniqueurs tentaient déjà de limiter les attentes en France et en Angleterre, pas moins passionnés que les confrères latinos, mais à entendre les scribes, sûrs d'être déçus. Pourtant les bleus sont bien partis, deux buts de Benzema dirigeant la France vers un gain de 3-0 contre le Honduras. Les appels à la retenue ont été immédiats, l'adversaire ayant été de petite taille.


Les Anglais ont été moins fortunés, tombant sur les Italiens dès le départ, et battus 2-1. Le résultat contre l'Uruguay a été le même en raison des deux buts de Suarez, sortant les britanniques en début de tournoi.


Les Britanniques n'aiment pas la chaleur, faisait remarquer un chroniqueur en veille d'une partie monstre disputée contre l'Italie à Manaus, une ville de deux millions perdue au coeur de l'Amazonie que l'on rejoint par bateau ou par avion. 


Alors que les Britanniques regrettaient le choix du site à cause du climat, les critiques condamnent la construction du stade de 42000 places, à 4500 kilomètres de Rio, à cause de son isolement et son manque de club, qui le condamne à l'abandon après juillet.  


Des problèmes pour plus tard faut-il croire. En attendant La Seleçao a obtenu le départ espéré, avec cette sévère correction contre la Croatie du moins, les organisateurs espérant que la magie du sport enveloppera les arènes et mettra fin aux protestations.  


Comment en est-on venu à une telle crise de foi dans le temple du foot? Il faut dire que faire exploser le budget à 11 milliards s'est avéré plutôt difficile à avaler dans un pays en voie de développement ou un gouffre sépare les riches des pauvres.  


C'est sans parler des travailleurs qui ont péri lors des constructions, la politique de pacification plutôt musclée des favelas et le fait que le Brésil va reprendre le tout lors des Jeux Olympiques dans deux ans.

Iraq in flames

That Iraq’s latest elections, the first since the American withdrawal, managed to take place and be relatively free, giving prime minister Nouri al-Maliki a third consecutive term, seems to matter little now that the country is being overrun by insurgents and faces its greatest crisis since the war. And efforts to stem the flow of attackers could make for strange bedfellows. Islamic militants who have been making gains since the beginning of the year are now threat- ening Baghdad after capturing the country’s second largest city of Mosul, prompting al-Maliki to declare a state of emergency days into his new mandate. 


Soon other cities of the north, Tikrit and Tal Afar, were in the cross- hairs amid evidence of war crimes, while the Kurds took control of Kirkuk to ensure the sort of security the national army has been incapable of providing, in effect breaking up the country into three distinct albeit fluctuating zones. Is this the fu- ture of Iraq? “The whole of Kirkuk has fallen into the hands of peshmerga [Kurdish soldiers],” peshmerga spokesman Jabbar Yawar told the In- dependent. “No Iraqi army remains in Kirkuk.” 


Early indications are that the U.S.-trained and equipped military fled rather than try to face the enemy, leaving the country fractured as Washington considers the extent of any intervention, years after its troops left the country. While officials insisted Baghdad had to foster reconciliation and inclusivity to obtain much-needed help, many blaming al-Maliki for deepening sectarian divisions, there was a realization allies had to act quickly to prevent ISIS from reaching the capital. And "allies" may be taking a brand new definition under the cir- cumstances. 


These are the latest battlefield successes by the breakaway al-Qaida group Islamic State of Iraq and the Levant (and Syria), which pre- viously grabbed hold of the symbolic city of Fallujah, which it still controls, and continued its steady march in sunni regions of the country. "Iraq is undergoing a difficult state," a slightly understating prime minister said, calling on the government to unite "to confront this vicious attack." 


Others didn't wait for officials to give orders, a powerful Shia cleric summoning the faithful to take up arms against the attackers. But the reaction of the local populations may have as- sisted ISIS' progression in the north, especially in Mosul, where it was outnumbered anywhere from 5-1 to 10-1 by Iraqi forces. Iraq's sharp sectarian divisions played no small part in this, according to an analysis by Stratfor. "This success undoubtedly has much to do with local forces and tribes who have either facili- tated ISIS or elected not to fight the group's incursion into Mosul," it writes. "In a city of almost 2 million, had ISIS received no local sympathy, it would have been unable to rout the Iraqi forces in the area with only 1,000 to 2,000 fighters. Social media contains several reports of local Sunnis welcoming ISIS forces." 


Faced with Iraq's greatest threat since the withdrawal of U.S. troops, President Obama turned down bringing back boots on the ground but other- wise said he was open to "all options", notably air strikes, to prevent a situation reminiscent of the Taleban assault on Af- ghanistan in the 1990s. This week Obama said he was bringing military assets into the region "for targeted mili- tary action if necessary". But some boots were already hitting the pavement as special units were being sent in to prepare for possible evacuations of U.S. citizens, joined by military advisors to turn ISIS's tide. 


By the beginning of the week, the fighting was at the door of the capital. Maliki fired senior military staff for failing to prevent ISIS' stun- ning gains. To some analysts, including Concordia Univer- sity's Henry Habib, the group's move in Iraq marks no less than "the beginning of an earthquake" with repercus- sions felt across the region, and possible implications for Western allies such as Jordan and Turkey. In the meantime the offensive made worse an already alarming refugee situ- ation, some 800,000 being dis- placed from the violence, in a region already dealing with the movement of nearly 3 mil- lion Syrian refugees. 


Like the country itself, divided by sec- tarian strife, the government is fractious at best, al-Maliki's bloc managing a mere 92 of the parliament's 328 seats and fostering much resentment amid the coun- try's sunnis, who accuse him of dis- crimination while regretting his close ties to Iran. In fact as ISIS made battlefield gains, Maliki refrained from calling on the assistance of sunnis and Kurds and fondly considered the former enemy's offer to intervene in Iraq in support of the shaky Shia leadership. Iranian President Hassan Rouhani said his country could intervene to combat “the violence and ter- rorism of ISIS”. 


In fact Sec. of State John Kerry said he was ready to listen to Tehran's pos- sible support of efforts to fight the insurgents, but while both countries share the same im- mediate goal of stopping the insurgents, differences across the board remained. Still the possibility of talks represented a remarkable turn of events, and it wasn't the only curiosity to arise from the crisis, showing its sweeping regional implications. Syria meanwhile shared intelligence with Baghdad on the insurgent group, whose offensive is forging strange alliances, Damascus coordina- ting offensives with Baghdad by fear the armor and weapons captured from fleeing Iraqi forces could be used against the Syrian regime. 


The confluence of interests between Washington, Baghdad, Tehran and Damascus, was nothing short of dizzying. But the Iraq crisis is further deepening domestic fault lines, the ruling coalition in power being able to count on the support of the country's southern and eastern regions, while confronting discontent in parts of the north, like Mosul, and west, sunni strongholds often exploited by militants who are emboldened by the country's sectarian strife. The Kurds meanwhile have doubled up on efforts to assert their autonomy, their grab on Kirkuk and its area coming as the autonomous government pursues its own oil shipments directly with a foreign country, Turkey, in a move most unwel- come in Baghdad. 


The Mosul attack "is a disaster by any standard," opined parliamen- tary speaker Osama al-Nujaifi. "The presence of these terror- ist groups in this vast province... Threatens not just the security and the unity of Iraq but the whole Middle East". Geography has lots to do with that. Not only is violence in the north worrying neighbor Turkey, which is already keeping an eye on the Kurds and prefers stability at its borders, but it makes border crossings into Syria even more porous, feeding the islamic insurgency there. The Islamic State group is also a fierce ac- tor in the fight to topple Assad's regime but isn't wor- ried about catching many civilians in the crossfire in the process. 


In fact ISIS' ruthlessness and battlefield successes at any cost have made it a mag- net for jihadists, and their leader Abu Bakr al-Baghdadi one of the world's most dan- gerous men according to Kamran Bokhari, co-author of the recent book Political Islam in the Age of Democratiza- tion. "He's been able to prove himself on the battlefield," he says of al-Baghdadi. Meanwhile evidence of sectarian strife came to light with the ISIS offensive, the death of 44 sunni inmates during the at- tack of a police station being blamed not on ISIS but Shia militia.

Peace for Colombia?

By re-electing Juan Manuel Santos as president Colombians embraced the peace talks he set in motion to end decades of bloody guerilla warfare, but can he deliver on a promise to deliver peace with the rebels? And at what price? 


After a first electoral round during which he came second to rival Oscar Ivan Zuluaga, the candidate backed by former president Alvaro Uribe, Santos announced he had started peace negotiations with the group so far kept out of the 18-month-old peace drive, the National Liberation Army (ELN), an announcement critics called premature or plain political maneuvering. 


Did it have any role in giving him the endorsement of the second round, in which he soundly defeated Zuluaga with 51% of the vote? His opponent accused Santos of selling out by launching the slow-paced negotiations, and vowed to bring the talks to an end unless the Revolutionary Armed Forces of Colombia (FARC) made more concessions and ceased hostilities altogether, a move some called effectively killing the peace process. 


The group still has some 7,000 to 10,000 active guerillas in jungle areas. Santos said the result showed the country's citizens had enough of the bloody conflict which claimed some 200,000 lives and was ready to embrace peace. "This is the end of more than 50 years of violence in our country and it is the beginning of a Colombia with more justice and social inclusion," he said on election night, adding that in order to reach peace he would "dedicate all my energies and all the energies of my government". 


Though he quickly admitted, reaching his goal "won't be easy", in part because the opposition could try to block his way in the legislature. But key to Santos' second-round win was rallying leftist forces and independents against the right-wing candidate. "To those who supported me be- cause they support peace, I take that backing as an immense challenge," Santos said. "We will not fail you." 


To some observers the vote was less about the peace drive than a referendum on Uribe's previous administrations, synonymous with corruption for its detractors. "Even skeptics of the peace process voted with Santos," Michael Shifter, president of the Inter-American Dialogue think tank, told AP. "They didn't want to go back to Uribe-style politics." 


The peace talks are hardly a done deal, agreements progressing on land reform and the rebels' political future, but still lack- ing with regards to the rights of victims and the disarmament of the rebels. Soon after Zuluaga congratulated Santos, he declared "the struggle will continue,"and Uribe accused Santos of buying votes during the campaign and using FARC “terrorists” to intimidate Colombians into backing him. 


Conservatives have touched a nerve by criticizing the government of letting the guerillas get away with impunity after years of bloody conflict. High crime and unemployment also ranked high among Colombians' concerns and while the participation rate was higher in the second round, it still failed to draw out half of the country's eligible voters. 


The thought that the violent rebels could be un- punished for their crimes particularly rankled the Colombian public. Santos vowed "Colombia will have peace without impunity". "They know that History has its moments and this is the time of peacetime to end the conflict, the time to rebuild and recognize all victims, time to rebuild regions hit by the violence," he said.


Changement de couronne

Il faut dire que l’annonce de l’abdication du roi Juan Carlos était attendue, les scandales s’accumulant dans la maison des Bourbons au bout de 45 ans de règne, mais alors que certains manifestent et y voient l’occasion d’organiser un référendum sur la monarchie, des chiffres récents montrent que la passation de la couronne aux mains du fils, Felipe, eu l’effet de remonter la cote de popularité du palais. 


En veille de couronnement, les trois quarts des espagnols disaient approuver la transition royale, 55 pourcent préférant même garder le pays dans la voie de la monarchie constitutionnelle. Salué par les dirigeants du monde entier pour avoir orienté le pays vers la démocratie après les années franquistes, et d’avoir été ferme lors de la tentative de coup d’état de 1981, le roi Juan Carlos a néanmoins connu des déboires récemment en rai- son des scandales reliés à des membres de sa famille, et suite à un voyage au Botswana pour y chasser l’éléphant en pleine crise d’austérité. 


Le scandale, découvert lorsque le roi a été blessé lors du voyage, exigeant des mesures d’urgences - mais selon le palais au frais d’un riche homme d’affaires syrien et non à ceux des contribuables espagnols - a fait lever les premiers appels à l’abdication. Par conséquent le couronnement a eu lieu dans la sobriété, Juan Carlos lui-même n’assistant pas à la prestation de serment de Felipe VI. La Maison royale a voulu “écouter le pays, qui n’est pas prêt pour de grandes cérémonies, mais il ne s’agit pas non plus d’organiser une investiture clandestine”, soulignait José Apazarena, biographe du prince. Son fils est le tout dernier Felipe à accéder à la couronne en Europe, après la transition belge de 2013 qui a placé Philippe sur le trône à Bruxelles. 


“Je ne veux pas que mon fils vieillisse en attendant comme le Prince Charles” déclara celui qui tirait sa révérence à Madrid à l’âge de 76 ans. Malgré sa santé chancelante, le vieux roi a souligné que son état n’avait rien à voir avec sa décision. Il devient le premier roi à abdiquer en Espagne depuis Felipe V en 1724, et son fils le premier à prêter serment dans une Espagne démocratique. Celui-ci fit appel cette semaine à la construction d’une “nouvelle Espagne”, se disant vouloir être près du peuple et ajoutant: “Que vous trouverez en moi un chef d’état loyal qui est prêt à écouter et à comprendre, prévenir et défendre les intérêts du pub- lic en tout temps”.


Les cours européennes ont été particulièrement surveillées lors d’une crise euro qui a tant touché leurs sujets, la plupart choisissant de sabrer dans les dépenses. De nombreuses transitions monarchiques ont eu lieu lors de la dernière année si l’on compte celles de la cour de Bruxelles, d’Amsterdam, et du Vatican. Deux tiers des gens sondés en Espagne disent garder une bonne ou très bonne opinion du monarque sortant, eux qui étaient beaucoup moins favorables (41%) au début de l’année. 


La monarchie vient-elle de sauver ses palais? Du moins pour l’instant car plus de 60% disent qu’il sera bientôt grand temps d’entamer un débat sur la monarchie et de tenir un référendum sur son avenir. Entre temps les Catalans cherchent toujours à organiser un référendum sur la séparation cet automne. 


Le débat est visiblement déjà lancé dans la rue suite aux manifestations républicaines qui ont accompagné la transition, notamment par une partie de la gauche qui a connu un certain succès aux dernières européennes. Et la prestation courte et catastrophique de l’armada espagnole en Coupe du monde n'a rien fait rien pour remonter le moral.

Une offensive contre le terrorisme


Voilà des années que la terreur islamiste faisait des ravages au Moyen Orient, en Asie et parfois en Europe, et voici qu'elle a son emprise sur l'Afrique. On n'en était pas aux premiers mauvais coups de Boko Haram lorsque le groupe allié à al-Qaida opérant au Nigéria s'est emparé de plus de 250 étudiantes. L'attaque dans le nord-est chaotique du pays, suivait des actions semblables depuis le début de l'année, mais l'incident a scandalisé les capitales et a depuis été suivi par une campagne internationale dénommée Bring back our girls.   


En plus de déclarer leur soutien, plusieurs pays ont offert une assistance plus pratique, notamment des troupes de Londres et des conseillers et spécialistes américains. Est-ce là d'ailleurs la nouvelle doctrine américaine du président Obama? 


Celui-ci a lors d'un discours à West Point indiqué que les Etats-Unis, que l'on vient solliciter lors de plusieurs crises, dont celle au Nigéria, garderait un rôle international d'avant-plan dans l'avenir, car "personne d'autre ne le fera" mais agira sans nécessairement employer la force des armes afin d'appuyer les divers gouvernements dans leur lutte contre les groupes extrémistes, dont certains disent épouser l'idéologie d'al-Qaida. Alors que selon le président américain les grands engagements, comme ceux d'Irak et d'Afghanistan touchent leur fin - même s'il s'engage à garder 9,000 GIs sur le territoire jusqu'à la fin de son mandat - la lutte au terrorisme exige un état d'alerte continu, et les grandes expertises de l'armée américaine. 


Mais à propos du Nigéria le président a été ferme: "Aucune opération de sécurité américaine ne peut éliminer la menace" reliée à Boko Haram. "Voilà pourquoi nous devons nous concentrer à la rescousse de ces filles, tout en soutenant les efforts du Nigéria dans le domaine de l'éducation". 

Le lendemain de son discours, cependant, un président Goodluck Jonathan en pleine confiance, déclarait la "guerre totale" contre le groupe, lui qui a déjà décrété l'état d'urgence dans le nord du pays depuis un an.

"J'ai donné comme instruction à nos forces qu'ils lancent une opération d'envergure afin de mettre fin à l'impunité des terroristes sur notre territoire," dit-il, accusant des "étrangers" d'être responsable des attaques.


Avec son discours Obama tentait de mettre fin aux critiques qui lui reprochent, depuis le début de son second mandat, une politique extérieure passive plutôt qu'active.  « Depuis la seconde  guerre mondiale, certaines de nos erreurs les plus coûteuses ne sont pas venues de notre retenue mais de notre volonté de nous précipiter dans des aventures militaires sans penser à toutes les conséquences », dit celui qui aura en fin de compte retenu son tir sur la Syrie, qu'il propose d'engager en appuyant des groupes rebelles tout en prenant des précautions afin de ne pas alimenter les groupes extrémistes qui bénéficient du chaos régnant.  


En Syrie comme au Nigéria, les Etats-Unis se disent disposés à utiliser une partie des économies reliée à la fin des grands conflits pour mener le combat contre le terrorisme:  « Aujourd'hui, j'appelle le Congrès à défendre [la proposition] d'un nouveau fonds de partenariats contre le terrorisme allant jusqu'à 5 milliards de dollars, qui nous permettra d'entraîner, de renforcer les capacités et de faciliter le travail des pays partenaires qui sont en première ligne, ajoutant, je vais travailler avec le Congrès pour augmenter notre soutien à ceux, dans l'opposition syrienne, qui offrent la meilleure alternative aux terroristes et à un dictateur brutal ».  


Depuis le rapt spectaculaire au Nigéria de nouvelles attaques ont réduit des villages en cendres, fait environ 200 victimes en mai et même débordé des frontières pour se répandre au Cameroun voisin, accusé d'héberger des militants. Quelques jours plus tard de nouvelles violence avaient lieu à Jos, faille des religions dans ce pays déchiré entre nord musulman et sud chrétien. 


Les Etats-Unis prévoient ainsi d'intensifier leur appui aux forces en présence luttant contre ces groupes, qui parfois collaborent entre eux afin de faire régner la terreur. C'est le cas de Boko Haram qui aurait tissé des liens étroits avec les shebabs de la Corne d'Afrique, qui a procédé à de nouvelles attaques au Kenya depuis la prise du centre commercial huppé de Nairobi l'automne dernier. 


Depuis les Etats-Unis multiplient leurs offensives, notamment assistés de drones, contre les cibles des shebabs en Somalie, ou l'engagement militaire du Kenya en 2011 a mis ce pays dans la cible du groupe relié à al-Qaida. Washington bâtit une base importante au Djibouti, ancien pré-carré français, ou elle entraine les armées régionales au combat. 


Mais de nouvelles attaques ont visé le Kenya depuis, notamment à Mombasa et Nairobi. Nouveau front ou retour aux sources? En 1998, bien avant le 11 septembre et aux débuts des mauvais coups d'Oussama ben laden, l'ambassade américaine de Nairobi s'écroulait après un violent attentat, faisant 213 victimes. L'automne dernier d'ailleurs les Etats-Unis ont mené une opération commando afin de capturer un militant libyen recherché pour son rôle dans les attentats de 1998, le genre d'opération dont on est de plus en plus friand au Pentagone.


Mais certains n'ont pas tardé à remettre en cause l'engagement anti-terroriste américain après la décision, cette fin de semaine, d'échanger cinq détenus de Guantanamo pour un soldat américain en Afghanistan.

Nouvelle attente en Belgique

Que faut-il craindre le plus en Belgique, l'absence d'un gouvernement pendant plusieurs mois ou un chef de gouvernement plutôt enclin à prôner la disparition de l'état belge?   


La question se pose après la démission du premier ministre Elio Di Rupo suite au succès du nationaliste flamand Bart de Wever aux législatives, faisant de lui l' "informateur" choisi par le roi afin d'examiner "les conditions dans lesquelles un gouvernement peut être formé rapidement".   


Cet accent sur la limite de délais est particulièrement judicieux après la longue période sans gouvernement de 589 jours qui a suivi une requête semblable en 2010. Puis en 2011... L'exercice a dû exaspérer le roi Albert II, qui a remis sa démission en 2013.  


Ajoutant du piquant au scenario, le récent résultat électoral, confirmant les forces centrifuges en Europe, chef de l'Alliance néo-flamande, prônant la confédération à court terme et l'éclatement du pays en bout de ligne.  


Et le succès est, il faut le dire, relatif puisque le parti a tout juste récolté 33 des 150 sièges de l'assemblée, compliquant davantage le jeu d'alliances et la formation d'un gouvernement.


Là-dessus certains observateurs, dont le chef du parti écologiste, donnaient De Wever "peu de chances" de former un gouvernement. Ce dernier avait déjà été impliqué dans les tractations de 2011.


Di Rupo est celui qui avait mis un terme à la crise politique en 2011, et les deux ont croisé le fer à plusieurs occasions, De Wever reprochant à l'occasion les pauvres connaissances linguistiques de son adversaire.


"Ma femme de ménage nigérianne parle bien mieux le néerlandais qu'Elio Di Rupo," avait-il déclaré.


Loin d'avoir la langue dans la poche de manière générale, De Wever avait par ailleurs été accusé d'avoir comme ambition de "se faire détester par les francophones" par son psychiatre, qui avait valu à ce dernier d'être critiqué par l'ordre des médecins du pays.


De Wever est loin d'être un petit nouveau en politique, s'attirant déjà la fougue de ses adversaires, qui alimentent entre autre une page Facebook Anti De Wert depuis quelques années qui compte 5,500 supporters.


Silencieux sur les négociations en cours, De Wever a cependant brisé son silence le temps, en tant que bourgmestre d'Anvers, de demander l'intervention de l'armée en ville pour veiller à la sécurité des lieux d'intérêts juifs.


Car celui qui tente de former le gouvernement compose déjà avec une autre crise, soit la fusillade d'un musée juif de Bruxelles qui a fait trois mort en fin mai.



The price of the Eurocrisis?

The rise of fringe groups was painfully foretold in the previous regional elections, but nothing could prevent the shock of established parties following this year's European elections. They have called for reform as a result, and are battling over the next head of the European Commission, someone they claim will have to be ideal to deal with the European Union's latest woes. The continent is still dealing with the aftermath of the Eurocrisis.


The message conveyed by electors was resoundingly Eurosceptic and right-wing. In France, Britain, Belgium, and other parts of the European Union parties often described as extreme picked up the most seats, a quarter in some cases, since the last election, sending shockwaves, particularly in France, where  many relived the embarrasment of a traumatic 2002 presidential election which saw the right-wing FN represented in the run-off election.        


There Marine Le Pen's FN topped the results with a quarter of the polls, emulating fringe parties such as Britain's UK Indepent Party (27%) and Danish People's Party. While many use European polls to register a protest vote, everything from condemnation of austerity measures to high unemployment in many parts of the continent, in France mainstream parties conceded an "earthquake" had rattled the established parties.     


They nevertheless still largely dominate the assembly in Brussels in general. "The main takeaway is antiestablishment, it is too narrow to say euroskeptic or anti-EU," Simon Hix, professor at the London School of Economics  and Political Science told the Wall St Journal.     


At the very least the polls slammed established parties, France's socialists garnering barely 14% of the vote in the latest slight against the ever slipping Francois Hollande, hardbinger of future votes both there and across the Channel perhaps.  


"The vote is there and needs to be confronted," an alarmed Hollande said, pointing to the need for reform to scale back Brussel's power. The EU had won the battle against the Eurocrisis but "at what price?" He said. "An austerity that has ended up disheartening the people".  


Union had become too "remote and incomprehensible" for electors, he added, while stressing the need to boost the economy, preachings he has failed to follow himself. His nemesis Le Pen meanwhile said her party would "defend France", while seeking to defeat "crazy measures like votes for immigrants".  This finds a powerful echo in Britain where Ukip became the first party besides Labour or the Tories to win a vote in a century.    


In Greece the feared far-left Syriza topped the polls with 26%, a frightening prospect when added to the far-right Golden Dawn's 9%. Europe had taken "an important step for the end of the disastrous policies of austerity and the return of democracy," said leader Alexis Tsipras. The results showed the national government no longer had "moral and political legitimacy" and said the party would seek snap elections. Elsewhere it was the far right making important gains, such as in Denmark, where the Danish People's Party winning nearly 27% of the vote.  Holland's anti-EU Freedom Party however registered a setback for Geert Wilders, finishing fourth.  


The fear in many countries is how the vote will translate national elections, with countries such as the UK going to the polls next year.   


Despite the scares extremist parties remained a minority among the parliament's 715 seats with the European People's Party firmly in the lead with 213 of them. Prompting outgoing European Commission head Jose Manuel Barroso to stress pro-European groups still enjoy "a very solid and workable majority".    


But the lessons had to he learned from the debacle insisted Angela Merkel, including focus on growth and economic jobs.  "This is the best answer to the disappointed people who voted in a way we didn't wish for," or didn't vote at all, though the 43% participation rate had remained steady. 


In the meantime countries are clashing over the choice of the next president European Commission, Britain's David Cameron rejecting the favorite, former Luxembourg leader Jean-Claude Juncker, as someone of the old guard and therefore unable to tackle the EU's current woes. "A figure of the 80s would not be able to tackle the problems of the next five years," he is reported as saying. France meanwhile is supporting its own candidate, a former finance minister, saying it had to respond on the stunning results of the European poll.

Now that the election is over

NPU Video

For a country experiencing something close to civil war, nothing feels terribly out of place even at ground zero of the latest revolution, where patrons carry on with their mallrat window shopping as bored shopkeepers look on behind their cash registers in outlets such as MAC and other major retailers, the air conditioning blasting away while pop music fills the air.

But leave the modern underground mall through one of its doors, past the alert security guards, and take the tunnels to the massive square on the surface, and you enter another world entirely. First, before even reaching the surface, the smell will hit you, something akin to burning rubber, or trash, which it probably is. The stench hasn't left the square since the violent protest turned to revolution.

Climb the stairs leading to the square itself and what awaits you is also a spectacle unchanged in months. Amid the few electoral tents lies a makeshift tent city surrounded by barricades made of tires, cobblestones, two-by-fours, dirt bags, scraps of metal and everything that's been added to the heap over the months. They remain both as a shrine, among the many flowered memorials to the victims of the snipers, and a barrier to prevent anyone from claiming the heart of the protest movement.

Maidan square remains under permanent occupation, and the hundreds who have formed the makeshift city say they aren't  moving until change comes. It's not always clear what that is. For many it's a change of government - something now in the works -, for others it's a new political system altogether, and for some it's something that seems even harder to obtain: justice against those who felled their friends, the more than 100 who left their lives in the struggle to topple dictatorship. They don't plan to leave here any time soon, even if they've already seen so much. 

Despite the newly-elected mayor's plea you can see they're not budging despite the recent and historic election. Some of them have been growing vegetables. This is truly Europe's bread basket after all.

"We're not leaving here until they punish those who killed our friends," says Osana, a young protester who lives nearby and, like many in the square, knows people who have been seriously injured, and even killed, in the protests, and has her doubts about the new class of politicians coming in. "Once they are elected they tend to perpetuate the corruption".

Next to her are two residents of the tent city who have been deep in the trenches. One, Orman, was shot and carried the bandages around an arm to prove it, while another, Vitali, had to be revived after being pulled away by friends following a blast that killed people around him.

Here in the heart of Kiev the killing ended with Yanukovych's ouster, but on the day the NPU spoke to the protesters yet more people were killed in the volatile east of the country, areas ruled by pro-Russian thugs who scared away electoral observers and prevented the holding of elections. Crimea and areas which had recently held their own separatist votes, such as increasingly lawless Donetsk, did not organize elections, leaving those areas off limits to the authorities in Kiev, like little self-declared fiefdoms.

Unlike Crimea however, they were not claimed, then annexed by Putin, whose image bears Hitler's likeness around Maidan square. The South and East remain exclusion zones for the central authorities. There's a tragically powerful precedent in this country for exclusion zones and it lies just over 100 kilometres north of the capital. The men that rule it there have their own barricades and uniforms, but also masks and little detectors. They are the keepers of of Chernobyl's exclusion zone, a 30-kilometres-radius of land forever lost to Ukraine. Perhaps to the same extent some of the country's south and east has been lost too. 

Newly elected president Petro Poroschenko however doesn't intend to let that happen. While he agrees ties have to be improved with the Russophile east and Moscow, his first acts have been to send the army into action in the East, with mixed results. Ukrainian troops ended up capturing Donetsk airport but after dozens of lives were lost on both sides including 12 when a helicopter was downed by the increasingly sophisticated rebels. To Washington and other capitals this clearly points to Russian involvement.

Donetsk was one of the cities Poroshenko said he would first visit after his first-round electoral victory, but for now it remains too volatile, as much of the country's East. In fact tensions across Ukraine are such that soldiers are manning barricades at Kiev's doors coming in from the airport. Poroshenko, seen by many as the man most likely to espouse a European outlook and reach out to the east, he is likely to find resistance there, another lingering issue adding to the litany of problems facing the country on Europe's new front line. For the candy king, there's no guarantee of a sweet thereafter.

"We are at war so Nato won't have us," says the so-called chocolate king, elected with over 50% in the first round, leaving him with a full plate of problems. He refers to a Nato article preventing the alliance from enlisting a country facing civil strife. To match the barricades of Maidan are those in the pro-Russian east and authorities are wary trying to remove them could return the country to the escalation marked by the Crimean and other east Ukraine referendums.

While the new president has his hands full, at ground zero, the works ahead is daunting, this is obvious to the naked eye. As a boy climbs on an armored vehicle at the foot of the torched union building, Orman sighs. "This was one of the most beautiful cities in the world, and (the Yanukovych regime) turned it into Baghdad," he says. It looks far away into the future now, but eventually all of this will be cleaned up.

Perhaps the same will also be said about the future of Ukrainian politics. "There are some people who may be able to make this happen," Osana says. "There are not many, but there are a few of them". 

And just to make sure that they comes they continue camping in the centre of Kiev to see what the new leader in place will do.

Waiting for Modi


It's Hinduism's holiest city, hugging the revered Ganges, the smoke from its burning ghats rising above the lifeblood of India. But it's dirty, cramped, its infrastructure crumbling and overall polluted like the brownish malodorous waters running by it. It's not the modern India of the high tech sectors touted during the coming of age Commonwealth Games a few years ago, and one of its adoptive sons wants to fix it, like most of the largely rural and backward country. 


When BJP leader Narendra Modi decided to run in this contest of the largest election on earth, he chose to be can- didate of Varanasi, the Benares of old. The polarizing 63-year-old has dominated the weeks long campaign, culmi- nating in his sweeping election as Indian Prime Minister after 10 years of ineffective Congress Party rule. Picking up about 282 of the legislature's 543 seats, the most convincing win since 1984, his party crushed the party which has dominated Indian politics for all but a decade since independ- ence. "In the 60-year history of Indian independence, I have never seen this in the Indian media, what you have done in our country," Modi said. "India has won, good days are about to come."


Caste and religion have had their place in the campaign for the voting which started in early April and ended in mid-May, but economic development has been a key theme, stocks ral- lying even in anticipation of a Modi leadership expected to do all it could to boost the economy. Observers would ironically point to the lengthy electoral process itself to stress the improvements still lacking in modern India's de- velopment. In Varanasi, where voting was carried out on the final day of the five-week voting period, Modi ultimately triumphed over Congress and the newly formed Aam Admi (common man) party launched amid the highly popular anti-corruption campaign of former tax inspector Arvind Kejriwal. Largely Hindu, the city has nevertheless seen its Muslim population grow over the years, reaching about a quar- ter of the million inhabitants, a relatively modest size city for India. "They are catching up to us," a taxi driver behind the wheels of his vintage Am- bassador car told the NPU on a recent trip. 


"They are having many children and their growth is faster than that of the Hindu." Praised by na- tionalists Modi is feared by others, especially members of the Muslim community, who accuse him of being prejudiced and not doing enough to prevent the bloody Gujarat communal riots. Countries such as the U.S. and U.K., which have been boycotting Modi for years over the Gujarat events, which killed more that 1000 mostly Muslim people in 2002, have only recently warmed to him after talks. In a phone call which did much to undo recent diplomatic tensions with India, the US president congratulated Modi on his win and invited him to visit."Once the govenment is formed, we look forward to working closely with the prime minis- ter and the Cabinet to advance our strong bilateral relationship based on shared democratic values", said spokesman Jay Carney. 


While he was cleared of involvement by the courts he was the state's chief minister at the time and never apolo- gized for not doing more to prevent the bloody religious clashes. Commentator and critic Hartosh Singh Bal fears minorities may go into hiding after Modi's clear majority win. "His tacit warning to minorities such as Muslims and Christians is, 'Don't politi- cally co-ordinate [or] work against me and you will be fine'. "And I think the danger we're running into is a majoritarian rule where the minorities are told, 'You know your place, you will be fine'. That's not the type of country this has been until this point in time." 


Modi, who is mostly backed by hardline Hindus, has promised a return to economic growth and development, after a period of sluggish performance, and is riding a wave of condemnation of corruption scandals after a decade of Congress rule. Even Gandhi star power, with Rahul Gandhi, his mother Sonia and sister Priyanka leading the campaigning, wasn't enough to avoid trouble at the polls for India's most successful party. "The voting that has happened has achieved two things," Modi said. "One, the mother-son government is gone. Second, a new govern- ment with a strong founda- tion will be in place". 


Critics however point to shortcomings in Gujarat, even with the economic development. UNICEF reported last year that social development indi- cators have not kept pace with economic development in the state. But others, in- cluding foreign leaders, see him capable of lifting the world's second most popu- lated country out of sluggishness and introduce the sort of growth-creating reform across the board. "This is the right time to look ahead," Modi says. "Let us place people over politics, hope over despair, healing over hurting, inclusion over exclusion and development over divisive- ness". 


Modi ran into some police trouble as an investigation was launched after he displayed a party symbol and made a small speech after casting his ballot, contravening electoral rules. Politi- cians are however in a class of their own before Indian law. Last year Congress up- set many by passing an exec- utive order to allow convicted lawmakers to stay in office and run in elections. Some 30% of lawmakers in federal and state legislatures are facing charges. The battle, pitting the government against the Supreme Court, only made the issue of corruption more visible. At the time a Congress party mem- ber had just been convicted in a case involving nominations for medical school seats. In a very public show of internal divisions, Rahul denounced the ordinance as "complete nonsense" that should be "torn up" and the ordinance was withdrawn, but by then the damage was already done.

Notre hôte, le dernier despote d'Europe

Le président Loukashenko a chaussé ses patins pour appuyer son équipe, tout en glaçant le sang des militants des droits de l'homme, qui ont fait l'objet d'arrestations en veille du tournoi.  Comme à Sotchi un message clair a été transmis sur l'interdiction de manifestations pendant l'organisation du tournoi, qui apporte avec lui caméras et médias d'habitude rarement tolérés en Russie blanche.  


Ils n'ont peut-être pas la cote des JOs ou de la Coupe du monde, mais les chapionnats de monde de hockey sont de ces événenents sportifs internationaux dont la nature de l'hôte mérite une discussion sérieuse.  


Alors que Sotchi a mis le traitement des homosexuels sous les projecteurs on pourrait en faire autant et même plus sur la Biélorussie, hôte du tournoi annuel sur glace et dernier refuge des despotes du continent.  


Un site web, le Totalizator, encourage d'ailleurs les surfeurs à deviner quel militant va être détenu pendant le tournoi, un jeu trempant dans l'absurdité pas trop post communiste.  Un militant venu d'ailleurs n'a pu participer au tournoi et a été renvoyé chez lui malgré l'assouplissement des règles strictes en matière d'immigration pour ceux qui détiennent des billets.  


Confortablement ancrée dans le camp russe, notamment sur l'Ukraine, Minsk a créé une petite onde de choc en laissant entendre, lors d'une visite présidentielle, qu'elle pourrait éventuellement intervenir en Ukraine ou, pour emprunter de doctrine de son hôte "nous ne pouvons pas être des observateurs détachés car nos gens sont là-bas, ils demandent notre aide et exigent une réaction à ces incidents". 


La Biélorussie partage également une frontière avec l'Ukraine qui est beaucoup plus proche de Kiev.  Lors du match opposant le Canada à la France (soldé par une défaite surprenante) un gros drapeau russe était d'ailleurs bien en évidence dans l'aréna. La Russie sera l'hôte du tournoi en 2016, soit après Montréal et Toronto l'an prochain.  


Loukashenko, qui est interdit de séjour en Union européenne et en Amérique, a par ailleurs fait savoir que le chaos régnant en Ukraine, le résultat selon lui de l'"impuissance des autorités, de la corruption, de l'écroulement de l'économie" ne pouvait avoir lieu chez lui.  Drôle de déclaration, puisque la veille Moscou avait encore débloqué des fonds pour soutenir son  pauvre allié, boude par les instances internationales. 


Le championnat était une rare occasion d'organiser un tournoi d'envergure.  Les groupes de droits de l'homme n'ont cependant pas hésité à dénoncer un régime "ou la persécution politique des représentants de la société civile et de l'opposition est coutumière". La douzaine de groupes de pays participants a également condamné les restrictions dont fait l'objet la plebe dans ce dernier pays européen ou la peine capitale a encore sa place. 


Comme la forêt primaire qui domine ce pays largement agricole et boisé, le régime et ses moeurs fâcheuses sont inchangées depuis des lunes.  


Puis certains dirigeants d'organisations non gouvernementales craignent un geste conséquent par la présidence après le tournoi. "Poutine a envahi la Crimée quatre jours après les Jeux de Sotchi, fait remarquer l'un d'eux. Voyons si Loukashenko sera aussi rapide à serrer la vis après le tournoi".

Au tour des autres

Pour les chemises jaunes, c'est comme si leurs rêves avaient été réalisés en quelques semaines. Celle qui avait été ré-élue en février à peine, lors d'un vote contesté et boycotté qui avait tenté en vain de mettre fin à des semaines de manifestations parfois violentes, était écartée du gouvernement et accusée d'abus de pouvoir. 


S'achève ainsi le règne de Yingluck Shinawatra, première femme au poste de premier ministre en Thaïlande et soeur d'un politicien exilé et influent. Mais alors que ses opposants se réjouissent, ses supporters - les chemises rouges - reprennent aussitôt la rue à leur tour, comme ils l'avaient fait après le départ de Thaksin Shinawatra, qui avait plongé le pays dans la crise et divisé la Thaïlande. Les premiers éclats ont déjà donné lieu à des morts et l'été s'annonce plutôt chaud. 


Le pays retournera ainsi aux urnes le 20 juillet, lui qui n'a pas plus de parlement que de premier ministre, la majorité des membres du gouvernement ayant pareillement connu la porte. A la source de ce revirement de situation, une décision de la Cour constitutionnelle accusant Yinluck d'avoir « abusé de son statut » en renvoyant le chef du Conseil national de sécurité il y a trois ans, une décision dénoncée de "coup d'état judiciaire" par son parti. Car huit ans après le départ de Thaksin, il s'agit du tout dernier verdict pénalisant pour la politique thaïlandaise, la justice ayant déjà chassé du pouvoir deux premiers ministres favorables à l'exilé. C'est d'ailleurs une condamnation judiciaire qui avait envoyé Thaksin, un ancien homme d'affaires, en exil en 2006, et ses militants déplorent une tendance plutôt partisane. 


Alors que l'opposition thaï a rejeté Yinluck à titre de masque derrière lequel se cachait son frère, c'est son projet de loi d'amnistie, en théorie permettant son retour au pays, qui avait mis le feu aux poudres et plongé la Thaïlande à nouveau dans la crise en 2013. Les partisans du parti Pheu Thai de Shinawatra, populaire chez les classes plus pauvres, n'ont pas perdu de temps avant de reprendre la rue après cette décision, en premier lieu, largement fêtée par leurs rivaux, plus populaires parmi la classe moyenne et les populations du sud. Depuis les rouges on été nombreux à manifester, cernés par des forces de l'ordre en costume anti-émeute, menaçant de passer à des actes violents si le mal n'était pas réparé. 


Tout gouvernement de transition non-élu pourrait "créer une sérieuse crise qui pourrait mener à une guerre civile que personne ne veut voir," déclara Jatuporn Prompan, une dirigeant favorable au gouvernement sortant, reprenant un discours qui appartenait aux jaunes il n'y a pas si longtemps. La veille une manifestation de "jaunes" avait fini sous un nuage de gaz lacrymogène. Deux douzaines de manifestants ont connu la mort au courant des six derniers mois. Pour l'instant un allié de Thaksin, Niwattumrong Boonsongpaisan, dirige le gouvernement transitoire. Mais il ne fait pas le bonheur des "jaunes". 


Selon le dirigeant Suthep Thaugsuban, Niwattumrong "n'a simplement pas l'autorité et le statut qu'il faut afin de devenir premier ministre". Ce dernier a laissé savoir qu'il était tout à fait possible de poursuivre les opérations de la nation sous sa gouverne en attendant les élections. Pendant ce temps on assista à un rappel des autres déchirements ayant lieu sur la péninsule lorsque des séparatistes musulmans ont mené une trentaine d'attaques dans le sud du pays, faisant une mort et une dizaine de blessés. L'insurrection musulmane a fait plus de 5700 victimes lors de la dernière décennie. Les efforts de paix ont été suspendus lors de la paralysie politique à Bangkok.

The ANC again, for now

The battles against discrimination have been won, its leaders honoured and put to rest, but a new struggle is shaping up in South Africa as it re-elects its latest African National Congress government after 20 years of electoral freedom, a struggle to ensure the maturity of the young democracy that will dispel notions it has evolved into a one party state. Two decades after that first key vote en- shrining the principle of one man one vote in the former land of Apart- heid a contender has yet to rise up to represent a formidable enough opponent to the party of the late Nelson Mandela. 


While the elder statesman had long left the political scene, this was the first vote since Madiba's passing last December, and while the party he founded clearly enjoys strong nationwide support still, it is however increasingly being challenged by others amid concerns of widespread corruption, scandals and economic difficulties under the presidency of the controversial Jacob Zuma. The re-elected leader has been embroiled in a spending scandal of some $25 million in state funds used on his private home and the party's reputation was also tarnished by the 2012 bloody crackdown on work protesters. 


While the opposition has yet to consolidate to the point of representing a challenge at the polls, observers say it may be time to shake up the party, and the country's political scene. In the end the ANC registered slightly more than 62% of the vote, giving Zuma a new term but coming short of the two-thirds majority it once had, and sparking rumors of a leader- ship shake-up down the road. Many are hoping that the ANC got a scare in these elections and "begins to reflect on some of its failures," wrote South African political commentator Justice Malala. 


The embattled Zuma promised to foster "inclusive economic growth and job creation" to get the country out of its growth slump in a year it lost its title of top African economy to the troubled Nigeria. "There is a lot that we have to do and we are determined to do more".Key to the party's future success are new generations, the youngest eligible electors having never seen the years of Apartheid. But ANC is encountering difficulties among youngsters and ur- ban dwellers, who are looking beyond the party's historic accomplishment to more bread and butter issues such as employment and education. 


"It's key that (young voters) estab- lish their own future, their new freedom, their new South Africa," said Mmuse Maimane of the Democratic Alliance, which targeted those urban demographics. Feeding on this insatisfaction, the DA ended up collecting 22.2% of the tally, up from 16.6% at the last elections. A party criticized as being white dominated it nevertheless gained 1.1 million new voters, including 700,000 votes from black populations, according to the party. "We are on track to achieve our historic mission of realigning politics and unseat- ing the ANC from national gov- ernment in the next decade," leader Helen Zille said. "I'm hoping that it'll be a bit earlier than that." 


According to electoral figures, the higher-earning the wage earners, the least likely they were to vote for the ANC. Another party, created by disgruntled ANC member Julius Malema, the The Economic Freedom Fighters, was also seeking a piece of the electoral pie, but for now still lacks the support to become a real contender. It barely got over 6% of the vote. While nascent, the op- position is growing, but not yet powerful enough to bump the almighty ANC. Overall officials were pleased the electoral contest had been held with few disruptions. "Government wishes to commend all South Africans for the part they have played in making our elections a resounding success," they said. "The nation's fifth democratic elections have undoubtedly added to our legacy of regular and peaceful elections." That it has.

Jours tristes pour le sport


Voilà quelques saisons pourtant que les choses roulent rondement pour l’autre club de ballon rond de Los Angeles. Dans une ville où les Lakers ont remporté tous les honneurs, ça faisait un peu changement que ces derniers soient l’objet de ridicule après une saison de misère, maintenant un certain équilibre dans la cité des anges. Mais ces derniers temps les clubs de la NBA, qui s’affrontent lors de séries marquées par le retour dans l’après-saison de Toronto, n’avaient pas le goût à la rigolade après les commentaires racistes d’un propriétaire dans cette ligue majoritairement noire. Et une ancienne vedette des Lakers mondialement connue avait son mot à dire. 


Magic Johnson était de ceux qui n’ont pas hésité à se prononcer après les propos du patron des Clippers, Donald Sterling dans une affaire qui a été saisie par la ligue et a créé des ondes de choc à travers le sport professionnel. “Je n’irais plus à une rencontre aussi longtemps qu’il y sera le propriétaire,” déclarait la vedette à la retraite sur Twitter. “C’est une honte totale, mais une triste réalité qu’on ait des gens comme cela en ce monde”, rajoute quant à elle l'étoile Kobe Bryant. John- son n’a pas eu à attendre bien longtemps. Lors d’une conversation téléphonique diffusée sur le site à potins TMZ cet octagénaire, pourtant formé en tant qu’avocat, aurait encouragé sa petite amie, pourtant d’origine latine, à ne plus amener de joueurs noirs aux parties des Clippers. 


“Tu peux coucher (avec des noirs), tu peux les faire venir chez toi... Mais la moindre des choses est de ne pas les amener à des matchs,” peut-on l’entendre dire, alors que celle-ci lui fait remarquer l’origine ethnique de la plupart de ses joueurs, qu’il se vante par la suite de nourrir, vêtir et de financer “parce que personne d’autre va le faire”. Ce vétéran du circuit n’en est pas à sa première controverse du genre, ayant été condamné à une amende de 2,7 millions $ il y a cinq ans pour discrimination contre des noirs et latino-américains dans une affaire immobilière. La controverse, condamnée par les Clippers lors d’un geste symbolique en début de match d’éliminatoires, qu’ils ont perdu, a lieu alors que l’Amérique est à nouveau aux prises avec ses éternels démons. 


Le président Obama a également eu son mot à dire sur le sujet lors d’une conférence de presse à l’étranger. “Lorsque des personnes ignorantes se vantent de leur ignorance il n’y a pas grand chose à faire sinon de les laisser parler," dit-il, une observation qui aurait pu s’adresser à plusieurs cibles. Un rancher américain refusant de se plier aux forces de l’ordre parce qu’il nourrit son bétail sur des terres publiques, et qui est devenu un champion de la droite, a perdu un peu de son prestige après avoir fait des commentaires racistes lors d’une des nombreuses entrevues accordées à la presse. 


Le racisme en milieu sportif quant à lui ne date pas d’hier et perdure malgré les nombreuses campagnes du monde du foot pour y mettre fin, notamment lors de l’Euro 2012. Récemment la polémique a été relancée lorsqu’un joueur du Barça a été visé par une banane lors d’un match de ligue espagnole. Puis le monde du hockey n’y a pas échappé lorsque PK Subban a marqué deux buts, dont celui de la victoire en seconde période de prolongation, lors du premier match de la série à Boston. Ce dernier a un style de jeu et un caractère plutôt provocateurs mais plusieurs soupçonnaient une dimension raciste aux huées dont il fait l’objet chaque fois qu’il s’empare du disque. Quelques instants après avoir marqué le but décisif une bouteille a atteint le défenseur du Canadien, et ce qui a suivi a apporté la condamnation générale. 


Les propos racistes à son sujet ont pris une telle ampleur sur les médias sociaux qu’ils étaient mesurables électroniquement. Nombre d’observateurs ont trouvé les injures ironiques, puisque le club de Boston avait repêché le frère de PK, qui évolue dans les ligues mineures. Boston, où joue pourtant Jarome Iginla, fut également la ville où évolua le premier joueur de race noire de la Ligue nationale. Le club et le maire condamnèrent les propos, déclarant qu’ils ne reflétaient pas les sentiments de la grande majorité des bostonais et des partisans des Bruins. Mais il s’agissait que du plus récent incident du genre, un incident semblable ayant eu lieu en 2012 lorsqu’un joueur noir des Capitals marqua le but décisif éliminant Boston. Etonnant tout de même dans une ville jugée “progressive” du nord du pays, championne à tous les niveaux sportifs - des sports ayant pour la plupart une majorité de joueurs noirs. 


Alors que les instances n’ont pas hésité à intervenir lors de ces scandales la réaction des joueurs a parfois valu son pesant d’or, et bien mieux que plusieurs communiqués de condamnation. Après avoir vu la banane choir près de lui l’attaquant d’origine brésilienne Dani Alves a empoigné le projectile avant d’en avaler une bouchée. Le geste génial a été reproduit dans plusieurs photos d’appui inondant les réseaux sociaux. Même le premier ministre italien a fait partie du mouvement “nous sommes tous des singes”, apparaissant sur les réseaux sociaux une banane en main. “Voilà plusieurs années que nous souffrons à cause de ce genre de chose en Espagne, dira le joueur par la suite, il faut prendre ce genre de chose avec une dose d’humour”. Réaction du Barça: deux buts dans les huit minutes qui ont suivi vers un gain de 3-2. 


Quelques jours plus tard un partisan du Villareal a été arrêté par la police espagnole. Il a été banni du stade à vie et ses billets de saison confisqués. Pour Sterling la décision fut sans appel: il a été banni à vie avec une amende de 2,5 millions $. Subban de son côté ne semble pas avoir été ébranlé par quelque propos déplacé, participant à deux autres buts lors du match suivant, au terme duquel il a simplement commenté:«Les Bruins de Boston sont une des six équipes originales. C’est une organisation qui possède un riche passé et qui est très respectée. C’est totalement injustifié de la montrer du doigt, ainsi que ses partisans. Ce que des gens disent sur Twitter ou les réseaux sociaux ne réflète aucunement ce qu’est la LNH ou l’organisation des Bruins. C’est regrettable que l’attention ait été détournée de l’excellent match de hockey qui avait été disputé jeudi (...) Je suis heureux qu’on ait tourné la page. » 


Du moins, pour ce qui est de ce chapitre. Pour le reste, l'humour est peut-être le bon remède. Lors de son discours truffé de vannes de l'annuel diner des correspondants à la Maison blanche, Obama avait ceci à dire sur l'affaire du rancher après une semaine marquée par des incidents raciaux: "De manière générale, les choses ne finissent pas bien quand la phrase commence par 'Laissez-moi vous dire ce que je sais à propos des nègres'... vaut mieux en rester là".

The horrors of South Sudan

Amid the drum beat of war in Eastern Europe and the continuing abominations in Syria, it is easy to forget about the horrors of South Sudan. Unlike the Darfur crisis, no star power has brought on regular media attention. Observers hope this changed last week when the UN warned about a humanitarian crisis in the making and the U.S. Secretary of State visited the young, stricken country, sounding the alarm on the threat of genocide, twenty years after Rwanda. Africa’s newest country had been hit by “ethnic, tribal, targeted nationalistic killings”, John Kerry deplored, ahead of planned talks with both sides to promote peace talks. “It could really present a serious challenge to the international community with respect to the question of genocide”. 


Sanctions being considered to clamp down on the violence gripping Southern Sudan, a home-grown crisis fed by its surrounding neighbours without shame, have already been imposed on Russia in the more headline-grabbing East-West crisis tearing the fringes of Europe apart. But for once, over Sudan at least it seems, the great powers are less divided and more willing to act in concert as the death toll from months of attacks, displacing a tenth of the population, worsens. It’s quite a long list of horrors and grievances for such a new country, Africa’s youngest, a mere three years after the split that sought to halt the war be- tween the Sudans but only ended sparking civil war in the south. 


Twenty years after the Rwandan genocide there were even chilling echoes of the bloodletting after 200 people crammed into a mosque in the state of Unity were butchered, attackers reportedly heeding radio calls for the killing. A UN official reported “piles and piles” of bodies after the massacre. Since December thousands have been killed in the young nation’s ethnic conflict, triggered when soldiers loyal to President Salva Kiir , a Dinka, clashed with troops led by former vice-president Riek Machar, an ethnic Lou Nuer. The divide had existed before but took a new ferocity, especially after the encouragement of hate-spewing radio messages served as background to the Nuer mosque killing, which spilled into the streets. 


The radio’s involvement was “possibly a game-changer”, said UN aid official Tony Lanzer, telling the AP it “accelerates South Su- dan’s descent into an even more difficult situation.” In another terrible flashback to the 1994 Great Lakes genocide, concerned UN officials wondered how they could protect some 22,000 people crammed at a base in Bentiu, near where the massacre took place, concerned about dropping sanitary conditions and lack of food and water at the spreading camp. Already struggling with refugees over- flowing his border, particularly from the horn of Africa, Kenya’s president stopped short of promising intervention but pledged the region would not bear witness to another genocide. 


“We refuse to be witnesses to such atrocities and to remain helpless and hopeless in their wake,” Uhuru Kenyatta said in a statement. “We especially reject the possibility that we are creeping into genocide again in our region. We shall not stand by and allow it to happen.” Hop- ing to calm the storm mean- while, the government in Juba dropped treason charges and re- leased four senior politicians accused over an alleged coup plot at the source of early tensions. This had been one of the rebels’ key demands but hardly meant the end of the crisis. But the humanitarian aspect of the crisis belongs to the realm of nightmares. 


According to the UN some 9,000 children have been enrolled in the combating forces, which High Commissioner Navi Pillay deplored as a war crime. While the fate of hundreds of girls abducted in a Nigerian school confounds officials in that West African country, Pillay says no less than 32 schools were in the hands of the warring sides in South Sudan, leading to rapes and deaths. The UN is blaming both sides for the atrocities. It made a similar statement it would not allow a new Rwanda to take place in South Sudan. “The international community must pressure the countries’ leaders so that they will cease blindly dragging their people toward autodestruction,” Pillay said, after meeting with the leaders of both sides.

La paix: pas pour tout de suite

Neuf mois pour régler une crise datant de plusieurs décennies, en marge de crises en Syrie et en Ukraine, voilà qui était peut-être trop en demander aux négociateurs du processus de paix israélo-palestinien. Mais combien en faudrait-il exactement? Début avril le projet traversait une période critique lorsque le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu’il poursuivrait ses efforts de reconnaissance au sein de l’ONU, mais il n’était pas exclu que les négociations passent en période supplémentaire, pouvant s’étendre jusqu’en 2015. 


Donc certains espoirs étaient encore permis à un mois de l’échéance du 29 avril, jusqu’au moment où Israel a laissé glisser la date limite prévue afin de libérer les derniers prisonniers palestiniens, tel que promis au coup d’envoi, en juillet 2013, une condition cruciale pour le côté palestinien. Quand le Hamas et le Fatah ont décidé d’unir leurs forces cependant, la réaction de Benjamin Netanyahou a été sans équivoque: il a suspendu les pourparlers avec les Palestiniens. Sentant les relations se corser, Obama a fait appel à une “pause” des discussions, l’état presque naturel des choses depuis quelques décennies au plan diplomatique. Au moins le dernier effort aura-t-il reparti le bal après trois ans au point mort. Puis certains sont à se demander si le geste de Netanyahou n’est pas celui d’un stratège plutôt que celui d’un bourreau des discussions. 


Mais pour l’heure, la tentative de pacification du second mandat du président américain connait autant de succès que la politique d’ensemble d’Obama au Moyen-orient, prise entre les manifestations du Maghreb et les tirs en Syrie. Les pourpar- lers étaient en fait au point mort bien avant le geste d’unité palestinienne, selon un expert. “L’idée que l’entente sur l’unité palestinienne a causé quelque recul du processus de paix n’est pas crédible, soutient Daniel Levy du European Council on Foreign Relations. Parce que rien ne se passait et il était clair à tous que rien n’allait se passer”. Et ce malgré les navettes incessantes d’un John Kerry mêlant rassemblement israélo-palestinien aux visites cherchant à unir les alliés sur la Syrie ou l’Iran sur fond de scandale du renseignement. L’unité palestinienne pourrait cependant être de courte durée, le Hamas refusant de reconnaitre l’état d’Israel, à l’opposé du Fatah, alors que Gaza stagne et les alliés de la fraternité musulmane ont été délogés en Egypte. 


L’accord palestinien prévoit la formation d’un cabinet de “consensus national” ainsi que des élections cette année, mais a été reçu à titre d’"énorme pas en arrière" par Israël en raison des liens unissant le Hamas au terrorisme. Peine perdue? Le récit n’est pas sans gestes encourageants, notamment la déclaration du président palestinien Mahmoud Abbas qualifiant l’holocauste de «crime le plus odieux» de l’ère moderne quelques jours plus tard, exprimant également sa sympathie pour les familles des victimes juives, le jour où Israël marquait les commémorations officielles annuelles de la Shoah. Mais il n’a pas, lors d’un discours la veille, réussi à rassurer ses interlocuteurs au sujet de l’unité palestinienne. 


Nétanyahou reste ferme sur ce point: « Soit le Hamas renonce à la destruction d’Israël, adopte le chemin de la paix et dénonce la terreur, soit le président Abbas renonce au Hamas. Si l’un de ces deux événements se produisait, nous pourrions revenir à la table des négociations. J’espère qu’il renoncera à son alliance avec le Hamas et qu’il reviendra à la table des négociations, la balle est dans son camp. » 


Heureux qu’ils jouent encore à la balle. Mais à l’heure H bien peu avait changé. L’entourage de Kerry affirmait cependant que le secrétaire d’état n’avait “aucun regret” après le Xième échec des négociations israélo- palestiniennes. A part peut-être celui, d’avoir prévenu Israël que le pays hébreu courait le ris- que de devenir un “état d’apartheid” s’il ne profitait pas de l’occasion pour faire avancer la paix. En fin de compte les négociateurs américains ont reconnu que “L’histoire de la région est particulièrement complexe”...

Trouble for the boys of Brazil

It's as traditional a part of the closing ceremonies as extinguishing the Olympic flame. The head of the IOC thanks the host country and declares the finished Games the best ever. 


But Brazil has brought a new twist to the script. Two years before the up and coming South American power hosts the great athletic meet and only weeks before the World Cup, the IOC have branded the organization of the Games the "worst ever" and taken matters into its own hands by making construction experts available.  


The troubles were widely expected by anyone who followed the troubles the country has experienced getting ready for its first coming if age event, next month.  A number of venues for soccer are either not ready or not up to par, and kickoff is June 12.


In fact Rio's situation is even worse than Athens' preparations, marred by construction delays to the point some observers hinted Sydney should again host them instead. Athens had won the bid in a year Toronto competed to host the celebration of sport.  


IOC Vice-President John Coates said another venue wasn't an option "There is no plan B. We are going to Rio".  Some venues had yet to get started on, he pointed out, and stressed many of the organizers were inexperienced. One stadium where the track meets was expected to be held was deemed unsafe despite the fact it is barely seven years old.  

 

It's starting to sound familiar. Weeks before a Fifa official had warned Brazil wasn't ready to host the World Cup either, saying some venues would not be "totally ready".  


At the time stadiums in Porto Alegre and the metropolis of Sao Paulo were unfinished, and it didn't look promising. The former's mayor in fact hinted the city may drop out altogether unless more funding was found.  


In Sao Paulo three people died over the years during stadium construction, two of them as the venue partially collapsed last year. That brought to eight the number of construction victims nationwide related to the event.


As if there was a need to build up excitement any more leading up to Games, there always seems to be an added layer of stress and concern leading up to the opening ceremonies. In Vancouver there was the threat of gun violence. In Sochi its was terrorism, two fears that did not materialize. In the end even doubtful Athens managed to pull it off.


This time there seem to be multiple layers of concern. The country has seen a number of protests ahead of the events, some of them turning violent. In San Paulo the homeless staged protests during which they set fires and three rocks, while in Rio deadly demonstrations broke out since the death of a young man allegedly beaten to death by police. Earlier this year the army was called in to calm some of the protests in the city's notorious and violent shantytowns.


Sometimes the violence occurred even on the construction sites. Last month shots were fired but no one injured when workers clashed with security over low pay. At least there was actual work going on on the site.


If all fails, blame it on Rio...