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Le recueillement et de nouvelles craintes

Encore en période de deuil, une nouvelle intervention armée confirmait cette semaine les craintes de nouveaux attentats à Paris, faisant trois autres victimes cette fois, une d'elles explosant sa veste. Selon le procureur il s'agissait d'un autre commando prêt à passer à l'acte après les atrocités de la semaine dernière.  Paris avait connu le désordre de 68, les attentats reliés à la crise algérienne et plus récemment ceux du Charlie Hebdo, mais rien n'avait ébranlé la capitale française de la sorte depuis la seconde guerre. Blessée à nouveau, certainement, "battue par les flots" pour reprendre sa devise, "mais ne sombre pas".  

La ville lumière reste sous le choc après une série d'une demi-douzaine d'attaques terroristes coordonnées responsables de la mort de 130 personnes, des actes haineux allant de la fusillade des lieux publics à la prise d'otage en passant par les déflagrations des kamikazes.  Assez de gestes pour barricader cette cité de millions chez elle, fermer les frontières et mettre la métropole, à quelques semaines d'un sommet mondial sur l'environnement, sous état d'urgence. Les attaques surviennent alors que la France poursuit ses opérations militaires contre l'EI et suivent des attaque meurtrières contre un aéronef russe et des quartiers de Beyrouth revendiqués par Daech. La une de L'Orient le Jour note "la même terreur, les mêmes larmes". Les attentats ont du moins réussi à unir certains pays divisés par la crise ukrainienne, dont la France, les Etats-Unis et la Russie. Mais intérieurement c'est pas toujours évident. 

Le lendemain des attentats, l'Etat islamique revendiquait ces gestes lâches, évoquant la mission française en Syrie où elle aurait "insulté notre prophète... et frappé les musulmans en terre du califat". En revanche, l'EI dirigeait son tir contre une capitale de "la débauche". Le groupe a également menacé de s'en prendre de la sorte aux autres membres de la coalition, notamment les Etats-Unis.  

Peu avant les attentats Barack Obama avait pourtant assuré que les Etats-Unis avaient atteint leur objectif de "maîtriser l'élan" de l'EI en Irak en signant des succès récents. Mais après l'écrasement en Egypte, et l'attentat d'Ankara plus tôt, le groupe ne cesse de multiplier ses opérations à l'étranger, même si on se demande comment Abdelhamid Abaaoud, l'inspirateur des attentats, était parvenu à quitter la Syrie pour retourner en France plus tôt cette année. Tué lors de l'opération policière de St-Denis, il aurait été l'auteur de 4 des 6 tentatives d'attentat déjouées précédant celle du 13 novembre. Pendant que l'on étudie les ratés du renseignement, la France intensifie ses bombardements en Syrie. "C'est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l'ensemble de la planète," déclare François Hollande en s'adressant à la nation.  

Le pays se remet à peine des incidents du Charlie Hebdo et de la tentative d'attaque d'un train coupée court après l'intervention de militaires américains à bord. Est-ce de trop? A quelques semaines des élections régionales l'unité politique immédiate s'effrite déjà, des membres de l'opposition remettant en cause une présidence accablée par les attentats. "Autant dans l'épisode de janvier, cela pouvait être très favorable au chef de l'Etat, autant là, peut-être que la répétition des choses peut provoquer une réflexion politique sur les choix élyséens," fait remarquer le politologue Jérôme Sainte-Marie. Inutile de dire qu'à la veille d'une réunion internationale d'envergure les autorités étaient aux aguets, mais que peuvent-elles face à ces gestes rapides, faciles et meurtriers, malgré les leçons du printemps ou encore des attaques de Mohammed Merah, qui avait déjà déjoué les services de renseignements? 

"Nous sommes choqués et outrés par ces attaques lâches, et malheureusement, nous nous préparons à faire face à d'autres éventuels attentats, commente notre correspondant T. Sancton. Il est difficile d'imaginer une réaction militaire ou policière capable de garantir la sécurité face à un fanatique à qui on a lavé le cerveau, armé d'AK-47 avec l'illusion de trouver sa place au paradis en tant que martyr".   Des milliers de soldats sont mobilisés, mais un d'eux nous avoue sur les médias sociaux: "Je suis militaire, entrainé pour faire la guerre, mais pas du tout pour lutter contre le terrorisme et les kamikazes". Les commandos policiers feront un aveu désolant après l'intervention de cette semaine: jamais n'avaient-ils fait face à des tirs d'une telle violence.  Lors d'une entrevue peu avant le drame le premier ministre Manuels Valls avait lui-même exprimé sa crainte que le pays soit attaqué par des jihadistes qui auraient échappé à la surveillance des forces de l'ordre. 

Les premiers renseignements indiquent que des passeports étrangers, dont un syrien, ont été trouvés près des corps des terroristes, mais également que la plupart sont de jeunes Français, dont certains connus des policiers. Les assaillants ont visé des lieux publics sans protection: une salle de spectacle où l'on n'avait pas fouillé les spectateurs, un restaurant, à cette heure, bondé, et les alentours d'un stade où avait lieu une rencontre internationale à laquelle assis- tait le président lui-même. Pour reprendre une observation de l'auteur Bernard-Henri Lévy "Des bars, un concert, un grand match: c'est l'art français de vivre ensemble qui est visé."  

Le stade lui-même aurait été visé, ainsi que ses spectateurs évacués, mais les mesures pour protéger le président auraient sans doute évité le pire. "C'est l'horreur, résuma un président français visiblement ébranlé dans les premiers instants. Face à la terreur la France doit être forte, elle doit être grande. Il y a effectivement de quoi avoir peur, il y a l'effroi, mais il y a face à l'effroi une nation qui sait se défendre... et encore saura vaincre les terroristes." En 33 minutes, la métropole avait été transformée.  Au coeur de cette prise d'otage, les survivants font appel à l'aide à travers les médias sociaux et offrent un témoignage déchirant des événements. "Je suis encore au Bataclan. 1e étage. Blessé grave! écrit Benjamin Cazeno- ves, qu'ils donnent au plus vite l'assaut. Il y a des survivants à l'intérieur. Ils abattent tout le monde. Un par un. 1e étage vite !!!!"  

L'assaut une fois donné, le compte des victimes sera effroyable, dans une enceinte où plus de 1000 assistaient au concert. Cazenoves s'en tire avec "juste des coupures" mais déplore "un carnage... des cadavres partout." Dès le lendemain des arrestations avaient lieu en Belgique, dans une banlieue de plus en plus associée aux actes ou aux tentatives de terrorisme. Molenbeek est en fait la localité pauvre où une perquisition en janvier avait empêché un drame semblable, et là où avait passé un certain temps un auteur de la tentative du train. Les ratés sont possiblement là aussi. Par population le petit pays est celui qui a vu le plus de citoyens partir en Syrie. La France est le pays où l'on en dénombre le plus en tout. Malgré le chaos régnant le jour du drame des gestes dignes d'un grand peuple: les accueils d'inconnus apeurés cherchant un abri, une initiative des médias sociaux intitulée "porteouverte". Car alors que le réflexe est à la fermeture des frontières et aux barricades, les Français optent toujours pour l'accueil et l'ouverture plutôt que la méfiance. Le pays compte toujours accueillir 30000 réfugiés syriens, alors que d'autres ferment leurs portes.

History in Burma

Before she even saw the results of national elections a quarter century ago, Aung San Suu Kyi was placed under house arrest, where she would remain for 15 of the next 21 years, her party's victory annulled by those who truly wielded power in Burma, the military. After her latest electoral win, in an election celebrated as the freest in decades in Myanmar, her National League for Democracy party became the largest in the legislature, but the military, its modern incarnation having been created by Suu Kyi's own's father, nevertheless still has a say on who rules the troubled land. 

The current constitution both reserves 25% of seats to the men in brass and prevents Suu Kyi from becoming president, because her two sons and late husband, who negotiated independence from Britain, held another nationality. No matter, she said, confident even before the results trickled in, she would be "above the president" with the support of the people, and "make all the decisions because I'm the leader of the winning party. 

And the president will be one whom we will choose just in order to meet the requirements of the constitution," she said, adding: "He (the president) will have to understand this perfectly well that he will have no authority. That he will act in accordance with the positions of the party." As the results rolled in, they revealed a stunning margin of victory that would not only surpass her score of 25 years ago, but give the NLD the presidency. Others would again claim what is rightfully hers, but at least hail from the same party.   "She is the people's leader that the whole world knows," supporters chanted in the streets, something that a few years ago would have meant imprisonment if not worse. 

"Write your own history in your hearts for your future, so the dictatorship will end. Go, go away dictatorship."   As Suu Kyi urged supporters not to provoke others, the chairman of the party representing the junta that ruled the country for decades conceded "we lost". Suu Kyi said that while the elections were less than fair they had been "largely free", but cited some "areas of intimidation". 

Her party accused the government's election commission of delaying results it said were overwhelmingly in their favor.    As the stunning outcome was confirmed, even surprising supporters, an official offered words of congratulations that showed there would be no repeat of previous outcomes.   "President U Thein Sein wants to congratulate the Myanmar people for the free and fair and very peaceful election day," U Ye Htut told the BBC. "And he also wants to congratulate the NLD for their success in the election and wishing they are able to fulfil the people's desire in the future." 

The army would accept the outcome of the vote. In a letter to the outgoing leader, Suu Kyi called for a meeting to discuss national reconciliation and "a peaceful implementation of the people's desire, which they expressed via the 8 November election". Change has been a long time coming in Burma, where the military seized power in a coup in 1962 and only started to transition to a civilian government in 2011, and its citizens lived the last years in fear that the progress being made - as historic as it was - always faced the risk of being undone, that they would awake from their dream with cold sweats. While the military wields much power still, there's a sense much of what has been achieved has reached a point of no return. 

But reforms are a work in progress. Before the official results the issue of the treatment of the country's Rohingya community came under focus as election observers from the Carter Center reported incidents where the Muslim minority was banned from the voting. Even Suu Kyi herself has been criticized in the West for not raising the plight of the often discriminated against people. But now that she has secured her win and MPs have taken their seats this week, observers hope she will be less wary of upsetting her base and finally intervene on the issue.

Fears of turmoil in Burundi

It's a fear that's ever present in the heart of sectarian conflicts in Africa, more recently felt from South Sudan to the Central African Republic. The fear the world will witness another Rwanda, and nowhere is it more of a concern than in the Great Lakes region. While the numbers don't justify these fears so far in Burundi, the number of incidents between government-backed militias and regime opponents, leaving some 250 dead in their wake, have increased over the last months, and the language used by the country's officials is sounding terrifyingly fami- liar, some observers say.  

President Pierre Nkurunziza retained power despite a coup attempt against him this spring after he announced he would be seeking a third term, something critics say was unconstitutional. After sup- porters ended the coup, he went on to win a new mandate with 70% of the vote. That's when much of the violence began, causing some 200,000 to flee, and that's when the official discourse started to become violent against detractors.  According to observers ruling party officials have been using much of the same hateful language used in Rwanda before the 1994 genocide, adding painful lessons had to be drawn from that tragedy's history. 

In one speech a senior ruling party official, Senate President Révérien Ndikuriyo, said: ?The day when we give people the authorization to ?work,? it will finish and you will see what will happen.? The UN Security Council passed a resolution this week condeming the violence, but over the last 20 years its capacity was greatly diminished in the region. "It's slipping and sliding we believe, unfortunately, down a very ugly slope," UN human rights official Scott Campbell told the BBC. "The (UN) Security Council is looking at how to react quickly should there be a need to move in forcefully with troops with preventive capacity. But I think there's a huge lesson to be learned about the risks of being passive and actually with- drawing from situations of conflict." 

Human rights groups warned, as the crisis unfolded earlier this year, that there was concern vengeance would be exacted against those who opposed Nkurunziza's new mandate, including human rights advocates and the media. Now some claim the situation is spinning out of control in the streets as the president uses fears of terrorism to crack down on opponents. 

At the beginning of the month Nkurunziza warned that those who failed to hand over weapons within days would be ?punished in accordance with the anti-terrorist law and fought like enemies of the nation? adding his security forces were given the green light to use whatever means to restore order in what have become increasingly violent search operations. 

?Reckless and threatening speeches... have created panic,? said Human Right Watch's Daniel Bekele. But others regret observers and even officials have making use of the word "genocide" to describe the ongoing crisis. "The spread of such alarmist rhetoric can undermine the chances for a diplomatic resolution," says Patrick Hajayandi of the Institute for Justice and Reconciliation.

Les Jeux de la tricherie

Après le scandale de la FIFA, dont le président à été suspendu et ou plus d'une douzaine ont été accusés de corruption, on pensait avoir tout vu. 

Évidemment les accusations de dopage contre l'athlétisme soviétique avaient atteint un niveau de ridicule tel qu'il était devenu une véritable arme de déception massive répandue dans ses rangs. 

Mais les bonnes vieilles habitudes ne se sont pas écroulées avec le mur, atteignant des sommets même, s'il faut en croire un rapport indépendant rédigé par Dick Pound, de manière à chercher à sanctionner même la participation de la fédération russe d'athlétisme dans un an à Rio. 

La commission de l'Agence mondiale antidopage, que dirigeait jadis l'ancien athlète canadien, estime avoir identifié "des défaillances systémiques " au sein de la fédé russe qui auraient "empêche ou reduit" la lutte contre le dopage, des actes qui suggèrent un rôle de soutien de Moscou et de ses services secrets. 

Le monde du sport semble avoir glissé dans l'atmosphère du polar, un fait étonnant dans une arène déjà entachée par les scandales de Salt Lake City.

Athlètes achetant le silence à coup de milliers de dollars, agents secrets charges de passer sous silence les résultats de laboratoire... rien n'était trop beau pour cacher le mensonge. Ne faut-il pas peut-être s'étonner que les Russes n'aient pas mieux fait que seconds à Londres? La médaille d'or de la tricherie, cependant, était dans le sac selon le rapport.   

"Ca n'aurait pas pu avoir lieu sans que tout le monde soit au courant, conclut l'homme qui a fait la lumière sur le scandale de Salt Lake City, C'est pire qu'on le pensait". 

Et les Russes n'étaient pas les seuls à être visés par le rapport, l'ancien président Sénégalais de l'association d'athlétisme international, Lamine Diack , ayant été mis en examen pour corruption et blanchiment d'argent aggravé.

Apres les scandales du monde du cyclisme et du baseball majeur, et les calculs de ce même auteur selon lesquels la moitié des joueurs de la ligue nationale seraient coupable d'utilisation de drogues performantes, inutile de dire que les principes sacro-saints de de Coubertin en ont pris un sacré coup, à moins que plus haut et plus fort soit atteignable a tout prix.

Malgré ses moyens relativement limités, le continent, notamment le Kenya, cette puissance du marathon, "connaît de graves problèmes" selon Pound.  Selon la commission "la Russie n'est pas le seul pays, et l'athlétisme pas le seul sport, connaissant des problèmes de dopage organisé".  Mais de son propre aveu, l'hôte des derniers JOs d'hiver contient encore "des résidus du vieux système soviétique ". 

Et rien ne souffle un rappel des vieux jours derrière le mur d'acier que l'espionnage.   Selon des témoins de la commission des agents de l'ancien KGB, le FSB, le monde d'où est issu le président lui-même, auraient infiltré le laboratoire antidopage russe afin d'y manipuler les substances douteuses, notamment à Sotchi.  

Moscou a aussitôt nié les accusations à tous les niveaux, le ministre des sports Vitaly Mutko proposant de mettre fin au financement de la lutte anti dopage "ce qui nous sauverait de l'argent".  Les révélations pourraient retirer certaines médailles remportées par la Russie, sinon empêcher ses athlètes en athlétisme de participer aux JOs de Rio l'an Prochain. 

Les conservateurs l'emportent en Pologne

A plusieurs centaines de kilomètres du "front" humain, la crise des migrants a-t-elle eu ses premières conséquences politiques? Si c'est le cas, quel risque d'entrainement sur un continent où le méconten- tement gronde? La question se pose après la défaite du gouvernement centriste en Pologne qui avait été quelque peu accueillant envers les réfugiés, en faveur d'un parti eurosceptique, très à droite; le premier à remporter une majorité depuis la fin de l'ère communiste. Le premier ministre sortant Ewa Kopacz a avoué sa défaite après les élections du 25 octobre suite à une campagne marquée par la crise des migrants, même si le pays a été moins touché que certains voisins continentaux. 

Celui-ci avait grogné avant d'accepter l'accueil de 7000 migrants que tentait de relocaliser l'Union européenne, le strict minimum quand on pense que 180,000 arrivées ont été enregistrées en octobre seulement, un geste modeste pourtant vite critiqué par l'opposition, qui siège désormais. Beata Szyd?o deviendrait le nouveau premier ministre, mais l'influence du président du parti Jaroslaw Kacyznski fait craindre un vent d'intolérance déjà présent ailleurs alors que le continent tente de gérer la crise humanitaire qui déferle sur son territoire. Ce dernier a laissé une certaine trace politique il y a dix ans lorsque le parti avait la gouverne du pays, chose qui s'est faite en tandem avec son frère jumeau Lech pendant deux ans. 

Certains gardent un bien mauvais souvenir de cette expérience politique.  Après la mort de son frère, lors d'un écrasement d'avion catastrophique, Kacyznski avait remporté 36% des votes au premier tour des élections en 2010 avant de recentrer son message de droite, mais il est alors arrivé second par la suite. Son parti a recueilli 39% cette fois-ci, une petite marge additionnelle qui fait toute la différence, le permettant de marquer l'histoire polonaise en mettant fin à la période de gouvernements minoritaires qui a marqué l'après-1989.   "Il s'agit d'une victoire incontestée, estime Wawrzyniec Smoczysnki de Polityka Insight, c'est ce que la Pologne peut avoir qui ressemble le plus à un raz de marée politique". Malgré son adoucissement relatif, le parti Loi et Justice n'en reste pas moins anti-immigrant, tout en menaçant d'interdire les recours à fertilisation artificielle et l'avortement. 

Durant la campagne Kacyznski avait déclaré sans gêne que les migrants trainaient avec eux "le choléra, dans les iles grecques, la dysenterie à Vienne ainsi que plusieurs autres types de parasites" un terme qui à lui seul pourrait bien résumer son image des réfugiés. Alors que l'économie se porte plutôt bien, avec une croissance qui se poursuit vers les 3,5% cette année, et que le chômage est passé sous la barre des 10%, le discours traditionaliste chrétien et conservateur semble avoir retenti lors de cette élection sur fond de crise migratoire. Il faut dire que toutes ces années au pouvoir ont réduit la popularité du parti civique et ses affaires de corruption, puis certains sont de l'avis que la croissance des dernières années a plutôt servi aux élites urbaines qu'aux Polonais de la classe moyenne.   

"Si Loi et Justice parvient à gouverner seul avec un président allié, la Pologne va devenir une nouvelle Hongrie," craint Rados?aw Markowski de l'Académie des sciences polonaises, pensant à la réputation que s'est fait le pays magyar lors de la crise cet été.    Anti-russe et très critique de la situation en Ukraine, le parti rentrant partage le scepticisme britannique vis à vis l'Union européenne.  Le vote risque d'avoir des "conséquences désastreuses", rajoute de son côté Adam Michnik de la Gazeta Wyborcza, y voyant une tendance "xenophobe... faisant honte à la nation entière".  

Mais pour ceux qui n'en peuvent plus du bipartisme qui définit le pays depuis le retour de la démocratie, celui qui a terminé troisième, un ancien rockeur, peut représenter l'élu «anti-système» qui a su mobiliser les jeunes, sans se gêner de tenter d'ébranler le système politique.  Pawel Kukiz propose entre autre l'abolition des taxes sur le revenu personnel, rejette l'adhésion du pays à l'euro ainsi que les exemptions fiscales pour les compagnies.  «Nous appartenons au camp des déçus car notre pays n?a rien d?autre à nous offrir que d?aller travailler dans les îles britanniques», résumait un de ses collaborateurs à la presse allemande. «Je vous le garantie encore deux ans et ce système va s'écrouler», lançait Kukiz en fin de campagne. 

Mais le système, non pas national mais continental, est sous pression au sein de cette crise pendant laquelle plusieurs groupes nationalistes et xénophones ont enregistré d'importants gains. Les démocrates suédois sont également du compte, leur jeune dirigeant de 35 ans Jimmie Akesson donnant le ton en déclarant que "l'islamisme représente le nazisme et le communisme de notre temps". Sans parler de la Hongrie, dont le dirigeant, de plus en plus populaire, répétait récemment que les réfugiés prenaient "l'apparence d'une armée". Ce genre de discours facile et provocateur est tristement bien reçu dans plusieurs coins du continent, selon Martin Schain de la New York University: "Le sentiment anti-immigrant est anti-islam, dit-il, c'est facile et très très troublant. Alors que ces partis n'ont pas pris le pouvoir ils ont réussi à faire avancer leur agenda politique, trainaint le discours vers la droite." Et même au coeur du pays le plus accueillant de l'UE, le discours extrémiste retentit à haute voix. 

Selon Hansjoerg Mueller du parti de l'alternance pour l'Allemagne, la politique porte ouverte d'Angela Merkel laisse le pays au bord de la "guerre civile". Un peu fort,  mais ce genre de déclaration a été plutôt bien reçu par les 8000 manifestants anti-islam qui ont marché à Dresden ces derniers temps. Pour ce qui est de la Pologne, l'entrée de Loi et Justice promet déjà une partie de bras de fer avec Bruxelles sur la relocalisation des réfugiés, ce qui fera plaisir aux partis de droite. Alors que les premiers 30 réfugiés étaient relocalisés au Luxembourg cette semaine, d'autres pays se préparaient à l'arrivée d'immigrants redis- tribués. Les pays frontaliers n'étaient cependant pas les seuls à chercher de l'aide, la Suède, qui accueillerait 190,000 arrivants, étant ce ceux qui plaident en faveur du soutien des autres membres de l'UE.

Argentina heads to the polls

The tone may have sounded a bit odd in some parts of the world: "We are voting today in a completely normal country," outgoing president Cristina Fernandez de Kirchner said casting her vote in the first round of the country's presidential election, adding this was a change from previous times when Argentina's voters turned up at the polls "in the middle of a serious crisis." 

It's true that it can remain somewhat difficult to remember a time when the state of affairs in the South American country wasn't alarming, but despite the improvements of the last decade, which saw the introduction of the generous welfare and populist policies of the Peronist Kirchnerismo, they're not out of it yet. 

The country's economy is still contracting (just under 1%) and its deficit has ballooned to around 8% of national output as inflation rose around 30%. Like the economies that saw the worst of the euro-crisis the country is strapped by strict capital controls, Buenos Aires remaining defiant all the while battling international creditors.   

Kirchner, who first entered the presidential Casa Rosada in 2003 with her husband, claims she leaves the country, at the end of her constitutionally limited second mandate, better off than it was many years ago, part of that is true, but she played no small part in raising some international tensions, either with creditors or a certain naval power from across the ocean. 

Then again some would say this perhaps raised the country's spirits when it seemed to have hit rock bottom. Her hand-picked would-be successor, a former power-boating champion who lost a hand in an accident, seems more open to improved global ties after years of sometimes assertive foreign policy, especially over the Falklands. Left-wing candidate Daniel Scioli, the governor of Buenos Aires province, topped the first round with 36% after a campaign during which he promised a tax cut to low income earners and vowed to bring down the wage-siphoning inflation to single digits during his term. 

His result wasn't enough to avoid a run-off however - a disappointment to the retreating lady - the first in decades taking place Nov 22nd. Both he and opponent Mauricio Macri, the center-right mayor of Buenos Aires, know tackling the economy is of the utmost importance, but the latter is billing himself as a less patient turnaround candidate committed to free and open markets, promising to ease tensions with the creditors without resorting to the kind of "shock treatment" which some European countries have endured. 

Scioli, more willing to take a "gradual" approach, promised to "build on what had been built, with common sense," promising continuity, and this sounded just fine to visual artist Leandro Elias, in the working class neighbourhood of La Boca. "The Kirchners fixed the country. There are more jobs now," he told the Guardian. "He'll be good for employment." 

There's no doubt the country is much further removed from the precipice of the 2001 financial collapse when Argentina defaulted on $100 billion in debt, but after decades of Kirchnerismo, others are looking forward to a change. "What happened today changes the politics of this country," celebrated Macri, looking to guide the leftist Cambiemos (let's change) movement of anti-Peronist parties to the presidency, promising an end to the divisive rule of his predecessors. 

Kirchner spared no effort to defend her legacy and stump for her candidate after the first round, sometimes borrowing from rather familiar scare tactics. "I am not a candidate for anything," she said. "But when I leave, please God, I don't want to see ruined what it took us years to build!" Especially if she harbors a desire to return to the presidency in 2019.

Island troubles

They are small islands and archipelagos that conjure images of pristine beaches and palm tree-covered tropical paradises, but their politics are as rocky if not more than that of larger more attention grabbing developing nations. Maybe it's the insularity, the easy going attitude or lack of attention. Not that the small islands haven't seen hardship. The Maldives were in the path of the 2004 tsunami which carried a deadly wave sweeping across the Indian Ocean, causing death and chaos in highly populated areas. 

Vanuatu meanwhile has become the poster child of global warming, slowly receding under the waves due to rising sea levels. Those two nations have seen rocky politics threaten the very foundation of their institutions, like the currents looking to overcome Vanuatu's receding shoreline. 

Corruption scandals are nothing new to that archipelago's history, having seen 22 PMs come and go since independence... in 1980. But this one may take the cake after two former PMs and 12 other MPs were jailed in a single day in October, emptying half the government benches. 

Vanuatu is hardly alone, neighbours Papua New Guinea and the Solomon Islands having seen similar scandals grip them, the latter facing the threat of a government collapse after seven ministers and six other MPs deserted Manasseh Sofavare's government, immersed in a corruption scandal. 

Further away in the Indian Ocean the threats to a sitting leader seemed to be getting downright physical after the explosion of a boat carrying Maldives president Abdulla Yameen was connected to the arrest of his Vice President Ahmed Adeeb, who was charged with high treason. 

Three others were arrested after the blast which left the leader unhurt but injured his wife and others and prompted security measures across the archipelago near Sri Lanka. But the intrigue level was heightened this weekend after the FBI said it found no solid evidence linking a bomb to the blast. 

?Based on the FBI?s analysis which included forensic analysis of the scene, analysis of the items recovered from the scene, and chemical testing there is no conclusive evidence to attribute the explosion on the boat to an IED,? it reported. Adeeb had been VP for just three months after the sacking of his predecessor, who was also accused of treason, giving the charge something of a tropical disease status. 

The country has been in a state of instability since the election which saw Yameen take power in 2013 after a vote plagued with irregularities. The country was politically stable until the end of a 30-year rule by Maumoon Abdul Gayoom, who was Asia's longest serving ruler until his autocratic rule ended in 2008. 

Yameen is his half brother, and gained power a year after a coup ousted the country's first democratically elected president in 2012. Tensions rose in March when the leader of the MDP opposition party was jailed under panned anti-terror laws. The government imposed a state of emergency this week ahead of expected mass opposition protests.

Trudeau's first changes

By the time Justin Trudeau took the stage in Montreal's Park Extension in 2012 to announce his candidacy to head the suffering Liberals, he had heard it all before, nice name, nice hair, thin resume, despite having been an MP for four years.  But that night he grabbed hold of a mission he has carried on with ever since: to make life better for the middle class, and as we learned during the campaign - not without shock for some - at the cost of fighting deficits. Not now, he dared to declare, not when we are hurting.    That single distinguishing feature helped young Justin Trudeau stand out of the crowd early and appear bold, or was it foolish, leaving his NDP opponent looking more like the greying Tories.   

Another distinguishing approach appeared even before the campaign started and was mocked in the dying days of Parliament: the notion paying the same taxes wasn't fair. That the rich had to pay a bit more for the good of the many. This was very much in tune with Hillary Clinton's own stance in the democratic debate and she was hardly the most left leaning of these candidates.   

Suddenly NDP supporters started wondering who was more left of centre, and therefore the true agent of change. At first theirs was to be the party flying the banner under which forces would gather to oust the aging Tories, and avoid dividing the opposition. Trudeau seized the chance to tout his as the most progressive platform after so many years of conservatism, one he released days ahead of his opponents.   Surrounded by the well-oiled Liberal machinery the young leader, trailing a tight field at the sound of the gun, gradually started climbing up the polls, surprising many in debates held in both languages.  

As a theatre teacher well versed in the dramatics of Question Period, that perhaps shouldn't have been much of a surprise. But his comeback from third place would be an unprecedented one for Canada. During the campaign each leader held the top of the pyramid for a time, even a decade-old leader demonized despite steering the country through a financial crisis out of which it escaped relatively unscathed. But, the critics said, he had changed the nation too much, to something many no longer recognized. At 43, Trudeau is Canada's second youngest PM, one even deemed "too young" by an elector who nevertheless admitted she voted for him. 

"He has a presence when he enters the room, not many have that," conceded another before she had yet to cast her vote.  "He's a bit like Mulroney," opined Jean Jacques Blais, who was a cabinet minister under his father. "He knows how to work a crowd." That distinguished him from his father, and in the Atlantic provinces, where his party swept all seats, and possibly everywhere else, this proved fruitful. But there was more to it. Perhaps a certain Trudeaumania had given him the majority, but government, he earned all by himself. By election day the polls had ended their swing in the same direction, leaving the Liberals in the high 30%s, the Tories in the low 30%s and the NDP in the low 20%s. 

Strong advanced polls 71% higher than four years ago seemed to signal hunger for change, and this would continue on voting day, registering the highest participation since 1993. What a swing this had been from the strong start out of the gate for the party seeking to replicate the Alberta miracle, but ultimately falling short, its leader finding himself pondering his future after two other party leaders quit their jobs. 

By the end of the evening the Liberals would have 184 seats, one in every province and territory, and Trudeau had his pick of men and women to form a representative cabinet.No sooner had the polling booths closed in Central Canada shortly after 9:30 p.m. that the networks started calling the win for the Liberals, and an hour later, something no poll had prodicted, a majority. 

Trudeau had late in the campaign dared to call for his supporters to deliver just that, perhaps surprising some of his own supporters. This was no doubt a devastating outcome for the outgoing leader, not only because he failed to stay in government, but on a personal level because "Harper wanted to undo all of the things that Pierre Trudeau did and now he's facing his son who will bring back all of those Trudeau values and traditions to Canada," opined Gerry Nicholls, who once worked under Harper.  

Perhaps this was the spark that ignited the Trudeau firestorm, the intervention in the first debate when Trudeau did not shy away from standing up to his father, secure enough in the thought he was his own man. This confidence he never ceased to exude, and ultimately delivered him 24 Sussex in stunning fashion.  "I want to say this to this country's friends around the world: Many of you have worried that Canada has lost its compassionate and constructive voice in the world over the past 10 years," he said at a next-day rally. "Well, I have a simple message for you on behalf of 35 million Canadians. We're back."   

As for Harper he follows "the route of greater statesmen who didn't know when to leave," editorialized Conrad Black, a list that includes Winston Churchill, Charles de Gaulle and Margaret Thatcher.  He had even lost the support of past Tory leaders before him. Brian Mulroney for one surprised many by heaping praise on the young leader, noting "In some quarters he was under- estimated." Certainly by Harper, no doubt by Mulcair, who vowed to sweep the floor with him during debates but failed miserably, and notably disgraced former Senator Brazeau, before that charity bout where Trudeau landed the winning blows. 

On the eve of the election even he had nothing but praise for the MP from Papineau. "Underestimate Trudeau and he can kick your butt," he opined in a column, adding: "I already knew that."  Trudeau wasted no time showing the new face of Canada, telling the U.S. president on day one, and weeks before picking a cabinet, he would withdraw jet fighters from the fight against ISIS to focus on a more humanitarian role.  His election could be a sea change in other matters from state intervention in the economy to getting back on the climate change train.  "Trudeau will return Canada to its traditional approach in foreign affairs which is characteristic of every single government but Harper's," said Robert Bothwell of the University of Toronto. "Canada will go back to multilateralism, back to strong support for the United Nations."  The quick move on the jetfighters was intended to show Trudeau intended to keep his promises. 

He has made many, and time will tell how true to his word he is. Already the tremendous expectations he has created would seem sure to disappoint.  "The Liberals won a huge and resounding mandate for change, and that means that not only regions but cities and different sectors of the economy are going to be lining up saying, 'Here's what you promised ? where is it? And how quickly will you make me happy?'" said Conservative strategist Geoff Norquay. But such is the burden of leadership.

Reprise des violences à Jérusalem

Sur une terre sainte où les symboles s'accumulent et parfois se superposent, celui-ci n'est pas des moindres. L'esplanade de la mosquée al-Aqsa est placée au-dessus du mur des lamentations, rendant son accès surveillé et contrôlé. Ce sont des visites de groupes israéliens, et de certains politiciens de droite, au troisième site de l'Islam qui auraient déclenché une nouvelle vague de violence dans la vieille ville de Jérusalem et ailleurs, des incidents ensanglantés sur fond de rumeurs d'invasion  du site qui n'ont pas tardé à semer des craintes de nouvelle Intifada. 

Huit israéliens et plus de 50 Palestiniens, parmi eux plusieurs enfants, ont péri lors de ces éclats des dernières semaines souvent initiés lors d'attaques à l'arme blanche palestiniennes suivies de représailles israéliennes plus draconiennes. Les incidents n'ont pas tardé à se répandre en Cisjordanie puis à Gaza, mettant la région entière en alerte et blessant quelques 500 Palestiniens. Cette semaine le secrétaire général de l'ONU lui-même se rendait sur place pour tenter de calmer les tensions craignant que "Palestiniens et Israéliens soient à la veille d'une autre période de violence catastrophique". 

Le gouvernement dit même avoir abattu une roquette avec son système antimissile "Dôme de fer", avant de s'en prendre à des fabriques d'armes du Hamas. La frustration reste évidente après l'échec des dernières tentatives de pacification de la région, un aveu frustre du président Mahmoud Abbas lors son passage à l'assemblée générale de l'ONU. 

Pourtant cette séance avait été marquée par un autre geste symbolique qui, on l'espérait, pouvait laisser place à l'espoir: le hissement du drapeau palestinien parmi les autres bannières du monde à l'extérieur de l'édifice des Nations Unies. "Il s'agit d'une journée de grande fierté pour le peuple palestinien autour du monde, c'est un jour d'espoir que le drapeau soit un jour hissé au-dessus de l'état de la Palestine, au-dessus de Jérusalem, capitale de la Palestine," avait-il déclaré. 

Mais pour plusieurs jeunes palestiniens c'est plutôt le désespoir qui leur fait s'en prendre au mur de séparation de Jérusalem avec marteaux et pioches, un geste souvent repoussé par le gaz lacrymogène des soldats. Abbas n'avait d'ailleurs pas été aussi optimiste lors de son discours devant l'assemblée générale de l'ONU où il a parlé de l'échec des accords d'Oslo, décrivant la situation actuelle d'"inacceptable" tandis que la patience palestinienne "atteint ses limites". 

Selon lui Israël refuse de respecter ces accords, de suspendre la colonisation et de remettre en liberté plusieurs prisonniers palestiniens: « Nous déclarons dès lors que nous ne pouvons continuer à être engagés par ces accords et qu?Israël doit assumer toutes ses responsabilités comme puissance occupante, parce que le statu quo ne peut continuer,» dit-il. L'environnement est loin d'être propice au dialogue, le cabinet israélien annonçant de nouvelles peines plus sévères de quatre ans pour les lanceurs de pierre. "Il s'agit d'une mesure d'urgence temporaire, déclara Benjamin Netanyahou, si on en éprouve le besoin nous rendrons la loi encore plus sévère". Selon lui les attaques au couteau allaient échouer "tout comme les attaques suicides avant elles". 

Quelques 2000 policiers sont arrivés en renforts à Jérusalem pour tenter de mettre fin aux attentats. Mais ceux-ci étant sans relâche, Netanyahou a convoqué un conseil de sécurité, promettant d'employer "tous les moyens" nécessaires afin de mater les violences, avertissant Abbas qu'il le tenait responsable des dérappements. 

Cependant il s'est également déclaré prêt à rencontrer son homologue afin de calmer les tensions des dernières semaines. Mais des Palestiniens préparaient, au contraire "une journée de colère" en Cisjordanie au courant de laquelle le tombeau de Joseph à Naplouse, important site juif, a été incendié, multipliant les craintes de représailles. 

The end of the great famines

Sure people still go hungry, even kids in first world countries, and in the Third World emaciated bodies with bloating stomachs remain terrible sights. But the great sweeping famines such as the one which ravaged Ethiopia 30 years ago are long gone, even if that country still suffers from occasional bouts of food shortages today.   These were the findings of a recent study some may have found surprising amid reports of the worst refugee crisis since the Second World War.   

It's one of the "unheralded achievements" of the past 50 years according to a study released with the annual  2015 Global Hunger Index. Famines no longer claim nearly a million lives as they once did, and those taking with them over 100,000 souls have been reduced "almost to a vanishing point".  

"The trends are striking," said author Alex de Waal of the World Peace Foundation at Tufts University. In the last century the numbers were staggering, some 27 million dying of famine between 1900 and 1909 and over 15 million in each of the 1920s, 1940s, 1950s and 1960s.  By the 1990s the total was a tenth that size, some 1.4 million in the 1990s, and so far this millennia the death toll is near 600,000, still too high, but a dramatic change in numbers in the larger scheme of things.  

The main culprits, not shortages per say, but the violent policies of regimes from Stalin's to Mao's and Pol Pot's. Those have long gone, but much needs to be done to prevent future famines, de Waal tells the AP. "The message from my study is that in order to eradicate famine, the last bit (of work) is to do with conflict resolution and lifting those restrictions on humanitarian action," he said.  

While Africa, with the Live Aid, became the poster child of famine, in fact far fewer of them swept the parched continent, he notes, the exceptional ones having been Ethiopia and the one caused by the Biafran war from 1967 to 1970.  But the continent is still threatened by food shortages today, especially the country which made those headlines 30 years ago. In fact recent figures show that country is facing serious food shortages due to a lack of rain. According to the UN some 7.5 million were in need, dramatically up from 4.5 million two months ago.  

"One factor of the crisis is that it's a region that normally thrives on pastoral activities, and because of the drought, livestocks are also dying," explained Ahmed Shukri of the UN's Food and Agriculture Organization.  "The situation from now on needs to be closely followed, because this is the time of the year when food prices are going up, although it is still below last year's figures, they have started to go up, while prices of livestock have started to go down."  Other regions were also at risk. In nearby Sudan relief workers were warning of a possible "localized famine" in the Blue Nile State. 

According to the South Kordofan Blue Nile Coordination Unity around 30,000 people were facing such dire conditions.  And these famines of the past are still affecting populations today. Halfway across the world famine in the Hermit Kingdom years ago still devastates that country's demographics. According to the Korea Development Institute the shortages of the mid-1990s undermined current youth development.  It said young people ages 15 through 21 may have had their growth stunted as a result. Some estimated 20.8 percent of North Korean children suffered from acute malnutrition in 1998. 

"At the time, the health of children was actually worse than that of children who lived in South Asia and Sub-Saharan Africa," its report said. "Such poor conditions affected the growth of children and babies as it affected the nutritional levels of young people, which impacted their weight and height."

Loukashenko, sans doute...

Alors que limiter les mandats présidentiels est une question chaude d'actualité en Afrique  elle ne se pose pas en Russie blanche, pas plus que celle du vainqueur, qui a la curieuse habitude d'être déclaré avant le dévoilement même des résultats officiels. Le président Alexandre Loukashenko a été ré-élu sans surprise, avec 84% des intentions de vote, remportant un cinquième mandat lors d'une élection où les membres de l'opposition principaux n'ont même pas pu se présenter, un bien triste portrait de la démocratie aux portes de l'Europe où siège "le dernier dictateur" du vieux continent. 

Si l'opposition manquait au rendez-vous c'est notamment parce qu'elle avait été largement réprimée après les dernières élections il y a cinq ans, où "le petit père du Belarus" a récolté 80% des voix. Si plusieurs prisonniers politiques ont  été libérés à la veille du récent scrutin (sans pouvoir s'y présenter cependant) c'est notamment parce que Loukashenko entend s'attirer les faveurs d'une Europe avec laquelle il y a eu un certain rapprochement depuis les événements ukrainiens.   Minsk joue depuis quelques temps les intermédiaires et pourrait même voir certaines sanctions européennes  disparaitre. 

D'une part Loukashenko n'a pas reconnu l'annexion de la Crimée, et ces derniers temps ses homologues européens semblent le trouver plus raisonnable que Poutine, se présentant plus souvent sur son pallier.  Cette crise voisine a également remonté sa cote de popularité, expliquant peut-être ce taux d'approbation plus élevé cette année, même si le manque de liberté de la presse a toujours su gonfler les chiffres. "Malgré la détérioration de l'économie l'appui du public en sa faveur a augmenté lors des mois précédant l'élection, fait remarquer Dzianis Melyantsou du Belarussian Institute of Strategic Studies, ceci est en réaction à la crise qui pullule en Ukraine, et en raison de l'appui en faveur de sa nouvelle politique étrangère". Il aurait sinon tout au plus ramassé 60% des intentions de vote, dit-il. 

Mais les gestes du sexagénaire ne rassurent pas les martyrs du régime pro-russe, qui voient toujours en lui un "homme soviétique qui ne changera jamais", selon l?écrivain biélorusse, prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch, y voyait une  "dictature douce".  Comme il y a cinq ans des manifestants ont pris la rue pour condamner le vote et exiger le "départ de Loukashenko". 

En 2010 ce genre de mouvement s'était terminé par l'arrestation de plusieurs opposants du régime.   Le plus surprenant dans cette ré-élection, fait remarquer Agnia Grigas, fellow au Atlantic Council, c'est le manque de condamation des pays européens; voilà qui pourrait "approfondir" les rapports du Belarus avec le continent tout en lui donnant une meilleure marge de manoeuvre avec la Russie, avec laquelle les liens demeurent importants. Le pays ne donne aucun signe de vouloir s'orienter vers l'ouest, à l'opposé de l'Ukraine, dont le geste a eu des conséquences plutôt vite  enregistrées à Minsk. 

"En fin de compte le régime de Loukashenko dépend des ressources énergétiques russes bon marché, ajoute Grigas, Minsk va continuer de favoriser ses relations avec Moscou. A moins d'un changement dramatique du cours des choses qui pourrait remettre en question le leadership de Loukashenko ou l'intégrité territoriale, l'alliance Minsk-Moscou reste solide". Des plans de nouvel oléoduc passant par le Belarus pour alimenter l'Europe, évitant l'Ukraine, sont d'ailleurs bien avancés, rapprochant davantage des voisins qui ont déjà songé au retour d'une union politique.

Add Russia to the mix

In a transnational conflict where a number of countries are conducting air strikes, sometimes with incompatible agendas, the addition of Russian jet fighters did little to please a coalition of nations seeking to "degrade and destroy" ISIS. Not only was it feared Moscow would have a different target in mind, but its use of aging technology would only create more civilian casualties on the ground.  The growing coalition, with France recently joining the fray including countries like the U.K., U.S., Canada and Gulf states, already had to contend with Turkish planes targeting Kurdish positions in Northern Iraq, actions often at cross purposes with what the coalition is trying to achieve.


The addition of planes from Moscow, an ally of Syrian president Assad, upset Washington and other capitals after divisions were laid bare at the UN, mirroring fractured positions on the ground. Syria's territory is only partially under Damascus' control and in some parts a complex mosaic of fiefdoms of various armed groups, including ISIS. Russian officials claimed the strikes were targeting ISIS, but initial targets nears Homs suggested Moscow was more likely going after opponents of their ally's regime, rebels supported by Washington.  "It's one thing to be targeting Isil, but the concern, obviously, is that this is not what was happening," Sec. of State John Kerry said. said. 


Washington, which would rather have Assad removed after years of civil war has resulted in the death of thousands and forced millions to flee, said the military involvement was hardly constructive.  "Carrying out indiscriminate military operations against the Syrian opposition is dangerous for Russia," added White House spokesperson Josh Earnest . "It is only going to prolong the sectarian conflict inside Syria, if not make that conflict indefinite, and it also risks Russia being drawn even more deeply into that conflict." 


In the same way coalition partners have been discouraged by Turkey's military involvement in the conflict in next door Iraq, as it has targeted PKK positions rather than struck ISIS, which is being effectively struck by Kurdish fighters in the ground in both Iraq and Syria.  Moscow had alerted the U.S. of its intervention, but some observers were not in the least surprised by such an intervention sure to muddle the coalition effort, considering the sparring top world leaders had been doing in the days ahead as they addressed the U.N. General Assembly. 


?We all know that after the end of the Cold War, a single centre of domination emerged in the world. And then those who found themselves at the top of that pyramid were tempted to think that, if we are so strong and exceptional, then we know better than anyone what to do, and why at all should we reckon with the UN, which instead of automatically authorising and legitimising necessary decisions often creates obstacles or, in other words, ?stands in the way?,? Putin had declared in front of world leaders.  ?And so the export of revolutions, this time of so-called ?democratic? ones, continues ... But how did it actually turn out? Rather than bringing about reforms, an aggressive foreign interference has resulted in a flagrant destruction of national institutions and the lifestyle itself. Instead of the triumph of democracy and progress, we got violence, poverty and a social disaster ? Rather than bringing about reforms, an aggressive foreign interference has resulted in a flagrant destruction of national institutions and the lifestyle itself." 


Putin blamed the rise of ISIS on U.S. interventions in the region, from Iraq to Libya.  "Instead of the triumph of democracy and progress, we got violence, poverty and a social disaster ? I cannot help asking those who have caused this situation: do you realise now what you have done??  Obama had been more careful not to antagonize Moscow, but panned its stance on Crimea.   "Imagine if, instead, Russia had engaged in true diplomacy, and worked with Ukraine and the international community to ensure its interests were protected," he said.


"That would be better for Ukraine, but also better for Russia, and better for the world?which is why we continue to press for this crisis to be resolved in a way that allows a sovereign and democratic Ukraine to determine its future and control its territory.  Not because we want to isolate Russia?we don't?but because we want a strong Russia that?s invested in working with us to strengthen the international system as a whole."  While such a system seemed removed from the current reality, officials from both countries agreed to meet urgently to discuss Syria in order to avoid clashing in the region.


Nato officials were also meeting with the new involvement high on the agenda. Tensions were raised this week when Russian jets violated Turkish airspace in incidents Nato deemed "not to look like an accident."A joint coalition statement called on Moscow to cease its strikes, fearing they may "only fuel more extremism". It accused Russian jets of striking Syrian rebels and civilians. Critics have however accused coalition jets of accidentally catching civilians in the crossfire, something that resonated in a week the US has apologized for accidentally bombing a hospital in Afghanistan, killing nearly two dozen people. 


But the Russian toll can be alarming considering that military's lack of precision bombing equipment, analysts fear. The Centre for Analysis of Strategies and Tactics in Moscow has slammed the Kremlin for its "strange" failure to develop such weapons, which reduce civilian casualties. "Russian air force bombers and tactical fighters rely on air-to-surface targeting technologies that are 30 years old," pointed out Alexander Mladenov. 


The air strikes came after an intense period of boosting Russian military interests in Syria in what some critics say amounts to an operation to detract attention from Moscow's behind the scenes play in Eastern Ukraine, but tensions there seemed to be easing somewhat.  Russia's intervention wasn't devoid of support however. Egypt, which has been warming up to Moscow, said its intervention "is going to have an effect on limiting terrorism in Syria and eradicating it," opined Foreign Minister Sameh Shoukry. But few concurred.  Other observers saw a "fundamental shifting of balance of power in the Middle East." U.S. official Ali Khedery told Business Insider the Russian strikes were "a major world event".


"Now an alliance is consolidating and formalizing," he said. "There is now a Shia axis locked in combat across Iraq, Syria and Yemen. This has the potential to escalate into a regional war, a holy war, a global Cold War." By week's end Russia had added new elements to its campaign, launching rocket strikes it claimed targeted ISIS from warships in the Caspian Sea over 1000 miles away. Syrian troops later conducted an offensive under the cover of Russian fire, confirming, critics say, the true Russian intentions.


Catalonia says Si, but is it enough?

A key element of any popular plebiscite is the wording of the question, especially sensitive when the stakes are particularly high. In Britain the wording of the coming referendum question on the European Union has already been the subject of much debate and rewriting.   In the case of Catalonia however the question was, at least according to the nationalist parties, intrinsic: vote for us and you shall have independence within a year and a half. Even Quebec's secessionists hadn't had this boldness. 

But neither have the Catalans had much of a choice, the bold decision was brought on by necessity: Madrid has prevented them from holding a referendum to begin with, no matter the question.   So there's no doubt it will fight tooth and nail to  deny the vote any significance beyond choosing  regional leaders in the proud region of northeast Spain. 

On Sept. 27 the  ?Together for Yes? coalition of nationalist groups scored 62 of the regional legislature's 135 seats, which, with the possible  boost from another pro-independence party in the wings, sets up yet another confrontation with Madrid. ?As democrats we were prepared to accept defeat. Now, we demand that they accept the victory of Catalonia and the victory of the ?Yes,'? said nationalist leader Artur Mas, who had cheered on Scottish nationalists during last year's referendum and has been busy writing editorials in many global newspapers. ?We have a lot of work ahead, we won?t let you down, we know we have the democratic mandate. We have won and that gives us an enormous strength to push this project forward.?   

The nationalists say their score puts the region on the path to independence in 2017 when they plan to declare it unilaterally, but critics fired back the pro-independence coalition didn't even get half of the national vote, therefore lacked the mandate for independence, and asked for Mas? resignation.   

?Artur Mas convoked these elections because he said the majority of Catalans were with him," said Inés Arrimadas of the Citizens Party. "Today the majority of Catalans turned their back on him and the only thing he must do is resign.?   In a country pummelled by the euro crisis, Catalonia fared better than other poorer regions of the peninsula, and nationalist leaders say Madrid is holding it back further with high taxes and little government investment despite churning out 20% of the national economic output.   

But this week ratings agency Standard & Poor's weakened the economic argument, down- grading Catalonia's score and maintaining a negative outlook due to the political crisis, noting its high debt and poor budget performance. The renewed national crisis comes at a time the country is still trying to see the light at the end of the euro disaster tunnel, critics saying it risks compromising any improvement to the livelihood of all Spaniards. 

Meanwhile Madrid says it will fight the secessionists' plans with all the legal means at its disposal, and can count on the moral support of European leaders wary of yet another secessionist threat in the EU, warning that secession could lead to ejection from the group of 28 nations.   United in their cause, the nationalists are however divided on how to go forward, the leader of one pro-independence party, David Fernández, saying that Catalonia should declare independence now rather than a year and a half away.

Ce rêve de mandat interdit

Malgré les violences que cela peut engendrer ces derniers temps, les maitres de l'Afrique caressent encore des rêves de mandat interdit.   Vue la crise burkinabé plus ou moins à ses portes, on peut dire que le président congolais n'a pas manqué de cran en annonçant qu'il chercherait à faire modifier la constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat.   

C'est une requête semblable à Ouaga qui avait précipité le départ de Blaise Compaoré, un choc de l'automne dernier qui n'a pas fini d'ébranler en cette rentrée après le bref coup d'état qui a momentanément chassé le président Kafando du pouvoir.   Celui-ci a vite, étonnement retrouvé sa place, après une médiation continentale efficace, mais Denis Sassou Nguesso, au pouvoir pendant 30 des 36 dernières années, tient bien garder son poste encore plus longtemps, tentant de s'isoler des courants continentaux.   

Pourtant, au sein du plus petit des voisins congolais, l'opposition à Brazzavile ne compte pas baisser les bras, encouragée par le succès des forces anti-Compaoré et d'autres mouvements similaires à travers le continent. Au Burundi l'opposition refuse de lâcher prise après le passage en force du président Pierre Nkurunziza, qui a gardé son poste malgré une élection jugée invalide par plusieurs observateurs internationaux.   

Nguesso a annoncé la mise en place d'une commission chargée d'adopter un "projet de constitution" lors d'une déclaration au courant de laquelle il invitait presque le peuple à louer sa chance de pouvoir se prononcer sur la question. "J'ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu'il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République [...] et fixant les nouvelles formes d'organisation et les nouvelles règles de fonctionnement de l'État", a-t-il dit.  Le plebiscite doit avoir lieu le 25 octobre. Mais la déclaration n'a pas tardé à semer la consternation au sein de l'opposition. 

"Nous avons toujours crié haut et fort : non au référendum, non au changement de la Constitution et non au troisième mandat du président Sassou Nguesso, a réagi Clément Miérassa du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (FROCAD). Nous restons dans cette logique. Nous allons demander à la population de résister, pacifiquement et par les moyens que nous offre la Constitution en vigueur, contre ce coup d'État constitutionnel", a-t-il encore assuré.  Entre temps la famille du président était dans la mire des enquêteurs français visant plusieurs dirigeants africains à propos de leur patrimoine en France, l'enquête dite des "biens mal acquis".  

Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, serait le "véritable propriétaire" de propriétés saisies sur le territoire français. L'enquête est le résultat d'une plainte de Transparency International qui soupçonnait "d'avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière" de ce pays d'Afrique centrale. Scandales à part, ce sont des milliers de manifestants qui on occupé les rues de la capitale Brazzaville cette fin de semaine pour condamner le référendum du président, ses opposants y voyant un "coup d'état constitutionnel", la notion de putsch d'autant plus sensible qu'on est dans les lendemains de cette tentative de renversement ratée au Burkina Faso. 

Le référendum proposé éliminerait également la limite d'âge présidentielle: à 70 elle est déjà inférieure aux 72 anniversaires de Nguesso. Ce dernier est loin d'être le seul dirigeant africain à chercher un troisième mandat. La Cour Suprême du Rwanda rejetait cette semaine une requête de l'opposition visant à empêcher une réforme constitutionnelle permettant à Paul Kagame de briguer un nouveau mandat dans deux ans. 

Mais ce genre de geste ne se termine pas toujours très bien. En 2011 des violences avaient suivi la décision du président sénégalais Abdoulaye Wade de revenir sur une promesse de ne pas briguer un troisième mandat. Résultat, celui-ci a été évincé par Macky Sall par une marge plutôt  large.

Remous en vue en Tanzanie

Un modèle de paix et de tranquillité dans la région, la Tanzanie pourrait vivre des jours turbulents cet automne alors qu'elle se présente aux urnes, où une opposition endiablée tentera de mettre fin au monopole que détient le Chama Cha Mapinduzi depuis le début des élections pluripartites en 1992. En fait c'est à se demander si un changement a bien eu lieu il y a 23 ans.   

L'usure pourrait cependant gâter les efforts de réélection du CCM du président sortant Jakaya Kikwete, qui a dû accepter un candidat de compromis, John Magufuli, plutôt que son premier choix, le ministre des affaires extérieures.   Furieux d'avoir également été rejeté, l'ancien premier ministre Edward Lowassa a fait défection au parti Chadema, où il est immédiatement devenu un opposant de renom, resserrant la course électorale encore menée par le CCM.   

Les quatre grands partis de l'opposition unissent d'ailleurs leurs forces pour mettre fin au règne du parti au pouvoir, ce qui pourrait faire de Lowassa le chef d'état, mais selon certains, provocant aussi le risque de dérapements dans ce pays plutôt paisible d'Afrique de l'est.  La commission électorale a récemment reproché au Chadema de ne pas avoir respecté les règles électorales en organisant un événement partisan dans une église. "Je les ai averti de ne plus recommencer," affirma par la suite l'homme à la tête de la commission, Damien Lubuva.   Celui-ci se disait cependant satisfait de l'état général et paisible de la campagne en cours. "A travers le pays tout le monde espère assister à un processus électoral paisible". 

Il espérait également un meilleur taux de participation, celui de l'exercice précédent ayant à peine mobilisé la moitié des 20 millions d'électeurs inscrits.  "Les électeurs ne devraient pas se laisser distraire par des déclarations selon lesquelles il y aurait des vols de vote, ce n'est pas ce que nous avons constaté".  

Certains redoutent le ton de la campagne, des groupes des droits de l'homme craignant même une croissance des attaques contre les albinos dans un pays où ils ont souvent été stigmatisés et où 76 ont connu la mort en raison de croyances prêtant à leurs membres des vertus magiques.   Cette année le pays a tenté de combattre ces incidents et ces rumeurs en célébrant la première journée internationale de l'albinisme, cette maladie génétique qui se caractérise par un manque de mélanine dans la peau laissant ses victimes avec une peau pâle.   Par ailleurs des proches du pouvoir n'ont pas tardé a faire ressortir des accusations de corruption contre Lowassa remontant à ses années à titre de chef de gouvernement .   

La fatigue électorale envers le CCM est notamment expliquée par les affaires de corruption entourant ce qui a longtemps été le parti unique de la Tanzanie.   Magufuli a entre autre promis de mettre fin à des années de conflit intercommunautaires en promettant de redistribuer des terres "ni cultivées ni utilisées pour l'élevage". 

Les partis s'entendent pourtant sur plusieurs choses: combattre la corruption, le sous emploi et et pauvreté, mais les tensions pourraient éclater en cas "d'élection serrée ou le sentiment  que le vote a été manipulé" selon l'ancien diplomate américain Johnnie Carson. Selon l'organisation Open Society "la normalité apparente en Tanzanie cache les tensions sous-jacentes. Avec deux-tiers des 50 millions de citoyens sous le seul de pauvreté, peu partagent la croissance économique surprenante du pays, de l'ordre des 7% lors de la dernière décennie." 

Ajoutant aux tensions, des milices représentant chaque parti qui prennent de l'importance, notamment au sein d'un Zanzibar semi-autonomone et parfois plutôt turbulent.

Responding to misery

The human drama unfolding across Europe showed very different but also evolving approaches to the misery that remains the worst humanitarian crisis the world has seen since the Second World War, disrupting in the process a two decade old open border policy. In Hungary and Denmark, where far right parties have been making inroads, officials erected walls or stopped train traffic in an effort to halt the flood of despair. Copenhagen later lifted barriers to refugee travel to the more welcoming German and Swedish neighbours.  

On the front lines of Greece and Italy officials appealed for help after months of trying to manage the flood of migrants. The European Union has yet to finalize proposals calling for mandatory quotas to redistribute some 160,000 refugees already in Italy, Greece and Hungary.  Meanwhile much less affected and more distant regions promised to pitch in, among them Sweden and even Australia committed to taking thousands more while Germany  braced for as many as a million tired and hungry migrants, some 10,000 entering daily by some accounts. 

But after weeks of becoming a major hub for migrants on the move, even Berlin showed signs of wariness facing the continuing flood of  refugees.  The European superpower temporarily imposed border controls along with Austria, further undermining the Schengen agreement which has been making travel between 26 member states a breeze since 1995. 

The crisis underscores not only the remaining differences between European countries but the lack of coordination on major continental issues, one once made obvious on foreign policy matters. Sparking concerns in Austria was the discovery of 42 migrants in a refrigerated truck, weeks after the gruesome discovery of dozens of bodies in a truck abandoned by its smugglers.   

At the pressure points on the Hungarian border, one migrants only sought to cross to continue on to Western Europe, migrants clashed with police at the Serb crossing, before ultimately considering an alternative passage through Croatia and Slovenia.  Observers regretted policies restricting access to Hungary and political statements showing a preference for conserving the "Christian nature" of the country's population.   "Hungary has denied any safe and legal passage for refugees," deplored Tirana Hassan of Amnesty International. "Hungary is essentially flouting its international obligations. It is a signatory to these treaties."  

But this was an accusation Budapest also levelled at a soon overwhelmed Croatia, which chose to return refugees to Hungary after initially opening its doors, at least as a transit nation. And as if the shifting labyrinthic borders weren't enough, changing with every passing day as capitals traded accusations, migrants running through fields in Croatia had to deal with threats dating back to the Balkan war: mines still buried like so much animosity. One Slovenian journalist came under fire for suggesting migrants be shot and immigration policies be changed to only allow Christians in the country. Soon pressure to assist was building against more than the immediate countries. 

With the tide of commitments rising from the shock of the sight of a single toddler whose body washed up on Turkish shores pressure came to bear on other comparatively unmoved spectators, the U.S. and Gulf states much closer to the suffering region at the source of 4 million fleeing masses. The UN warned that a million more Syrians may be added to the fleeing masses. After taking over the campaign north of the border the issue was raised during the unofficial U.S. presidential campaign, critics hoping to open doors wider after only admitting some 1,800 Syrians since the crisis began in 2011. The UN has since referred ten times that number for resettlement. 

Last week the U.S. finally agreed to settle 10,000 Syrians and looked to increase refugee arrivals to 100,000 by 2017, but concerns immediately grew about the time and mens required to process so many distant newcomers. In addition immigration has been a raging debate among the Republican contenders, top-rating Donald Trump regretting the country had become "a dumping ground for the world", mostly thinking of the hundreds of thousands of illegal Latino immigrants crossing into the U.S. undetected every year. But nowhere has the crisis unfolding left so many indifferent as in the much closer Gulf states, more preoccupied by the crisis in Yemen than in Syria and Iraq and more likely to throw money at that emergency due to strict visa rules not recognizing refugees. 

Gulf countries, especially Saudi Arabia, denied accusations not a single refugee was known to have been admitted since the beginning of the crisis in 2011 in the oil rich region, and stressed they had provided millions of dollars in assistance. This is in contrast with poorer overwhelmed neighbours on the front lines of the disaster, such as Lebanon and Jordan, who have taken in over a million refugees. Amid criticism the rich were doing little came a rare suggestion by a wealthy Egyptian in September. Billionaire Naguib Sawiris tweeted he was willing to help if Greece or Italy sold him an island. 

"I'll call its independence and host the migrants and provide jobs for them building their new country" he wrote, suggesting it be called "hope", something now in short supply around the Mediterranean. Meanwhile countries were racing against the clock to place the migrants before the beginning of the cooler fall season, when it is hoped travels from the Arabian peninsula and North Africa would start decreasing, giving countries across the EU something of a breather. 

Even more distant Holland said it had to impose some regional controls after receiving thousands of migrants. Another small country, Austria, was struggling to deal with the back and forth of masses in transit, bounced around by Eastern European neighbours who not that long ago were themselves looking for a way West. Observers were meanwhile fearing the political implications of the crisis, with right-wing groups from Germany to Britain standing to gain from the chaos. 

For the U.K., one of the preferred destinations of all migrants, the stakes are high with recent polls showing for the first time that a slim majority would vote yes to an expected referendum to leave the European Union. Far from that eldorado, the tragedies continued this weekend, a migrant boat colliding with a ferry leaving 13 dead, four of them children. Very much like the small victim who galvanized the latest efforts.

Putsch à Ouaga

A un mois des élections au Burkina Faso et quelques mois après le départ précipité du président Blaise Compaoré, un triste retour au passé dans ce pays d'Afrique de l'ouest qu'un vent de changement avait brièvement balayé. Estimant la date du scrutin, le 11 octobre, trop proche, des militaires se sont emparés de la capitale, séquestrant le président intérimaire et son premier ministre pour les remplacer par un proche de l'ex-président, retiré de ses fonctions l'an dernier par la grogne populaire en cette période de toutes les instabilités au Burkina Faso.  


Compaoré avait tenté de changer la constitution afin de briguer un nouveau mandat, un geste qui a soulevé la rue burkinabè. Encore après le putsch des manifestants, notamment étudiants, faisaient front dans plusieurs régions du pays et même à Ouaga, malgré le couvre-feu décrété par les putschistes. La contestation intense faisait rage alors que des bureaux du parti CDP de Compaoré ainsi même que le domicile du président désigné par la junte, Gilbert Diendéré , qui n'en était pas à son premier coup d'état, étaient saccagés. 


On rapportait trois morts et des dizaines de blessés avant qu'un calme précaire ne vienne s'installer alors que le Sénégal et le Bénin lançaient des efforts de médiation dans l'espoir de garder le calendrier électoral.   


Le président du conseil national de la transition n'a pas perdu une minute avant de dénoncer "un coup d'état" et d'appeler "le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture". La condamnation du geste était encore plus importante à l'étranger, notamment à Paris, où le président Hollande a appelé à la libération du président Kafando et du premier ministre Zida, qui furent placés en résidence surveillée. 


Il s'agissait du sixième coup d'état au pays depuis l'indépendance en 1960. Selon un communiqué de la junte le code électoral en vue de la présidentielle, interdisant la participation du parti de Compaoré ou de toute personne associée à sa ré-élection, justifiait la prise du pouvoir des hommes en kaki. La junte promettait s'organiser des élections "inclusives... après avoir stabilisé le pays" mais même les alliés des militaires, les Etats-Unis, qui avec la France s'associent pour former les troupes afin de combattre l'extrémisme, condamnaient "fermement toute tentative de prendre le pouvoir de manière extra constitutionnelle ou de résoudre des disputes politiques internes en faisant usage de la force".  


Diendéré de son côté affirmait qu' "une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées". 


Mais l'ancienne métropole souhaitait un prompt rétablissement de l'ordre. «Je condamne ce coup d'Etat, je le condamne fermement parce qu'un processus électoral était en cours, les dates étaient arrêtées, le corps électoral était recensé et il y avait donc un processus, déclara Hollande. Il ne peut pas être expliqué que des groupes puissent empêcher cette transition démocratique qui était en cours. J'appelle donc ceux qui ont commis cet acte à libérer les personnes qui sont retenues et notamment le président de la transition qui encore aujourd'hui est pris en otage et j'appelle ces groupes à cesser immédiatement leur action». 


L'Union africaine à aussitôt annoncé la suspension du Burkina Faso ainsi que des sanctions tandis que les présidents Macky Sall et Thomas Boni Yayi arrivaient au pays afin de mettre les opposants autour d'une table de négociation. Mais alors que les médiateurs faisaient appel à la restauration de Kafando et l'amnistie des putschistes, les violences atteignaient l'immeuble où les pourparlers avaient lieu.


Un automne électoral

L'automne risque d'être chaud dans le pourtour d'une mer déjà assiégée par la crise des réfugiés, et ce seulement en partie à cause d'elle. Plusieurs pays se présentent aux urnes cet automne et même dans le berceau de la démocratie, une troisième visite aux bureaux de vote, la cinquième en six ans, était trop en demander, mais telle est la fragilité de politiciens épuisés par une catastrophe économique à peine éclipsée par une crise humanitaire sur les rives de la nation aux mille îles. 

En fin de compte, sans surprise, le premier ministre Alexis Tsipras a remporté son pari, une troisième victoire, malgré avoir déçu des partisans qui avaient rejeté les mesures d'austérité imposées par Bruxelles. Son parti de gauche Syriza a remporté environ 35% des votes, perdant quelques sièges depuis l'hiver, et devra recommencer le laborieux travail de former un gouvernement. 

"Devant nous s'ouvre la voie du travail et des luttes," déclarait le vainqueur. Les 55% qui ont décidé de se trainer aux urnes une nouvelle fois représentaient un des pires taux de participation de leur histoire, mais l'ancien ministre Panos Skourletis y voyait tout de même une raison de célébrer: "Il s'agit de la première fois qu'un parti qui a présenté un accord de sauvetage économique exigeant a été récompensé". 

Il faut dire que certains avaient de quoi se sentir trahis, après que leur "non" référendaire ait laissé place à de nouvelles mesures draconiennes imposées par les instances européennes. Mais de l'aveu de Tsipras lui-même, le pays n'en avait pas le choix, étant menacé d'exclusion de la zone Euro. La Drachme a beau garder son cachet nostalgique, elle semble condamnée au passé malgré tout. 

Son opposant conservateur, Vangelis Meimarakis, sans doute un peu soulagé de ne pas avoir à envisager l'impossible travail économique et budgétaire qu'il reste à faire, s'est empressé de le féliciter, même si selon lui "l'expérience (Syriza) nous a coûté chèrement". Mais ce dernier gage que le pays risque à nouveau de devoir se diriger vers les urnes d'ici peu. Difficile de connaitre l'impact de la crise parallèle des réfugiés, mais le parti extrémiste Aube dorée s'est mérité sa troisième place, avec environ 8% des voix.  

Également aux prises et avec le flot humanitaire qui se déverse sur le continent et avec un électorat indécis, le voisin turc se prépare également à retourner aux urnes, plus tard en novembre, lorsque le président Erdogan  espère, par pur épuisement, retrouver la majorité qu'il venait tout juste de perdre.  

Dans les deux pays la misère humaine leur rappelle que malgré les apparences, surtout dans une Grèce connaissant 20% de chômage, les choses pourraient être nettement pires. Si le risque d'instabilité prolongée est connu depuis longtemps à Athènes il risque d'à nouveau se faire sentir à l'autre bout de la Méditerranée où deux autres pays récemment rongés par les crises financières vont se présenter aux urnes d'ici la fin de l'année. 

Les sondages en Espagne et au Portugal restent serrés alors que la péninsule ibérique doit composer avec la recrudescence du nationalisme catalan, dont les dirigeants avaient de près suivi le référendum écossais et risquent de signer d'importants gains lors du vote régional. "Il y existe un risque politique en Grèce, en Espagne, en Catalogne et au Portugal, résume Antonio Garcia Pascual de la Barclays, la croissance s'améliore, la demande est correcte mais côté investissement c'est l'inconnu". 

Les deux pays de la péninsule ont remonté la pente depuis la crise financière et ne sont pas si lourdement frappés par la crise des migrants, mais l'Espagne garde le taux de chômage, à 22%, très élevé alors que la dette du voisin portugais, à 130% du PNB, reste des plus importantes sur le vieux continent. La fragmentation de l'électorat dans les deux pays pourrais préparer une période d'instabilité politique.

A new leader down under

For a country which has made voting mandatory it is surprising how often it has had to wake up to a new leader without going to the polls. The continent down under now welcomes its fourth prime minister since 2013.  

Earlier this year outgoing prime minister Tony Abbott had resisted party efforts to oust him, not rare in politics but perhaps unusual for a party in power. A few years ago Labour prime minster Julia Gillard hadn't been so lucky, being turfed out after a bruising party battle. Months later Abbott and his coalition partners took Australia's polls.  

Years before she had similarly turfed out Kevin Rudd, elected with a strong mandate in 2007.  Abbott managed to hang on only until the man he had previously unseated, Malcolm Turnbull, resigned as communications minister and launched a leadership challenge. It was close, but Abbott ultimately fell, by 10 votes, handing the helm to his challenger. Not that this mattered to the opposition. 

"Australia does not need another arrogant, out of touch liberal leader," charged opposition leader Bill Shorten. "Australia needs another change of government."   But Turnbull doesn't have to call elections until next year and has said he does not intend to call an early vote. Pressure against Abbott came amid polls showing Labour ahead and Turnbull the preferred choice as party leader.  

"I'm very humbled by the great honour and responsibility that has been given to me today," the latter said. "This will be a thoroughly liberal government committed to freedom, the individual and the market."  "The future is one of great opportunities and that requires confidence and leadership and it will be lost if we embrace the politics of fear and scaremongering," added Turnbull, who incarnates the more progressive wing of his party.  

While he hinted policies under him would "change in the light of changed conditions", he didn't immediately suggest a dramatic shift on sensitive matters close to his heart, such as same sex marriage, climate policy or steering the country away from the Queen and toward a republic. 

He wouldn't immediately say whether he would honour Abbott's pledge to hold a referendum on gay marriage and said he generally supported emission targets set by his predecessor. He has however supported carbon trading schemes.  The week's developments have shown the unstable nature of the one-nation continent's political scene after this shortest of terms, notes Rod Tiffen of the University of Sydney. 

"It's pretty amazing to think that we will have had two prime ministers overthrown in their first terms, which hasn't happened since World War Two," he said. "This shows the degree of instability within parties that we now have." Some were more direct. 

"The latest ?democratic coup? in Canberra in which Tony Abbott has made way for Malcolm Turnbull as prime minister is beginning to make Australia?s political system look more and more like Italy?s," wrote David Brewster of the University of Melbourne, adding the unpopular Abbott had it coming nevertheless.

Ukraine still smoulders

Nearly two years after violent protests claimed dozens of lives and launched civil war in Ukraine clashes with protesters caused more deaths and further illustrated the divisions tearing the country apart. Ironically that's when the usual hot zone silenced its guns, at least temporarily.

The latest violence was triggered by violent nationalist opposition to government reforms honouring the Minsk agreement in an attempt to end the clashes tearing eastern Ukraine apart for months, catching a commercial airline in the crossfire.

But the violent nationalist opposition was not pro-Russian, elements of which caused much of the violence in the east, but Ukrainian, the sort of reaction Russian nationalists had used to justify their acts and ignite passions in a conflict with no lack of it. 

It was in fact the prospect of peace, albeit with the concessions of added autonomy in the east, which ignited the flames anew in the country's capital.

Three guardsmen were killed in clashes with supporters of The nationalist Svoboda party outside the country's parliament, a throw back to the violent scenes of two years ago minus the sharp shooters of the old regime.  

Years and a new president later the scenes were sadly familiar. Some 6500 people have been killed nationwide in the Ukrainian conflict, which had recently lost its sense of urgency, eclipsed by a refugee crisis which has impacted Eastern Europe as well.

But as expected the lull in the East didn't last very long. Two days after the ceasefire clashes started anew when two were killed and six wounded in an ambush on a Ukrainian army vehicle near the rebel-held city of Luhansk.

In fact some observers fear a possible new offensive by pro-Russian rebels in the East, with the full support of Moscow.

"Rebel fighters in the Donetz and Luhansk provinces, supported by Russian forces, have been in nonstop maneuvers, perhaps preparatory to a move on the strategic port of Mariupol," opined Harvard professor and author Marvin Kalb. "Western analysts believe that it would be a tough fight, but ultimately the pro-Russian forces would win. Ukrainian troops would have to withdraw. The Poroshenko regime would then be pushed to the edge of collapse."

Even before any of this has yet to take place, the young Poroshenko regime already feels like on the edge of the abyss in turbulent times.
Attacking collective memory
Six months before the attacks of Sept. 11 2001, a series of devastating blasts some 250 kilometres northwest of Kabul would mark the first salvo of the ongoing jihadist war against collective memory and history.

The March 2001 destruction of the giant Bamiyan Buddha statues on the fabled Silk road, some dating back to the 6th century, under orders of a Taleban leader, would be the first of a series of jihadist attacks against world historic sites, leading up to the destruction of the 2000-year-old Palmyra historical site in Syria this summer.

Throughout history, more recently from the Second World War to the Iraqi conflict and following the 2011 Arab revolt, threats to important archeological sites have left legions of specialists and historians on the edge of a nervous breakdown, but the jihadist offensive which has laid ruin to exceptional sites from Asia to the Sahel region of Africa, is a systematic targeting of historic sites of global significance.

Unesco's director-general Irina Bokova has called it no less than a war crime, accusing ISIS of seeking to "deprive the Syrian people of its knowledge, its identity and history".

Thankfully, no sooner were the sites destroyed, from Mali to Afghanistan, that specialists went to work to see if and how they could be restored, and to begin with, whether they should be.

A large debate raged over whether the Bamiyan statues, some measuring half a football field, should be rebuilt or remain the heap of rubble they were turned into, becoming a testimony to the odious campaign for their destruction, which began well before the turn of the latest millennia.

In the 17th century the stone giants had been the target of Mughal emperor Aurangzeb's artillery, which failed to destroy them. A century later Persian king Nader Afsar directed his cannons on them, but Taleban dynamite used against the statues - deemed to be offensive pre-Islamic icons - got the best of them in an act which drew worldwide condemnation. Two years later they were declared a Unesco world heritage site.

As impossible a task as it seemed, projects have been suggested since which contemplate at least the partial reconstruction of the Buddhas, though some instances of unauthorized reconstruction efforts have only added to the raging debate on the site's future.

In 2013 a team started working on the feet of the soaring Buddhas using non-original material, a move that could have stripped the sites Unesco status, forcing the workers to tool down, leaving the site even more in disarray then before. A Chinese citizen however did have a novel idea of "reconstructing" the Buddhas using a less controversial method, projecting hologram images of the lost statues.

While the debate continues there, in Africa was greater acceptance of the work of local artisans, who used the usual mud-based mixture to undo the damage Islamist militants inflicted on the ancient mausoleums of Timbuktu - some dating as back as the 13 century - when the insurgents captured the region in 2012 before being turfed by foreign troops. 

The acts were praised by Unesco in a July news release. But a quick look at the press page of the organization showed the extent of the attacks on specifically targeted historic sites . 

Days before the Baalshamin temple in Palmyra was destroyed, images of the blast having been provided by ISIS, another site, the Mar Elian monastery, was also destroyed. At around the same time as the organization mourned the death of two leading scholars of Syrian antiquity, in another deliberate act to bury pre-Islamic history in the region.

But oddly enough the sites being targeted do not exclude Islamic sites. In fact a number of Shia related sites have been targeted in Syria by the mostly Sunni radicals. Among the recent targets were Shia mosques, Islamic centers and the shrine of Seyed Sokainah, a site under construction which had previously been targeted by militants, and now partially lies in ruins.

It will be awhile before anyone has access to the site again and is able to assess whether any reconstruction will ever be possible, but sadly none of these countries are at peace despite the reconstruction efforts.

Afghanistan remains a country very much at war as the occasional Taleban attacks, some more recently targeting Westerners, have shown, and Mali is also seeing a return of Islamists, many of whom are battle hardened from conflicts elsewhere or trained by people who are. 

But archaeologists, who point out a site of similar significance was destroyed in Iraq earlier this year, have also accused government troops of causing similar damage to significant sites - some having been used as bases by militants - with little condemnation. Among the damages sites they tell AP was the 900- year-old Crac de Chevaliers, one of the world's best preserved medieval crusader castles.

Like the Bamiyan statues the Palmyra site, which contains other structures observers fear will next be targeted, prospered due to its strategic location on caravan routes crossing east and west.

The destruction of the temple was sadly just the first in ISIS' ruthless campaign of annihilation. Soon followed the destruction of the temple of Bel in the continuation of what Syria?s top antiquities official has said is the systematic destruction of Palmyra.

?This is the start of the total loss of Palmyra in the coming days,?  Maamoun Abdulkarim said. ?The city is being raped... Even earthquakes would have been less horrible,? he added. ?This is a cultural war and everyone should unite, whether they support the government or the opposition.?
Le procès de la corruption
Dans un pays à l'histoire rongée par la dictature et l'impunité aux plus hautes instances, la scène - la mise en examen d'un président après une brève présence en cour - avait de quoi ébranler le petit pays d'Amérique centrale, sinon cette région troublée en général.

A quelques jours d'une élection ou il n'a pas le droit de se présenter, le président sortant Otto Molina niait toujours toute implication dans une affaire de corruption au sein des douanes qui avait fait fuir huit membres de son gouvernement et mené à l'arrestation d'un ancien vice-président.

Voilà depuis des semaines que les suspects - des parlementaires et certains ministres - tombaient dans l'enquête du scandale de pots de vins versés par des hommes d'affaires guatémaltèques afin d'éviter des taxes à l'importation.

"Je rejette catégoriquement tout lien, dit-il lors d'une intervention télévisée, je ferai face avec courage et me soumettrai au processus juridique ".

Mais ce courage était mis à l'épreuve cette semaine après que le Parlement ait levé l?immunité du chef de l?Etat. La justice lui a notamment interdit de quitter le pays, au cas ou lui venait à l'idée d?imiter deux de ses ministres qui sont allés se réfugier au Panama. 

Molina a par la suite finalement remis sa démission avant d'être promptement arrêté. Vers ses derniers jours le gouvernement titubait au bord du gouffre politique au Guatémala.

Molina se pouvait plus se porter candidat car il avait atteint la limite de mandat présidentiel prévue par la constitution mais tenait malgré tout à garder son poste jusqu'à l'élection malgré l'appel à la démission de l'influent archevêque Oscar Morales, une voix importante dans ce pays largement catholique. Il n'était d'ailleurs pas le seul à exiger des comptes au chef d'Etat.

"La meilleure chose pour le pays est que le président soumette sa démission, déclara Luis Velasquez, ancien ministre de l'économie et membre de l'opposition. Le système s'est écroulé et il est grand temps d'effectuer des changements profonds".

Les ministres de l'économie, de la santé, de l'agriculture et de l'éducation on récemment remis leur démission après un rapport de la justice liant le président au scandale.

Entre temps de nombreuses manifestations ont occupé la rue dans la capitale, des pancartes faisant appel à l'envoi de "Otto en prison". 

Le corruption, qu'avait pourtant promis d'éliminer Molina, ne serait pas le monopole du pouvoir si on en croit la justice, qui vise également un membre important de l'opposition pour blanchiment d'argent, alors qu'il était le président de la banque centrale.

La crise a éclaté en avril lorsque le parquet national et une commission de l'ONU chargée d'assainir le système judiciaire ont porté leurs premières accusations dans l'affaire, s'appuyant sur des milliers d'appels téléphoniques.

La commission, dirigée par un ancien chef de la magistrature colombien, a également révélé un scandale de corruption lié à la sécurité sociale qui a mené à l'arrestation d'un proche du président.

Les scandales ébranlent les Amériques du Brésil au Honduras ces derniers temps, ou des manifestations tentent de mettre à terre des gouvernements liés à des scandales de corruption. 

Au Honduras la crise a éclaté lorsqu'un journaliste a mis la lumière sur les affaires nébuleuses du gouvernement impliué dans une affaire de corruption du système de santé.
Des élections en Haiti, enfin
Un retard de plusieurs années, un taux de participation faible, des violences qui exigeront de nouveaux votes dans certaines circonscriptions, telles ont été les réalités électorales à Haïti entre sécheresse et le choléra. Il y avait de quoi faire songer les observateurs qui avaient à l'origine pu ressentir un certain soulagement après la tenue du vote législatif du 9 août, qui partait le bal démocratique qui comprend une nouvelle ronde et des élections régionale et présidentielle plus tard cette année.   

Après tant de faux départs, un départ imparfait, mais satisfaisant pour certains groupes qui ne croyaient plus à la tenue du vote, attendu depuis 2011.  "Le processus a eu lieu et a été mené à bien, a fait remarquer Enrique Castillo de l'Organisation des Etats d'Amérique, nous ne sommes pas en mesure de déterminer si les problèmes? pourraient causer l'annulation du vote. Mais notre impression initiale est que ce n'est pas le cas".   De manière générale les listes électorales étaient visibles aux bureaux de scrutin, mais certains ont ouvert leur porte plus tard que prévu et d'autres été dérangés par la violence ou la menace de violences. 

Des images des médias sociaux montraient des bulletins de vote renversés sur le sol dans certains bureaux de vote, ou des électeurs inscrivant leur choix accroupis devant de petits écrans de quelques centimètres qui permettaient peu de confidentialité.  Des incidents ont notamment eu lieu dans la capitale Port-au-Prince, où certains quartiers - tels la Cité soleil - étaient évités par les casques bleus même avant le tremblement de terre meurtrier. Ceux-ci, malgré la diminution des effectifs, tentaient tant bien que mal de limiter les éclats avec l'aide de la police haitienne. Après l'annonce de nouvelles élections dans 25 circonscriptions, ils sortaient de leurs casernes, craignant une reprise de la violence électorale qui avait fait deux morts.  "Le problème est que la violence a découragé plusieurs électeurs et plusieurs le seront encore en octobre, explique Nicole Phillips de l'Institut de la justice et de la démocratie en Haiti. 

Une faible participation, combinée à la violence, l'intimidation et une sécurité inadéquate peuvent contribuer à la fraude, qui pourrait avoir un impact important lors d'élections plus serrées en octobre".   A la veille du dévoilement des premiers résultats, le Conseil électoral provisoire annonçait la radiation de deux autres candidats, portant le compte à 16, accusés d'être impliqués dans les incidents le jour du vote, dont des tirs à l'arme automatique à proximité d'un centre de vote, le saccage de bureaux, des violations du scrutin, des enlèvement d'urnes ou encore l'agression armée d'un membre du personnel électoral.   Cinq étaient membres du parti présidentiel PHTK, des personnes qui risquent désormais des peines de prison allant de six mois à cinq ans, des amendes et «la perte des droits civils et politiques» pendant cinq à dix ans. Les complications électorales ne se limitaient pas aux incidents violents. A Canaan, cette cité bidonville née des efforts humanitaires de l'après-séisme devenue presque mégalopole, plusieurs n'ont pas pu voter en raison de l'éloignement de leur bureau de scrutin et de l'absence de transports en commun.   

La représentante de l'ONU, Sandra Honoré, a notamment fait état de "l'espace un peu limité" dans les bureaux de scrutin, problème qu'il faudrait corriger dans les prochains mois.  "Le conseil électoral provisoire (CEP) aura à revoir la disposition des bureaux de vote pour pouvoir assurer que les électeurs ont un peu plus de facilité au moment d'exercer leur droit démocratique", a-t-elle indiqué.  Presque six million d'habitants étaient appelés aux urnes pour choisir parmi les 128 partis se disputant 139 sièges parlementaires. En tout 41000 candidats se présentent dans les trois élections, dont 55 pour le poste de président. Mais malgré ces chiffres records, un taux de participation ridicule de 18%, qui pour certains pouvait remettre en question la validité du scrutin.  «Avec ce taux de participation... la masse populaire a bien compris la mascarade," n'a pu s'empêcher d'en ajouter l'ancien premier ministre Laurent Lamothe, des élections selon lui manipulées depuis le début.  

« Nous avons eu des petits accrocs, et nous espérons les corriger pour l'élection présidentielle, dut avouer le président Michel Martelly. Nous ne savons pas qui sont les fauteurs de trouble. Peu importe qui ils sont, c'est un problème pour tous les candidats ».   Celui-ci a atteint sa limite de mandat et a souvent été accusé de retarder le vote afin de garder le pouvoir. Il gouverne le pays par décret car Haiti est sans gouvernement depuis janvier, date de la dissolution du parlement en raison du manque de nouvelles élections.  Les manifestations qui avaient précédé le scrutin se sont poursuivies le lendemain, en attente des résultats, certains jetant des pierres, brûlant des pneus dans les rues ou barricadant des artères en demandant une annulation du vote pour irrégularités.   Les autorités se défendent que malgré tout seulement 5% des centres ont été incapables d'ouvrir le jour de l'élection, des 1500 centres prévus à cet effet. 

D'autres vont jusqu'à doubler ce nombre, sans cependant y voir le besoin d'annuler les résulats.  "Ces élections sont un test important en prévision de l'élection d'octobre," estime Pierre Esperance du réseau de la défense des droits de l'homme.  Le premier ministre Evans Paul pour sa part se disait "ni heureux, ni déçu, mais soulagé" de l'organisation de cette première phase du scrutin.  Deux personnes sont mortes lors de violences le jour du vote, après une période de campagne marquée par cinq assassinats liés à la préparation du scrutin, selon le Réseau national pour la protection des droits de l'homme. Un candidat du parti Fusion a notamment été tué dans la ville de Marigot.  

Des membres de la diaspora montréalaise regrettaient les violences électorales. "Plutôt barbare, pourquoi c'est tant difficile des élections quand il s'agit d'un jeu purement démocratique? s'interrogeait Jean Claude Jeanil. C'est le cas de dire que les gouvernements se succèdent mais se ressemblent et ne changent pas au fond... du pareil au même !?"  Mais plusieurs n'avaient pas le goût au vote, et pour cause, il pèse pour bien peu au sein d'une "crise humanitaire" sans fin depuis le séisme, qui selon l'actuel premier ministre a été empirée par les politiques d'immigration du voisin dominicain, qui procède à la régularisation des Haitiens réfugiés chez lui, les déportations ajoutant aux problèmes de pénurie de logement et de sécheresse, sans parler du choléra qui sévit toujours et fait un nombre record de victimes en Haiti. "Nous sommes dans une phase de flambée de choléra, déclara le chef du bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, dans les premiers mois de 2015 il y a eu une augmentation de 300% par rapport à la même période en 2014". 
Promise of peace in India
Peace has been a long time coming in one of India's most enduring conflicts. Sure it wasn't about the troubled Kashmir, or just as bloody but less publicized Naxalite insurgency, but it was "historic" nonetheless according to the country's prime minister, who has made facing northern issues a priority.   The August 3rd agreement sought to bring an end to more than half a century of insurgency in Nagaland, dating back to the birth of free India, when a separation movement took up arms. 

What the struggle and repeated peace failures had left as legacy was little more than poverty for the northeastern region's two million inhabitants, among the poorest in an already poor country, far removed from the progress of the big cities or the tech boom of Bangalore. ?The Naga political issue had lingered for six decades, taking a huge toll on generations of our people?, said prime minister Narendra Modi, whose government signed an agreement with the National Socialist Council of Nagaland (NSCN).   

Largely ignored in the West, the conflict festered for years before the agreement, but not all militants were willing to drop their weapons. Some breakaway fractions, such as NSCN-Khaplang, remain active, ending a ceasefire earlier this year and carrying out no less than the worst attack against the Indian army this century when it killed 18 in June by ambushing an army convoy near the Myanmar border.   

The group can still count on support in the neighbouring country. Break away groups have spoiled peace attempts in the past, notably a 1975 accord which sought to end the conflict. But what is currently a framework agreement still has details to be worked out until it becomes a final accord, which could take some three months. Meantime both sides were keeping their fingers crossed. 

Key to finalizing the agreement are provisions calling for more autonomy in Naga regions of Manipur, as officials have refused to redraw any boundaries in the region.   According to Chandan Kumar Sharma of Tezpur University, the struggle even predates Indian independence. Since "there have been a number of efforts at resolving the conflicts" notably at independence, then with the creation of a separate Nagaland state in 1963 and other efforts leading to the failed Shillong Accord of 1975, he writes.   "But, peace in the Naga hills remained elusive. The subversion of the provisions of the Accords as well as highhandedness on the part of the government of India led the situation in Nagaland slip from bad to worse."  

Understandably reactions to the latest agreement were muted for the most part, but for Modi, it sets the stage for the modernization of this impoverished part of the north, by building roads, rail links and airports while developing trade with Myanmar, in the spirit of the "Look East Act East" policy.   Key to the agreement was  renunciation of independence from India. 

But multiple splits within the NSCN, especially since the late 1980s, have made achieving peace more difficult, and made skeptics of observers of the peace process. Most are delaying their reactions to the agreement until details are released. The deal is the product of some 18 years of negotiations since a 1997 ceasefire which is occasionally being rattled by clashes such as this summer's border raid. But if these incidents can be isolated, all the better after decades of conflict which caused some 34,000 deaths.
Poursuite des violences au Mali

Les djihadistes semblaient avoir été repoussés, les merveilles archéologiques partiellement rebâties et la paix avec la rébellion touareg à portée de main. Mais le Mali vit pourtant toujours des jours difficiles après la prise d'otage d'un hôtel de Sévaré qui abritait un nombre de collaborateurs de l'ONU en août.   


Douze personnes sont mortes en tout lors de ce qui semblait être le nouveau chapitre d'une campagne contre les casques bleus et les troupes maliennes par des rebelles liés à al-Qaida ou d'autres groupes islamistes. Deux jours plus tard une nouvelle attaque, plus au nord du pays cette fois, faisait 10 victimes dans cette région de tous les combats dont certaines parties demeurent non contrôlées par le pouvoir central.    Cette fin de semaine de nouvelles violences exigeaient l'emploi des grands moyens, des combats meurtriers entre un groupe progouvernemental et la rébellion poussant l'ONU à créer "une zone de sécurité" autour de Kidal, fief des rebelles. 


"Nous avons commencé l'établissement" de cette zone mardi matin, "nous avons les hommes et le matériel qu'il faut", a affirmé un responsable de la mission onusienne.  Cette région était notamment le théâtre de violences unissant touaregs et islamistes contre le pouvoir central jusqu'à l'intervention des forces étrangères, notamment françaises, en 2013. 


Ces dernières n'ont en fait jamais quitté la région, l'opération Barkhana ayant depuis dépêché, l'été dernier, 3500 hommes dans cinq pays sahéliens - en plus du Mali , Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad - afin de combattre tout ce qui est associé au djihad.  


Un accord chancelant demeure avec les touaregs, sans encadrer les islamistes cependant. Ces premiers ont aussitôt signalé leur innocence en condamnant ces attaques du nord à titre d'"actes de terreur condamnables à tous les égards". L'ex-rébellion notam- ment touareg n'a cependant pas épargné le pouvoir, accusant les forces maliennes "d'attaques, d'assassinats et d'arrestations" contre les populations civiles locales, soulignant la fragilité de l'accord de paix. Ces attaques à saveur islamiste se répandent à la grandeur du pays, fait noter l'analyste Paul Melly de la Chatham House à Londres. 


"Ce qui s'est produit récemment depuis quelques mois c'est la multiplication des attaques plus ou moins à travers le pays, dit-il, il y a quelques semaines il s'agissait d'une attaque près de la frontière de la Côte d'Ivoire, puis près de la Mauritanie, à présent Sévaré, près de Mopti. Mais il est encore difficile de savoir si elles sont coordonnées".   


Dans l'immédiat d'ailleurs les autorités ne faisaient pas encore le lien entre Sévaré et l'attaque de Gaberi dans le nord. Un nouveau nom est cependant apparu dans la lutte islamiste, celui du Front de Libération de Macina, allié à al-Ansar Dine, un des groupes notamment actifs lors des offensives islamistes de 2012 dans le nord du pays, où s'était déversée une quantité importante d'armes vidées des entrepôts libyens durant la révolte arabe de 2011.   Un autre groupe, al-Mourabitoun, lié à un djihadiste algérien reconnu, s'est déclaré responsable de l'attaque de Sévaré. 


Le groupe, relié à al Qaida, serait actif depuis des années dans la région du Sahel, et aurait en mars attaqué un commerce de Bamako tuant cinq personnes dont un Français et un garde de sécurité belge.   Ces scènes peuvent paraitre décourageantes, mais les efforts de reconstruction de monuments détruits il y a trois ans sont, au contraire, "la réponse aux extrémistes dont les échos peuvent être entendus bien au-delà du Mali" insiste Irina Bokova, directeur général de l'Unesco, qui a restauré plusieurs bâtiments historiques à Tombouctou.   Quatorze des 16 tombes de la cité des 333 saints ont été restaurés grâce aux efforts de maçons locaux travaillant à partir de photos. Le travail livrait une "leçon de tolérance, dialogue et de paix, selon Bokova, l'initiative de préserver les éléments essentiels de votre histoire est la preuve de la reprise de confiance au Mali". 

And they're off!
With pundits debating whether the country that had survived the financial crisis relatively well was slipping into a recession and the parliamentary budget officer refuting long held government claims the country was finally running a surplus, things were hardly looking up for the Tories after nearly a decade in power.  So why consider calling an election weeks before they had to, ahead of the legislated voting date of October 19, starting one of the longest campaigns in Canadian history? A longer campaign would mean more money in party coffers after reforms to financing laws, and at least two other parties were keen to combine the barbecue circuit with the campaign trail.  
For the NDP it means consolidating slim leads in polls showing it slightly ahead of the Conservatives, though not yet by enough to form an outright majority. A win at the polls would break the centuries long cycle of Tory and Liberal governments. As for the Grits it means forgetting now sluggish polls and getting past the occasional false start. Certainly the pre-campaign was nothing to brag about as Tory defector Eve Adams failed to win the nomination in her Toronto-area riding, a blow to a leader who had trumpeted her walk across the House floor. 
Launching his campaign over the weekend, Stephen Harper boasted his government was the only one to offer proven and sound economic policies which have made Canada among the G7's top performers, urging caution about the "dangerous" policies of the opposition, which he said had failed in other countries. For government critics, much of this left to be desired. 
For starters, considering this stated concern for general finances, the early August launch was immediately criticized for starting a costly 78-day campaign. His rivals said brimming Tory coffers only promised more negative campaign ads such as those already being broadcast. The pre-campaign certainly had the feel of the real thing. For one NDP leader Thomas Mulcair did not wait for the writ to drop to start a mini tour of vote rich Ontario, starting off in Toronto and reaching less populated areas of the North. His eight-day six-rally tour sought to seize the opportunities offered by the 15 new ridings in the province this year. 
The Tory goodies ahead of the election call were certainly on display, leading with billions in child care money announced by a slightly over eager minister who had committed the faux pas of wearing a Tory polo shirt to a government event. But the government could hardly afford such largess considering according to the Bank of Canada, which was forecasting a $1 billion deficit this year despite assurances of balanced election year books. Dropping oil prices, well below $50 this week, were draining govern- ment coffers despite the best planning efforts of a finance minister who had delayed this year's budget to best assess the impact of the price drop. 
As a result Canada's outlook looked grim after recent quarterly slowdowns and downgraded growth projections from 1.9% to 1.1% this year. While the budget forecast growth of 1.2% for the first three quarters this year, the economy contracted by 0.6% in the first quarter, leading many to speculate about recession.   The Bank of Canada certainly projected one, with estimates the economy shrank by 0.5% in the second quarter. With this confirmation possibly coming during the campaign, when all sorts of fun court dates will question Tory judgement, Conservatives may be right to fear a perfect storm down the stretch.  
Launching his campaign minutes after Harper, Mulcair promised to bring change to Ottawa and immediately shone the spotlight on repeated Conservative court dates. "In each of the last three elections Conservatives have been convicted of wrongdoing," he said. "Some have been sent to jail. One-third of the Senate is under police investigation. I believe this must change once and for all."  With a three-way tie at the polls but the NDP slightly ahead, both Liberals and Tories were looking to focus their campaign on Mulcair, with Tory attack ads hitting the airwaves the eve of the writ drop. 
While Canadians mostly expected a minority government to arise from the October vote, an Ekos poll found them much more open to a coalition government than in the past. So as the NDP focused on defeating the Tories at any cost to "fix de damage done", Mulcair left the door open to a Liberal-NDP coalition, only regretting this option had been turned down in the past, leading to seven more years of Conservative government. Trudeau rejected the idea, but conceded there were issues the two parties could work together on. "There's a significant proportion of Canadians who are fatigued with the current government and are probably looking for an agent of change," noted Pollster Nick Nanos. Among them, Abdisalan, who until recently worked in the Alberta oil patch, said it was time to bring an end to a government which had run consecutive deficits and did little to boost the economy. 
"I think of the kids ending university," says the father of two. "There's no jobs for them now." Job numbers were particularly alarming in some parts, with the oil slowdown emptying office towers in Alberta and 33,000 joining the unemployment ranks in Quebec last month. Alberta and its slumping oil business saw EI claims rocket 10% in May. 
That month the economy contracted for the fifth consecutive time, the real GDP slipping 0.2%.  While this did not seem promising for a government running a campaign on its economic record, the Tories claim uncertainty in the world economy was responsible for the Canadian slump, and said forecasts saw improved numbers by year's end, notions derided by an opposition which claimed the government was willing to take credit if the numbers were good, but blame the world if they weren't. Practically conceding the country was facing a recession, in the first leaders' debate Harper nevertheless insisted "80% of the economy is healthy and growing" and added the government's low-tax strategy was a long term solution to the current downturn. 
The first of many debates showed Harper nevertheless standing his ground, a Mulcair appearing "prime ministerial" according to observers, and a Liberal leader with a strong appearance for a first big time debate, leaving much of the race to be decided. But Trudeau has his work cut out for him according to  one noted pollster. "Liberal brand loyalty is at its lowest level in history," Nick Kouvalis opined. He added that by the looks of things the "anti-Harper voters will coalesce around Mulcair." In Quebec, the NDP stronghold, Mulcair was enjoying in the streets the early start he had in the polls, with billboards in Montreal and Quebec City being noticeably NDP at the start gun. But will the party be able to replicate the Alberta miracle, avoid costly mistakes and resist a well-financed and experienced Tory campaign led by an experienced political conductor?

Trouble in paradise

Early morning is when they come, the human cargo flooded into the streets of Nassau riding horse drawn carts, tour buses and taxis, a welcome inflow of cash that never gets old in the barely 40 years old Bahamas.   

"There's five cruise ships today," says a ferry captain steering past the massive hauls of the visiting giants. "That is what we call a good day in the Bahamas." Good indeed considering half the population of the archipelago of some 700 islands work in the tourism industry, making this the third richest country by population in the Americas after Canada and the U.S.   

Some 6 million visit the islands annually, over two thirds of them off massive 2000-plus passengers cruise ships. That's over 10.000 this day alone flooding the streets of Nassau, population 220.000. With over half the GDP based on tourism and a rebounding US economy, things are looking ahead. But when did they ever look bad?   

The islands were surprisingly resilient even during the massive financial crisis of 2008 and the reason for this can be found on a corner of Bay Street. There a CIBC, Scotiabank and Royal Bank can be found, the most prominent financial institutions in the island. The development of Canadian banks across the  Caribbean, and particularly the Bahamas, has been given credit for avoiding the worse of the crisis that saw collapses across the U.S. and industrialized world.   But with unemployment in the double digits the economy remains fragile, and the island was counting on China to develop the largest hospitality project anywhere in the Caribbean, a monster $3.5 billion casino and hotel development near its fabled Cable Beach west of downtown Nassau. 

The massive project would add to the service industry a workforce to the tune of 5000 jobs, by some estimates boosting the GDP by as much as 12%. The prime minister has made its completion a national priority, but the sprawling Baha Mar complex has already missed two opening dates and is facing a $400 million shortfall.   

Though most of the massive towers looked complete from a distance off the shore of Cable Beach, a huge construction site looked quite unfinished from the road heading east to west into the capital, with trucks and machinery sitting idle by massive containers. The project's bankruptcy is now tying up courts in the Bahamas, US and China, which is financing most of the effort. The China Import Export Bank was being asked to foot half the missing moneys by Baha Mar CEO and longtime Bahamas resident Sarkis Izmirlian, who has already put down some $1 billion into the casino and 2000-room project. China Construction America is the main contractor and fighting Izmirlian's efforts to reorganize in bankruptcy court. 

For some the snafu is a reminder China still has a lot to learn about investing abroad as it seeks to extend its influence in regions of the world from Africa to Latin America.  "They're supposed to know what their doing," snickers a Nassau cab driver. "Somebody messed up somewhere." 

The shortfall is significant in that the IMF is betting on the project's launch to rise sluggish GDP growth from 1.8% this year to 2.8%.   In other words there's much riding on the project for the national economy, but growth will have to improve even more to dent the country's 15% unemployment rate.  "Growth is expected to strengthen over 2015-16 with the improvement of US activity and the opening of the Baha Mar," the IMF wrote, before the project's case became complicated. "But significant structural impediments remain." The Bahamas Chamber of Commerce says much of the island's reputation is riding on the project. "The international investor community is also watching this process very closely and investor sentiment will be dependent largely on how the government and Baha Mar deal with this matter".

La course de haie des migrants
Fut un temps, pourtant pas si lointain, où l'on abattait les murs en Europe de l'Est. C'est un geste semblable en Hongrie qui avait rendu les événements de l'automne 1989 et l'écroulement du mur du Berlin si mémorables. En mai de la même année le royaume magyar si sensible aux flux de l'histoire, entamait déjà le démantèlement des 240 kilomètres de cloison qui séparait ses terres de son ancien partenaire impérial, l'Autriche. 

Les Allemands de l'est en vacance n'ont pas hésité à en profiter pour se glisser de l'autre côté du rideau de fer continental afin de retrouver leurs familles à l'ouest. Les voyages sans retour du genre se sont poursuivis tout l'été, quelques 900 Allemands participant à un "picnic amical" en août 1989 ne se gênant pas de transformer l'égouttement en flot humain. 

Après Berlin les murs chutaient à travers la région anciennement identifiée au bloc de l'Est, notamment une muraille au long de la frontière turco-bulgare. Un peu plus d'un quart de siècle plus tard malheureusement, un nouveau mur est en train d'être érigé au long de cette frontière, non pas afin d'empêcher  une fuite de Sofia, mais construit avec l'ambition d'empêcher les réfugiés du tiers monde d'y trouver un portail vers l'eldorado communautaire.  

L'idée n'est pas totalement nouvelle, puisque le voisin grec, qui connait les mêmes tracas liés aux migrations illégales, construit depuis des années une muraille semblable. L'idée se répand d'ailleurs sur le pourtour de la Méditerranée, une initiative semblable au long de la frontière algérienne cherchant, à tort ou à raison, d'empêcher le passage des indésirables. Mais ce dernier tronçon de ce qui devient une forteresse européenne fait un drôle d'effet quand on pense à l'effervescence du quart de siècle précédent. 

Evidemment, les temps sont particulièrement durs selon l'ONU, qui estime que les migrations actuelles atteignent un niveau record en raison de la multiplication des crises au Moyen-orient, ajoutant à un flot déjà régulier de migrants venus du sud du Sahara. Les murailles ont également, dans le contexte de la lutte contre Daesch, pris une symbolique proprement sécuritaire, alors que l'on redoute le retour au bercail des zélés allés participer à la lutte armée des fous d'Allah. 

On estime que 200,000 migrants se sont déversés sur l'Europe l'an dernier seulement, et il ne s'agit que de ceux dont on a pu retrouver la trace. Mais l'efficacité d'un tel geste laisse à désirer si l'on pense que la construction de la muraille grecque n'a sans doute que redirigé le flot vers la Bulgarie et la Hongrie, qui a déjà dépassé le cap des 100000 migrants arrivés et où l'accueil est parfois difficile pour ces groupes en transit. 

?A l'heure actuelle, dans l'ouest de la Turquie, à la frontière grecque et bulgare, vous retrouvez sans doute quelques milliers de réfugiés syriens qui attendent la bonne occasion de faire le saut, estime Marc Pierini, un expert de Carnegie Europe, si vous ajoutez à ça les djihadistes, c'est encore quelques douzaines de personnes en plus.? Mais selon les autorités bulgares, la construction a fait ses preuves, les passages illégaux ayant chuté de moitié depuis le début du projet de plus de 150 kilomètres. D'autant plus que Sofia cherche à faire ses preuves communautaires afin de pouvoir intégrer l'espace Schengen. 

Mais les passages se font également ailleurs, notamment en mer, éternelle muraille liquide, donnant lieu aux tragédies annuelles en haute mer. Plusieurs de ces courants humains ont comme ultime destination une ile au nord-ouest du continent, la Grande-Bretagne, souvent rejointe par la côte française. Muraille ultime de la forteresse, la Manche a un point faible que tentent tant bien que mal d'exploiter les migrants: le tunnel, pris d'assaut tout récemment depuis Calais. 

Cet été, les voyageurs étaient priés de prendre leur mal en patience en raison de perturbations liées aux migrations clandestines. Pour ces grands voyageurs, il ne s'agit désormais que d'une dernière pénible épreuve après une course de haies continentale. Ironie du sort, après le cri des autorités italiennes et grecques, c'était au tour des ministres de l'intérieur britannique et français de faire appel à l'assistance d'autres membres de l'UE pour faire face à la multiplication des instrusions de migrants dans le tunnel sous la Manche, une crise "qui n'est pas uniquement celle de nos deux pays", rappellent-ils.
Nouveau cap pour la Turquie?
La rage aux dents après un attentat de la Daesch, la Turquie venait-elle de changer de cap en lançant une série d'offensives contre des positions djihadistes en Syrie et en convoquant une réunion de l'Otan sur la menace islamiste? 

En fait rien n'est aussi simple au croisement de si nombreuses civilisations. Mais de toute évidence les attaques de l'Etat islamique dans la communauté de Suruc qui ont fait 32 victimes, et un soldat Turc par la suite, ont redirigé les efforts militaires d'Ankara, qui n'était pas gênée de voir en Daesch un allié contre les militants kurdes. Les victimes étaient des volontaires qui s'étaient donnés comme mission de rebâtir Kobane, le théâtre d'une guerre sans merci avec les djihadistes. 

Selon le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, la Turquie vivait "de nouvelles conditions" dans ce conflit régional. "La présence d'une Turquie qui peut faire usage de sa force de manière efficace peut changer la donne en Irak et en Syrie et dans le reste de la région," dit-il. 

Les relations avec la minorité de l'est du pays ne se sont pas améliorées pour autant après la reprise de certaines hostilités qui ont fait sauter un cessez-le-feu vieux de deux ans. Du même coup Ankara s'en prenait aux Kurdes du PKK en Irak.  Mais après quelques années passées sur la ligne de touche à propos d'EIIL, Ankara a finalement posé le geste qu'attendaient ses alliés de l'Otan. Alors que les avions militaires turcs s'en prenaient aux positions de L'Etat islamique, les policiers procédaient à plusieurs arrestations de sympathisants islamistes.  

?EIIL et la Turquie ont connu une guerre froide de deux ans où ils évitaient de se battre, connaissant le risque de destructions des deux côtés, explique à Time Soner Cagaptay du Washington Institute, la guerre froide est du moins terminée". Mais les accusations de collusion entre Ankara et les islamistes étaient telles que les Kurdes n'y ont vu que du feu après le massacre de Suruc, accusant la Turquie d'avoir joué à l'autruche. 

Des militants du PKK ont par la suite descendu deux policiers turcs, mettant en péril les efforts de paix lancés l'an dernier. Parfois le combat semble avoir lieu sur deux fonts à la fois en bordure d'une crise régionale catastrophique qui a déjà déversé des centaines de milliers de réfugiés syriens sur son territoire. Mais pour Redur Xelil, porte parole d'un groupe kurde combatant l'EIIL dans le nord de la Syrie, Ankara tente simplement de mettre de la poudre aux yeux de ses alliés internationaux. 

"Ils veulent plaire à la communauté internationale en montrant qu'ils combattent le terrorisme, dit-il, utilisant un terme qui en Turquie désigne souvent les militants kurdes, si les Turcs voulaient sérieusement s'en prendre à l'EIIL ils auraient agi dès la formation de la coalition internationale". Tandis que la Turquie poursuivait ses attaques sur deux fronts, la grande majorité des cibles étaient kurdes. Alors que les tentatives de former un nouveau gouvernement connaissent l'échec, certains voient par cette stratégie double une manière de permettre au président Erdogan de retrouver sa majorité lors de nouvelles élections.  

"En temps de crise les gens ont tendance à se ranger sous les drapeaux," fait remarquer Henri Barkey du centre Woodrow Wilson.
A deal with Iran

The U.S. president may not have been able to deliver peace in the Middle East, but for Barack Obama the recent nuclear deal with Iran constitutes one way to at least avoid further clashes, putting barriers to the country's nuclear ambitions and discouraging others from obtaining the bomb. Though what it does to already cool relations with the only democracy in the region is anybody's guess. "No deal means no lasting constraints on Iran's nuclear program," he stressed. "Such a scenario would make it more likely that other countries in the region would feel compelled to pursue their own nuclear program. 

Threatening a nuclear arms race in the most volatile region of the world. Put simply no deal means a greater chance of more war in the Middle East ".  The deal reduces the country's capacity to enrich uranium by two-thirds, cuts its uranium stockpile by 96% and leaves the once rebuffed IAEA open doors to inspect, though not necessarily at will. In exchange Iran will see sanctions worth billions come to an end, though it will be some years before bans on offensive weapon sales comes to an end.  Iranian president Hassan Rohani said the deal answered the country's prayers by ending crippling sanctions, which he called acts of tyranny against the regime. His foreign minister called the deal imperfect, yet "a historic moment" and an achievement for all participants. "Today could have been the end of hope on this issue but now we are starting a new chapter," Muhammed Zarif said.  

Relations between the Islamic Republic and what it still calls The Great Satan have taken curious turns as Iran has joined the fight against ISIS. But critics point out Tehran still supports terrorism, has a horrendous human rights record and condemns America publicly.  As expected the reaction from Israel was not muted, something it has not been over years of irritants with the Obama administration. The "deal" was a "stunning historic mistake" which cut sanctions while maintaining a nuclear program able to develop and deliver weapons in the next decade, Benjamin Netanyahu said as soon as it was announced.   

"This deal repeats the mistakes made with North Korea," he said. "There too we were assured that inspections and verifications would prevent a rogue regime from developing nuclear weapons. And we all know how that ended."  Ironically, both sides are concluding the deal with little trust between them, the deal having been built on "verifications, not trust", according to the U.S. President, while observers note Tehran is no closer to trusting its old enemy.  "It is not a case of the(Iranian) leader trusting the United States of the other countries on the negotiations," commented Amir Mohebbian, a strategist close to the Iranian regime, referring to spiritual leader Ayatollah Khamenei. "This deal makes the management of Iran easier for future leaders". 

Soon after Khamenei made this mistrust plain during an assembly which saw the old "Death to America" resonate, suggesting the deal still had to meet approvals in Tehran. "Whether the deal is approved or disapproved we will never stop supporting our friends in the region," he said. "Even after this deal our policy towards the arrogant US will not change". But as the Obama presidency sunsets, this is another lowering of barriers as the U.S. and Cuba also moved to restore diplomatic relations. As with that previous announ- cement Republican reaction was fierce, as contenders line up in the race to the White House.  

Among them candidate Rick Santorum called the deal outright capitulation. The GOP-controlled White House has 60 days to review the deal but Obama stated he would veto any attempt to mothball the agreement, which took a decade of negotiating to put together. Republicans were hoping to count on some dissenting voices among Democrats to eke the two-third majority necessary to override a veto.  In an attempt to allay fears of betrayal by a regime which proved untrustworthy in the past, Obama said the sanctions would be slapped back on if Iran failed to abide by promises of limiting its existing program and eliminating most of its uranium stockpiles.  

But this reassurance of sorts may not woo Republican rivals or Israel, which may once again choose to show its preference for the Congressional majority by lobbying lawmakers into speaking out against the agreement. Obama made a point of reminding critics the U.S. had not restored diplomatic relations with Iran and did not plan to do so any time in the near future.  The deal was unani- mously endorsed by the UN, but was clearly dividing some of Iran's more immediate neigh- bours. Syria's Assad lauded the agreement as a "great victory " and "historic achievement ", but the Saudis however were less enthused, surprisingly finding themselves rather close to the Jewish state's position, some officials fearing the deal would do no less than "wreak havoc in the region". Saudi Arabia is fighting a proxy war in Yemen, sending warplanes against Iran-backed Shiite Houthi positions, and fears any further growth of Iranian influence in the region. 

The Saudis indicated they may in fact seek to intensify offensives in Yemen before any new funds are provided by a suddenly richer Tehran to support their Shiite allies there.  But not all Gulf voices were crying foul. The UAE and Kuwait also congratulated Iran and expressed hopes for a more peaceful region. "On the technical side it's a good deal and should be welcomed," argued Abdulkhaliq Abdullah, a UAE University political science professor. "But there is a huge gamble and you are betting that Iran will fulfill all its obligations."  Again, trust was a major issue. Obama insists Iran will face "the most vigorous inspections and verification regime by far ever negotiated," and would be held into account if it chose to cheat.  

Arms control expert Jeffrey Lewis gave the deal a thumb's up, saying it indeed "slows down their nuclear program" and "puts monitoring and verification measures in place that mean if they try to build a bomb, we're very likely to find out" and leave enough time to "do something about it". The U.S. President conceded there were continuing concerns about Iran's support of terrorism and expressed hopes the deal could start a conversation with Iran that could make it "less hostile, more cooperative," but quickly added he was not counting on it.   "This deal is not contingent on Iran changing its behavior" he said, but stressed it will make it "easier for us to check on Iran's nefarious activities" and will leave the U.S. and its Gulf and other allies in a better position to pressure Tehran on other matters such as supporting terrorism. 

But he conceded there's no saying what Tehran could do with its new billions, including possibly funding further terror through groups such as Hezbollah. Syrian Rebels in fact expressed their own concerns Tehran would be able to boost financial support to the Assad regime.  A further irritant for U.S. critics, in the warm up to the campaign, was that the deal did nothing to free U.S. hostages still in Iranian custody, a situation harkening painful memories of the Iranian revolution in America. Deal or no deal, tensions in the volatile Mideast are here to stay, sighed Abdullah.
L'Equateur dans la rue

La trêve papale n'a guère duré. A peine le pontife quittait-il le premier pays d'une tournée de l'Amérique latine que les manifestants faisaient à nouveau leur apparition dans les rues de Quito et des autres grandes agglomérations de l'Équateur.  Voilà plus d'un mois que ça dure, depuis l'annonce de nouvelles taxes sur les gains capitaux et la succession, lorsque les manifestants, de droite entre autre, se comptaient déjà par milliers. Mais leur nombre et l'étendue du mouvement ont augmenté surtout après que le président ait proposé de mettre fin à la limite de deux mandats présidentiels. 

L'idée devait sembler d'autant plus bonne qu'il en est déjà à son second mandat, à deux ans des prochaines élections générales, mais 80% des personnes sondées sont opposées à un tel changement.  Les prochaines élections au Congrès sont donc cruciales afin de mener le projet constitutionnel à bien, mais le gonflement des manifestations était de reflet d'une popularité à  la baisse, vers les 40%, après  des années bien au-delà de 60%. 

Les limites de mandat sont déjà la source de crises importantes en Afrique, pourraient-elles semer la zizanie dans ce petit pays d'Amérique du sud également?  Pour l'heure la division des partis de l'opposition, notamment de droite, peut sembler rassurante à Quito, siège du pouvoir. Aussi les groupes indigènes, qui se sont fait entendre dans le passé, sont-ils divisés face au gouvernement actuel. Mais la baisse du prix du pétrole, et les mesures prises par le gouvernement pour contrer ses effets budgétaires, sont venus donner un nouveau souffle aux forces de l'opposition.   

Alors que les manifestations risquent de s'intensifier, elles ne semblent pas avoir pour but de faire tomber le pouvoir, selon le groupe Stratfor: "Plutôt les groupes impliqués dans les manifestations semblent préparer la mobilisation des partisans en vue des élections de 2017, lorsqu'ils seraient en mesure de contrer les plans de ré-élection de Correa".  

La grogne dure depuis un bon moment en Equateur. En pleine visite papale, des journalistes se sont rassemblés prêts d'hôtels qui hébergeaient la presse étrangère afin de souligner les atteintes à la démocratie sous le règne de celui qui prit les rênes du pouvoir en 2007. Et pour cause. Freedom House, dans son nouveau rapport annuel, plaçait l'Equateur sous la bannière des pays "non libres", accusant le gouvernement d'intimider la presse et de recourir aux tribunaux lorsque la couverture médiatique peut s'avérer désavantageuse.   Certains manifestants avaient des accusations semblables. 

"Le gouvernement a manipulé la démocratie, s'indigne Jorge Penafiel près d'une bannière où était inscrit: "Correa Out", il fait usage de son pouvoir pour poursuivre ses ennemis et est coupable de corruption". Le président, très populaire chez les classes pauvres, estime que les mesures fiscales ne toucheront que les plus fortunés et a accusé les manifestants de chercher à le renverser, disant qu'ils représentent les classes aisées; le genre d'accusation qui peut quitter les lèvres de son confrère de gauche au Venezuela.  "C'est comme si on était au Moyen-âge, déclare Maria Carrasco, une expatriée aux Etats-Unis, avec ce roi auto-proclamé qui vit aisément. Les Equatoriens ne veulent pas d'un nouveau Venezuela!" 

La rentrée s'annonce difficile, l'opposition préparant une série de grèves nationales en août. Correa ridiculise les motifs de cette mobilisation <<alors que nous avons les salaires les plus élevés de la zone andine avec tous les droits et les privilèges en terme de sécurité sociale que cela comprend>>. Il accuse l'opposition notamment de vouloir par la rue <<obtenir ce qu'ils n'ont pas été en mesure d'obtenir par la voix des urnes>>. Mais les critiques du pouvoir ne sont pas seulement internes. Cette semaine Human Rights Watch accusait le pouvoir de se servir du terrorisme comme excuse afin de justifier des peines sévères contre les manifestants.


Pénible souvenir
Vingt ans plus tard la commémoration était sobre et émouvante, mais pouvait-elle vraiment enterrer la hache de guerre responsable d'avoir fait de cette Europe pourtant moderne le théâtre d'un génocide abominable? Or deux décennies après la guerre des Balkans et l'éclatement de l'ancienne Yougoslavie par la suite, certains n'étaient pas prêts d'oublier ce conflit qui avait fait des milliers de morts sur fond de violences identitaires. Sur le site du massacre de Srebrenica, où 8000 bosniaques surtout musulmans ont trouvé la mort, la haine retentissait encore lors des cérémonies marquant cette date noire de l'histoire serbe, bosniaque et européenne.    

Le premier ministre serbe Aleksandar Vucic a été chassé par des pierres et des bouteilles lors de la commémoration, un geste pour lequel s'est excusé l'hôte bosniaque, mais justifié par certains membres de la foule rassemblée.  Celle-ci l'attendait d'ailleurs de pied ferme avec une banderole reprenant une citation du visiteur: "pour chaque serbe tué nous tuerons cent musulmans".   

La déclaration, du secrétaire général du parti radical serbe, date de quelques jours après le massacre, alors que les victimes étaient enterrées dans une fosse commune. Plus tard elles seraient exhumées et éparpillées afin de cacher l'étendue du massacre.  Il s'agissait de mots sortis de la bouche de Vucic lui-même au plus fort de la crise, lorsqu'il dessinait ses projets de "Grande Serbie". 

Depuis ces jeunes jours, Vucic a épousé une nouvelle voie, décrivant le geste des alliés serbes bosniaques de "massacre impardonnable", mais pour certains membres des familles, rassemblés entre les tombes, c'en était de trop.    "Regardez-le et regardez ces milliers de pierres tombales, déclarait une participante venue inhumer des os dont les analyses ont confirmé qu'ils appartenaient au corps de son mari, il n'a pas honte de dire que ce n'était pas un génocide? Il n'a pas honte de venir ici?" 

De retour à Belgrade, les lunettes cassées, le dirigeant de 45 ans déclarait regretter que "certains n'aient pas reconnu mon désir sincère de construire une relation d'amitié entre Serbes et Bosniaques".  Malgré l'"attaque préméditée " il se disait toujours prêt à tendre "la main au peuple bosniaque". Mais après tant d'années la cohabitation reste pénible dans cet état relativement neuf et véritablement déchiré de moins de quatre million d'habitants. Quelques semaines plus tôt le président de la république Serbe de Bosnie autonome appelait ce massacre "la plus grande supercherie du XXe siècle".    

Deux autres régions échappent au pouvoir central dans ce pays décentralisé, qui comporte déjà l'élément de l'Herzegovine: la Fédération de Bosnie et Herzegovine et le district de Brcko. Vucic avait failli ne pas participer aux cérémonies, dans l'éventualité où l'ONU avait qualifié le massacre de "génocide", le terme pourtant choisi par le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, où comparaissent d'ailleurs les instigateurs présumés du massacre, l'ancien président des serbes de Bosnie Radovan Karadzic et son commandant Ratko Mladic. 

Mais le veto russe a balayé le terme du vocabulaire onusien. Un nettoyage linguistique qui peut en choquer certains. Cette semaine les deux pays se sont tout de même "entendus afin de tout faire pour améliorer nos relations afin que le mal ne se répète plus jamais". Vucic dit "avoir tout oublié" à propos de l'incident, ajoutant: "ce n'était pas facile (de le faire), c'était difficile, mais quand on pense à ce qui s'est passé aux Bosniaques, Serbes et Croates pendant la guerre, c'était rien".
Après le non

En 1940 le "non" du général Metaxas était un message on ne peut plus clair aux forces de l'Axe cherchant à installer des bases sur le territoire Grec. "Alors c'est la guerre" ajouta-t-il. Quelques heures plus tard c'était l'invasion des forces italiennes.  Trois quarts de siècle plus tard, le "non" était signé par des millions de Grecs, résistant aux dernières mesures d'austérité proposées par les instances européennes, au grand désarroi d'Angela Merkel, qui fit appel à une réunion d'urgence de l'euro. Alors c'est la déception, mais est-ce la fin de l'euro grec? 

Braves pour certains, sots pour d'autres, ces Nons, comme le mot de Cambronne avant eux, exposaient leurs auteurs à des conséquences plutôt néfastes.  Car selon le dirigeant italien actuel, ce Non est un rejet pur et simple de la monnaie unique. Mais cette version n'est pas partagée par le jeune premier ministre grec Alexis Tsipras, pour qui "le mandat que vous m'avez confié n'est pas un mandat contre l'Europe" mais pour renégocier. Résultat, les grandes puissances de l'UE attendaient de nouvelles propositions de la part d'Athènes. Le départ du ministre des finances annonçait-il quelque-chose dans ce sens? 

Peu avant l'heure butoir de jeudi le gouvernement a avancé une proposition comprenant des hausses fiscales et des coupures budgétaires plus sévères encore que celles qui avaient été rejetées plus tôt.   A première vue les dirigeants européens jugeaient les "propositions sérieuses et crédibles". Celles-ci devaient être étudiées par les ministres des finances européens après avoir été approuvées par le parlement grec. Environ 60% des Grecs s'étaient pourtant prononcés contre les mesures de Bruxelles, et l'interprétation de cette déclaration n'était pas dans l'immédiat aussi nette que celle de l'ancien despote de l'Attique. 

Les marchés avaient entamé la semaine avec une baisse, mais celle-ci montrait de la retenue, donc quelques signes encourageants.  "Les marchés ne sont pas encore convaincus soit que la Grèce va prendre la porte de l'euro, soit que toute contagion sera irréparable," estimait Neil Williams de la firme d'investissement Hermes.  Déjà, même au c?ur du berceau de la démocratie, organiser un référendum en quelques jours relevait du miracle. Si seulement les Grecs pouvaient s'avérer aussi efficaces dans toutes leurs entreprises.   Mais sur le coup c'est l'Europe entière qui retenait son souffle, témoin impuissant d'un geste pour certains capital pour l'avenir de la monnaie unique, impuissante comme Londres pouvait l'être face au projet écossais, comme Bruxelles le sera alors que le Royaume Uni, moteur clé au large du continent, décide de son avenir communautaire.   

"Pas besoin de beaucoup de temps pour se décider comment voter quand on sait qui votera non, argumente le camp du Oui, il s'agira du vote oligarchique, alors que ceux qui voteront Oui seront des employés au privé qui ne veulent pas perdre leur emploi, le gérant qui ne veut pas avoir à fermer boutique ou le retraité craignant de perdre sa pension".   Mais cette peur, cette crainte, n'a pas tardé à se manifester, la fermeture de plusieurs banques et les restrictions financières emportant les marchés mondiaux dans la tourmente. Les agences de Moody's et Fitch n'ont pas tardé à baisser la cote nationale à nouveau, alors que la Grèce faisait face à un nouvel échéancier, un paiement de 3,5 milliards d'euros dû à la Banque centrale européenne le 20 juillet, et que les liquidités fondaient à vue d'oeil sous le soleil des Cyclades. 

  Pour le vice chancelier allemand Sigmar Gabriel les choses sont claires à propos du référendum: "il s'agirait d'un oui ou non à la zone Euro", alors que pour Trispas, qui faisait appel au rejet des conditions sévères des créanciers, un Non ne devrait pas automatiquement entraîner le rejet de la monnaie unique.   Selon ce dernier le plebicite avait pour objectif de prolonger les négociations entre la Grèce et ses créanciers et non de la faire sortir de la zone euro. C'est reparti. Le duel entre Athènes et ses créanciers a ramené le membre encore souffrant de la zone euro au bord du précipice, entraînant un nouvel échéancier fatidique.   

Pourtant le reste du continent a évolué quelque peu face à cette menace familière, le retour possible de la Drachme n'étant plus trop sûr de sonner le glas de la monnaie unique, plus de quinze ans après sa création. En fait l'euro a enregistré son meilleur quart en quatre ans lors des derniers mois, après des gains de 4% face au dollar.   Voilà qu'il reprend quelques plumes après la dégringolade du début de l'année qui laisse l'euro 8% plus bas que le dollar depuis 2014. Selon Mark Walk de la Deutsche Bank le secteur privé est moins exposé à la Grèce que dans le passé et l'économie environnante remonte marginalement, d'où les risques amoindris de contagion. 

Mais selon le premier ministre espagnol le retour de la Drachme pourrait inspirer d'autres gestes vers la sortie en Europe.   "Il y aurait un message négatif indiquant que la participation à l'euro est réversible, dit Mariano Rajoy, les gens vont se mettre à penser que si un pays peut quitter l'euro (pour échapper à l'austérité) d'autres pourront emboîter le pas dans l'avenir. Voilà le sérieux de la chose".   L'économie grecque a connu une compression de 25% du PIB depuis 2008 et le chômage a atteint 25%, 50% chez les jeunes, alors que le gros de l'activité encore en croissance se passe largement sous la table. 

Le chef de la commission s'est senti "trahi" par les derniers gestes de la Grèce, mais en fin de compte se pourrait-il qu'il obtienne satisfaction après que les Grecs aient eu l'occasion de se défouler et de crier au drame? Il faut dire que la décision d'Athènes de ne pas rembourser le 1.6 milliard d'euros qu'elle devait au FMI à temps n'a rien fait pour adoucir le ton. Il s'agit de la première fois depuis la création du Fonds qu'un pays industrialisé se retrouve dans cette situation, plutôt associée au Zimbabwe ou au Soudan.   Depuis cinq ans quelques 240 milliards d'euros ont été versés à la Grèce  mais selon le ministre des finances la plupart a été utilisée pour rembourser des banques étrangères qui avaient imprudemment prêté à des gouvernements grecs antérieurs. 

A l'opposé d'autres économies souffrantes lors de la crise, comme l'Irlande ou le Portugal, la Grèce n'a pas été en mesure de remonter la pente. Tsipras a répété qu'il refusait de jouer le rôle d'un premier ministre "humilié" par les instances financières et promettait la réouverture des banques. Mais celles-ci, à court de liquides, étaient déjà au bord de la faillite, comme la Grèce toute entière, avec sa dette représentant 180% du PIB. Résultat immédiat du vote à l'interne: la démission de l'ancien premier ministre et chef de l'opposition Samaras. Tsirpas a su renouveler son mandat et éviter de nouvelles élections, qui auraient pu faire grimper les groupes extrémistes, mais en fin de compte la pression européenne envers le ministre des finances était telle que celui-ci choisit d'enfourcher sa motocyclette et de quitter son poste malgré la victoire de son camp. Ce dernier avait dénoncé les créanciers à titre de "terroristes". Les chances étaient meilleures ainsi, dit-il. 

Reste à voir si elles suffiront. Aussi, à titre de comparaison, la période de Metaxas fut-elle marquée par la pire crise économique grecque des temps modernes, soit une glissade de 64% du PIB entre 1938 et 1945. Le geste n'était peut-être pas le meilleur à imiter, mais l'euro grec n'a peut-être malgré tout pas encore dit son dernier mot. Etrangement on se demande si une lettre n'a pas changé dans ce Oxi...
The return of ISIS
They were supposed to be on the ropes after the defeat of Kobane, but now they have come back to reclaim the already devastated Syrian town on the Turkish border once more, killing some 200 in the process. Not only there, but across the region, from Egypt to Yemen and Kuwait to Tunisia, a country already stricken by the bloody attack of the Bardo museum earlier this year, citizens were reeling from a new fierce wave of attacks claimed by the Islamic state, as the Iraqi and Syrian armies, supported by international air strikes, fail to prevent gains in these two largely unruly nations.   

The ongoing fight for the Caliphate the Sunni group seeks to establish in those countries has inspired attacks by supporters elsewhere, from single individuals - such as the man described by ISIS as Abu Yahya al-Qayrawani - who posed as a tourist and gunned down 38 victims, most of them foreigners in the resort city of Sousse - a town which had already seen bloodshed - or Abu Suleiman al-Muwahid, the man ISIS claimed was behind the suicide bombing of a Shia mosque in Kuwait, killing dozens, to supportive Islamist groups such as Ansar Dine, turfed from northern Mali only to come back to cause mayhem in the towns of Nara and Fakola, while threatening to extend attacks into Mauritania and the Ivory Coast, in an increasingly restive African West. 

The weekend of the Kuwait and Tunisia attacks, a beheading in Lyon by a disgruntled emplo- yee, Yassin Salhi, was tied to Islamic terrorism, another example of an ISIS-inspired attack claiming Western targets. As this resurgence occurred, months after the group was symbolically turfed from Kobane in a crucial battle where it was engaged with Kurdish fighters, ISIS displayed new levels of atrocity by beheading two women on charges of witchcraft and sorcery. 

The attacks have surged since the beginning of Ramadan, but hardly only targeted Westerners or foreign tourists of the Arab world. The attack in Kuwait City killed 27 Shiites at the Imam al-Sadeq mosque, an act the Islamic State said was meant to target Kuwaitis who had insulted Islam. Shiites from Saudi Arabia to Yemen, where the Houthis have risen against the government, have also been targeted by attacks claimed by the group. ISIS has also declared war on Kurds, who had initially turfed them out of Kobane and scored gains in the Iraqi north, and said it would seek to unseat Hamas in the Gaza Strip. 

Its long list of enemies includes al-Qaida, which it has supplanted as the world's top terror group. According to the Guardian newspaper two of al-Qaida?s most important spiritual leaders have said their terror group is no longer a functioning organisa- tion after being "ripped apart by ISIS", scoring key recruits and winning the turf war among jihadists.   

Abu Qatada and Abu Muhammad al-Maqdisi said al-Qaida leader Ayman al-Zawahiri "is cut off from his commanders and keeping the group afloat through little more than appeals to loyalty." While coalition airstrikes continue over Syria and Iraq, the US is focusing on training Iraqis to fight the insurgents in the north, but commanders have admitted they were falling short of recruitment targets. 

The U.S. president reiterated last week battling ISIS "is a long-term campaign" but noted progress after some 5,000 bombing runs in Syria and Iraq. But as he was stressing recent ISIS losses "prove it can and will be defeated" the jihadists were tearing another town away from the Kurds, the Syrian city of Ain Issa, despite the fact this opposition in many areas represents the most fierce force ISIS can encounter. He said the US would keep going after the group's monetary resources, but noted locally-trained forces were in the best position to halt ISIS's progress on the ground.  

The string of attacks follow a call to arms by ISIS in time for Ramadan, and it wasn't long before the recently allied Boko Haram carried out its own attacks against mosques where Islamic moderates were worshipping, killing 100 in Kukawa alone and dozens more in nearby villages. As bombings and attacks continued this week the death toll soon topped 200, the highest under Buhari's new presidency. This closely followed bloody suicide bombings which have kept the country's northeast a violent part of the country years after the government promised to take the insurgency head on.  The U.S. meanwhile upped safety protocols in anticipation for possible July 4th attacks. 

The FBI set up some 56 special offices in major towns across the country to prevent possible lone wolf attacks, days after the attack in Lyons. Some security officials echoed a Senator's sentiment possible threats were the most serious since 9-11, but events were thankfully uninterrupted by terror plots. Regardless of the relative safety at home, one time Republican rival John McCain has accused the U.S. president of suffering from "self delusion" on the file.
Tiraillements en Moldavie
Avant les éclats mortels en fin d'année 2013 la division pouvait sembler palpable entre russophiles et pro-européens en Ukraine, mais elle n'était pas encore clairement définie par la géographie.   En Moldavie, la division a crevé l'?il dès les premiers instants de l'indépendance au début des années 1990, qu'ont regretté immédiatement les citoyens de l'enclave transdniestrien- ne qui longe la frontière sud-ouest ukrainienne. 

La petite région s'est du coup déclarée auto indépendante, même si elle reste la seule, 25 ans plus tard, à reconnaître cette déchirure. Même Moscou ne semblait pas accorder beaucoup d'importance à ses 500,000 habitants farouchement pro-russes, malgré une brève intervention en 1992 mettant fin à une offensive moldave visant à reprendre la fine bande peuplée de 4000km carrés. 

Mais l'élection récente d'un candidat pro-européen dans la capitale, pour plusieurs un avant goût des élections nationales , un an après l'accord conclu entre Chisinau et l'Union européenne, avait de quoi davantage creuser les divisions au c?ur de l'ancienne république soviétique, et raviver certaines tensions.   

L'élection de Dorin Chirtoaca survient alors que l'Ukraine met fin à sa coopération militaire avec la Russie, ce qui doit interdire le voyage des troupes russes à travers son territoire pour rejoindre leur base en Transdniestrie (bien que la présence illégale de troupes russes en Ukraine soit le secret le moins bien gardé dans la région).   Selon l'analyste de l'OSCE William Hill il s'agit d'un "geste sérieux" de la part de Kiev susceptible de raviver les tensions. "Nous sommes en terrain inconnu et pourrions très rapidement pouvoir se retrouver dans une situation où on ne sait plus trop à quoi s'attendre" y compris le pire. Le geste isole les quelques 1500 soldats russes dans l'enclave.   

Les tensions se sont déjà corsées lorsque Chisinau a  interrompu le signal de la propagande de la télévision russe, geste qui a provoqué la levée de barrières contre les exportations moldaves. Pourtant les relations entre les deux parties moldaves s'étaient quelque peu améliorées depuis l'élection du premier ministre Chiril Gaburici.   La prise de la Crimée a cependant haussé le ton et augmenté les craintes à Chisinau. 

"La Moldavie révise le transit des soldats russes au travers de leur aéroport depuis les manifestations à Odessa l'an dernier" rappelle Hill. Lors d'entrevues récentes  le dirigeant de l'enclave, Evgueni Chevtchouk, avait rappelé l'attachement de sa population à la patrie russe, exprimé lors de référendums rejetant  tout lien à la Moldavie, et l'objectif d'obtenir l'indépendance, ce qui en ferait un mini état plus gros que le Liechtenstein mais bien plus petit que la Belgique. Curieusement des manifestations ont été organisées lors des derniers mois à Chisinau en faveur de l'unification, non pas avec la partie est mais avec la Roumanie, qui en fut la mère patrie entre 1918 et 1940. 

Ce fut donc sans surprise que Bucarest déclara son appui à l'adhésion du petit pays à l'Union européenne, ce qui en assurerait le développement selon le président Nicolae Timofti.
America's latest gun tragedy
The young confessed killer's eyes showed no emotion as the families of his nine victims confronted him. After having given them death and loss, the few who spoke to him offered tears, but also an invitation to their Bible class, and God's forgiveness. At least one however looked forward to him facing his judgment day.    Seeking to incite a civil war after months of racial tensions in the U.S., 21 year old Dylann Roof had claimed his victims in a small black church of the Bible Belt, in a state where the Confederate flag flies near the Capitol. After months of heightened tensions sparking protests across the country America was getting ready for a potentially troublesome summer, an unfortunate end to the mandate of the country's first black president. This time debate about police brutality was replaced by one over gun control, or the lack thereof, politicians confessing their inability to change much legislation to that effect. So instead they focused on a symbol, the Confederate flag.  Hate could not be allowed to win after this tragedy, the families pleaded. This is, according to the friends who knew him, certainly a term Roof had come to embrace, condemning the mixture of races in America and choosing to buy a weapon with money given on his birthday to, according to one, "do something crazy" to start a race war. Early pictures of Roof had shown the short haired blonde wearing a vest with flags of apartheid South Africa and Rhodesia emblazoned on it.   A wary U.S. president walked into the White House briefing room to deliver a sadly familiar statement: "Communities like this have had to endure tragedies like this too many times," he said. "We don't have all the facts but we do know that once again innocent people were killed in part because someone who wanted to inflict harm had no trouble getting their hands on a gun". Especially someone with a previous record. "At some point we as a country will have to reckon with the fact that this type of mass violence does not happen in other advanced countries".  The mass shooting thrust the gun debate into the ongoing campaign, Hillary Clinton making an impassioned appeal for tougher gun laws, while the influential NRA suggested the incident could have been avoided if churchgoers had been armed.  "We can have common sense gun reforms that keep weapons out of the hands of criminals and the violently unstable, while representing responsible gun owners," Clinton said, careful not to offend card-carrying Democrats. It may be the president's lame duck years, but in terms of doing something about school and other shootings claiming victims every year, every presidency, from Columbine to Virginia Tech to Newton, faced shootings that sparked outrage, began new rounds of mourning, only to prepare for the next cycle of violence with admitted helplessness.   "I will tell you after Sandy Hook, Newtown, when 20 six-year-olds were gunned down, and Congress literally does nothing - yes, that's the closest I came to feeling disgusted," Obama conceded. ?It is in our power to do something about it. I say that recognising the politics in this town foreclose a lot of the avenues just now. But it would be wrong for us not to acknowledge it.?  But with his presidency winding down, the commander in chief no longer shied away from stressing the need for greater gun control, tackling a racial divide his history-making presidency once hesitated to take on, or even uttering the N-word.  

"Racism, we are not cured of it," he told a reporter "And it's not just a matter of it not being polite to say ni__er in public." But what authorities feared was a new wave of anger in the streets, possibly riots, in the racially-charged environment America has become. For now response in Charleston came in the form of prayers and rallies in front of the church which was once a murder scene but started to host service once more. No matter that it stood on John Calhoun street, named after a slave-embracing vice president. 

Tensions were being channeled into the drive to remove the Confederate flag from the Capitol area. Soon the movement was spreading nationwide, Alabama removing the battle flag from its legislature while businesses took flag-themed products out of their inventory. Even politicians who refused to consider further gun control, such as the state governor, conceded the controversial battle flag had to go. An encouraging sign considering previous lines had been drawn in the sand on the flag. Of course since there had been no lack of racially-laced incidents involving police and unarmed blacks, including the more recent video of a white police officer grabbing a bikini-clad black teen by the hair at a local pool party.  

In an online manifesto believed to belong to Roof, where he appeared photographed on a number of civil war sites waving a gun and a confederate flag, one of these incidents, the shooting of Trayvor Martin, was said of having contributed to his white supremacist "awaken- ing".  "I have no choice. I am not in the position to, alone, go into the ghetto and fight," the website, entitled The Last Rodhesian, says. "Well some- one has to have the bravery to take it to the real world, and I guess that has to be me."  Even incidents leading to this point of racial divide were symbolically linked to the cellblock holding Roof captive.  

His neighbor was none other than a former North Charleston Police Officer recently jailed in a high-profile, racially charged murder case. Michael Slager was indicted on charges of killing an unarmed black man in April in another incident captured on video.    Slager could be seen shooting Walter Scott in the back after the latter tried running away during a traffic stop, in an incident which sparked more protest and calls for police reform.  Thus the shortness of the fuse, and repeated calls for hatred not to rule the day. "The fact that this took place in a black church obviously also raises questions about a dark part of our history. 

This is not the first time that black churches have been attacked. And we know that hatred across races and faiths pose a particular threat to our democracy and our ideals," the president said. "The good news is I am confident that the outpouring of unity and strength and fellowship and love across Charleston today, from all races, from all faiths, from all places of worship indicates the degree to which those old vestiges of hatred can be overcome. That, certainly, was Dr. King?s hope just over 50 years ago, after four little girls were killed in a bombing in a black church in Birmingham, Alabama." 

The comparison was a powerful one, and the new tensions and fears of revenge very real. But then came the most unlikely words one could hope to hear at Roof's bail hearing:  "I will never be able to hold her again, but I forgive you," a daughter of victim Ethel Lance said. "And have mercy on your soul. You hurt me. You hurt a lot of people but God forgives you, and I forgive you." 

No to China's law
The end result may do little to alter the slow slide of the former British colony into less than democratic ideals of Chinese rule but was still celebrated as a victory by the city's umbrella movement.  When Hong Kong's lawmakers finally voted on Beijing's suggested rules of "universal suffrage", they struck it down, some having walked out in confusion a few moments before.   It still leaves in principle the special administrative area's leadership determined by a 1200 member body of legislators stacked by China, but nothing was bringing down glowing democratic activist Martin Lee.   

"It's a victory for those people who refuse to accept fake universal suffrage," he said, noting choices would be limited to a few China vetted candidates. "This is good news for Hong Kong. Rejecting fake universal suffrage puts the pressure back on Beijing".   But the giant next door left no doubt how little weight it was giving the vote by a few dozen of the council's 70 legislators. 

The new measures would kick into place regardless, Chinese officials said, while the pro Beijing media sounded warnings:  "All those who voted against the blueprint might be cocky today but they will face the judgment of history," wrote the Global Times. "We are concerned that a Pandora's box is being opened in Hong Kong and various Devils are released to ruin the region's future".   

Activists meanwhile, aware the war for Hong Kong's future goes on, called for an "intensification" of the umbrella movement, which drew thousands in the streets and sparked clashes when the new measures were proposed.  Lee says the vote calls for a "major change of policy" in the city, to reverse the Beijing-imposed  changes of recent years. 

"This is a good way to persuade (China) that he shouldn't continue with this wrong policy of dismissing the democrats as troublemakers or even as traitors".  Hong Kong residents are divided on the proposed changes but many opponents have grown more defiant and ready for a fight. At a soccer game between the city team and the Maldives fans booed the Chinese  anthem.   

"It's very encouraging for Hong Kong (that the bill was rejected)," says Longtime Beijing critic Jimmy Lai.  "What's going to happen in the end? We really don't know. But once we give up, we are giving up fighting for our democracy and freedom. We are kind of giving up our dignity as humans".  A small gesture towards Hong Kong could go a long way for Beijing he added. "China being the number two country in the world and having a dictator like (President) Xi Jinping on top of it is making a lot of other countries restless," he says. "By giving Hong Kong democracy, people would look at them as enlightened leaders. (It) is actually a very cheap price for good PR." 

Michael Davis of the University of Hong Kong says there's a lesson for Beijing after taking a hardline approach on the issue.  ?What they got through this hard line was the whole of civil society protesting and resisting Beijing. It really backfired on them. We would hope that there would be some lessons learned and some acts of contrition going forward". 
Le retour du chef

La présence de Gilles Duceppe sur le parvis de l'église St-Germain lors des funérailles nationales de Jacques Parizeau ne manquait pas de symbolisme. Qui pour relever les espoirs d'un mouvement épuisé, d'un parti pratiquement défunt, à quelques mois des élections fédérales? L'ancien chef du Bloc, appelé à se présenter à nouveau en automne malgré la déroute de 2011 sous sa gouverne, a été accueilli chaudement par les quelques nationalistes présents sur la Côte Ste Catherine, représentant sans doute les derniers espoirs du mouvement à Ottawa.  

"Oui c'est possible" voilà le message qu'il entendait véhiculer aux électeurs québécois qui comptent encore l'écouter, soulignant le manque d'intérêt porté au Québec à Ottawa depuis la montée du NPD, fulgurante au Québec, et l'élection majoritaire conservatrice en 2011. Le nationalisme n'est pas une maladie, dit-il en conférence de presse annonçant sa chefferie, citant à la fois Parizeau "le Bloc est le fer de lance du mouvement souverainiste" et Lévesque.   

Son parti n'avait pas seulement perdu des députés, certains sont allés jusqu'à former le tout dernier parti né à la Chambre des Communes, Forces et démocratie.   Après le sang neuf de Pierre-Karl Péladeau au Parti Quebecois, le retour au même au Bloc avait de quoi décevoir certains partisans, mais selon des analystes les chiffres pré-électoraux anticipaient rien de moins que la mort du parti souverainiste à Ottawa, qui avait à peine 20 candidatures à son compte. 

"Il m'a dit qu'il avait fait tout ce qu'il avait pu, mais qu'il n'arrivait pas," expliquait Duceppe en entrevue au Journal, parlant du chef sortant Mario Beaulieu. Un aveu surprenant de la part de celui qui avait lors de son investiture déclaré "le temps de l'attente et du défaitisme est terminé". A peine la transition passée les premières publicités étaient lancées afin de ramasser des fonds pour ce parti appauvri. 

Le revenant réussira-t-il a à nouveau remplir les caisses du Bloc?  En tout cas il ne pouvait pas faire pire que son prédécesseur selon certains analystes. "Gilles Duceppe est le comfort food du Bloc Québécois. C'est un pâté chinois, un bol du gruau, un bouillon de poulet pour l'âme du séparatisme, se permet Mathieu Charlebois dans l'Actualité. Il est le restant de macaroni qu'on réchauffe et qui goûte tellement meilleur après une longue journée de Mario Beaulieu et de Daniel Paillé." 

Son retour est comme celui d'un artiste dont "les nouvelles chansons ne fonctionnent plus" et qui retourne à la source, les "vieux hits". Il n'en fallait pas moins à quelques jours du 24 juin.  A quatre mois des élections il y a du pain sur la planche dans cette province où l'opposition officielle, à nouveau favorie dans les sondages, tentera de conserver  ses gains afin de changer de côté dans la chambre des communes.  Mais les premiers chiffres depuis la transition sont encourageants, les bleus enregistrant un bond de 12% dans la belle province, les plaçant derrière le NPD mais devant les Libéraux, avec 25% des intentions de vote. 

Cette fin de semaine une nouvelle campagne était lancée dans 40 communautés afin de faire renaitre la flamme souverainiste. Cette fois c'est à la troupe de Justin Trudeau de se faire du souci, mais le chef libéral ne se laissait pas décourager pour autant. "La vérité c'est que l'élection va être décidée lors de la campagne, dit-il, pendant longtemps les Québécois étaient satisfaits d'être dans l'opposition et de retirer la responsabilité de gouverner le pays. Avec notre équipe nous disons que le Canada a besoin de voir le Québec se réengager, et voter en faveur de quelquechose plutôt que contre". 

La bataille du Québec était lancée en cette St Jean ou le premier ministre lui-même fit un arrêt à l'allure de campagne: "Nous avons reconnu qu'au sein d'un Canada uni les Québécois forment une nation," dit le chef d'un parti qui tentera de faire bien mieux que ses 5 pauvres petits sièges.

Un vote choc en Turquie
Pour le président turc le choc électoral était double: non seulement perdait-il une majorité anticipée et convoitée afin de modifier la constitution, mais Justice et Démocratie perdait son statut de parti le plus ouvert à la participation politique kurde.   A présent la minorité de l'est du pays pouvait compter sur sa propre représentation au parlement d'Ankara, le parti de la Démocratie du peuple. Ce dernier est largement responsable de la glissade du AK de Recep Erdogan, ayant raflé 13% des suffrages, bon pour 80 représentants en chambre.  

Après des mois de manifestations dans les rues du pays, entre autre pour se prononcer contre les lois régissant la liberté d'expression mais aussi en appui à la minorité kurde, le message des électeurs ne pouvait pas être plus clair selon le charismatique Selahattin Demirtas du HDP: "La Turquie s'est éloignée du précipice, dit-il, les débats à propos d'une présidence exécutive, une dictature, sont terminés". 

Certes le AK d'Erdogan n'a pas, avec ses 41%, assez de sièges pour gouverner tout seul, mais demeure le premier parti turc. Cependant les partis prêts à flirter avec le pouvoir semblaient manquer à l'appel, ce qui selon plusieurs observateurs laisse présager un nouveau scrutin dans un avenir proche.  Mais Erdogan fera-t-il encore partie du paysage? "L'ère Erdogan tire à sa fin," estime pour sa part le sondeur Ozer Sencar, malgré les déclarations de l'AK à l'effet que le parti reste l'épine dorsale de la nation.   

La nouvelle vague portant Demirtas représente "la voix de la jeunesse" surtout lorsque celle-ci garde un mauvais souvenir des violentes manifestations de 2013, estime pour sa part Beyza Ustun du HDP.  Celui-ci ajoute qu'à 42 ans Demirtas "est l'un d'eux, il saisit leurs préoccupations. Ce que les manifestants ont exigé: la protection environnementale, la fin de la corruption, l'égalité dans la société - le parti en a fait la demande" ce qui explique que les Kurdes n'aient pas été les seuls à répondre à son appel.  

Le parti a pu ainsi élargir sa base, d'un parti représentant les intérêts de cette minorité malmenée, il est devenu une nouvelle voix libérale, un phare aussi attrayant pour les membres d'autres communautés, comme celle des gays.   S'éloignant des projets de renforcement de la présidence, un gouvernement de coalition pourrait profondément changer la donne après des années de domination d'un AK conservateur et islamiste.  

"Une coalition pourrait marquer le retour à une politique extérieure qui pourrait replacer la Turquie dans son ancien rôle de pays musulman allié à l'Occident  et qui peut se tenir au-dessus des divisions ethniques et religieuses que l'on voit ailleurs au Moyen-orient, estime Sinan Ulgen du think-tank EDAM. Ceci signifierait une approche moins agressive en Syrie, où Ankara avait tendance à s'impliquer de manière dangereuse. Une approche pro-européenne pourrait par ailleurs mettre la pression sur les alliés communautaires de la Turquie en vue de l'accession".  Mais quelques semaines après l'élection, l'absence d'entente entre les partis fait craindre un retour inévitable aux urnes. 

Cette voie semblait se préciser cette fin de semaine avec le rejet d'une entente entre les partis d'opposition, qui s'entendent seulement pour limiter les pouvoirs présidentiels. A moins d'une entente entre l'un d'eux et l'AK une autre élection semble se préparer, un vote cependant qui n'est pas sûr de changer l'éclatement politique à Ankara.  

"Après 13 ans d'un gouvernement à parti unique, les partis d'opposition ont la faim du pouvoir, analyse Sinan Ulgen du think-tank Carnegie Europe, l'occasion est bonne, mais pour la saisir il faudra un consensus" que l'AK fasse partie de l'équation finale ou non.  L'histoire nationale est riche en hommes forts et en despotes, mais cette approche exigera un effort particulier en Anatolie, où la démocratie est relativement jeune. 

"Nous n'avons pas été exposés suffisamment longtemps aux politiques compétitives ou aux traditions de négociation et de compromis", estime pour sa part Ilter Turan de l'université Bilgi. Erdogan se dit prêt à déclencher de nouvelles élections si les partis ne s'entendent pas d'ici la mi -août: "je ne pense pas que la Turquie puisse subir une telle perte de temps alors je les encourage à se décider le plus rapidement possible".
Après Blatter

Alors que les bannières de la Coupe du monde féminine étaient installées au long des artères de nombreuses villes canadiennes, les ondes de choc se faisaient sentir dans les coulisses du sport le plus populaire au monde. Il ne fallait pas s'étonner qu'un grand nettoyage ait lieu enfin dans les plus hautes instances du soccer, mais que ces efforts soient lancés depuis les États- Unis, où il est loin d'être parmi les sports les plus populaires, en dit sans doute un peu long sur la loi du silence qui entourait la FIFA ailleurs, malgré tant de soupçons liés aux candidatures au Qatar et en Russie.

S'agissait-il d'ailleurs des excès qui ont pu enfin diriger les projecteurs de la justice sur un système qui, selon l'ancien cadre de la FIFA Guido Tognoni, relève tout simplement de la mafia? Le tout survenait à deux jours de l'élection du président de la fédération, une affaire qui devait sans surprise assurer la réélection de Joseph Blatter. Celui-ci était d'ailleurs épargné par cette première vague d'arrestations qui écrouait sept haut responsables pour corruption à propos de gestes commis depuis plusieurs décennies. Mais pas pour longtemps. 

Une douzaine de personnes étaient avant tout inculpées pour corruption, au sein d'une organisation où celle- ci était selon la justice américaine "rampante, systémique et profondément enracinée dans les pratiques de l'institution tant à l'étranger qu'aux États-Unis". Et ce sont les accusations de crimes sur les terres de l'Oncle Sam qui ont dirigé les tirs du département de la justice sur la prestigieuse institution du sport mondial. 

Prise dans le collimateur de la justice, comme tant d'autres: la Concacaf, la confédération à laquelle appartiennent les Etats- unis et le Canada, à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe féminine de soccer. Selon la justice suisse, lieu d'arrestation de certains membres de la FIFA, les accusés acceptaient "depuis le début des années 1990 des pots-de-vin et des commissions d'un montant de plusieurs millions de dollars". 

"Les enrichissements illégitimes se seraient déroulés en partie en Suisse" selon le parquet, qui ouvrait séparément une procédure à propos de l'attribution des Coupes de 2018 et 2022. Mais les soupçons remonteraient à celle d'Afrique du Sud, un élément qui est venu plus tard ébranler la hiérarchie. Selon la FIFA, c'est elle même qui aurait déclenché l'enquête en Suisse sur l'attribution des deux coupes. "V ous n'allez pas me croire mais (les arrestations) sont une bonne chose pour la FIFA, se permet même un porte parole, pour clarifier les choses c'est une bonne chose".

Mais pour Tognoni, les questions de corruption remontent, comme on pourrait s'y attendre, bien plus loin. "Depuis quarante ans, dit-il en entrevue au Monde, la FIFA a la culture de la corruption. Blatter ne l'a pas initiée, mais il a toujours toléré la corruption, c'est un moyen de rester au pouvoir". Selon lui toutes les coupes depuis sont matière à questionnement. "Comment le Japon et la Corée du Sud ont eu le mondial en 2002, et l'Allemagne en 2006? Vous pensez qu'il n'y avait que des saints?" Faut-il s'étonner de l'initiative de la justice américaine? Le FBI suivait avec attention ces activités depuis quelque temps, notamment en raison des sommes astronomiques payées par les réseaux américains pour les droits de rediffusion, sans oublier que les plus importants commanditaires sont américains.

On aurait pu penser que l'affaire pouvait plutôt bien tomber pour le rival de Blatter dans la course au leadership, le prince jordanien Al bin Al Hussein. Selon lui il était bien temps de changer de dirigeant, mais celui-ci avait peu de chances à lui seul d'ébranler la forteresse érigée par Blatter. Cette dernière est d'ailleurs dans un premier temps resté campé sur ses positions, soulignant qu?il ne pouvait « pas surveiller tout le monde » et que « les suspects arrêtés jettent la honte et l?humiliation » sur le football mais résistant aux appels à sa démission de 10 Downing Street à Paris, où Michel Platini, à la tête de l'UEFA, priait à son vieil ami de se retirer. 

Celui-ci devient du coup un favori à la succession. Ce maitre de l'esquive que Blatter, qui avait déjà survécu à deux élections contestées, promettait de garder le cap après sa nouvelle élection. Puis la fédération procédait à ses propres sanctions avec la suspension provisoire du Secrétaire général de la Concacaf Enrique Sanz. Au Paraguay l'affaire avait d'autres rebondissement, alors que la justice plaçait en résidence surveillée l'ancien président de la confédération sud- américaine de football (Conmebol), l'octagénaire Nicolas Leoz. Blatter avait-il à nouveau échappé au pire? Une fois que des indices sont apparus accusant son bras droit Jerome V alcke d'être derrière des pots- de-vin reliés à la candidature de l'Afrique du sud, les faits commençaient à drôlement rôder autour du président, qui n'avait aucune immunité en la matière, et qui tira sa révérence soudainement.

«Je me suis représenté car j'estimais que c'était la meilleure option pour l'organisation, a alors déclaré Blatter. Cette élection est terminée mais les défis auxquels doit faire face la FIFA sont encore nombreux. [...] Bien que j'ai un mandat de membre de la FIFA, je ne ressens pas le soutien de la planète football dans sa totalité.» L'affaire avait pris une dimension géopolique, les pays occidentaux, surtout européens, ayant choisi de voter contre Blatter tandis que plusieurs dirigeants du tiers- monde, donc une nette majorité, l'appuyant. 

Donnant également son appui, Vladimir Poutine, y voyant un sinistre complot après que les Etats-Unis aient perdu leur candidature qui visait la Coupe de 2020. Mais les commanditaires, majoritaire- ment américains, avaient menacé de retirer leur appui sans un nettoyage en profondeur de l'organisation et une transparence accrue. Il ne s'agit pas des moindres puisque Coca- Cola, McDonald's et Adidas estiment que l'heure est venue d'effectuer les réformes nécessaires afin de "regagner la confiance" perdue lors du scandale. 

Les encourageant, le Prince Williams, président de la Football Association, qui lors de la finale de Wembley a demandé à ce que ces compagnies usent de leur influence afin de transformer le monde du foot. "Les événements de Zurich sont comparables à ceux de Salt Lake City, lorsque le CIO a traversé une période semblable d'accusations sérieuses, dit-il. La FIFA, comme le CIO, doit à présent démontrer qu'elle peut représenter les intérêts du Fair Play et mettre le sport à l'avant- plan". En fin de compte il est fort à partier que l'influence des commanditaires ait joué un rôle dans le changement de coeur soudain de Sieur Blatter, estime Richard Powers de l'école de gestion Rotmans à l'Université de Toronto. 

"Nous ne connaitrons peut-être jamais la véritable raison de ce départ, dit- il à la CBC, je ne suis pas sûr qu'un seul commanditaire puisse en être responsable, mais ensemble les commanditaires on pu avoir cette pensée 'nous avons la possibilité d'exercer une certaine pression'" (pour qu'il y ait un changement). Entre temps d'anciens membres de l'exécutif promettaient de faire la lumière sur les escroqueries du monde de la FIFA. Parmi eux l'ancien vice- président de la FIFA Jack Warner affirmait même être en possession de documents démontrant l'implication de la FIFA lors des élections législatives de 2010 à Trinité-et- Tobago. Si vous pensez qu'il y a de quoi en faire un film sachez que la FIFA y a déjà songé. Mais sa propagande cinématographi- que n'a enregistré que 607$ de recettes cette fin de semaine.
Keeping Nigeria running

For years Boko Haram has petroleum cars went dry, the Nevertheless as Muham- waged a violent campaign of terror during which it vowed to bring the continent's most powerful economy to its knees, but as the presidential transition took place in Nigeria over the last weeks, companies accusing the outgoing administration of owing them $1 billion literally turned off the lights and left their countrymen in the dark. In an energy powerhouse run on internet and TV stations went dead and cellphone service crashed as a result of the worst fuel shortage since a 1993 military coup. 

A former coup leader himself was taking the helm, promising to rid the West African country of corruption, a byproduct of its out of control petroleum industry. It was a familiar promise probably made with the best of intentions but likely impossible to keep. madu Buhari chose his cabinet, the position of oil minister -- the precious resource being responsible for 75% of the country's revenues, was slated to lie in the hands of the person he most trusted to attempt any sort of reform and clean the corrupted industry, himself. ?He will do it. It would be stupid to give that position to anyone else,? an associate told Reuters. 

When the oil industry isn't being tarnished by incidents related to the often catastrophic result of illegal tapping of pipelines or fuel theft at oil terminals, the distribution system in which the government subsidizes companies to sell the oil at the pump, gives way to accounting fraud and corruption, or at a time when oil prices are dropping, comes back to haunt a government crumbling under a mounting debt load of unpaid bills. 

Claiming to be owed over $1 billion by the outgoing government and terrified by the prospect that Buhari would do away with the subsidy, companies refused to service ships brimming with oil, crippling distribution and causing everything from power outages to cancelled flights. The drought caused some patrols to prevent Boko Haram attacks from being carried out, adding to the tense security environment in the country's northeast. 

When the oil suppliers finally allowed the taps to run again after a dead with multinational oil companies, feeding once more the country's 170 million residents, there was relief but concern with what lied in store if such an energy crunch could cripple the continent's oil superpower with such ferocity. At the heart of the crisis is the country's limited refining capacity despite pumping some 2 million barrels a day, leaving it compelled to import two thirds of its fuel. 

Compounding the energy problem is a largely underwhelming power production and crippled electricity infrastructure. The incoming administration is aware there is no shortage of challenges as it assumes power. "Never in the history of our country has any government handed over to another a more distressed country," lamented a spokesman of Buhari's All Progressives Congress party. 

"No electricity, no fuel, workers on strike, billions are owed to state and federal workers, $60 billion are owed in national debt, and the economy is virtually grounded." And the Boko Haram attacks in the north didn't even make the list. As the group claimed more victims this weekend, Buhari moved the headquarters of military operations closer to the hotspots, in Maiduguri, while he took advantage of the G7 summit to ask for further assistance in the country's ongoing security challenge.

Don't be so down on yourself Toronto
Sure it was a bit harsh, but it did come from a defensive end, and there may have been some truth there.

As the hapless Maple Leafs were licking their wounds and contemplating making a new start under veteran coach Mike Babcock, the Argonaut's Ricky Foley took to social media to criticize the timing of the Leafs announcement, which was exactly when the winningest team in pro football, which is also owned by MLSE, announced it was being sold and moving to a renovated BMO field next season.

"D... move," he said of his bosses' decision, adding: "Guess some people still jealous we the only team who wins in this city." Toronto fans may lament some truth there, painful after usually promising starts every season. The Jays, Leafs (last year) and Raptors have disappointed their flock entering their seasons with the best intentions, and sometimes stellar starts atop the leaders boards, only to struggle and sputter out down the stretch.

The Argos may have won three years ago, but that's more than any of these teams can say, and lifted four Grey Cups, to add to their previous 12, since a Canadian team last took Stanley's Cup. While the Argos transaction sounded like a demotion, the team remains the oldest existing pro sport team on the continent still going by its original name.

"I feel sorry 4T.O sports fans...Every yr hype 4teams who don't EVER win," he tweeted. Ever? Well at least one other team can prove him wrong, and if you like Canadian teams in the finals, can you even imagine two?

During this NHL drought the Toronto Rock of the National Lacrosse League won six titles and was hoping to add another at it faced Edmonton in this year's final. To get there Edmonton had to bounce another Canadian team, Calgary, in an all-Alberta West final won by the team from the down and out former "city of champions". 

Lacrosse may not have the NHL's popularity, with its 10,000 fans and $39 to $69 playoff tickets, but seems to be another way for suffering Canadian teams to shine.

And before disparaging the NLL, remember there are sillier leagues Canadian teams are involved in: remember the Lingerie Football League? And even for the more serious attempt to hold a national basketball tournament, the National Basketball League of Canada got out of control this year when the championship was awarded after the Halifax Rainmen forfeited game 7 to the Windsor Express following a brawl.

After crushing Toronto 15-9 in the big smoke Edmonton prevented a Rock comeback to win the best of two series with a 11-10 nail biter. This time it may have been Edmonton's turn to claim it could get no respect. That day's sports coverage having been dominated by Eskimo training camp and kick off to the women's world cup.


La misère des Rohingya
Quarante ans après la chute de Saigon et l'exode massif des boat people, une crise moins volumineuse mais non moins tragique est venue rappeler les manquements d'un régime dont les réformes sont encore loin d'être complétées.    Ainsi les mots onusiens n'ont pas été tendres lors d'une conférence spéciale sur la crise des migrations clandestines en Asie du Sud-Est organisée par la Thailande suite aux arrivées de centaines de migrants, notamment des Rohingyas musulmans de Birmanie, sur les côtes régionales.    

Selon un responsable du Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés le Myanmar devait « assumer la responsabilité » de la crise, qui a fait plusieurs morts et laissé de nombreuses embarcations à l'abandon dans des mers périlleuses. Alors que les autorités pointées du doigt on répliqué qu'on ne pouvait « pas tout mettre sur le dos de la Birmanie », il n'y a nul doute que le régime, qui fait face à des élections prochaines, a sa part des responsabilités vis à vis d'une population malmenée par la majorité bouddhiste.    

Considérés immigrants illégaux du Bengladesh par une loi vieille de 30 ans, les Rohingyas ont déjà fait l?objet de nombreuses persécutions, motivant leur fuite, parfois au Bengladesh, où leur accueil était rarement moins déplaisant.    Face à cette persécution, un silence du pouvoir, mais également de voix qui n'auraient pas à se taire, dont celle de la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. Ceci alors que les moines qui avaient si héroïquement signalé leur rejet de la dictature dans le passé continuaient de désigner cette minorité à titre de menace au bouddhisme, qui rassemble 85% de la population. 

Lorsque les voix se sont élevées dans la rue birmane, il s'agissait de manifestants regrettant que le Myanmar soit porté responsable de la crise des Rohingya, qui prenaient le large après des années de persécution. Parmi les manifestants,    ces    mêmes moines champions de la soi- disant révolution de safran, à présent symboles d'intolérance.    

Un manifestant déclara: ?Les gens sur les bateaux en danger ne sont pas vraiment de Birmanie, ils viennent du Bengladesh, un écho des propos des autorités selon lesquelles les Rohingyas sont tous des étrangers et non des citoyens. Nos citoyens ne veulent pas de boat people du bengale.?    

Outrés dans la rue, les Birmans ont été scandalisés par le ton accusateur de l'ONU lors de ce sommet auquel ils ont bien voulu participer - à condition    que    le    terme "Rohingya" soit exclu des discussions. Les participants se sont tout de même quittés en s'engageant à mieux s'occuper des migrants de Birmanie et du Bengladesh, possiblement en développant des possibilités d'emploi, de formation de la main d'oeuvre et en promettant de développer un sentiment d'appartenance chez ces populations. Un communiqué final a fait appel "au plein respect des droits de l'homme et à l'accès aux droits et aux services de base dont l'hébergement, l'éducation et les soins de santé." 

Le nombre de départs des deux pays a atteint 25,000 cette année, soit plus du double du passé, plusieurs centaines y laissant leur vie. Mais c'est le rejet de ces migrants et leur abandon en pleine mer qui a surtout semé la consternation.    Ce n'est qu'après la condamnation internationale en mai que la Malaisie, la destination de la plupart de ces départs, et l'Indonésie ont porté secours à ces embarcations. La Thailande, qui a organisé le sommet,    s'est    également montrée plus accueillante. La Birmanie, a été la dernière à se joindre à l'effort régional, portant secours à deux embarcations le 22 mai. 

L'horreur du trafic humain relié à ces déplacements a été illustrée par la découverte de deux fosses communes quelques jours plus tard près de la frontière thai. Les victimes seraient majoritai- rement de Birmanie. Cette semaine alors que le régime se portait au secours de 730 autres migrants, portant à plus de 4600 le nombre de survivants depuis mai, il niait toujours qu'ils soient victimes de persécutions au Myanmar. 

"Il s'agit de victimes de passeurs, déclara le ministre des affaires étrangères. Il s'agit de migrants qui cherchent de meilleurs emplois à l'étranger" le genre de déclaration qui fait soupirer les organisations humanitaires qui regrettent qu'ils aient rarement accès aux rescapés. Parmi les derniers secourus des flots, 72 femmes et 51 enfants.
Echec du coup d'état au Burundi
Quelques heures après l'annonce d'un coup d'état au Burundi la rue était à la fête à Bujumbura. Voilà des mois que des violences avaient lieu suite à l'annonce que le président Nkurunziza allait briguer un troisième mandat, illégal selon ses critiques.     Mais la fête n'a pas duré. Les éclats se sont aggravés lorsque les forces loyales à  Nkurunziza ont résisté au geste du général Niyombare, des chocs particulièrement violents ayant lieu autour de l'immeuble de la télévision publique.     

L'histoire se répète en Afrique? Pourtant Depuis quelques mois la rue africaine se lève, refusant les excès de ses dirigeants, les entraînant parfois dans une chute abrupte.     Mais le résultat n'est pas toujours la victoire d'un people power, le pouvoir ne faisant parfois qu'aboutir dans les mains des militaires. N'est-ce pas après tout une des leçons du printemps arabe, qui en Égypte et en Libye n'a qu'assuré le retour des militaires?     

Dès l'annonce de la nouvelle candidature de Nkurunziza l'opposition a condamné le geste d'anticonstitutionnel, en raison de la limite de deux mandats. Selon le pouvoir il s'agissait d'une seconde candidature car Nkurunziza avait été choisi par le parlement à l'origine, une version rejetée par la rue.    Ce rejet n'était pas sans rappeler celui de la rue burkinabé l'automne dernier lorsque le président avait tenté de rallonger son séjour au palais. Un continent trop familier avec les despotes en était venu au ras le bol.     

Un haut gradé de l'armée déclara le président destitué et le gouvernement dissous le 13 mai, mais les forces loyales à Nkurunziza, en déplacement à l'étranger , n'avaient pas dit leur dernier mot, lançant une campagne pour reprendre le contrôle des sections stratégiques de la capitale. Le coup d'état avait échoué.     

Le tout avait lieu sur fond de tensions, ces dernières semaines, qui ont parfois rappelé les horreurs du passé et le déversement des violences liées au génocide des grands lacs.  Mais lorsque le nuage de fumée entourant les éclats s'est levé, les putschistes avaient été appréhendés et Nkurunziza avait repris sa place, contestée, sur le trône national. Mais pour combien de temps encore? Et l'élection prochaine n'était-elle pas compromise?  

"Il est évident que les soulèvements en cours sont liés au groupe qui voulait renverser les institutions", dit-il demandant avec force "que le soulèvement soit arrêté immédiatement et que ceux qui ont des doléances à présenter passent par la voie du dialogue et de la concertation et non par la voie de la violence"  

Mais alors que le président, de retour au pays,  déclarait "le pays entier est en paix", la grogne et la contestation recommençaient dans la rue, où les manifestations reprenaient leur cours. Une vingtaine de personnes avaient déjà perdu la vie lors des éclats et quelques milliers étaient aller se réfugier chez les voisins, la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo, et des observateurs craignaient pire encore.  

"Il y a un risque d?accroissement des représailles contre ceux qui s?opposent à un troisième mandat du président Nkurunziza ; contre les médias - on l?a vu avec les attaques contre les radios du pays ; et contre les défenseurs des droits de l?Homme", regrettait Tchérina Jérolon de la Fédération internationale de la ligue des droits de l'Homme. 

C'est donc un retour à l'avant-putsch au Burundi, où les manifestants poursuivaient cette semaine, alors que plusieurs putschistes faisaient face aux tribunaux, les manifestations  "contre la troisième candidature de Nkurunziza", selon Pacifique Nininahazwe, un des dirigeants des manifestants. Mais la reprise des démonstrations n'est pas bien accueillie par un pouvoir qui ne fait plus de distinction entre la contestation pacifique populaire et la tentative de coup d'état. "Les manifestants seront considérés comme des putschistes et les forces de l'ordre et de sécurité ont reçu l'ordre de les traiter comme tels," déclara le maire de Bujumbura, Saïdi Juma. 

Lors de la reprise des éclats cette semaine, l'armée a été rappelé en renforts, notamment des unités issues de la campagne, pas toujours prêtes à diriger leur tir contre les manifestants. Depuis le coup d'état échoué la censure est à la hausse dans ce pays à la liberté d'expression douteuse, les radios privée n'émettant plus. 

Voilà qui rend une élection juste, late date ayant été repoussée de quelques jours seulement, impossible selon les observateurs de l'UE. "Pour nous, c?est une condition fondamentale, sans médias [?.] les conditions pour organiser une élection crédible ne sont pas réunies", explique José Antonio de Gabriel, membre de la mission d?observation. 

Puis pour la question fondamentale du troisième mandat, rien n'est réglé. Lors d'un sommet régional Bujumbura a d'ailleurs obtenu l'appui d'autres capitales contre le principe de la limite à deux mandats. Parmi les supporters, le Togo et la Gambie, deux pays dont les dirigeants sont au pouvoir depuis bien longtemps. La contagion burkinabé ne s'est pas encore tout à fait répandue.
Britain gets a cabinet rather soon
There was a little surprise in store for Britons last week, days after the country's parliamentary elections: they had a cabinet, and it was all-Tory for the first time in 18 years after David Cameron's party took 331 for the House of Commons' 650 seats .     We should be getting used to Britain's notoriously inaccurate polling by now, after it caused such a scare in the lead up to what turned out to be a not-so-close result in Scotland's referendum. 

In May polls had predicted a tight race to the finish with a 90% chance of a minority. Then again doctors on the island had been wrong on the princess' due date as well and Poland fared little better, the incumbent and favorite in Warsaw landing second in first round voting.     In the end political contenders were so upset they quit their leaderships in droves after earlier expectations had placed Labour neck and neck with the Tories, and the anti-immigration UKIP in third. 

Even the latter's Nigel Farange quit after losing his seat, his party having collected a single spot in the House, but this was later rejected by the party and he was reinstated, to the dismay of UKIP's election campaign chief, who called him a "snarling, thin-skinned, aggressive" man that risked turning the party into a "personality cult".  The nationalist SNP, expecting to coast in Scotland, would hold the balance of power and the mighty kingdom in its hand once more, it was predicted. 

But it didn't, though it did finish second with all but a few seats in the north of an island divided once more. A little like the Bloc's, albeit ephemeral, emergence following the referendum in Quebec, there was nationalist fire left in the belly it seemed. But the next referendum could be about the entire kingdom's place in Europe rather than the break of the North, leaving the UK's political situation to potentially mimic Canada's by more ways than one.     

According to a research note by Societe Generale, Scotland stands to cash in on more devolution, ultimately paving the way to federalism. Westminster is expected to create "some procedural changes" after what will be perceived as "Scottish triumphalism", in order to "prevent Scottish MPs from voting on legislation that primarily affects England".     

In short, SG says "the UK is rapidly heading towards federalism". Enough to give food for thought to Cameron's assessment the country "is on the verge of something special". Is the idea coming full circle? "We've given federalism to much of the world, now it's our turn to practise it," opined an author in a letter to the Financial Times.  

Canadian Mark Carney, the governor of the Bank of England, said that in order to minimize potential uncertainty surrounding such a vote the UK should hold its EU referendum "as soon as necessary". But the Tory party alone, which was inches away from a full-blown crisis leading up to the vote, is quite divided on the issue. Cameron, the first prime minister to be re-elected since Thatcher, has committed to such a vote by 2017. And that's when the real work should begin, argues the Economist.  

"The referendum is winnable. Over the next year or so Mr Cameron and his chancellor, George Osborne, can probably extract enough from their partners to persuade Britons to vote to stay in," it writes. "Yet that victory must be just a first step. The real agenda?the one that matters to Britain?s prosperity and to the EU as a whole?will take longer to bear fruit. It will also demand a more sustained effort than Mr Cameron  has so far shown". 
Une petite victoire
Il s'agissait d'une petite victoire dans la lutte contre l'ébola, et elle a été célébrée par une marée humaine s'emparant de la rue pour fêter l'occasion. Un rassemblement festif social pour mettre fin aux exclusions et aux quarantines qui ont marqué le plus fort de cette crise dévastatrice.   

Le 9 mai dernier l'Organisation  mondiale de la santé annonçait la fin de l'épidémie dans un des trois pays directement touchés, soit le Libéria, le pays n'ayant pas enregistré de nouveau cas depuis mars. Mais le virus poursuit sa marche dans les pays voisins, 11000 morts ayant été enregistrés depuis l'automne dernier en Afrique de l'ouest et de nouveaux cas voyant toujours le jour en Guinée et au Sierra Leone. Alors que les visiteurs de ces pays restent hautement surveillés, les scénarios de catastrophe évoqués l'automne dernier semblaient avoir été évités, une réalisation "monumentale " selon l'OMS, qui poursuivait tout de même ses appels à la vigilance.     

"La détermination à vaincre l'ébola n'a jamais vacillé" a souligné Alex Gasasira, un responsable de l'organisation.   Alors que la nouvelle permettait au moins pays de souffler après des moins de mesures sévères pour combattre l'épidémie, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a accueilli le tout avec humilité, après plus de 4,700 décès. De nouvelles pertes en masse après une histoire récente baignée dans le sang.     "Nous prions pour que le Liberia ne connaisse plus jamais ça!" dit-elle devant une foule qui reprit ses derniers mots. Au plus fort de la crise on comptait 400 nouveaux cas par semaine.     

Un groupe d'experts indépendants de l'ONU estime cependant que l'OMS n'a pas réagi à temps au début de la crise en fin d'été, puisque la réaction initiale connaissait de graves faiblesses structurelles: «Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les avertissements précoces» lancés l'été 2014 n'ont «pas reçu une réponse effective et adéquate», écrivent les experts dans leur rapport préliminaire.  Faut-il le rappeler, c'est en décembre 2013 que les premier cas ont été recensés, soit près de huit mois avant que L'OMS ne déclenche l'alarme en août. En plus l'organisation n'aurait pas «cherché le soutien d'autres agences de l'ONU» des gestes qui auraient pu «éviter la crise».  

Mais la propagation était en partie, selon des experts, également due aux traditions culturelles dans les diverses communautés, dont les pratiques peuvent malheureusement dans ce genre de crise encourager la propagation d'un virus.   

A titre d'exemple, 27 nouveaux  as en Guinée cette semaine, dont certains liés au transport de victimes d'ébola afin de les inhumer selon les traditions. Le pire, du moins, semble avoir été évité au niveau épidémiologique. Selon des scientifiques chinois étudiant la propagation du virus, celui-ci aurait fort heureusement connu des mutations "normales" lors de sa progression, rassurant ceux qui craignaient qu'il ne se développe plus rapidement en raison de l'étendue de l'épidémie. 

Les pires scénarios auraient ainsi été évités malgré les quelques ratés de la prévention qui ont permis au virus de voyager à l'étranger. A l'origine on avait craint que le virus ne se développe à un taux deux fois supérieur à la norme.   Selon le magazine Nature, les scientifiques, dirigés par l'épidémiologue Wu-Chun Cao, ont noté 440 mutations dans leurs échantillons collectionnés au Libéria entre le 28 septembre et le 11 novembre, la plupart étant associées aux parties de gènes qui enseignent au virus comment s'attacher aux cellules humaines. 
That's a crush
It snowed in Edmonton, again, this week. And for many it was fitting: perhaps Hell had frozen over after all. As the country focused on the upcoming October federal election, Canada sure seemed far removed from the previous vote ushering in the Orange crush. A fresh-faced Liberal leader seemed poised to steal the official Opposition's thunder, tying the fiesty Tories in the polls, the latter getting a much needed boost on security issues after last Fall's attack on Parliament. The NDP looked out of the game, and those polls leading up to the vote in Canada's most conservative province didn't seem right and looked to some like those which had missed their mark in the previous election. Besides, how could a province simply swing that quickly from right to left. 

Sure Alberta was shocked by the sudden dive in oil prices, but Premier Jim Prentice prepared a tough and necessary budget to correct the path, calling the vote a year early to make sure it met voter approval. Who wouldn't reelect a leader like that? And then, to put it mildly, the pigs flew, sweeping the unlikely province in that bright orange colour, ending 44 years of Tory rule, and handing the government in Ottawa a stunning defeat, its second provincial loss in as many days after the Liberals held on to power in Prince Edward Island. "I think we may have made a little bit of history tonight" said NDP leader Rachel Notley, whose father was the party leader until he was killed in a plane crash 31 years earlier. 

"I believe that change has finally come to Alberta." It doesn't come often. Before the Tory dynasty of 12 straight electoral wins the Social Credit party ruled for 36 years. In other words successive bouts of one party rule. Add the two and that's 80 years of right wing politics in what was understandably the country's most conservative province, birth place of the Reform party which heralded the current leadership in Ottawa. "The province reached a point at which it needed to assert the mere possibility of regime change, by any means short of dynamite," wrote Colby Cosh in Maclean's. 

Response in the capital was therefore polite but concerned. After the appropriate public words of congratulations, the more significant comment by the justice minister suggested the week's caucus meeting felt everything like a morgue. Across the aisle, the federal NDP was jubilant, leader Mulcair suggesting "it bodes very well for the NDP across the country." 

The NDP won nine seats more than the 44 needed to form a majority, the Wild Rose collecting 21 and the Tories falling to third party status with 10, its leader quitting politics on the spot. Like his Quebec counterpart two years before Prentice had risked and lost an early vote, unfortunate considering the slow crawl back of oil prices. 

But the damage was done, a strong TV debate opening Albertans' eyes to an unlikely alternative, dismissed as recently as in 2012 but suddenly a fierce competitor in a province where the contender of three years before had carved an even more conservative position in the Prairies. The NDP had struck a nerve with its criticism of deep Tory cuts in a hurting province, while sparing oil companies, which were now bracing for possible upheaval in Edmonton. Strategist Ken Boessenkool credited Notley for avoiding the mistakes of her predecessors and running a "flawless campaign". 

Meanwhile the budget, which called for a historic deficit, huge debt and raised taxes, "became synonymous with disaster." Disaster is certainly what the markets and oil business feared, the exchange losing triple digit numbers as some analysts suggested investors take their oil money out of Alberta.
Saison des naufrages
En cette saison des traversées risquées et des grands naufragés un certain épuisement s'installe aux frontières sud de l'Europe qui régulièrement voient se déverser des trombes d'immigrés clandestins. Le seuil de tolérance semblerait avoir été atteint depuis des années, une certaine indifférence risquant de s'installer malgré tant de misère saisonnière. 

Et malgré tout de beaux gestes continuent d'avoir lieu, comme celui du 4 mars lorsqu'une flottille de bateaux italiens est venue à la rescousse de 1000 Libyens en détresse, une douzaine tout juste manquant à l'appel. C'est là qu'on a droit de penser que tous les espoirs sont permis pour l'humanité, capable du pire comme du meilleur. 

Mais le pire semble l'emporter fréquemment sur les eaux de la Méditerranée, où des Chrétiens auraient été jetés par-dessus bord lorsque demasqués par des intégristes musulmans. Puis le capitaine d'un bateau rempli de migrants est accusé par la justice italienne d'avoir foncé sur une navette de secours lors d'un incident où 800 passagers auraient péri d'un coup. Entre janvier et avril plus de 1700 personnes ont connu la mort de la sorte, le nombre de départs ayant explosé depuis le début de l'année, les gardes côtiers ayant rescapé au large de l'Italie quelques 200,000 personnes en tout depuis un an et demie, un chiffre monstrueux. 

Mais c'est surtout le nombre de décès qui choque, un nombre trente fois supérieur à celui de l'an dernier à pareille date. Débordée par les gestes désespérés des dernières semaines, quarante ans après la chute de Saigon qui avait entrainé les grands départs des boat people, l'UE s'est réunie en catastrophe, s'engageant à tripler le financement des opérations maritimes et proposant entre autre une solution militaire à la crise, ce qui n'a pas toujours bien été accueilli.

Tripoli regrette entre autre qu'elle n'ait pas été consultée sur la possibilité d'une intervention militaire visant les passeurs, un geste qui aurait lieu dans des eaux territoriales entre autre et qui n'est pas sans rappeler les patrouilles contre la piraterie des côtes de Somalie, un pays pauvre en matière de garde côtière. Le rapprochement n'est pas si sot, ce pays aux prises avec les crises interminables de l'après- révolution ne pouvant guère compter de force navale ou encore de garde côtière, alors que l'instabilité multiplie les départs. Puis il ne s'agit pas seulement de la Libye, ou on estime à $170 millions le marché clandestin, mais de la région entière qui selon l'ONU fait des migrations actuelles, de ces fuites vers l'eldorado, les plus importantes depuis des décennies. 

Pourtant plusieurs estiment minces les chances de la mise en application des solutions avancées par l'UE en avril. D'une part l'objectif d'une telle mission militaire serait difficile à définir, selon le groupe Stratfor. D'autant plus qu'il faudra s'entendre sur les pays participants, plusieurs étant moins défavorables à une solution militaire alors qu'ils prônent une approche politique à la crise. Celle-ci met d'ailleurs bien à l'évidence la disparité des approches parmi les 28 états membres - la plupart sans véritables frontières grâce à l'espace Schengen, les pays du nord étant d'ordinaire plus ouverts que ceux du sud, en première ligne. 

Parmi eux, une Italie dont le changement de politique ces dernières années expliquerait en partie la croissance de la mortalité. Suite à un naufrage particuliè- rement mortel près de l'île stratégique de Lampedusa en 2013, Rome avait inité la mission de sauvetage Mare Nostrum. Celle-ci connut un succès important mais engageait également des frais de plus en plus élevés pour cette économie souffrante. La mission fut alors remplacée par l'opération Triton un an plus tard, une mission plus limitée et opérant plus proche des côtes italiennes. Le nouveau financement devrait permettre un niveau d'opérations semblable au précédent, avec plus de bateaux et d'avions, sans pour autant revenir à la pratique d'entrer régulièrement dans les eaux territoriales du Maghreb pour tenter d'y détecter les embarcations en détresse. Triton n'intervenait que s'il y avait un SOS, ce qui était plutôt rare. 

La crise a été bénéfique pour les partis de droite, notamment la Ligue du Nord italienne, tout en augmentant la témérité des partis de droite à travers le continent. A quelques jours des élections britanniques, le partis de droite UKIP sonnait l'alarme en associant l'arrivée des immigrés clandestins à l'augmentation du risque de djihadisme, un argument encore sensible quelques mois après l'affaire Charlie Hebdo et la révélation selon laquelle la police française aurait écarté plusieurs complots du genre depuis janvier. Certains politiciens en Grèce, autre pays frontalier à la fois pauvre et avec une lourde responsabilité commu- nautaire, menaçant de laisser leurs immigrants déferler sur le continent, une source potentielle de terrorisme, selon Athènes, si l'UE laissait le pays sombrer dans le marasme économique. 

Les organisations humanitaires de leur côté plaident en faveur d'un meilleur accueil des pays hôtes, condamnant entre autre le traitement des autorités libyennes et des conditions d'hébergement. Mais alors que le débat s'enflamme en Europe, il est à peine évoqué par les pays à la source de la crise, notamment subsahariens. Au long de la côte, l'UE prévoyait allouer quelques 500 millions $ à l'Érythrée, source de nombreux départs, un geste que regrettent des observateurs y voient un appui à une dictature a l'origine des grands départs depuis ce pays relativement nouveau. 

"Par crainte de voir arriver sur ses côtes toujours plus de migrants, l?Europe tente par tous les moyens de tarir les départs d?évadés érythréens, explique Alain Gascon, professeur émérite à l?Institut français de géopolitique. Donner de l?argent semble la seule réponse que Bruxelles ait trouvée pour régler le problème. Elle avait déjà commis la même erreur avec le régime de Kadhafi en Libye par le passé". Une approche qui pour certains est le résumé de la méthode communautaire choyée face au problème des immigrés clandestins. Mais il faut espérer que les nouvelles mesures vont porter fruit car les départs n'ont pas été influencés par les récits de tragédies en haute mer. 

Cette fin de semaine seulement 3427 migrants ont dû être sauvés au large de la Libye par les marines italienne et française, un des bilans récents les plus élevés. Puis quelques heures plus tard on comptait par douzaines le nombre de victimes lorsqu'une embar- cation transportant 140 personnes a pris de l'eau.
The unfinished journey
South Africa's Journey to accomplishments, not the foreigners to "pack their bags freedom was a difficult one. Even as the country headed to the polls for the first time 21 years ago after decades of Apartheid, there were concerns the end of white rule would be marked by violence.

The outcome was surprisingly peaceful, a testament to the country's growth and maturity, but violent incidents would take place from time to time, marring some of the great dreaded and feared black on white revenge clashes, but violence directed toward immigrants who fled persecution and poverty to take advantage of the country's great opportunities. 

The incidents both illustrate the country's high levels of violence and chasmic inequalities. Clashes began after the alleged call for violence of a Zulu king reported to have asked and leave", something he later denied, blaming media. But by then the damage was done, mobs going on a rampage killing half a dozen and creating a small exodus of terrorized migrants. 

Nigeria, which recently surpassed SouthAfrica as the continent's richest country, recalled its ambassador over the incidents. The president of Liberia, which has struggled with the Ebola epidemic, said she hoped President Zuma would "find the courage and strength... to lead his people on the right direction in order to overcome this dark chapter."    

This didn't bode well for the annual Freedom Day National Awards, which honour South Africans and foreigners alike for their contributions to the rainbow nation, which were postponed. Instead the country chose to remember those who had died in the senseless violence.  South Africans did turn out in great numbers in the streets to celebrate diversity and condemn the attacks, but this is only the latest time mobs fed by poverty have targeted vulnerable immigrants.    

Since 2008, when similar violence killed dozens, some 350 immigrants have been slaughtered according to observers decrying the government's lack of action on the file. As evidence they point to the lack of convictions following such crimes, and impunity after attacks on migrant businesses in general, a clear tolerance for violence they say.     

Pretoria did dispatch soldiers after the latest flare up to quell the violence, but marchers in following protests regretted this environment had been left to fester in the first place.    It hardly helped that the official discourse made a feeble attempt to address it, Zuma  spending more energy condemning the media for making the country "look bad" by reporting the murder of a Mozambican vendor which was captured in horrifying images rather than sending a stricter message against this sort of violence. One of his sons was also reported as saying the country was sitting on a time bomb and being invaded by foreigners.    

The country's Institute for race relations condemned the government's "absolute failure" for its lack of action in a country where the official 24% unemployment rate is suspected of being much higher, especially among the youth, warning of future attacks against migrants.   Zuma said Freedom Day was " a reminder of how far we've come" but called on South Africans to unite against xenophobia, adding the country owed its freedom to the support of Africans from across the continent. 

But this support seemed lacking at a meeting of the Southern African Development Community held shortly after the incidents, where figure in particular, the controversial Robert Mugabe, warned other nations they should refrain from sending their citizens to South Africa. "We, the neighbours, must do what we can to prevent more people going into South Africa. If we can do it, we can then try to get those in South Africa home," opined the current SADC chairman. Some one million of his countrymen are ironically in South Africa, where they have sought refuge from his controversial policies and the economic hardships they have brought over his long reign in power. 
Malouines de malheur
L'attaque éclair dans l'archipel des Malouines est venue, comme on pouvait s'y attendre, du large, des équipes de cinq commandos des forces spéciales visant diverses installations des 700 îles si chères à la couronne britannique. En fin de compte deux îles ont été capturées, une tour de contrôle et une alimentation de courant militaire ont également été visées.   

Heureusement qu'il ne s'agissait que de troupes britanniques à l'entrainement selon un compte rendu du Express. Autant dire que plus de 30 ans après la guerre éloignée de La Dame de fer, les Britanniques restent plutôt aux aguets près de la côte sud américaine, où les tensions entre Whitehall et Buenos Aires ont fait un nouveau bond après le rappel des ambassadeurs respectifs récemment. Les raisons étaient diverses, l'ambassadeur britannique ayant été convoqué après les révélations de Snowden selon lesquelles les agents de Sa Majesté auraient épié l'Argentine entre 2006 et 2011. 

Lors de cette réunion peu amicale le vice-ministre des affaires étrangères, Eduardo Zuain, aurait averti le diplomate du risque que couraient les compagnies qui comptaient exploiter les ressources pétrolières près des côtes des Malouines.  On aurait également regretté le renforcement des défenses de l'archipel ces dernières années, le territoire se prépare à accueillir deux nouveaux hélicoptères transporteurs de troupes Chinook et une mise à point du système de missile sol-air.    

Presque en même temps Londres convoqua le diplomate argentin pour obtenir une clarification au sujet des propos de la présidente Cristina, qui estime que "le droit international et le dialogue, et non la militarisation, sont le chemin à la réunion et la souveraineté. Nous verrons les iles rejoindre notre territoire à nouveau et il ne s'agit pas de prendre ses désirs pour des réalités".    

Sans être au bord d'un nouveau conflit armé, si près des élections britanniques de mai, les deux pays sont tout de même de retour à leurs bonnes vieilles querelles. Pour Londres, l'affaire est d'autant plus classée qu'un référendum sur la question il y a deux ans était sans équivoque, 1513 personnes votant en faveur de la couronne, contre trois objections.  

En attendant la baisse du prix de l'or noir semble calmer certaines tensions entourant l'exploi- tation des richesses naturelles, la compagnie Falklands Oil and Gas décidant de ne pas s'engager dans un second puit afin de "mieux servir l'intérêt des actionnaires". Plus tôt la compagnie avait enragé Buenos Aires en faisant une découverte "meilleure qu'anticipée" au premier site de forage du bassin des Malouines. 

La compagnie entend cependant poursuivre ses opérations, qui prévoient non moins de quatre puits, malgré la poursuite en justice du gouvernement argentin. Celle-ci vise d'autres compagnies britanniques et américaines, soit Premier Oil,  Rockhopper, Edison Intl. et Noble Energy. 

Non seulement estime-t-on à plusieurs milliards de barils le potentiel pétrolier du coin, il s'agit également d'eaux qui font le bonheur de l'industrie de la pêche, raison de plus de se tirailler. Entre temps Buenos Aires augmente la provocation, concluant une entente militaire avec Moscou, un allié sur la question des iles.
Targeting students
The blast sent hundreds of students jumping out of windows and running for their lives, sparking a deadly stampede, their minds still fresh with visions of horror from a recent campus attack. One was killed and 100 injured in the Nairobi university incident. In the end it was only a blown electric transformer but the reaction and panic illustrated a student body on edge days after the bloody campus attack of Garissa. Students everywhere of all ages increasingly seem to be targeted for that matter. 

While Boko Haram's attacks on education are now notorious, one year after the disappearance of 219 schoolgirls in Chibok - their title meaning Western education is forbidden -, schools from around the world have been the target of militant or extremist attacks in the last year as various factions seek out soft targets and future generations of the elite likely to run a country. The trend has in fact been growing over the last decade.     

Last year before the Boko Haram mass abduction, still unresolved today, some 140 people were killed in a school attack in Pakistan, including 132 students. The military- run school was protected by a wall in a country where violence is rampant not only in the gun-crazy and out of control Northwest frontier province but in various areas out of bounds to the authorities, attacks having felled presidents and politicians over the years.   Pakistan's prime minister Nawaz Sharif vowed, not for the first time, to rid his country of the scourge of terrorism, while the president of neighboring and often rival Afghanistan said the "time has come" for his country to work with its neighbor to fight "extremism," which is making a mockery of local borders, spreading in both lands.   

"They're trying to signal that they're going to strike back at the innocent because the Pakistani army has been brutalizing and killing their innocents," said Ebrahim Moosa, professor of Islamic Studies at the University of Notre Dame. "I think that is the messaging here. The underlying message is that too many innocent people on our side have been killed and now we're  going to target the most innocent of innocent."  

Earlier in the year what would have been another massive deadly attack on students at a Pakistani school was only prevented by the bravery of a young 14-year-old soul, who chose to confront the attacker, but paid with his life. It is in Southeast Asia where most schools have been targeted between 2004 and 2013 according to The Atlantic's crunching of the Global Terrorism database, a fact perhaps highlighted during the reconstruction efforts in Afghanistan. Sometimes the terror takes another dimen- sion, such as the disappearance of 40 students in Mexico a year ago after the bus taking them to a protest rally was intercepted at a roadblock by the country's notoriously corrupt local police. 

The investigation showed the students, planning to disrupt an event for the mayor's wife, were handed to local gangs. They haven't been seen since, sparking a national outcry. In the crisis in Iraq and Syria it takes the form of ISIS' rule of terror as  young women were kidnapped to be sold as sex slaves. In Africa children have been serving as frontline expendable soldiers in crises from the Central African Republic to Darfur.      

"Terrorist attacks specifically targeting children over other non-combatants are uncommon," noted physicist Robert Johnston in an online compilation of these sorts of attacks. "The 9/11 attacks represent an increasing trend in mass casualty terrorism. At the same time policymakers are examing this evolving threat, they must increasingly consider the threat of terrorist attacks targeting children."  The 2004 Beslan school attack in Russia was a notable example of this in the last decade, but rare in the region. More common were attacks in Southeast Asia, some "20 poison gas attacks on girls' schools in 2009-2010, and 22 poison attacks at (mostly) girls' schools in 2012-2013, resulting in a total of 2,706 injuries" he compiles.  

More recently the attacks have particularly targeted Africa, becoming Boko Haram's raison d'être. ?They?re attacking what they see as the institutions of culture, and in particular the institutions of Western culture,? Ebrahim Moosa of the University of Notre Dame told The Christian Science Monitor following attacks in Peshawar. ?They see that the process of Westernization begins at school, so schools that violate strict Islamic education become targets.? Soon after the Garissa attack, Al-Shabab spokesman Ali Mohamoud Raghe said, ?the university had been targeted because it was educating many Christian students in ?a Muslim land under colony??. 

But if terrorists thought they would crush young spirits, think again. The victims lucky enough to survive an ordeal such as this one have only come out stronger, drawing inspiring plans after having been given a new lease on life: "I want some changes," said one Nigerian student named Blessing. "Like the environment. I want to be a lawyer I want to fight for justice".  "If you educate young girls you educate a nation," said another among the three who got away from the Chibok mass abduction. "I want to help by building a school, I want to empower women ."  

Promisingly these messages of defiance abound, and it helps that such noble cause has a recognizable champion in Malala Yousafzai the youngest-ever Nobel Prize laureate. Even before her teens the now world-famous figure  promoted the education of girls in the Swat Valley of Pakistan and was eventually nominated for the International Children's Peace Prize, before someone tried to kill her as she was trying to board her school bus in 2012.  On the anniversary of the Nigerian girls' abduction, Malala declared: "One day your tragic ordeal will end, you will be reunited with your families and friends, and you will have the chance to finish the education you courage- ously sought." 

Holding votes in the Stans
In the bosom of the old Soviet Union they lie, run by the same people who ran them then, and who will continue to run them in the near future, providing a certain comfort to the huge Russian neighbour. But not forever.  So you could be forgiven for thinking little of two of the Stans running elections, since all but one of them is considered "not free" or worse by Freedom House. 

Uzbekistan, as neighbour Turkmenistan, is the rare elite of the post communist world, the cream of the crop of nepotism and corruption, standing in the exceptional category of "worst of the worst" by the freedom monitoring group.   It hardly mattered then that Uzbeks were called to the polls last month to "re-elect" (with 90%) the man in power in the Central Asian country since the fall of the Berlin Wall, Islam Karimov. 

?These elections mean nothing except that despite all the speculation about a possible transition in power in Uzbekistan, Karimov, 77, is staying,? Alexey Malashenko of the Carnegie Moscow Center told the New York Times.   There should be no surprise there since the country's constitution itself, barring someone from running after two consecutive terms, was largely ignored by Karimov in 2007, as it has been this year. 

Uzbekistan?s government has suppressed all political opposition in recent years, Freedom House notes in its latest report, adding: "The few remaining civic activists and critical journalists in the country faced physical violence, prosecution, hefty fines, and arbitrary detention."   The country has had the ability to top in a number of dubious categories, the U.S. State Department downgrading Uzbekistan to Tier 3 in its annual Trafficking in Persons Report in recent years, finding that ?Uzbekistan remains one of only a handful of governments around the world that subjects its citizens to forced labor through implementation of state policy.?   

The strongman of Tashkent is the law personified, since "the judiciary is subservient to the president, who appoints all judges and can remove them at any time." In the words of an exiled poet, Karimov is ?a classic dictator who sits on the throne thanks to the giant machine of state terror against any dissent.? Neighbor Kazakhstan - also rated 'not free' - could pass as a champion of rights in comparison, and similarly announced polls of little consequence this year, only setting up the stage for Nursultan Nazarbayev's latest re-election.   

The strongman's slightly lesser disrespect for his country's constitution is owed solely to the fact he is himself enshrined there as ?leader of the nation?, a title it would be silly to expect him to relinquish. That Nazarbayev, 74, decided to hold this election this month, one year early, matters little, if only by adding a little humor to the great electoral comedy act that has become post-Soviet democracy across the board in that it was moved up as a result of popular demand and deep affection for the only leader this generation knows.   

In an oil-rich country hurt by recent price cuts there is some genuine support for the leader who openly preached "enlightened dictatorship", but elections now, as those before, have only sought to ?demonstrate overwhelming support for the leader? rather than tinker with the idea of real alternatives, according to Nargis Kassenova of the University in Almaty. 

But for all their power, these may have been these leaders' last fake elections, not because democracy beckons, but because of their advanced ages. Earlier this year Karimov sparked Kim Jong-Un-type fears when he disappeared from public view for weeks, leading observers to speculate who would take the helm. 

In Karimov's possibly more pressing case, earlier speculation daughter Gulnara Karimova may one day succeed him were dashed after reports of her house arrest. As for alternatives, they are far and few according to Steve Swerdlow of Human Rights Watch. ?The succession question looms large for Uzbekistan because Karimov has so thoroughly eliminated any political competition and any political process, that many fear there could be a violent struggle for power when he does exit the scene.?  
Keeping pace with the times

There was a certain quiet dignity, dare we say a small act of bravery, involved as the remaining soon to be turfed employees reorganized increasingly depleted shelves in the shuttering mammoth Target stores while shoppers went about scrounging for the final deals in the chains' winding days in Canada. There was little joy in the bargains found, if anything a certain silence enveloped the closing days, quite the opposite of the Boxing Day-like anticipated frenzy. More like a slow procession at the wake of retail. Some bored employees played with their smart phones, is this how they sealed their own fate?    

Sometimes the death was slow and painful, sometimes it was quick and shocking, like the shuttering of dozens of Future Shop locations leaving employees locked out on a weekend morning, leaving more empty spaces in the real estate of failed consumerism, vestiges of North American materialism. Where had the shoppers all gone? Surely a 0.1% contraction in the last quarter, some of it due to retail, hadn't had such an impact on the Canadian landscape.     

Had we become less materialistic? Certainly not, we just expressed it differently, less frequently in person on location. Two decades after the e are still dealing with its sweeping impact - albeit opportunities for many -, one which had been hard to fathom even for specialists. Interviewing a Canadian ambassador at the OECD in Paris in 1997, a discussion on trade quickly turned to the pressing matter of the day: "What are we going to do with the Internet?"    

At the time one industry was starting to experience with it as best it could, the media industry, throwing up much of its content on the web for free. Years later it would attempt to go back on that strategy, erecting paywalls and limiting non-subscriber access to content, without removing it entirely. This year, paywalls were slowly being removed, a sign the learning curb has been a slow and painful one, leaving newsrooms across North America decimated as familiar names disappeared or were forced to merge, again, with forces outside their usual model.    

Numerous industries were turned upside down by consumer-friendly sites, and soon applications, from media to music, leading to bands providing their content for free but hoping to cash in on concerts. Changes also swept the distribution of books, purchase of travel, not to mention video stores, a number of former Blockbuster locations remaining empty to this day. Of the thousands that once dotted the North American landscape, a mere 50 remain. Fifty? some will marvel, you mean some are still out there?   In terms of leaving spaces empty, little matches the collapse of the real estate-eating behemoths such as Target and Future Shop, whose colossal sizes had evicted much smaller tenants to make way for their gargantuan projects, spaces now sitting empty with few alternatives to take their place.    

The landscape left behind was bizarre to say the least, one consisting of Best Buy locations, a company facing bankruptcy in its home country, and Source outlets, first launched by Circuit City, which has also gone under in the U.S. The reason they are still operating in Canada and not down south a further testimony of the major differences between two retail markets which seem so similar, a lesson Target will remember for years.    

National differences, but still that huge digital sword of Damocles over retail's head. Where would people line up on Boxing Day now? Well they'd already been doing this online for a number of years, where sales started well before the stores opened, sacrilegiously on Christmas Day. Consumerism was indeed alive and well.     Nothing seemed more true as Amazon was trying out its Prime Air (no relations to this publication) drone delivery service, taking on the pizza delivery service with fury. Their trials were taking place in Canada rather than in the U.S., due to the country's, again different - in this case more lax - regulations. Though this may change in the near term as the number of drone-related commercial plane scares increase.    

So the immediate lesson learned in electronic retail is that people no longer needed to go play with their gadgets in retail locations before purchasing them online, they could just as well watch online reviews of the items delivered by unbiased critics who have become internet sensations, part of an odd but very real and growing digital celebrity class. The net changes to the landscape were too numerous to list. Across the country home mail boxes were being removed, snail mail having perhaps been the first casualties of the online torrent. And with the development of 3-D printing, were stores of all sizes facing the threat of disappearing altogether? 

Would we be getting closer to that Azimovian future where people never met, and shuddered at the very thought of human contact? Well perhaps not right away, judging by the success of dating sites and apps.  Still no sector appeared safe from radical change. Über was transforming and infuriating the taxi industry, BnB driving hotel chains crazy, and a company was even beginning to fill charter plane seats using the same principle, taking bookings until planes filled enough to fly from Calgary to Vancouver at a discount. Oddly, that sounded a bit familiar, like much removed Third World minibuses or people taxis waiting for their seats to be filled before making their shaky journey to their dusty destination. 

A curious irony as we continue to try to keep pace with the furious path of progress, to grasp the continuing revolution launched by the Internet.  And some of those "dinosaur" institutions we thought would immediately join the ranks of the Simpson's and Zeller's have proven remarkably resilient, using the internet to reach new previously unreachable clients. A case in point is the continent's oldest company itself, the Hudson's Bay, which just enjoyed a big profit boost in the latest quarter, integrating the recently acquired Saks brand, benefiting from the strength of the US greenback, but also registering a boost to online business. But the disruptions may not be over. 

"While Future Shop alone is not the biggest deal, there's no way this is the last retailer that's coming down," said Mark Rothschild of Canaccord Genuity. "There obviously will be more, because online retailers are taking a big chunk out of the shopping dollar."
Un autre drame au Kenya
Comme s'il n'existait pas encore assez d'histoires d'horreur issues de l'extrémisme islamique, après des mois de titres criants sur l'EIIL, Al-Qaida et Boko Haram, un autre groupe est venu terroriser un campus kenyan à 150 kilomètres de la frontière somalienne. Les coupables ne laissaient pas l'ombre d'un doute; deux ans après la tuerie d'un centre d'achat de Nairobi, les Shebabs frappaient une cible facile, faisant 152 victimes et traumatisant une génération entière de jeunes étudiants à Garissa. 

Deux jours après l'attaque de quatre militants armés, certains sortaient encore des placards où ils s'étaient réfugiés alors que le pays vivait trois jours de deuil officiel, encore, et que le président Uhuru Kenyatta promettait une réplique "des plus sévères" contre le groupe basé en Somalie. Les pères fondateurs ont "saigné pour cette nation, et nous devons tout faire pour défendre notre manière de vivre" déclara le chef d'état, avouant que les planificateurs du massacre étaient "intégrés profondément dans nos communautés".   

Malgré tout les responsables et leurs complices seraient "traduits en justice".  Comme il y a deux ans, on a reproché au gouvernement de ne pas avoir su éviter l'attaque d'une si importante institution, le groupe ayant menacé le pays avec de nouveaux attentats afin de venger l'intervention des troupes kenyanes en Somalie aux moyens d'une "longue et horrible guerre". 

Seuls deux gardes de sécurité étaient présents sur le campus le jour de l'attaque malgré les menaces de s'en prendre contre ce genre d'institution. Certes une offensive de ce genre se tramait, mais comment l'éviter sur un si vaste territoire?    "Contrer le terrorisme est devenu difficile, car ceux qui le planifient et le financent sont profondément implantés dans nos communautés et étaient considérés comme des gens ordinaires et inoffensifs", regrettait Kenyatta. La radicalisation qui engendre le terrorisme se déroule au grand jour, dans les écoles coraniques, les maisons et les mosquées avec des imams sans scrupules".    

Dans un pays à 83% Chrétien mais dont certaines régions sont fortement musulmanes, le pouvoir a senti le besoin de lancer un message d'unité afin de "faire en sorte que notre colère, justifiée (...) ne débouche sur la stigmatisation de personne. Cela ne ferait que jouer le jeu des terroristes".    

Les organisations des droits de l'homme craignent cependant, un peu comme au Nigéria, que la réplique ne vise tout particulièrement les minorités somaliennes au pays, où plusieurs sont venu chercher refuge, fuyant les violences d'un pays sans véritable état. Le rapprochement avec ce pays de l'ouest africain est inévitable, même si les attaques sont encore moins fréquentes au Kenya, car les Shebabs condamnent aussi ouvertement que Boko Haram l'instruction des jeunes à l'occidentale. Des membres de la faculté font par ailleurs remarquer que quelques 166 élèves manquent encore à l'appel, craignant qu'ils n'aient été kidnappés par les militants, une version rejetée par le pouvoir. 

Un chef de la police a cependant soulevé une certaine controverse en laissant entendre que les étudiants auraient dû s'en prendre à leurs assaillants au lieu de se laisser abattre "comme des cafards". Entre temps il n'y a nul doute que l'attaque a démontré la force de frappe encore importante de l'organisation malgré des années d'offensives étrangères en Somalie. "Ils gardent les plans d'attaque simples, ils ont des armes légères mais sont disciplinés et assez bien entrainés, fait remarquer le chercheur Matt Bryden, ils ont perdu des sources de revenu mais survivent toujours".
L'opposition l'emporte au Nigéria
Elle était très mal partie cette élection présidentielle au Nigéria. Évidemment la crise qui secoue le nord du pays y était pour quelque chose, reportant le scrutin prévu au début de l'année de quelques semaines.   Puis les bureaux de vote encore ouverts les premiers éclats ont fait craindre le pire dans le nord du pays, où Boko Haram tentait de faire avorter l'exercice électoral en multipliant les attaques, faisant des douzaines de victimes.   

L'élection encore en cours, l'opposition et les observateurs étrangers rapportaient déjà des irrégularités contre le pouvoir, mais celui-ci parvenait pourtant mal à garder sa place. Après le prolongement du vote dans des zones troublées par le nouveau système électoral électronique la tendance est mise à se renverser, avant d'emporter, une première, le président sortant. 

Plus étonnant encore, Goodluck Jonathan, le chapeau noir bien planté sur la tête, a comme Lucky Luke fait ses adieux avant de disparaître vers le crépuscule. "Aucune ambition personnelle ne vaut le prix du sang d'un seul Nigérian".  Défait lors de scrutins précédents, l'ancien homme fort Muhamnadu Buhari prenait enfin les commandes de ce qui est devenu le pays le plus peuplé et le plus riche d'Afrique, une transition pacifique étonnante en pleine déchirure nationale. Ce dernier n'avait dans le passé pris les rênes du pouvoir que par la force des armes, avant de se retrouver renversé par un autre coup d'état à son tour. Dans la chaos régnant, il y avait là presque une leçon de démocratie à retenir ailleurs en Afrique.  

Pour Jonathan, tel était le coût de la défaite après des mois de promesses non tenues et d'échecs liés à la lutte contre Boko Haram, qui déborde à présent les frontières, ayant entraîné l'intervention de troupes étrangères et de mercenaires sud-africains. Le pays s'était tourné vers un ancien soldat pour mettre fin aux horreurs un an après le rapt de 200 étudiantes dans le nord du pays, lançant une campagne internationale pour leur retour. Sans surprise Buhari s'engageait dès les premiers jours à s'attaquer au groupe: "Nous avons un travail urgent et difficile à faire, dit-il. Boko Haram va vite faire face à la détermination de notre force collective. Nous engagerons tous nos efforts afin d'éliminer le terrorisme". 

Evidemment, le discours était familier. Les résultats électoraux étaient à l'image des divisions nationales, le Musulman, Buhari dominant le nord, alors que Jonathan, issu de la région chrétienne et animiste, protégeait ses fiefs du sud du pays.  Le président sortant "sera sacré héros pour son geste, a déclaré un porte-parole de l'opposition, les tensions vont baisser de manière dramatique". 

Il s'agissait sans doute d'une phrase portée par l'allégresse de la victoire, mais on semblait déjà éviter les tensions de l'élection antérieure, qui se sont réglées à coup de massacres, faisant 800 victimes. Puis on était déjà loin des accusations d'irrégularités contre le pouvoir alors que le scrutin avait encore lieu.  Sans avoir témoigné de cas de manipulation systémique du processus électoral, les observateurs avaient initialement reçu "des indications alarmantes d'interférence politique" au niveau du comptage. C'était reprendre les propos de l'opposition, dont les manifestations ont été repoussées par le gaz lacrymogène des forces de l'ordre alors que les bureaux de scrutin étaient encore ouverts.    

Malgré ces quelques violences le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué "la détermination" de la population, après un vote malgré tout généralement "paisible".  Buhari s'engage notamment à garder ses promesses de lutter contre la corruption, qui a poursuivi ses ravages sous Jonathan malgré quelques petites améliorations. En effet selon Transparency International le pays n'était plus dans le top 10 des pays les plus corrompus comme il avait l'habitude de l'être... mais reste tout de même parmi les 40 pays les plus rongés par ce fléau, un pays de pauvreté malgré les richesses de l'or noir.
A call for military Arab unity
There was a sense of regional urgency but also sad familiarity when Arab countries agreed to form a united military force at a Cairo conference. Just days before Saudi Arabia had launched air strikes against the Shia rebel Houthis making inroads in Yemen after ousting the country's leader, who sought refuge in the neighboring kingdom.   They weren't alone, conference host Egypt sent war ships and pushed for the creation of a rapid deployment force to react to the increasingly frequent crises in the region, from Libya to Iraq and Syria, where rapid NATO deployment had provided food for thought in the last months, after a previous intervention over Libya years before.   

The main focus of course was Isis, the "destructive" force fomen- ting "ethnic and religious diversity" in a region lacking none. Analysts however had no doubt the coordination which made NATO such a rapidly deploying and ultimately successful actor would take a long time coming while others wondered whether such a force could specifically be directed toward the regional outcasts of Iran and Israel.   

The Yemeni air strikes were already showing the regional clash for influence as he Houthis are largely backed by Tehran. Iran is however an ally in the war against Isis, sending ground troops to fight the terror group.  This is with the blessing of a Shiite government in Baghdad close to Iran, which has called for reflection on the pan Arab proposal, one which has been envisaged for decades in the region but has eluded often divided countries.   

The Egyptian proposal would call for a 40,000-strong elite force backed by jet fighters, light armour and warships possibly headquartered in Cairo or Riyadh. The UN meanwhile encouraged the countries to find a political rather than a military solution to the longstanding Yemeni crisis leaving the Gulf nation on the verge of civil war amid rumors of possible ground intervention by foreign troops.   

Mideast observer Roula Talj said the crisis only underscores an ongoing Cold War in the region, adding she feared Shia retaliation to the strikes by Sunni Saudi Arabia, possibly even by minorities around the Gulf in countries such as Kuwait and Bahrain, where petro-dollars are used to buy social peace. To some the notion Iran is expanding its influence is no trick of the imagination. "The idea of a Shiite crescent in the region has become obsolete,? regional analyst Hassan Hassan tells the Economist. ?Today, it's a full moon and the Gulf is surrounded." The  Yemeni crisis placed a "spotlight on a growing situation in the region: a war between the Sunnis and Shiites," said Stratfor intelligence group, stressing that "In Iraq and Syria, a full-scale war is underway." 

It also pointed out that adding to the novelty of the intervention of Gulf nations well equipped with US weapons was America's inten- tion to stay away from the crisis, implementing a doctrine it is increasingly using elsewhere, notably that of no longer being the "prime military force in regional conflicts" but leaving the fighting to others. 

"After years of buying advanced weaponry, the Saudis and the Gulf Cooperation Council countries are capable of carrying out a fairly sophisticated campaign, at least in Yemen." This week as it dispatched ships to the region, the Iranian leadership denounced the foreign intervention in the Yemeni conflict, while Washington warned Tehran against meddling in the crisis. 

This soon after a framework agreement had been reached on Iran's nuclear programme, but supreme leader Khamenei warned there were no guarantees on a final deal and stressed America's need to remove damaging sanctions. Not everybody was joining the growing anti-Houthi coalition, Sunni-majority Pakistan declining to assist by providing ships and planes, no doubt worried about a possible backlash by its Shia majority at home. 
Tristes jours en Tunisie

Même dans le pays qui a lancé les révolutions, la scène était tristement familière, et pour certains montrait au grand jour les faiblesses du pouvoir face aux nouveaux démons de l'après 2011. Mais les événements tragiques une fois passés, c'est la force d'un peuple qui a surtout été notée, celle qui avait propulsé le petit pays du Maghreb à l'avant-plan du monde arabe.   La fusillade du musée du Bardo était loin d'être la première depuis la vague révolutionnaire qui a embrasé la région, la laissant, comme on le sait, plus susceptible que jamais. Depuis ce bouleversement deux politiciens ont été assassinés et plusieurs éclats ont opposé les forces de l'ordre et l'armée aux djihadistes qui terrassent le petit pays coincé entre la Libye et l'Algérie.   

Le fait de viser des touristes était à lui seul tragiquement familier puisque même avant les révolutions on avait assisté dans la région à des scènes sanglantes semblables, notamment à Louxor en 1997 et à Djerba, en Tunisie, en 2002, portant un dur coup au tourisme. A l'époque cet attentat avait choqué à la fois en raison de son ampleur, faisant 19 victimes, et vu l'accent du pays - excessif pour plusieurs - sur la sécurité sous Ben Ali.   Le départ du dictateur a certes permis à un vent démocratique de s'installer, mais a également donné un nouvel élan aux forces islamistes, dont plusieurs militants ont été libérés par une amnistie générale. 

Les forces armées par ailleurs semblent avoir perdu certains de leurs effectifs, laissant le pays moins armé face à une menace djihadistes interne. Selon le spécialiste américain Geoff Porter, le pays souffre d'être au croisement d'une Algérie qui connait ses propres problèmes de militantisme, et une Libye dont les armes ont noyé le Maghreb. Une vingtaine de personnes associées à une brigade militante ayant des liens à la fois avec l'EIIL et Al-Qaida ont été arrêtées et il n'en fallait pas plus dans l'environnement actuel pour renforcer la sécurité dans certains musées du globe, notamment à New York. Il s'agit de la plus récente attaque contre des immeubles abritant des objets historiques après le pillage et la destruction des objets d'art historique dans le nord de l'Irak occupé par l'EIIL.    

La Tunisie a depuis les révolutions été ciblée par au moins deux groupes islamistes, Ansar al Sharia et le chapitre local d'Al Qaïda, et un djihadiste tunisien aurait prêté serment à l'EIIL peu avant l'attaque, supposément après que le groupe ait exprimé son regret du manque d'activités et Tunisie. L'EIIL a plus tard revendiqué l'attaque, quelques jours avant de revendiquer celui du Yémen, faisant plus de 130 victimes. Fait étonnant la Tunisie est la source externe la plus importante de combattants du groupe terroriste, quelques 3000 Tunisiens ayant rejoint le djihad en Irak et en Syrie, dont certains étant revenus semer la terreur. Selon l'Etat Islamique, il ne s'agirait que "des premières gouttes de la pluie".  

Selon le premier ministre Essid, qui confirmait 21 victimes à Tunis - dont la plupart des touristes - les militants s'en prenaient à l'économie nationale en ciblant le musée, situé près du parlement. Le musée aurait représenté une cible plus facile, par conséquent l'attaque a eu l'effet d'augmenter la présence policière et militaire à travers le pays qui, ironiquement, reprend dans une certaine mesure par ce fait des allures pré-révolutionnaires.  

Terrible, mais les Tunisiens ont déjà vu pire, et n'ont pas tardé à reprendre possession de leur rue pour dénoncer les attaques terroristes. Deux jours plus tard, jour d'indépendance, ils étaient des milliers à défiler avenue Bourguiba, avec drapeaux, fanfares et majorettes, pour remplacer les éclats du militantisme par la fête du peuple.  

"Ces attentats font tout pour faire avorter nos efforts, nos espoirs d?une Tunisie meilleure et d?un avenir plus reluisant pour nos enfants, fait remarquer à France24 une étudiante de 28 ans, mais on veut montrer qu?on est présents, avec nos voix, avec nos chants pour dire non au terrorisme".  Mais certains participants ne nient pas les efforts qui devront être fournis afin de sortir le pays de son marasme actuel.

It's Bibi, but at what cost
It was a gamble that was much criticized at the time and left a current of bitterness in the aftermath, but it just might have paid off for Benjamin Netanyahu in the short term. The longer term implications however may be something to worry about.  Defying late polls showing his left-leaning opponent leading slightly, the Likud leader managed to eke that tiny margin so crucial to Israeli politics to win a third consecutive and fourth term, making him the longest serving prime minister in the country's history.  

"Against all odds we achieved a great victory for the Likud," he said. But the road there wasn't pretty. After the familiar acrimonious campaign, pitting security against economic arguments, the incumbent going so far as to promise there would be no Palestinian state and vowing to support more controversial settlement developments, he pulled out what opponents condemned as a desperate and radical card: sounding the alarm on the "surging Arab vote" threatening the right. Controversial, but perhaps effective.  As the video statement surfaced and opponents railed against it, participation rates rose slightly, perhaps helping secure the win. 

Exit polls initially showed an election too close to call but the next day results clearly gave Bibi the win with 30 seats in the 120 seat Knesset. In Israeli terms that means a few crucial seats ahead of the Zionist Union opponent (24 seats) but clearly not enough to form a majority alone. This never happens.  But at what cost? In his controversial call to arms Bibi claimed "the right-wing government is in danger, Arab voters are coming out in droves at the polls," a statement slammed by many, including Knesset Member Dov Khenin who petitioned for the ouster of Likud for a "campaign against voting by citizens belonging to an ethnic minority " which he said was "crossing a red line of incitement and racism".  

Observers noted electoral rhetoric can be scathing in the region's only true democracy, but even Netanyahu may not have entirely meant the  outburst meant to whip up the right-wing base at a critical junction. Indeed days later he seemed to water down the earlier statement, claiming he in fact wanted a two-state solution but adding "circumstances have to change", before apologizing to the country's Arabs, saying he had no intention of hurting them. The Israeli leader can't entirely retract a statement of this nature as he will seek to form a coalition with right wing and Orthodox parties and the centrist Kulanu, still facing the daunting prospect of forming a new government.  

"I don't want a one-state solution," he said in a US interview. "I want a sustainable, peaceful two-state solution, but for that circumstances have to change," adding he is still "calling for a demilitarised Palestinian state that recognises the Jewish state."  For Yitzhak Herzog and his Zionist Union, hoping to return the left to power after over a decade in opposition, the loss was hard to swallow.  His party, the result of the fusion of Labor and former peace negotiator Tzipi Livni's party months before the election, had promised "change" and "hope", calling Bibi's the "path to despair" in the final stretch.  

The disappointment was doubly felt by the Joint Arab List despite its 14 seats and finishing third - making unprecedented gains for Arabs and vowing to support Herzog, but ultimately left reeling from the loss and Netanyahu's statement nothing but terror has resulted from previous engagements of a two-state solution. The disappointment no doubt reached a White House already at odds with Netanyahu's leadership after the prime minister agreed to address Congress without consulting with the White House.  

The administration's reaction was hardly congratulatory, and suggested things would perhaps would only get worse before they got better.  Presidential spokesman Josh Earnest said the U.S. was in fact "rethinking", "re-evaluating," and "reconsidering" its usual support of the Jewish state's stance in peace negotiations.  "That foundation has been eroded," he said, Obama later adding that prospects for peace now appeared "dim".
Syria four years on
A picture may be worth a thousand words but it's doubtful one can truly do justice to the atrocities which have taken place in Syria over the years, from a campaign of bombing neighbourhoods and entire cities, in the government 's was against the rebels, to gruesome behea-dings and live burnings, the terrifying realities of the war against Isis.    

No side was immune to criticism, and there are many sides. But one picture did give some sense of the scale of the disaster, the night time satellite image of a barely lit country, after four years of war, sent back to the stone age, an overview only too reminiscent of that failed, pariahed state, North Korea, a sure sign of destruction on a massive scale and failing infra-structures. But four years and over 200,000 deaths later, not to mention millions of refugees scattered across the region, is it possible some doors are gradually being reopened for that once reviled regime, which had done the unthinkable of using gas against its own people?     

After months of an air campaign over Iraq and Syria, US Secretary of State John Kerry dropped the standard line that the dictator of Damascus had to go, with the admission "in the end we have to negotiate ", a move that won him little  sympathy from Assad, who simply said US statements did not concern him.  

A US spokesperson later said it was not meant to imply Assad would be part of negotiations, but as the Syrian conflict, morphed into a hybrid of bloodshed including the battle against terror, enters a fifth year, it may be the first, albeit timid, admission Washington, and other Western capitals, are resigned to living with the strongman, amid a battle against Isis which has gathered an odd coalition of opponents including Iran.     

While Assad was accused of crossing a line in the sand which nearly brought him to war against the West, it would seem the events leading to the more recent gassing of populations, Isis' use of chlorine gas in Iraq - after weeks of gruesome disseminated videos of executions - the new war on terror has bought the regime a little reprieve. Not that Washington hasn't been blaming Russia for being "extremely disruptive" to the Security Council's ability to restore peace, U.S. ambassador  Samantha Power saying in fact Moscow's moves had only emboldened Assad to do "almost whatever he wants."   

Power told AP that eventually "his day will come," adding even Russia agreed Syria should be prevented from becoming a haven for terrorists.  Assad's views on what constitutes a terrorist is enough to confuse matters however, the Syrian president saying U.S. views would be judged on actions, not words, and that countries had to stop "political support of terrorists, stop financing them and stop sending weapons."  

Of course he didn't mean Isis but the rebels battling his regime, rebels more and more countries are willing to arm. Other capitals rushed to chime in Assad could not be part of a negotiated process, but there is a sense they are less determined to secure his ouster, at least for now. This has saddened the rebels and humanitarian observers , concerned by the displacement of populations, now spilled in neighbouring countries from Lebanon to Jordan, which are beyond overwhelmed.    UN Secretary General Ban Ki-moon deplored that "the Syrian people increasingly feel abandoned by the world as they enter the fifth year of the war that has torn their country apart". 

The World Health Organization called the country's situation "very worrying", warning aid could be disrupted by a shortage of donor funds.    "In addition to the possibility of a spread of infectious diseases, chronic illnesses are very widespread," the agency's Al Alwan said, adding that in next door Iraq the situation was also "dangerous". "The spread of diseases in Syria or Iraq will endanger all regional countries," he added. Nothing captured the nationwide implications of fours years of war like the satellite imagery of a before and after nighttime Syria, the latter showing a 83% decrease in lighting.  ?Four years since this crisis began, Syria?s people have been plunged into the dark: destitute, fearful, and grieving for the friends they have lost and the country they once knew, ?, said David Miliband, President and CEO of the International Rescue Committee.  ?Four years since the crisis began, there is at present very little light in this tunnel. 

Over two hundred thousand people have been killed and a staggering eleven million have been forced to flee their homes. Syrians deserve much better from the international community - it is past time to show that we have not given up and will work with them to turn the lights back on...?  There's a reason Washington may be defensive about the shortcoming of the Security Council, especially its resolution calling for an end to the crisis. "In the 12 months since Resolution 2139 was passed, civilians in Syria have witnessed ever-increasing destruction, suffering and death," said a report of some 20 organizations on the occasion of the 4th anniversary. 

In fact 2014 was the deadliest year in Syria since the beginning of the crisis in 2011, when the revolutions of the Arab world were starting to wind down.  "This spiraling catastrophe is a stain on the conscience of the international community," says the report, which involved organizations such as Oxfam and Save the Children. Last year alone over 76,000 people were killed in the country, some 18,000 of them civilians. This isn't including the atrocity next door or accounting for the disruption of neighbouring countries flooded by refugees of the conflict.  According to the UN there is no end in sight of the plight of the hundreds of thousands fleeing the violence. 

In fact the number of refugees is expected to skyrocket. For those who have remained the UNHCR numbers are hardly encouraging, 30% living in abject poverty as the country suffered economic losses totalling some  $202 billion loss since 2011. Even average life expectancy has dropped to 55. But many have chosen not to remain, the UN saying it is dealing with its most serious refugee crisis in 22 years, mostly on account of the staggering numbers from Iraq and Syria spilling into Lebanon, Jordan and Turkey.  
Une courte papauté?
Benoit a-t-il lancé une nouvelle vogue papale? Deux ans après avoir pris le trône du St. Siège le pape François a laissé entendre que son règne sur les catholiques du monde pourrait déjà tirer à sa fin. Mais plusieurs n'en sont pas convaincus.  Après le court règne de son prédécesseur Benoit XVI et surtout sa décision historique de se retirer de ses fonctions célestes, François laissait entendre qu'il pourrait retourner à ses racines éventuellement, laissant deux papes vivants dans l'attente de leur successeur.   

Il faut dire que celui-ci semble déjà avoir secoué la hiérarchie comme peu de gens avant lui en aussi peu de temps, posant des gestes d'ouverture envers les gays et les femmes tout en condamnant l'esclavagisme moderne envers la technologie. Ceci dit son amour des fidèles a fait de lui un participant fréquent aux "selfies" de plusieurs visiteurs. « La culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui et aboutit à une mondialisation de l'indifférence,» dit-il.  

Cette proximité à ses sujets lui a valu ces éloges, tout comme sa volonté de vivre plus modestement, choisissant de rester à Rome l'été ou de se rendre au travail en Ford. Celui-ci regrette peut-être sa simplicité antérieure, se disant regretter les jours où  il pouvait aller chercher une pizza ou prendre le métro sans faire des remous. Mais ses déclarations sur les homosexuels et autres gestes comme le lancement d'une enquête sur la Banque du Vatican ont certainement créé des ondes de choc pour ne pas dire ébranlé une hiérarchie plutôt discrète.  « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » dit-il.  

Ses déclaration n'ont pas toujours plu aux plus ardents fidèles, regrettant ses citations après l'attaque Charlie Hebdo, estimant que la liberté d'expression, bien que fondamentale, n'autorisait pas à "insulter la foi d'autrui". D'autres ont trouvé étonnantes ses opinions sur la fessée. Plus récemment la deuxième nation catholique de la planête regrettait qu'il ait condamné l'augmentation des violences reliées à la drogue en Argentine à titre de "mexicanisation" de la patrie, ajoutant dans cette lettre aux évêques argentins: "J'en ai parlé aux évêques mexicains, c'est une question de terreur".  Mais ses tout premiers gestes ont immédiatement touché les fidèles les plus sceptiques, après le règne du pontife conservateur Benoit XVI. 

En mars 2013, à peine vêtu de blanc, le nouveau pape s'agenouille aux pieds d'une douzaine de prisonniers pour leur laver les pieds en déclarant:  «Celui qui est au plus haut doit être au service des autres. C'est mon devoir comme prêtre et comme évêque. Je suis à votre service.»  Le mois suivant il se donne comme mission de réussir là où son prédécesseur avait échoué, soit de lancer une grande réforme de la Curie romaine, qu'il critiquera sévèrement l'année suivante. Il se rendra vite en terre sainte et au parlement européen. Peu étonnant qu'il sera élu la personnalité de l'année du Time en 2013.   L'année 2015 est déjà jeune mais a débuté avec la plus grande messe de tous les temps rassemblant six millions de personnes à Manille. 

En ce début de troisième année, le pape François se dit avoir la "sensation un peu vague... celle que le Seigneur m'a choisi pour une mission brève".  "J'ai la sensation que mon pontificat va être bref", dit-il, ajoutant qu'en devenant le premier pape en sept siècles à démissionner son prédécesseur "a ouvert la porte avec beaucoup de mérite aux papes émérites. Il a ouvert une porte institutionnelle".  La crainte d'une retraite anticipée est presque palpable au sein de son Eglise: "Je veux qu'il demeure au sein de nous le plus longtemps possible, fit remarquer le cardinal américain Timothy Dolan, j'ai besoin de lui, nous avons besoin de lui, l'Eglise a besoin de lui".  

D'autres en avaient tout simplement le coeur net. Selon le vaticaniste David Gibson le prendre à la lettre à propos du geste de son prédécesseur est oublier qu'il a laissé entendre "qu'il serait peut-être le seul (à se retirer) pendant longtemps". Ce n'était peut-être après tout que la "vague sensation" d'un pape là encore pour quelques années, ou selon François lui-même peut-être n'est-ce que : "la psychologie du gageur qui réussit à se convaincre qu'il va perdre afin de ne pas être déçu, et d'être heureux s'il gagne".  

Selon un autre observateur du Vatican, le pasteur Antonio Spadaro ce pontificat n'a pas "de date d'expiration parce qu'il n'est pas prévisible, il s'agit plutôt du pontificat de l'urgence". 
Espoirs de paix kurdes

Au plus fort de la bataille de Kobane, cette ville syrienne presque à la frontière turque, Ankara avait initialement préféré dépêcher des soldats non pas pour éviter la chute de la ville aux mains des islamistes menaçant son territoire, mais pour attaquer des positions kurdes, témoignage de l'importance encore attribuée à la lutte contre la rébellion vieille de trois décennies. 

Quelques mois après ce choix controversé, à une époque où l'occident espérait un geste militaire turc ferme contre la mouvance islamiste, la branche d'olivier tendue par le chef emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, n'a pas moins causé la surprise, celui-ci appelant la rébellion séparatiste kurde à poser le geste "historique" de déposer les armes. 

"Nous nous rapprochons d'un règlement de ce conflit vieux de trente ans sous la forme d'une paix définitive, et notre objectif premier est de parvenir à une solution démocratique", a déclaré le dirigeant rebelle, dont les propos ont été rendus publics par le député du Parti démocratique du peuple (HDP, prokurde) Sirri Sureyya Önder en compagnie du vice-Premier ministre Yalçin Akdogan. "J'appelle le PKK à organiser un congrès extraordinaire au printemps pour prendre une décision stratégique et historique de désarmement", a-t-il poursuivi, "c'est un appel historique à remplacer le combat armé par la politique".    

Ainsi malgré les apparences, les discussions entamées entre Öcalan et le gouvernement islamo-conservateur en 2012, tout comme le cessez-le-feu de 2013, semblent avoir survécu aux crises qui ont pu mettre le processus de paix en péril.     "Nous avons franchi une étape importante et historique dans le processus de paix, ajouta Akdogan, faire taire les armes va contribuer au développement de la démocratie".    

Ces espoirs renaissent alors que les forces kurdes sont engagées dans une lutte héroïque contre l'EIIL au nord de la Syrie et de l'Irak, où leurs exploits ont été notables par rapport à une armée irakienne souvent malmenée par les islamistes. C'est d'ailleurs dans le nord de l'Irak que se seraient rencontrés des membres du HDP et du PKK, qui y sont principalement implantés.  

Le mois dernier le président Hollande avait accueilli à Paris des combattants kurdes associés au PKK en Syrie, geste de reconnaissance d'une organisation toujours isolée car désignée de terroriste par plusieurs pays. 

Ankara a plutôt bien accueilli les propos de son pénitencier, avec qui elle avait relancé les discussions après l'échec de pourparlers lancés en 2010 visant à mettre un terme à ce conflit transfrontalier responsable de 40000 victimes. D'autant plus que certains ont bien à l'oeil le pétrole de la région de Qandil, fief du PKK. 

L'annonce survient pendant une année électorale alors que le pays est déchiré par un projet de loi cherchant à renforcer les pouvoirs policiers. Ocalan a souligné l'importance de la rédaction d'une nouvelle constitution afin de mener à bien les projets de pacification. La nouvelle n'a pas fait que des heureux à Ankara, certains députés nationalistes regrettant l'accueil réservé au processus de paix à titre de "trahison".
Another unexplained death
A regime isolated for its aggressions, cut off from the rest of the world, facing shortages and falling behind technologically as a result. This is how the late opposition leader Boris Nemtsov described Russia in his final interview just hours before he was gunned down in public a few feet from the Kremlin. The country saw it all before as a union of Soviet republics but could then at least count on a few invaded allies hidden behind its iron, rusting curtain. This time it counts on few but the most pariahed states. So when Putin said he would take over the investigation personally this did nothing to reassure concerned observers. 

Putin has denied any involvement, saying he would hunt down the attackers, and some are suspicious the Chechens charged in the attack had anything to do with the murder of the politician. Mind you there is a list of suspects who would have liked Nemtsov out of the way, from returning pro-Russia nationalist fighters critical of his stance against the war in Ukraine, to those he accused of corruption throughout the years, most recently in Yaroslav. But the fact is President Putin has quite a credibility problem, especially following this week's revelations he had been planning a move on Crimea for over a year. 

And Nemtsov had blatantly accused the Russian leader of lying in his last interview. Not to mention that this is just the latest opponent the regime has rather conveniently seen disappear under suspicious circumstances over the years, while it imprisoned media and opposition politicians. The poisoning death of Alexander Litvinenko, an informant who drew the ire of the Kremlin, in London nearly a decade earlier, sprang to mind as soon as news of Nemtsov's death became public. After much confusion this earlier death was finally attributed to radiation poisoning from polonium 210, an isotope mostly made in Russia, leading investigators to two Russians who have denied the charges. The latter, a former KGB officer and soldier, had previously met Litvinenko for drinks. 

But his wife Marina told CNN Nemtsov's death was particularly shocking due to its location, a heavily patrolled public area. She said what happened to the politician is the sort of thing her husband , whose death is the subject of an ongoing enquiry, had wanted to prevent, notably the failure of the country from a democratic and human rights perspective.  The year of her husband's death was the same one journalist Anna Politkivskaya was killed in front of her home. Her reporting on Chechnya had particularly struck a nerve at the Kremlin. Last year five men were convicted of the crime, two getting life sentences. 

The previous year a former police officer was convicted of supplying the weapon but the person who ordered the attack was never singled out. Journalists have been frequent targets over the years, such as the editor of the Russian edition of Forbes, who was gunned down months before journalist, MP and corruption investigator Yury Shchekochikin was poisoned. As shocking as this would seem he was hardly the only MP to lose his life well before his time, human rights campaigner Galina Starovoi- tova having been gunned down in 1998. All those killings defied explanation. 

"It is necessary to finally rid Russia of the shame and tragedies like the one that we lived through and saw quite recently," Putin said last week. "I mean the murder, the brazen murder of Boris Nemtsov right in the centre of the capital." For her part Marina said she regretted Putin said he would take over the investigation personally, stressing this would only cause officials to seek to please him. Nemtsov had certainly in his dying days not uttered the sort of language to please the Russian president. "Everything is known now. At first Putin lied, said there were no troops in Crimea. Then he said there were troops there," he said in the interview hours before his death. "Today I posted a video of the seizure of the building ? just a video ? of the Supreme Soviet of Crimea before deputies arrived and began the so-called free vote for the referendum.  The video shows how the special forces enter ? there are GRU [Russian military intelligence] and so on. It?s impossible to hide this?" 

The remaining opposition figures may be dwindling, but they are resilient. Soon after being released after serving a two-week sentence for promoting a protest rally, the one that eventually became a funeral march, government critic Alexei Navalny vowed he and others would fight on. "We won't reduce our efforts; we won't step back," Navalny said. "That terrorist act didn't achieve its aim; it didn't frighten anyone." He went so far as to accuse the Kremlin of ordering the assassination. Critics were encouraged by the heavy turnout of marches to honour the fallen politician, but figures actually able to threaten Putin's strong handle of the country are few. 

Nemtsov had big dreams for his country. "We think that to create order in Russia and overcome the crisis, it is essential to have an important political transformation and in particular: it is essential to have honest elections with the participation, of course, of the opposition and the scrapping of censorship; and end this absolutely wretched, false propaganda that has simply upturned and consumed the brains of Russian people," he said. For now things look bleak. The country is a pariah state anew, facing crippling sanctions from the West which is threatening more if the teetering ceasefire in Ukraine is shattered. 

Meanwhile Russia is burning through its dwindling  rainy day reserves, down 10% in February alone to some $77billion. Reciprocal travel sanctions prevented some officials from attending the funeral, bringing another round of criticisms from the European Union. Russia is looking for partners to escape the grip of sanctions, possibly finding one in China, coming to an agreement with Beijing on a gas deal. Meanwhile a Moscow court charged two Chechens with Nemtsov's death, arrests which have done nothing to end suspicions. In fact Nemtsov's daughter said she wasn't surprised the suspects were from the Caucasus, adding she didn't believe in the investigation. 

Putin blamed agitators for trying to create instability in Russia, but like others Zhanna said Putin shared political responsibility for her father's death. Even the Chechen president has cast doubts on the recent arrests, going so far as to vouching for one of the suspects. For human rights activist Gary Kasparov the bottom line is Putin represents the "ultimate danger for everybody".
The poorest president steps aside
Politicians make a big show of proclaiming to walk in the shoes of their constituents to better represent them, but few perhaps meant it as much as Uruguay's outgoing president, the ex-guerrilla fighter who handed over the keys to his presidential palace without a fight. This for two reasons, first because he never lived in it, electing to remain in his one-storey home outside of the capital Montevideo instead, and second because the country prohibits presidents from serving consecutive terms.     

?Politicians should live like the majority lives, not like the minority,? he once said. ?I?m not poor, I?m sober; light of baggage; I live only with what is necessary so material goods don?t steal my freedom.?  Known for his rather casual appearance and progressive - some would say controversial -  policies, Jose "Pepe" Mujica, often called the world's poorest president, stepped down at the head of the Latin American country with few regrets, if only that he hadn't managed a number of files as he would have liked to.     

He hopes successor, ally and past president Tabare Vazquez, enjoys more success tackling files such as education and infrastructure, but leaves an undeniable legacy, having legalized marijuana, gay marriage and abortion in his short time in office.    Contrary to appearances those weren't the decisions of a pot-smoking hippy who happens to have an allergy to ties, drives a beat up old Beetle and donates 90% of his salary to charity, nor were they always easy, he noted in a BBC interview, calling pot smoking a plague like alcohol and smoking.    

"Some 150000 people smoke (pot) here and I couldn't leave them at the mercy of drug traffickers. It's easier to control something if it's legal and that's why we've done this," he said. ?Drug addiction is a punishment. It?s only worth it to be addicted to love.?   The measures themselves were hardly popular, and didn't enjoy the support of his successor.     

Tavarez must at least be thankful pepe's policies have not altered the small country's successful economic landscape, enjoying low unemployment and 12 years of consecutive growth, rather notable when compared to its neighbours' enduring economic turmoil. But the returning leader surely regrets an abortion policy he had once vetoed.    

Upon taking office he reluctantly pledged to continue the pot legalization policies of his predecessor but chose to postpone the implementation of public sales of cannabis, a major part of the legalization plan.  Elected with 53% of the vote last fall (below his outgoing ally's 60% popularity rating) Tavarez pledged to "dialogue peacefully" with other groups to "achieve the best public education for our people, to have quality health care for all, dignified housing".    

Mujica, who had spent 10 years in solitary confinement during the country's dictatorship, now heads to the Senate but will no doubt keep his daily rituals of climbing on his tractor to tend to his fields before hopping into his Beetle to head to Montevideo. He also says he will support his wife's campaign to become mayor of the capital. 

?I?m a man who thinks the best is always yet to come,? he once said.  Already missed by constituents who wished the electoral laws were a bit more accommodating and allowed for reelection, his departure will no doubt bring relief to lawmakers weary of his at times undiplomatic comments, such as calling FIFA officials "sons of a bitches" during a troubled World Cup marked by star striker Suarez's teeth marks or  unloved Argentinian president Kirchner "an old hag". Not always classy, but others have been called much worse things by lesser people.
En venir à la paix au Mali
La catastrophe du vol d'Air Algérie 5017 en juillet dernier l'avait rappelé, le nord du Mali constituait encore une zone de guerre difficilement accessible. On l'avait presque oublié.  Ce n'est que récemment que le gouvernement malien et certains groupes ont paraphé le texte de projet d?accord de paix au Mali, cet accord de paix tant attendu, après des années d'une crise qui avait fait craindre l'expansion du conflit dans la région et exigé l'intervention d'un nombre de pays dont la France. Mais l'attentat de Bamako cette fin de semaine, faisant cinq morts et revendiqué par un groupe islamiste, a rappelé la multiplicité des acteurs, dont certains restent déterminés à poursuivre la lutte armée.  

L'entente de février appelle à reconstruire cette frêle unité nationale en respectant l'intégrité territoriale et, surtout, en tenant compte de la diversité ethnique et culturelle du pays. Le 19 février le Mouvement national de libération de l'Azawad, le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad, le Mouvement arabe de l'Azawad, le Mouvement arabe de l'Azawad-dissident, la Coordination pour le peuple de l'Azawad et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance, se sont finalement entendus sur une déclaration prévoyant la cessation immédiate des violences.     

Ca fait beaucoup de partants mais c'est l'arrivée qui compte. Alors que l'intervention de Paris a porté un dur coup aux groupes qui se disaient associé à Al-Qaïda en 2013, certains rebelles djihadistes poursuivent encore leurs attaques contre les populations locales et les forces militaires en présence dans la région saharienne.    

Puis même si les représentants des mouvements de l'Azawad  étaient présents à la cérémonie de signature, ils ont refusé de parapher l'entente, se disant vouloir plus de temps et exigeant un statut spé- cial pour l'Azawad.   Au moment même de l'entente des manifestants dénonçaient déjà la "mascarade" d'Alger, lors d'une mobilisation à Kidal. Les incidents n'ont pas eu lieu sans violence, une mine faisant sauter un véhicule du Mouvement, tuant trois personnes, un rappel des crises fréquentes dans le nord désertique du pays.   Dirigeant du Mouvement, Bilal Acherif estime l'accord précipité, exigeant une reconnaissance politique plus prononcée de l'Azawad. 

Ce dernier demande "un délai raisonnable " afin de consulter la population, faute de quoi l'accord  "a peu de chance d'être appliqué sur le terrain".    Mais l'entente n'est pas dépourvue d'objectifs louables, prévoyant un partage des richesses - entre autre l'exploitation des ressources minières et naturelles -, la création de polices mixtes, la reconnaissance du mot touareg Azawad, l'organisation d'élections locales dans les 18 mois, et prévoit une certaine autonomie des régions du nord. 

"C?est un bon compromis qui est aussi un document qui ouvre un processus, celui de la mise en application qui va durer, qui va aussi être difficile, certainement, estime pour sa part Pierre Buyoya, haut représentant de l?Union africaine pour le Mali et le Sahel. Mais au total, ce sont tous les Maliens qui gagnent si cet accord est signé par toutes les parties."  

Une autonomie mais pas d'indépendance et pas de dévolution ou même de fédéralisme, ce qui n'émeut pas bien les habitants du septentrion sablé, qui étaient allés jusqu'à déclarer la sécession il y a quelques années, armés jusqu'aux dents à la suite du pillage des dépots militaires d'une Libye en pleine crise.  

En fin de compte c'est la résistance aux projets d'application de la loi charia qui avait fait éclater le projet. Mais le risque de l'islamisme radical reste encore d'actualité entre les dunes, sachant amplement profiter de toute instabilité régionale. Et celle-ci persiste comme en témoignent les événements de la fin de semaine. Quelques jours plus tôt, le gouvernement avait même exigé le report d'élections locales et régionales en raison de l'instabilité ambiante. Malgré ce climat, la rébellion touareg commençait cette semaine une réunion cruciale sur l'entente d'Alger.
Conquering the fear

These days it's not exactly what the headlines scream out. A recent study on what is killing Britons showed coronary diseases followed by cancer and respiratory illnesses were the most likely culprits across the pond. Somewhere near the bottom, murder. A National Health Service survey put war at the very bottom of the ladder, a topic more likely to monopolize the news flashes. Indications are North American studies reveal largely the same outcomes. And the number of homicides have been slipping across the board both there and in North America. New York City recently went nearly two weeks without a murder, a first since the 70s. 

Within this slipping homicidal minority you will find terrorism, or acts some governments hesitate to call terrorism, the attention grabbers of the current period marked by a fairly novel concept, that of radicalization, a term now widely used.  You wouldn't know these incidences were so rare as there have been daily reminders of an environment of terror that in a way harkens back to that troubling period which followed 9-11. Last weekend yet another jihadist group, Somalia's al-Shabbab, responsible for the attack of a Nairobi shopping mall which killed dozens, called for similar attacks  against Western targets,  including the West Edmonton Mall and the Mall of the Americas as well as similar shopping meccas in the UK and France. 

Days Earlier terror had struck usually peaceful Denmark, whose role during the cartoon controversy of nearly a decade ago had been recently highlighted in the Charlie Hebdo attacks. The Valentines Day Copenhagen attacks occurred at two locations, a synagogue and an event on free speech, killing two and injuring half a dozen, including a French ambassador whose government rushed to call the attack an act of terrorism.  On the eve Halifax police arrested individuals they said were imminently planning an attack on a popular mall, but declined to call it terrorism due to what they considered a lack of ties to religious or cultural motivations.    

Whatever you want to call it, they were planning murder, targeting soft, public targets, a cornered 19 year old deciding to take his life during the arrest instead. In this case police were praised for making timely arrests.    In the Danish and 2014 Canada attacks however, authorities admitted people they were watching but gave no indications of getting ready to act had caught them by surprise. The challenges are now familiar: how do you keep track of low-level suspects 24-7?  Most murders in the West usually involve people known to the assailants, or are gang and drug related. 

According to a 1993 U.S. Justice Department report 80% of murder victims knew their killers and 16% were related to their killers. A 2009 FBI report had 53% of victims knowing their assailants, 24% being family members.  The recent attacks and plots however involve the unsuspecting general public. As a result 64% of Canadians said they fear a terror attack. It's not hard to see why, considering ongoing separate trials against people accused of wanting to blow up a train in Ontario and the BC legislature. The Halifax plot was said of involving Columbine sympathizers.  Was it Terrorism? The use of the term itself wasn't devoid of confusion. 

The Canadian government insisted the Halifax plot was not terrorism, unlike the October attacks. Critics were unsure on both counts, saying the latest plot had all the hallmarks of terrorism while mental illness was seen by some as having had an important role in the October attacks, notably the culprit's mother: "For me mental illness is at the center of this tragedy," rather than terrorism she told a reporter. There are other rather more fearful communities in the aftermath of Europe's attacks, Jewish communities which have been heading out the door in countries such as Belgium and France, and when not doing so were being encouraged by Israeli prime minister Benjamin Netanyahu to do just that. Rabbis struggling to hold their dwindling communities toge- ther say they regret the statement, adding they've heard it all before.    

Rabbi Bent Lexner told CNN former leader Ben Gurion had uttered similar warnings in the past, religious leaders responding they discouraged the practice of leaving out of fear alone. Soon after the 70th anniversary of the liberation of the death camps, calls for Jews to flee held a haunting significance. As did the desecration of a Jewish cemetery in France, a repeat of previous incidents in the past. Fearing retribution for an act done, in terrorism's twisted logic, in the name of their religion, members of Muslim communities have also feared attacks, a North Carolina community wondering whether a hate crime wasn't behind the killing of three students killed on the campus of North Carolina University. During a long-planned anti-extremist conference which took a greater significance after the recent attacks, President Obama stressed people "must refute the notion that groups like ISIL somehow represent Islam because that is a falsehood that embraces the terrorist narrative." 

The contrast between the approaches of the Canadian and US governments couldn't be clearer after Obama not only refused to tie terrorism to religion, namely Islam, but caused some controversy reminding an audience of the "terrible deeds" committed by other religions, including the Crusades. But Obama wasn't without critics at home, even from within his own party, a now familiar scenario even if his popularity has been climbing somewhat. "You look at the vast majority of terrorist attacks that are being committed around the world, there's one common element and it is this radical Islamist ideology," said Democrat representative Tulsi Gabbard of his home state of Hawaii. Faced with the new threats, Canada and Denmark looked to beef up police and intelligence agency powers, a Canadian bill gathering 82% of public support as new Defence Minister Jason Kenney warned of possible future attacks. But 69% of Canadians also stressed the need for greater oversight. 

And despite their best efforts, only half of Canadians thought their police forces could protect them from attacks, despite the apparent recent success. This week the discovery of a tunnel near the sight of Toronto's Pan Am games and the Paris overflight of drones were all analyzed through the prism of possible preparations for terrorism. Police later said the two series of incidents did not represent a threat but looked for those responsible for the tunnel and arrested three journalists responsible for the drone incidents. At the same time, the FBI swooped in to arrest three people it said planned to travel to Syria to assist ISIS, but planned to target the US if they were prevented from doing so. In Quebec authorities feared six youngsters had gone to the region to join ISIS, whose social media campaign has been successfully luring them. Observers warn more troubling times may lie ahead, as more would be fighters are prevented from getting to the region, or when hundreds of Westerners currently waging war on the side of ISIS eventually decide to return home. 
Un cessez-le-feu coupé court
Il faut l'avouer la photo de l'annonce d'un cessez le feu n'était pas convaincante, Poutine et Poroshenko se tenant crispés sur les côtés, cernant des dirigeants européens beaucoup plus souriants. Les antécédents étaient guère plus encourageants, des tirs s'étant moqués des belles paroles des capitales. Les chances de paix en Ukraine étaient-elles plus prometteuses que celles du sud Soudan ou de la Corée du Nord, des appellations géographiques bien révélatrices? 

L'annonce à peine faite, les optimistes mangeaient déjà leurs stylos, les gestes violents dans l'est chaotique du pays se poursuivant sans gêne pendant qu'à Kiev on marquait le premier anniversaire de la tuerie de manifestants qui avait précipité le départ du pro-russe Yanukovych. D'ailleurs un jour après ce qui aurait dû être le début du cessez le feu Kiev annonçait la chute de la communauté stratégique de Debaltseve aux mains des séparatistes pro-russes. Cette communauté n'aurais pas fait partie de l'entente, exception qui fit boule de neige. Dans ces premières 24 heures cinq soldats ukrainiens ont connu la mort.  

L'entente de Minsk est presque aussitôt devenue synonyme de plaisanterie. L'ONU n'avait pas encore eu le temps de voter sur un projet de résolution en faveur des accords. Presque d'un même souffle le Conseil de sécurité a fait un appel à la cessation des hostilités. De la comédie de haut calibre. Quelques jours plus tard les regards semblaient se tourner vers Mariupol, autre ville ukrainienne dans la mire des rebelles. Tandis que Kiev, dont les troupes battaient à nouveau en retraite, faisait appel aux troupes de l'ONU, le Canada et certains pays européens alourdissaient les sanctions, des gestes qui n'ont que provoqué Moscou. 

"Nous espérons qu'Ottawa va réfléchir aux conséquences de ces actes qui ne vont qu'alimenter la confrontation armée en Ukraine," déclara le ministère des affaires étrangères. Alors que Moscou se retrouve bien isolée au sein de ce combat, elle ne cesse de poursuivre les gestes provocateurs, envoyant ses chasseurs survoler le pôle et un bombardier pénétrer l'espace aérien britannique, où il a promptement été escorté par des avions de la RAF. Selon le vice ministre des affaires étrangères et ancien diplomate à Ottawa Vadym Prystaiko, on pourrait en venir à une guerre totale avec la Russie. "On peut bien voir qu'ils n'arrêtent pas, dit-il des Russes, ça ne prend pas un génie pour voir ce qu'ils tentent de faire, soit de marquer plus de points stratégiques". 

Même les manifestations pacifiques ne sont plus épargnées par la violence. Cette fin de semaine l'explosion d'une bombe à Kharkiv a fait deux morts lors d'une manifestation en faveur de l'unité nationale. Il s'agissait d'une des communautés de l'est qui ont jusqu'à maintenant respecté la trêve. L'entente de Minsk n'est pas encore tout à fait morte, le gouvernement et les rebelles ayant procédé à un échange de 191 prisonniers, et alors que le calendrier en vue du retrait des armes lourdes semblait compromis à première vue, les deux camps ont posé des gestes positifs en ce sens cette semaine, mais s'annonçaient prêts à revenir en cas d'échec. 

Cause perdue somme toute? Selon l'OSCE les combats auraient perdu de leur intensité depuis le début du cessez-le-feu malgré les apparences. Pendant ce temps Poutine jugeait les chances d'une guerre totale avec son voisin plutôt faibles, le résultat serait selon lui "apocalyptique" mais il s'engageait à ne jamais lâcher prise sur la Crimée. Puis la Russie menace à nouveau de couper l'alimentation en gaz si Kiev ne règle pas sa facture.
Retour sur le Darfour
Éclipsée par la crise du voisin sud soudanais, la tragédie sans bornes de l'ancienne patrie, et de cette région qui jadis avait attiré les projecteurs du monde entier, le Darfour. Et celle-ci se joue sur plusieurs fronts, d'une part la poursuite des atrocités, puis l'oubli, celui qui a presque pardonné au dictateur de Khartoum la nature de ses nombreux crimes. Car alors que le groupe Human Rights Watch rapporte une nouvelle série de cruautés, encore une fois contre les plus faibles et les plus démunis, les grandes puissances sont près de pardonner les péchés d'Omar Béchir. 

En février le groupe américain des droits de l'hommes rapportait le viol de 200 femmes et jeunes filles dans la seule communauté darfouroise de Tabit. Les forces gouvernementales pointées du doigt auraient posé ce geste odieux et lâche en 36 heures à peine. Selon un porte-parole du ministère des affaires étrangères, Yusuf Kurdufani, le rapport "est une tentative de ressortir un sujet qui avait été classé depuis longtemps après que le monde ait été convaincu de son manque de crédibilité". 

La réaction est familière et rappelle celle du même gouvernement en décembre lorsque la Cour criminelle internationale avait mis fin à son enquête sur les atrocités au Darfour, le régime accusant l'ONU  d'avoir tenté d'"humilier" le pays. Béchir peut compter sur l'appui de nombreux dirigeants africains, qui font appel au retrait des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées contre lui. 

Les accusations remontent à la violence post électorale de 2007 au courant de laquelle 1000 personnes ont connu la mort. Les dirigeants du continent ne font pas dans les détails, ils reprochent tout simplement à la cour se s'acharner sur les Africains. Ils veulent également que l'on épargne le vice président kényan William Ruto, également accusé de crimes sérieux. 

Oubliée après la séparation du pays, puis le conflit qui s'est emparé du sud, la crise au Darfour n'est pas moins sévère, l'ONU faisant état de plus de 40,000 déplacés depuis décembre, lorsque le gouvernement a lancé sa plus récente offensive contre le groupe qu'il combat depuis 2003. Environ 300,000 personnes ont connu la mort depuis 2003 et plus de deux millions de personnes ont été déplacées par les violences. Le pays est à quelques semaines de ses premières élections depuis la déchirure avec le sud, geste que ne semble pas regretter Béchir, malgré les conséquences économiques, en entrevue à France24. 

En prime les Etats-Unis indiquaient récemment qu'ils étaient prêts à éliminer certaines sanctions contre le régime, causant une certaine surprise en occident. En attendant le vote le pays est marqué par une censure sans précédent, notamment la saisie d'une douzaine de journaux selon Reporters sans Frontières. 

«Ces saisies massives et indiscriminées constituent un acte de censure insoutenable, selon Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF. Le gouvernement semble vouloir empêcher tout reportage qui pourrait faire débat.? Quatorze candidats se mesureront à Béchir, mais celui-ci devrait être ré-élu sans surprise, ce qui fait de l'élection "de la simple propagande" selon le dirigeant rebelle de l'Armée de libération du Soudan.



Poor Union Jack
The sun would never set on the empire, not with a flag that looks a bit like one remaining on a number of national banners worldwide. But a number of countries are now looking to lower their Union Jack carrying flag, and Fiji is just the latest to join the list. Half a century after Canada did the same nearby Australia and New Zealand are also fiercely engaged in their own flag debate, the Kiwis looking to replace a banner fairly similar to Australia's, in a year's time. 

After a tense Scottish debate and referendum which launched wild speculations about the look of the Union Jack after possible separation of the northern end of the island, Britons may feel like war is being waged on their beloved banner, but only because it remains a visible part of national, territorial and provincial flags across the world, from Bermuda and Manitoba to Hawaii and across the Pacific, where a number of small nations had preserved the flag as a part of their heritage but are now having second thoughts. 

In Fiji, where former coup leader and current prime minister Frank Bainimarama is determined to foster national pride and unity arguments for preserving the colours of empire have echoes of Canada's own riotous debate 50 years ago, namely preserving the memory of those who had died carrying it to battle. 

A mere 20 years after the end of a costly WWII, some booed the rising of the new banner now so widely embraced as Canada's most visible symbol. Though debate has surrounded the lack of federal spending to mark the event, some arguing this was due to a Conservative government's regret the colours reflected the rival Liberals' colours too much. A case in point perhaps is the fact the ruling Tories allocated a total of $50,000 to celebrate the anniversary, while the Liberals built an entire political rally around it, former PM and all. 

The Recently-elected PM in Fiji says it's high time the country shed its colonial ties and grant itself a truly national banner. "They are the symbols of the colonizer," he said. "But they are not symbols that are relevant to any Fijian in the 21st century. And they should go." 

Like Canada decades ago Fiji and New Zealand have sought public input into the projects but the government was choosing to ignore a petition calling for  a referendum on a new flag, rushing to have a new banner raised by October, to mark the 45th anniversary of Fiji's independence. 

"Fiji intends to lead the way by adopting a truly authentic expression of who we are and where we are, rather than honour someone else's flag," the prime minister said, adding "this initiative is in no way a repudiation of (the Union Jack)". As Australia was celebrating its own Australia Day, the debate surfaced there as well in an opinion piece which similarly called for the shelving of the Union Jack.
Targeting IS
This was the town that many said would make or break the offensive against Isis. There isn't much left of it, but the West barely contained its temptation to cry out victory after 112 days of continuous and bloody fighting in Kobane, in northern Syria. At least in this battle. Amid reminders by military offi- cials these sort of conflicts aren't resolved solely by air power came a rare admission by purported Isis fighters caught up in much of it that the coalition's airstrikes played a large part wrestling the town away from the insurgents, a small victory as the battles across Syria and Iraq rage on. 

The signs were encouraging that the Sunni group was starting to be worn down after months of fire from above and offensives by bolstered Iraqi and Peshmerga fighters who dared face them on the ground. In an interview with media in Syria, Isis fighters claimed military planes had continuously buzzed overhead in Kobane, targeting everything from buildings to motorbikes, leaving little standing and ultimately forcing them out. They vowed to return, and this week some reports had them attacking nearby communities soon after Isis was driven out of the northern Iraq town of Mosul. 

If there was any doubt the battle against the bloody militant group  would go on well into the new year it was squashed this week when the U.S. president sought authorization from Congress to pursue its military action, seeking support from the legislature to continue the onslaught from above while opening the way for some limited military ground intervention, a first he had hoped to avoid under his administration. Isis has over time become a trademark of militancy and terror, a brand for the worst of humanity as al-Qaida once used to be. In the chaos of crumbling Yemen they seek to grow from their modest base and capitalize on the Sunni population's resentment toward the rise and power grab of the Shia Houthi group. 

In Libya a group claiming to represent Isis claimed responsibility for a number of attacks, most recently of a media outlet, seeking to take advantage of that country's instability as well. Even in Nigeria, its black flag was flown by Boko Haram fighters as the Islamic group pursued its offensives in the volatile northeast of the country and throughout the region, in neighboring countries such as Cameroon. The flag also appeared on food aid packages of global aid agencies. But nowhere was its brand of terror more visible than the now familiar but always shocking videos of captives being executed, in increasingly gruesome fashion. 

The very public details of these executions and unwillingness to compromise have been a draw for the world's most ruthless killers, a valuable publicity campaign  well received by would-be djihadists looking to join the fight. "It's the violence that acts as a magnet," says Janice Stein of the Munk school of global affairs. "It glorifies the movement, it's effective in recruiting, it's effective in fundraising and it's effective in burnishing the reputation of the Islamic State as the standup group in the region that defies the West."  But did it go too far with its latest executions, bringing Jordan to declare war on the group, execute its own Isis captives and send its jets into action immediately while supportive crowds praised the regime in large protests? 

A country which had shied from military action since the Second World War, Japan, was equally shocked by the execution of two of its hostages, and used uncharacteristic rhetoric proclaiming it would pursue the group relentlessly, perhaps its most aggressive language in decades. Observers say the group is in retreat in some parts, but doubt the war is nearing its end.  "We're seeing a lot of signs from them they're desperate," Scott Stewart of Stratford said following Kobane fighting which claimed hundreds of Isis militants, some 6000 having            been killed overall by the air campaign according to U.S. Officials. "It's clear the air war has done severe damage to their manpower". 

But Isis may still have anywhere between 9,000 and 50,000 fighters according to estimates, leaving plenty to continue attacking the region, and despite efforts by many nations to curtail their travel, foreign fighters have been streaming to the region, perhaps even as many as 20,000 according to U.S. intelligence. The FBI admitted this week its abilities to prevent Americans from travelling to and from the region and track suspects was limited, blaming a lack of intelligence assets in the volatile area. Hence the insistance of some in the military community a ground involvement may ultimately be needed to end the threat of Isis. 

The recent successes against the group "don't mean Isis is on the verge of collapsing," stressed retired author and retired US Army officer Peter Mansoor. In one of his final interviews outgoing Defense Sec. Chuck Hagel was another official not to exclude the possibility the U.S. may eventually have to send some ground troops to the region. "We're not there yet," he said. "I think (beating Isis) may require a forward deployment of some of our troops". Sentiments also echoed by Joint chiefs of staff chairman Martin Dempsey.  Obama meanwhile sought to reassure Americans this week about the nature of his gesture. "I'm convinced that the United States should not get dragged back into another prolonged ground war." 

His attempt to obtain the authorization, while largely symbolic, caused reactions on both sides of the aisle, Republicans decrying his refusal to consider a long term ground involvement, while Democrats regretted he opened the door to even limited ground involvement. Ground action has already been reported, Canadian special forces training Iraqi troops having on a number of occasions returned fire, killing insurgents. US troops on a similar mission in an Iraqi airbase faced the same prospect as Isis militants neared this week. But some are confident the battle against Isis is being won. Iranian General Qassem Suleimani said this week Isis were fighters "nearning the end of their lives," a reminder of the odd alliances forged in the fight against the jihadists. 
Pour de bon au Sud Soudan?
Tiendra, tiendra pas? Après cette petite lueur d'espoir à l'horizon suite à l'annonce du tout dernier cessez-le-feu au Sud Soudan, un peu plus d'un an après le début des éclats au sein du dernier né des pays du globe, le doute s'installe déjà. Il s'agit après tout du septième cessez-le-feu en un an. Le conflit a été quelque peu éclipsé par la brutalité des Boko Haram et de l'ELIL, mais n'a pas fait moins de victimes, environ 10,000 et plus d'un million de déplacés.     

A l'origine de la dispute, la déchirure du parti au pouvoir et le renvoi, quelques mois après la formation du tout premier gouvernement, du vice président Riek Machar, qui a aussitôt pris les armes contre Salva Kiir et sa collection de chapeaux cowboy.    

Après des mois de tergiversations, les deux camps se disaient prêts à appliquer des accords de paix vieux de quelques mois, afin de mieux distribuer les postes clés. Kiir préserverait la présidence alors que son ancien bras droit reprendrait son poste, faut-il le croire, sans rancune. Les cannons devaient alors se taire jusqu'au début mars au moins, période prévue pour la finalisation de l'entente.   

Un gouvernement d'union nationale pouvait en théorie voir le jour en juillet, à temps pour le 4ème anniversaire de cette indépendance troublée.  Tant de violence en si peu de temps.  On n'en est évidemment pas à la première entente, mais la menace de sanctions traduit l'impatience, l'exaspération accrue des voisins. Le calendrier à peine sec, certains exprimaient déjà leur scepticisme au sujet des pourparlers. 

"Si le gouvernement respecte l'entente alors il y aura une baisse de la violence, livrait à l'AP le porte parole des rebelles Lul Koang, mais s'ils gardent le même tempérament les combats vont se poursuivre".    "En l'absence de la menace d'interdictions de voyage et de gel d'avoirs, les partis engagés ne verront pas le besoin de modifier leur comportement, estime à son tour l'analyste Justine Fleischner, en attendant la population du Sud Soudan fait les frais du conflit".  

Il y a tout de même de quoi espérer un parcours différent après les ratés précédents, estime Lesley Anne Warner du King?s College à Londres, soulignant la fin de la déchirure qui avait divisé le parti au pouvoir, mais le processus devra éviter les erreurs du passé, notamment le manque d'attention porté aux intérêts de la population.   

Puis il demeure l'épineuse question de la réconciliation après les abus de droits de l'homme des deux parties, de manière à faire craindre la possibilité d'un nouveau génocide 20 ans après celui des Grands Lacs. Entre temps l'Union Africaine a retardé la publication d'un rapport qui devait faire état des violations humanitaires durant le conflit, jugé susceptible de faire couler le processus de paix.  

Les membres du parti du Mouvement de libération du peuple soudanais se disaient heureux des premiers pas, prometteurs selon le dirigeant de la délégation en Tanzanie, où les pourparlers clé ont eu lieu.  "Il s'agit d'un pas très important vers l'unité de notre peuple et la résolution du conflit," selon Daniel Awet Akot. Mais le cessez-le-feu à peine signé, les tirs reprenaient entre les deux camps, laissant peu de place à l'espoir.

Bonne idée, mauvaise exécution
Beijing, voilà la ville qui pourrait être l'hôte des Jeux d'hiver de 2022, une absurdité perdue dans la pollution pékinoise que tante bien que mal de corriger pour l'avenir le CIO en lançant le concept des candidatures communes. L'idée avait déjà été mise au banc d'essai avec succès lors de l'Euro, le plus récent ayant été partagé entre l'Ukraine et la Pologne. 

Première à sauter sur l'idée, l'Arabie Saoudite, autre pays avec des moyens, mais des moeurs qui n'auraient pas l'aval de sieur de Coubertin. Prix pétroliers en chute libre ou pas le pays de l'or noir aurait très bien financer les JOs d'été tout seuls, bien que la Coupe du monde du Qatar ait démontré les problèmes régionaux.  

La candidature avec le Bahrein avait cependant pour but de faire passer les hommes à gauche et les femmes à droite, une idée rejetée par le CIO sans hésitation. Ceci avait de quoi surprendre si l'on pense que les candidatures sont hors de prix, mais peut-être les mandarins du sport se sentaient-ils trahis par la sortie des jeux de Londres, lorsque le royaume avait fait participer trois femmes.  

"Nous pouvons envisager une candidature," avait alors espéré le Prince Fahad J.A. Al-Saud en entrevue, reconnaissant cependant que "certains freins culturels" demeuraient.   "Le premier tient à la place de la femme dans le sport. Notre société peut se montrer très conservatrice, dit-il, elle accepte encore assez mal que les femmes fassent du sport de compétition, en natation notamment".  

La proposition est cependant restée lettre morte. "Des pays comme l'Arabie Saoudite doivent travailler pur permettre aux femmes de participer librement, trancha le CIO, pas vraiment modèle de démocratie lui non plus, il ne faut pas simplement évacuer le problème vers d'autres pays".  

Mais l'idée des candidatures va peut-être faire du chemin dans l'environnement actuel, même si l'idée n'est pas si révolutionnaire que ça. En 2003 Montréal et Lake Placid, qui rêvent tous deux d'être hôte des jeux à nouveau, avait déjà discuté de partage des compétitions.  Mais la candidature de New York afin d'obtenir les Jeux d'été, plus prestigieux, en 2012, avait mis un frein à l'idée. Ces Jeux ont finalement eu lieu à Londres.  

L'an dernier un éditorial du Lake Placid News avouait que les chances ne sont pas en leur faveur mais, pour reprendre le mot des Jeux de 1980: "Les miracles existent bien".  "La possibilité historique de partager les Jeux avec le Canada est une optique plutôt excitante," tranchait l'édito. 

Le partage des frais serait également intéressant. Au autre rêve comme celui du retour des Expos ou des Nordiques? Peut-être, mais au moins un membre du CIO semble y croire.

En entrevue à Insidethegames le président de la fédération internationale de ski, Gian-Franco Kasper, croit l'idée plutôt bonne. "J'ai discuté avec des gens au Québec de la possibilité d'y organiser des Jeux, Québec pourrait très bien organiser des Jeux d'hiver," dit-il.

Et puis ce petit problème de montagne? "Ils n'ont pas un nombre suffisant de pentes de ski, mais ils pourraient organiser ça avec Lake Placid." Matière à réflexion, alors qu'on se demande déjà que faire avec le nouvel aréna de la vieille capitale.

Pour Marcel Aubut, de passage à Québec récemment, les Olympiques sont faisables à plus long terme, "mais il y a un temps pour chaque chose. Là c'est le Colisée et le retour possible d'un club de hockey." Mais peut-être pas si loin. Cette semaine nul autre que M. Kasper sera de passage dans la région, pour jeter un oeil au Massif de Charlevoix.
Hope dashed in the Koreas?
A bit like a new year's resolution, discussions of high level joint talks between the Koreas were an uplifting thought to kick off the new year, especially a bitterly cold one on the peninsula, but come early spring hopes of a breakthrough are usually dashed. And so it was that mere weeks after at first encouraging signals, North Korea was reported firing test missiles it boasted were "cutting edge" after giving earlier signs its nuclear program would be given a new boost by trying to restart the Yongbyon nuclear reactor.   

Regretful if you think the new year had rolled in with its traditional ring of temple bells and speeches by leaders, with the addition that this time North Korean leader Kim Jong Un had gone off the usual script to reach out to the southern half of the peninsula by raising the possibility of renewed dialogue. 

Officials from China, the US and South Korea were soon after reported to be scrambling to discuss restarting efforts to denuclearize the country, but by the first week of February Pyongyang was more like its old self, shooting down talk of any dialogue with the "gangster-like" U.S, upset by the prospect of annual spring time joint U.S.-South Korea military manoeuvers so close to its coast. This week North Korea warned its southern neighbor it faced a "miserable end" if it joined the U.S. "aggression". 

A sad but familiar outburst so soon after Korea's foreign ministry had said Seoul and Beijing talked of meeting "to exchange views over the situation on the Korean Peninsula and have in-depth talks on ways to reopen the denuclearization talks."  So soon after the Sony hacking controversy, for which Washington has held the regime responsible, any discussion about talks was seen as a welcome break in the clouds in the south, where President Park Geun Hye said over the holidays the feud between the two countries had to end and give way to reunification.   

The imposition of new U.S. sanctions against Pyongyang, including reinstating the North on the list of terrorist sponsors, to condemn the hacking, hadn't prevented the hermit kingdom from offering a temporary moratorium on nu- clear tests - a key issue in the dispute - if annual U.S. military exercises were called off in the south. Washington however shot down the proposal as "inappropriate", adding any test would violate Security Council resolutions. It called the proposal an "implicit threat", but some observers said Washington may have been wrong to turn down a possible opening. North Korea conducted nuclear tests in 2006, 2009 and 2013.  Promises of renewed talks have been uttered and broken in the past, but observers hoped the fact the offer came from the supreme leader himself would make a first true dialogue in years possible.   

"Depending on the mood and circumstances, there is no reason not to hold a high-level summit," said Kim in his new year address, calling the division of the Koreas "tragic". High among the priorities in the south are family reunifications, after sometimes decades of separation caused by the conflict.   But observers say better relations could be a long way off yet. ?Any future negotiations between the two countries will be fraught with difficulty in removing impediments to détente, and rapprochement remains a long shot,? told Businessweek Tom Byrne, Moody?s Investors Service senior vice president.  

Beijing would just as soon applaud any positive move to settle the Korean crisis, as China has slowly lost patience with its pesky southern neighbor, and was outraged after a former North Korean soldier killed some of its soldiers. In addition Kim Jung-Un only seems to want to mingle with the wrong crowd, notably accepting an invitation to join the increasingly isolated Putin for May Day celebrations in Russia. Some wondered if the recently-tested missiles weren't in fact newly-acquired Russian weapons.  

The Koreas, divided for 70 years, remain technically at war after an armistice ended the 1950-53 conflict. Leading a group of visitors through the memorial honouring the Incheon landing of 1950, Bae Sang Beong said he didn't feel the current leadership in Seoul had what it takes to make family reunification happen, but stayed confident peace would eventually return to the peninsula.   "One day Korea will be united again," he said as he walked through the memorial's tanks, statues of soldiers and flags. "North Koreans love South Koreans and South Koreans love North Koreans."
A change in Greece
It's the birthplace of democracy, not that it's always been one. But since the end of the dictatorship four decades ago two parties have called the shots, most recently in a combined effort to keep a third party away. On Sunday radical left-wing party Syriza broke this system divided by the Pasok socialists and Nea Demokratia conservatives, capitalizing on the established parties' failure to manage the crises of the recent years and coming a seat short of a parliamentary majority, shaking the Euro zone once more in the process. "Years of humiliation end now," vowed leader Alexis Tsipras, whose party won 36% of the vote, well ahead of all the others, vowing a return to "social dignity and social justice". 

Syriza doesn't necessarily want out of the EU, even if it teamed up with the (in this case) like-minded right-wing independent Greeks party to form a government, but Syriza's platform may make remaining in the continental group incompatible. After years of austerity the leftist coalition seeks higher wages, more government jobs, and a write off of EU debt, not exactly something to endear itself with the Europe's powers that be, leading to last-minute appeals by Angela Merkel to stay together. 

But distance from the European power is precisely, if foolishly, what Tsipras is seeking, promising to end the "national humiliation", address the human cost of austerity, with an employment rate around 25%, and to "change Greece, change Europe".  "They stole your jobs, they stole your dreams, your smiles," the charismatic leader told his followers during a final rally in the capital's massive Omonia square. "Don't let them steal your hopes, don't let them steal your future!"  

Germany was front row in the troika including EU countries, the IMF and European Central Bank which loaned the country just under $300 billion to keep afloat, and the risk of default is now rattling financial institutions worldwide.  The country's debt currently amounts to 175% of its GDP. But some have noted a more toned down rhetoric as the campaign neared its end and victory seemed within reach, words which once included pulling the country out of NATO. 

Still some observers pointed out the cabinet chosen by the new leader was meant to send the message Athens expected to play hardball with Brussels on the debt. Trying to reassure the continent, Tsipras said he would seek to avoid defaulting on the debt, but expected some flexibility dealing with it from Brussels. Change has certainly come to the political scene as Syriza's rise has largely come to the  dismay of the Socialist Pasok, an established party which has sunk so low it merely gathered 4% of the polls, below the communists and, more worryingly, extremist Golden Dawn, a party whose leadership conducted a campaign behind bars, which came in third with just over 6%. 

Parties against austerity across the EU were also watching the vote closely, Spain's Podemos looking to do well in coming elections. "Greeks finally have a government, not a Merkel envoy," the party said in a statement. Oddly the anti-establishment message is greeted with a unanimous cheer by groups sometimes at opposite ends of the spectrum, such as France's Front National. European leaders congratulated Tsipras on his victory, but feared the aftermath of the vote, which rattled the country and like its many earthquakes sent ripple effects across borders. The election "will increase economic uncertainty across Europe," warned British PM David Cameron. 

The Greek upheaval comes as yet another blow against the German-run vision of the EU, after the European Central Bank pumped billions of euros into the zone's struggling economy despite Berlin's objections. The news was initially met with a further slump of the euro some fear could eventually reach parity with the U.S. greenback. 

"There is no room for unilateral action in Europe," ECB Executive Board member Benoit Coeure told Europe 1 radio," saying it was important to play by the "European rules of the game". After congratulating him, European Commission head Jean-Claude Juncker reminded Tsipras of the need to "ensure fiscal responsibility". But both sides didn't exactly start meetings on the right foot, a sign they have their work cut out. 
Qui dirige le Yémen?
Il s'agirait du repère d'une branche régionale d'al-Qaida, d'un bon candidat à titre de prochain état défaillant, de la prochaine Somalie, et il tente de résister encore avec ce qu'il lui reste de forces, ce qui n'est pas grand chose. Mais il y a une limite à tout.  Depuis le départ célébré du président Saleh en 2011, dans la foulée des révolutions, le pays tente tant bien que mal de rester intact. Les événements récents sont venus rappeler que ce n'est pas seulement al-Qaida qui menaçait de faire chuter le régime du président Abed Rabbo Mansour Hadi.  

Les institutions du pouvoir au Yémen ont été prises d'assaut lorsque des rebelles chiites se sont emparés de plusieurs immeubles, investi le palais présidentiel et encerclé la demeure du chef d'état et du premier ministre.  Les proches du président ont appelé le geste un coup d'état, mais la minorité Houthi était surtout venue adresser un message: le gouvernement avait intérêt à honorer ses ententes de l'automne dernier et de respecter la place de la minorité chiite dans la constitution de ce pays à majorité sunnite.  Après quelques jours Hadi semblait prêt à se plier à leurs demandes, évitant le renversement d'un régime lié à Washington dans la lutte anti-terroriste, mais livrant un bien malheureux message sur la force des armes dans ce pays aux mille tiraillements.   

L'accord n'a pas suffi, Hadi, son premier ministre et le cabinet tout entier choisissant de rendre leur démission et laissant le pays dans la tourmente, mais ils semblaient revenir sur leur décision cette fin de semaine. La crise laisse la péninsule fragilisée, elle qui connait déjà la transition saoudienne, après la mort du roi. Les Houthis ont sévi avec violence par la suite quand des supporters du régime ont tenté de manifester.   

Cette semaine ils détenaient encore des protestataires après une série de manifestations dans la capitale. En tout une dizaine de personnes ont été tuées dans les premiers éclats. Quelques jours plus tôt c'est le chef de cabinet présidentiel qui avait été pris en otage dans le dernier chapitre opposant le groupe au gouvernement. Le président avait élu de le nommer premier ministre l'automne dernier, ce qui a été rejeté par les chiites. Sa capture se voulait  un premier message dirigé contre le pouvoir selon le groupe Houthi, qui rejettait notamment les projets de constitution du gouverne- ment et qui lutte pour une plus grande autonomie au Yémen.  

En septembre dernier plusieurs militants avaient envahi la capitale, disant ne pas se sentir représentés au sein du gouvernement, des éclats qui ont fait 300 victimes. Les Houthis ont leur fief dans le nord et les mesures du gouvernement leur priverait d'un accès à la mer selon eux.             

Les deux parties en sont alors venues à une entente qui permettait au gouvernement à Sanaa de survivre, les Houthis obtenant des rôles clé au sein du gouvernement, mais le groupe n'a jamais entièrement quitté la ville, et est revenu à la charge en janvier, se sentant trahi et dénonçant la corruption au pouvoir.   Les éclats ont repris initialement lorsque les Houthis et l'armée se sont disputés sur l'étendue des barrages routiers. La confusion qui règne sur la pointe de la péninsule d'Arabie est un état des choses plutôt alarmant alors que la branche d'al-Qaida qui a élu domicile au Yémen vient de se déclarer responsable de l'attaque contre Charlie Hebdo. 

Cette semaine d'ailleurs un dirigeant djihadiste affirmait que depuis le rammolissement des Etats-Unis, c'est la France qui représente désormais l'ennemi N.1 d'al-Qaida. De plus ELIL serait en pleine période de recrutement dans ce pays riche en militants aguerris.  Le groupe chiite, que certains soupçonnent d'être sous influence iranienne, et le gouvernement sortant s'entendaient bien sur une chose, soit le besoin de mater le réseau terroriste sunnite dont les tentacules s'étendraient bien au-delà de la péninsule.   Sanaa est un important allié américain sur la question, ce qui n'a pas empêché une voiture diplomatique américaine de devenir la cible de tirs près d'un barrage routier. Washington a cependant choisi de maintenir le cap, poursuivant ses attaques au drône, faisant trois victimes, alors que la direction du pays restait incertaine.  

"Le monde a été préoccupé par ce qui se passe en Irak et en Syrie, mais nous nous retrouvons presque en situation de guerre civile au Yémen, résume Riad Kahwaji de l'institut du proche orient et de l'analyse militaire à Dubai. Une guerre civile où il y existe un vide que pourraient investir des extrémistes".  Saleh, appuyé par une partie de l'armée, était-il derrière la révolte, lui qui s'est déjà prononcé en faveur d'élections? Celui qui fut le premier président d'un Yémen réunifié, en 1990, alors que tout le monde applaudissait la réunification allemande, n'était pas si prêt à renoncer au pouvoir après tout. Sinon Téhéran? 

Cette semaine un représentant du dirigeant suprême Ali Khamenei ne niait pas l'influence du régime dans la région, bien au contraire.  "Les Houthis sont semblables au Hezbollah (au Liban) et ce groupe agira contre les ennemis de l'islam, déclarait Ali Shirazi en entrevue, la république islamique appuie directement les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban et les forces populaires (rebelles) en Syrie et en Irak". 

Un rappel malheureux alors que le Hezbollah faisait des victimes israéliennes à partir du Liban. Mais l'ennemi commun pourrait-t-il en fin de compte rapprocher les différents joueurs? Cette semaine la branche d'al-Qaida s'en est prise à la fois aux Houthis et aux militaires, de quoi rappeler ce qui peut encore unifier les deux camps. 

Mais les Houthis poursuivent également leur emprise sur les installations militaires, et le rejet de leurs gestes politiques récents par la majorité sunnite pourrait bien en pousser quelques uns dans le camp des djihadistes. S'ils ne parviennent pas à former un gouvernement légitime les chiites pourraient "à eux seuls mettre le vent dans les voiles du recrutement d'al-Qaida", estime April Longley Alley de l'International Crisis Group. D'autant plus que les frappes au drône font parfois des victimes civiles, un enfant récemment, une campagne de recrutement qui vaut son pesant d'or pour les djihadistes du Yémen. 
The continuing horror of Boko Haram
It's been nearly 10 months since the abduction of over 270 girls from a town of northeastern Nigeria, spar- king international condemnation and intensified military offensives to obtain their return and degrade Boko Haram's capabilities.    But as 2015 began the Islamist group's activities only increased in the troubled northeast of the continent's most populous country, with reports of new suicide bombings and further kidnappings. 

Last week troops were able to prevent an attack on the major northeast city of Maiduguri, but observers say, if anything, the group has only grown bolder and more powerful in the last year.   Days earlier the group further ignored international boundaries, kidnapping dozens in Cameroon, including several children, as was coming to light the horror of the group's latest tactics: using the youngest victims to carry out suicide attacks.    

Experts say Boko Haram has been strapping explosive devices to children before detonating them in public places, a growing occurrence these last weeks after three young female suicide bombers, one possibly as young as 10, carried out deadly attacks on marketplaces in a single weekend.    

"Boko Haram doesn?t see age as a boundary. Age doesn?t carry the same value for Boko Haram. They see children as they would see any other target and regard children as expendable resources in this way,? Elizabeth Donnelly, assistant head of the Africa Program for Chatham House, told Yahoo News. ?It?s likely they were deployed as weapons and shields in battles.?     

Amnesty international says the group has in fact increased its murderous activities over the last months, providing satellite images showing some 3,700 homes and businesses destroyed over a single weekend in the towns of Baga and Doron Baga.    ?We believe that hundreds, possibly as many as 2,000, were killed during a four-day period," said Amnesty's Adotei Akwei. "These are crimes against humanity."    

Amnesty says both sides are at fault in the crisis, documenting human-rights abuses by the Nigerian military and police forces in a report titled ?Welcome to Hell Fire.?   ?Security officials are rarely held accountable for failures to follow due process or for perpetrating human-rights violations such as torture,? Amnesty International said in the report. ?The absence of acknowledgement and public condemnation of such violations by senior government officials further assists in creating a climate for impunity and raises serious concern about the political will to end such human rights violations."  

But Boko Haram, designated a terror group by the U.S. and other countries and suspected to have ties to al-Qaida, is a threat not only to the country but the entire region, a fact acknowledged by African leaders recently who said they would seek authority from the African Union to create a multi-national force to fight the militants and other groups of the sort on the continent, from Somalia, to Kenya and Mali.  ?The whole world must unite to condemn Boko Haram?s new barbaric low with their evil use of young girls as suicide bombers to carry out their murderous attacks,? said Former British Prime Minister Gordon Brown, currently the United Nations? special envoy for global education.   

Showing the regional scope of the threat, Chad sent hundreds of troops to Nigeria and Cameroon after an appeal by Cameroon's president Paul Biya for international cooperation to fight the group. Biya said Boko Haram represented a "global threat" which called for a "global response." Niger and Benin also feel threatened, the insurgency having killed 16,000 in Nigeria and displaced over a million.  

Chad intervened in part out of concern its economy could suffer from the ongoing conflict. "We can't remain indifferent to what is happening to our neighbours," said Chadian president Idriss Deby. "Cameroon is the entry and exit point for Chad economically."  Chadian troops, who booted Boko Haram out of a Nigerian town this week, their first incursion there, have previously shown their effectiveness by intervening to fight Islamists in northern Mali alongside French troops. But Nigeria's approach is "not working very effectively and actually in some places made (the crisis) worse" regrets Gen. David Rodriguez, head of US Africa Command. 
Responding to the days of terror

Even for a city such as Paris, which sees protests flood its streets hundreds of times every year, this was one for the ages. World leaders including French President Francois Hollande, Angela Merkel, Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas, David Cameron and others led the procession amid crowds filling every nook and cranny from Nation to Republique and places beyond. Organizers and police both agreed, for once, on the number of participants: 66 million. The entire French population.  

"Paris is the capital of the world today," Hollande said. "The whole country will rise up."  And they could count on the support of much of the world after the string of terror attacks which had claimed 17 lives, starting with the targeting of satirical weekly Charlie Hebdo, the provocative publication which had stood by its previous publication of cartoons of the Prophet and other controversial illustrations. But any notion this has dealt terrorism a serious blow or fostered global unity was quickly dispelled. Since police in France, Belgium and Germany arrested dozens either linked to the plot or other terror threats as the continent went on full alert, security officials admitting preventing such acts was growing more difficult. 

Meanwhile protests quickly swelled in the Muslim world after Charlie Hebdo published an emotional edition, depicting the Prophet on the cover. The often lowbrow magazine certainly carves a provocative niche, bringing the ire of those it ridicules, but more than a chuckle to its discriminating readership. This did not come without risk, the price of freedom of expression, in a country which had championed democracy, and faced terrorism spilling out of the Algerian post-colonial situation. A few years back it was the cartoon controversy which had rocked the press from Denmark to the Americas. After that, another threat, this one directly aimed at Charlie Hebdo, Which ended up making targets of its infidel editors and cartoonists.       

This January the voices of intolerance struck a bloody blow to the satirical weekly, killing 12, including some of its most prolific creators in what was called the darkest day of the French press.      It was one in a series of attacks and hostage-takings carried out by radicalized Muslims, those we had been warned about, sometimes returning from hot spots in the Mideast with guerrilla training to threaten the homeland. Seventeen people died in the various Paris-area attacks, which included a policewoman and four hostages killed in the shooting of a kosher grocery store, further shocking France, a country home to the continent's largest Muslim minority. 

The perpetrator of the latter, Amedy Coulibaly, was later seen on video pledging allegiance to the Islamic State, saying he coordinated his attacks with the Charlie Hebdo attackers, whom he had met in prison: "We have split our team into two... to increase the impact of our actions."  Hollande, an already troubled president leading a country facing a crisis of confidence, a sluggish economy and high unemployment, called the kosher store attack an "anti-Semitic" act and urged citizens not to lash out against Muslims.  "Those who committed these acts have nothing to do with the Muslim religion," he said. "Unity is our best weapon."  

And this was plainly displayed in demonstrations in the following days not only in Paris but cities across the country, and some beyond, from Berlin to Quebec City. This unity is hard to achieve in the best of times and it was feared far-right and anti-immigrant groups, some of which had held large protests in Germany right before the Charlie Hebdo attack, would use the incidents to further their cause and boost recruiting among their ranks. The latest edition of Charlie Hebdo however immediately fanned the flames of sometimes violent protest, from Niger to Pakistan, while 19,000 French websites came under attack. 

As some 10,000 French troops took up positions across the country to bolster security and the UK and US said they would work closer together to coordinate their antiterrorist strategy, intelligence agencies were trying to determine how the two Charlie Hebdo gunmen, Said and Cherif Kouachi, were able to conduct their acts despite already having been linked to djihadists and monitored by police in the past. Prime minister Manuel Valls conceded "when 17 people die it means there were cracks." But France may have a hard time monitoring a growing number of people of interest, some 1000-2000 djihadists having travelled to Iraq and Syria over the years. Many of those arrested in this week's raids had also returned from the troubled area, the continent bracing for the possibility of future attacks.

Quel avenir pour la KHL?
Après la défaite face au Canada en finale de juniors et la déroute de Sotchi, autant dire que le hockey russe vit une bien pénible période, et la conjoncture actuelle fait même craindre la faillite de la ligue qui voulait rivaliser la ligue nationale en Europe, La Kontinental Hockey League. 

Sept ans après sa création, après des années d'expansion à l'extérieur de la Russie, attirant des clubs de Finlande en Croatie, la KHL est doublement mise en échec par l'écroulement du prix du pétrole et celui du rouble. La chute des prix énergétiques a frappé de plein fouet cette ligue tellement qui roule tellement sur le pétrole que son président fondateur, Alexander Medvedev, était issu du géant Gazprom. 

Celui-ci a d'ailleurs été remplacé en décembre alors que la crise se faisait sentir au sein de cette ligue de 28 équipes, qui projetait initialement d'en avoir une cinquantaine en 2015. Conséquence: les revenus, tout comme les spectateurs, sont à la baisse à la KHL, ou évoluent environ 85 nord-américains. 

La chute de la devise nationale, associée à la dépendance russe sur l'exportation énergétique, a fait autant de bien à la KHL que la chute du dollar canadien il y a 15 ans, une époque ou la présence d'une équipe à Montréal pouvait être remise en question. "La prochaine année va être difficile à la KHL à cause des budgets des clubs, qui sont basés sur des prix pétroliers qui ne sont plus réalistes, explique a VICE Sports l'auteur Dmitry Chesnokov. Quelques clubs pourraient disparaitre ou prendre une année sabbatique". 

En attendant, la directive semble être de s'en tenir aux joueurs russes. Les étrangers d'ailleurs font parfois entendre leur mécontentement quand ils parlent de salaire. Le défenseur finlandais Ilari Melart a fait savoir à la presse finlandaise le mois dernier que son club, l?Ugra de Khanty-Mansiysk, n?avait pas payé ses joueurs depuis quelques mois: «Nous ne recevons que de petites sommes d?argent, pour nos repas, dit-il. Ça ne m?a pas donné de problèmes encore, mais je ne suis pas venu jouer en Sibérie par charité.» 

Au minimum une sacrée coupure des salaires serait à l'ordre du jour depuis le remplacement de Medvedev par Dmitry Chernyshenko le mois dernier. Celui-ci, lors d'une réunion extraordinaire organisée réunissant les 28 directeurs généraux, aurait laisser flotter l'idée d'une coupure des salaire allant jusqu'à 50% des salaires. 

«Le plafond salarial va sûrement suivre la tendance à la baisse», a avoué Chernyshenko. Ce dernier a par ailleurs refusé de parler de réduction du nombre de clubs mais a indiqué que le circuit «allait porter un regard particulier sur les formations qui ne satisfont pas nos critères». Le Dinamo de Riga, l?Atlant de Moscou, Le Slovan de Bratislava et le Medvescak de Zagreb pourraient être des clubs retranchés du circuit, des départs qui réaffirmeraient le caractère proprement russe de la ligue.  

Cuba libre?

Ça n'a pas l'air de grand chose, surtout dans un étang pris entre les immeubles résidentiels environnants, mais le tas de ferraille et le bout de caoutchouc déchirant  la surface de l'eau du lac Huu Tiep dans la capitale du Nord, celle des vainqueurs, est tout un symbole de cette grande victoire contre le Satan américain. Pourtant pas bien loin de cette carcasse d'un B52 écrasé après avoir été abattu par le Viêt Kong, un symbole bien différent et plus contemporain, un Poulet Frit du nom d'un certain état américain au colonel souriant. Ici les deux belligérants en sont venus aux coups, mais se sont réconciliés, même si plus au sud figure un autre monument de la souffrance de l'ennemi. L'immeuble gris de la prison Hoa Lo occupe une place d'ailleurs plutôt dérangeante dans la mémoire collective américaine , le terrible Hanoi Hilton, le nec plus ultra de la torture. 

Pourtant 40 ans après la chute de Saigon les affaires grouillent entre les Etats-Unis et le Vietnam. Le chiffre des échanges atteignait 25 milliards $ lors de 10 premiers mois de 2014. Peut-on en espérer autant à Cuba après l'annonce choc du mois dernier, laissant planer la perspective d'une réconciliation prochaine? Prochaine peut-être, mais pour l'heure encore lointaine. 

Quelques semaines après les messages  synchronisés aux peuples à Washington et à la Havane, un certain doute s'est mis à planer. Des protestataires manifestant près d'une prison l'arrestation de dissidents ont à leur tour été écroués, tandis que les messages d'ouverture de frontières se butent à l'immobilisme des agents d'immigration cubains. 

Les manifestants ont éventuellement été relâchés, ainsi que les 53 dissidents que Washington voulait voir retrouver la liberté dans l'esprit du rapprochement entre les deux pays. En ce début de nouvel an, anniversaire de la révolution, une brise prometteuse balaye ainsi le Malecon, le long boulevard qui relie le coeur de l'ancienne ville et ses remparts à la banlieue prospère de la Havane. Avant même l'annonce choc de décembre, sous le président Obama, certains rapprochements avaient eu lieu, condamnés par une diaspora encore hantée par les atrocités du régime et des républicains sensibles à leur cause, mais rien ne laissait présager le geste qui a renversé la donne dans la région. Le président souffrant, et on ne parle pas ici du comandante, y voit-il là un geste pour la postérité? 

Selon certains observateurs, il faudra au minimum revoir sa soi-disant impuissance de canard boiteux depuis les élections catastrophiques du Congrès. L'annonce préparant la normalisation des relations entre les deux rivaux, et l'étude de l'ouverture des ambassades, confirmait chez certains l'échec de décennies d'embargo, même si plusieurs républicains (et certains démocrates) n'y voyaient que du feu. Pour le sénateur d'origine cubaine de Miami, Marco Rubio, sans doute ébranlé par la nouvelle, le geste était regrettable, n'offrant aucune promesse de démocratisation et enlevait une carte maitresse du jeu américain dans ses tractations avec le régime, celle de l'embargo. 

La nouvelle suivait la remise en liberté d'un Américain incarcéré pendant cinq ans ainsi que celle d'un agent secret croupissant en prison depuis deux décennies. En échange trois Cubains ont été libérés, accueillis en "héros" de la patrie à leur retour, alors que les cloches des églises de la capitale carillonnaient joyeusement. 
Une ambassade en bonne et due forme remplacera progressivement la présence américaine actuelle, une "section d'intérêt" spéciale au long du Malecon, plutôt surveillée, à proximité d'une pancarte révolutionnaire montrant un Cubain armé se moquant d'un oncle Sam en furie. 

Voilà un autre rapprochement avec le Vietnam. Ces panneaux révolutionnaires célébrant les prouesses du gouvernement communiste. Quarante ans après la chute de Saigon, le système à Hanoi reste celui d'un parti unique marxiste-léniniste, comme quoi le changement de relations ne change pas tout. Puis alors que des améliorations ont vu le jour au Vietnam, les droits de l'homme y restent matière à débat. Un rapport récent du Center for Strategic and International Studies faisait état de 120 prisonniers politiques au pays. Malgré tout, les nouvelles relations avec Washington ont "eu un impact significatif sur la situation des droits de l'homme au Vietnam, résume le rapport. 

Il y existe toujours des problèmes mais la situation des droits de l'homme est nettement meilleure qu'en 1995". Voilà peut-être ce qu'on peut espérer à la Havane, une nette amélioration sans miracle. Le Canada, qui n'a jamais imposé d'embargo envers Cuba, a été loué pour son rôle d'intermédiaire, ayant été l'hôte de plusieurs discussions préparant la nouvelle. Le Vatican, qui avait joué un rôle clé afin de faire chuter le mur il y a 25 ans, a également été salué pour ses initiatives sur la question.  Pendant qu'Obama s'adressait aux Américains, Castro passait sur les ondes pour informer les siens de l'énorme nouvelle qui donnait un aspect presque humain à ce satan de toujours, à quelques 150 kilomètres de la côte, tout en se disant regretter que l'embargo tienne toujours. 

Des différences demeurent, dit-il. Il y aura dans l'immédiat un assouplissement des sanctions contre le régime, facilitant davantage les visites sur l'ile - sans pour autant donner libre cours au tourisme de masse - et ouvrant la voie à un début de commerce avec certains secteurs des entreprises cubaines. Selon le ministre des affaires étrangères chilien, une véritable "guerre froide des Amériques" est en train de s'achever. 

Bien que Washington ait presque le lendemain imposé de nouvelles sanctions contre Caracas. A la frontière, les agents d'immigration sont plutôt encouragés par la nouvelle, l'estimant prometteuse pour donner un coup de sang neuf aux pauvres affaires de l'ile.  Line, une canadienne en visite avec sa famille ontarienne venue porter des médicaments à quelques cliniques de la région d'Holguin, et du matériel scolaire à des écoles en bien pauvre état, retourne au pays attristée par la pauvreté rencontrée de manière quotidienne. "Ils n'ont tout simplement rien," résume-t-elle. 

Malgré l'annonce cette semaine d'assouplissement de mesures américaines visant Cuba, facilitant le commerce et les visites, l'embargo ne pourra dans sa totalité être enlevé qu'avec l'aval du Congrès, une lutte qui ne sera pas de tout repos. Mais certains doivent déjà commencer à se demander: est-ce la fin d'une époque qui a fait de Cuba une destination unique dans la région, avec ses transports en voiture des années cinquante, ses recycleurs de coin de rue plutôt ingénieux, ses pancartes révolutionnaires insultant les Yankis de manière presque caricaturale? A quand la tapisserie publicitaire criarde qui a gâté tant de destinations des Caraibes, et du premier casino qui fera écho des excès du passé? Cuba résistera-t-il encore?