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LE CHOC AU MALI

C'était pourtant il n'y a pas si longtemps, le pavillion français de l'opération Barkhane était baissé au Mali en pleine discorde avec la junte au pouvoir, mettant fin à une présence française militaire de neuf ans, aussitôt plus ou moins remplacée par les Russes de la compagnie Wagner.

 

Moscou avait remporté un gros point dans son opération d'influence anti-française sur le continent, où le tricolore allait battre en retraite dans plusieurs pays sous fond de tensions. Ces soldats venus d'ailleurs à l'origine accueillis en « sauveurs » face aux groupes djihadistes laissaient place à des mercenaires dans un nouveau partenariat rapprochant la junte au pouvoir de Poutine.

 

Quatre ans plus tard à peine, la junte et le reste du pays faisait face à une pression généralisée sans précédent à travers le vaste territoire désertique, contre un envahisseur unifiant forces djihadistes et touaregs indépendantistes. Etaient promptement évincés les Russes du nord, dans la capture symbolique de Kidal, lors d'une offensive allant jusqu'à frapper Bamako, du jamais vu, ciblant le palais présidentiel et assassinant le ministre de la défense.

 

Quelques jours plus tard les forces de l'ordre disaient avoir rétabli l'ordre, mais le pays restait sous le choc, et la région tout à la fois ébranlée par cette offensive étonnate. "La stratégie de ces groupes est de perturber l'état et on a dit que l'armée avait du mal à être présente sur tous ces fronts en même temps," selon Babacar Diop, un expert en sécurité internationale. Les djihadistes font appel à un "front commun" pour "mettre fin à la junte."

 

Son traditionnel appui russe en premier lieu ébranlé, le pouvoir a fait appel à l'Alliance des Etats du Sahel, comptant le Burkina Faso et le Niger pour mener des attaques aériennes dans le nord du pays, qui échappe largement au contrôle de Bamako. Des mercenaires russes ont plus tard assisté à la riposte, et ce retard n'est pas sans lien avec les préoccupations en Ukraine, selon certains analystes.

 

"Le problème principal de Moscou c'est de pouvoir dégager des ressources pour les réinjecter au Mali, note Thierry Vircoulon de l'Ifri. On voit que depuis que la situation militaire s'est dégradée au Mali, et ça fait quand même deux ans à peu près, Moscou n'a pas augmenté sa présence paramilitaire au Mali donc on voit qu'ils arrivent peut-être aux limites de leurs capacités et c'est difficile de faire la guerre sur plusieurs fronts."

 

Faut-il s'en étonner quand on voit un défilé du 9 mai dénudé de tout équipement militaire lourd, car il a été précipité sur la ligne de front ukrainienne? Celle-ci d'ailleurs recule pour l'armée rouge, qui a perdu 120 kilomètres carrés de territoire en avril seulement. Entre temps les assaillants au Mali redoublent leurs appels contre le pouvoir, dont le président a pris le rôle de ministre de la défense.

 

"Nous appelons tous les patriotes sincères, sans distinction aucune, à se lever et à unir nos forces dans un front commun" incluant "les partis politiques, les forces armées nationales, les autorités religieuses, les chefs traditionnels et toutes les composantes de la société malienne", ont déclaré les jihadistes du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans affilié à Al-Qaida. "Il est impératif de mettre fin" à la junte, pour préparer "une transition pacifique et inclusive" en vue d'un "nouveau Mali" dont "l'une des priorités essentielles (sera) l'établissement de la charia", la loi islamique.

 

Selon Vircoulon les rebelles contrôleraient jusqu'à 70% du territoire. La crise ne se limite pas au Mali mais est bel et bien régionale, rappelle Oge Onubogu du Center for Strategic and International Studies à Washington, d'autant plus suite à "ces attaques coordonnées sans précédent". Déjà depuis quelques temps le Sahel est le théâtre de plus de la moitié des morts reliés au terrorisme dans le monde, mais ces attaques sont le reflêt "du déclin précipité et fondamental de la situation au Mali et dans le Sahel occidental, et soulignent la faiblesse de la junte militaire régionale et de leurs partenaires russes".

 

D'autant plus que le pouvoir ne fait pas face à un groupe facilement identifiable, mais à plusieurs groupuscules dans une situation sécuritaire de plus en plus complexe qui échappe aux acteurs étrangers dans la région à un moment où les Etats-Unis songent à jouer un rôle plus actif mais sans vouloirs risquer l'embour- bement. La répression de la junte et son échéancier flou au sujet de la transition du pouvoir ont également provoqué un vent de colère au sein d'une population, plus encline dans certaines régions, à appuyer l'insurrection, selon Onubogu. L'offensive a eu l'effet de mettre les autres juntes de la région sur leur garde, notamment au Burkina Faso avoisinnant.

LA GUERRE DU FUTUR

En pleine guerre en Iran, le conflit en Ukraine peut avoir presque l'apparence d'un vieil éclat appartenant au passé, mais de plus en plus il s'agit plutôt de la guerre du futur. Alors que la robotisation de la ligne de front explose depuis déjà quelque temps, le président Volodymyr Zelensky marquait récemment un important tournant: la prise d'une position ennemie par une unité entièrement robotisée. Ce n'est pas tout, alors que les robots de forme humaine sont d'habitude présentés en train de participer à un marathon ou exécutant un numéro de danse, de véritables terminators ont depuis quelques mois fait leur apparition sur la ligne de front en Ukraine, une ligne qui évolue de plus en plus au rythme de la technologie et de moins en moins au pas de marche des poilus et chair et en os.

 

"Pour la première fois dans l'histoire de cette guerre une position ennemie a été prise exclusivement par des robots terrestres, sans pilote, et des drones, s'est félicité le Zelensky. Les envahisseurs se sont rendus et l'opération a eu lieu sans infanterie et sans perte de notre côté." En effet des droïdes robotisés TW-7.62 assistés par l'IA ont capturé trois soldats russes lors d'une des 22 000 missions robotisées sur la ligne de front ukrainienne depuis janvier.

 

Selon un de ses conseillers, Alexander Kamyshin, jusqu'à 30% des forces d'infanterie pouvaient être immédiatement remplacées par des robots, un chiffre qui pourrait éventuellement grimper à 80%. "Les (véhicules automatisés au sol) changent  la donne,” dit-il. La transformation des tranchées ne fait que commencer. "Globalement ils estiment qu'à la fin de 2026 entre 20 et 30% des soldats qui tiennent la ligne de front pourront être remplacés par des robots, évidemment très économes et efficaces," explique à France 2 Xavier Tytelman, un expert en aéronautique.

 

"Autrement dit on a sauvé 22 000 vies lorsqu'un robot est allé dans les régions les plus dangereuses au lieu d'un guerrier, ajoute Zelensky, la haute technologie protège ce qui nous est le plus cher - la vie humaine." Entre temps les alliés multiplient l'assistance militaire à l'Ukraine, qui compte notamment une composante technologique. "Les drones sont déterminants dans cette guerre, notait le ministre britannique de la défense John Healey en annonçant une livraison de 120 000 drones en Ukraine, ils seront déterminants pour son issue."

 

Puis cet hiver la firme américaine Foundation Robotics livrait deux robots humanoïdes, les Phantom MK-1, chargés de missions de reconnaissance sur le front mais ayant également d'autres qualités en raison de leur versatilité. Ces bipodes de 180cm et 80kg peuvent avancer à une vitesse de 6km à l'heure et transporter une charge de 20kg tout en analysant leur environ-nement à l'aide de capteurs. Ils pourraient même passer à l'offensive au besoin et décharger une arme, mais le manufacturier se veut rassurant: toute attaque doit être approuvée par un humain, une règlementation du département de la défense américain.

 

Ce dernier est cependant dirigé par un secrétaire qui est devenu furieux quand la firme Anthropic a refusé de lever des restrictions d'usage de son IA pour éviter des dérapages. La firme a été par conséquent ajoutée à la liste des entreprises « à risque » du gouvernement, qui lui-même a plus tendance à prendre des risques parfois jugés excessifs. La société californienne refusait de voir ses modèles servir la cause de la surveillance de masse ou de l'automatisation d'attaques mortelles. Plusieurs observateurs sont plutôt inquiétés par le développement de robots humanoïdes alimentés par l'IA, craignant des problèmes de fonctionnement, de ciblage et d'éventuelles victimes civiles de leur utilisation.

 

Peter Asaro, du comité international pour le contrôle des armes robotiques craint "un manque de transparence entre les parties en guerre... c'est une question de dignité humaine. Ces machines ne vont jamais comprendre les implications éthiques de leurs actes." Mais Mike Leblanc, co-fondateur de Foundation Robotics estime que ces robots "sont l'extension naturelle des systèmes autonomes existants comme les drones" et le risque est minime si l'on pense à celui "d'envoyer des soldats d'infanterie ados sous les tirs".

 

De toute évidence "les robots ne connaissent pas la fatigue ou la peur et peuvent fonctionner dans un envionnement extrême sans craindre la radiation, les produits chimiques ou les agents biologiques." Loin de dépendre entièrement des technologies américaine ou britannique, l'Ukraine elle-même développe et exporte son savoir-faire en matière de robotisation et de drones, développant des engins atteignant des distances de plus de 1700 kilomètres.  Pour l'heure les robots de forme humaine sont limités et importés des Etats-Unis, mais ils ont déjà fait leur entrée sur la ligne de front, tandis que Kyiv partage ses connaissances en matière de développement de défense anti-drone au Moyen-orient, en pleine guerre américano-iranienne.

DIRE STRAITS

 

 

Now that the cruise travellers have been returned to their home countries "there will need to be a large international cooperation to contain the virus and prevent it from degenerating into a pandemic," Gemenne notes, reminding travellers to stay away from the fauna on their journeys.

It's cancelled flights, created lineups and sometimes trouble at the pump but also sent shorts-wearing Japanese white collar workers to the office and sparked concerns about cell phone service. As with all lingering crises, especially energy-related ones, the consequences of the war in Iran spread into areas few immediately suspected.

 

The crisis has been a boon for oil companies but  meant misery for everyone else. From disrupted flights to British telecom restrictions and concerns about food security, the rise in energy prices resulting from the closure of the Strait of Hormuz has been a threat to more than just the pocketbook of everyday commuters.

 

While the pumps threatened to run dry in some instances from Australia to Europe, a number of airlines including Air Transat, Air Canada, United and Lufthansa were scaling back flights ahead of the busy summer travel season, disrupting the plans of thousands who had booked their annual getaway. One U.S. low-cost carrier, Spirit airlines, even went out of business, after failed attempts to obtain a bailout from Washington.

 

Other governments have also been looking to relieve the strain, lowering gas taxes in Canada or encouraging people to work from home in parts of Asia where gas pump lineups required hours of waiting. In France prime minister Lecornu announced some financial assistance for truckers, farmers and fishers, but this was more targeted than blanket tax cuts in Spain and Germany, sending some French motorists fuelling up there.

 

In Japan white collar workers were told to wear shorts to the office to limit the use of energy-hungry air condition-ing. British telecom companies meanwhile warned they may need to institute data rationing for customers to reduce their energy costs after having been shut out of government support measures. London had provided a 25% electricity discount to some but not all energy-hungry companies, crumbling under the weight of higher costs.

 

China has been stocking up on oil and building up its reserves, but still needed measures to lower the impact of the crisis, reportedly ordering oil refineries to stop exporting fuel. In Australia two states made public transport free of charge in order to keep people from using their cars. But the United Nations had more serious concerns about the lingering shut down of the strait: the risk of pushing of tens of millions of the world's most vulnerable people back into poverty due to high food prices.

 

The disruption of fuel and fertiliser supplies has in time lowered agricultural productivity, threatening crop yields, and this will take time to improve. “Even if the war would stop tomorrow, those effects, you already have them, and they will be pushing back more than 30 million people into poverty,” said Alexander De Croo of the United Nations Development Programme.

 

The Food and Agriculture Organization had previously warned a prolonged crisis could bring on a global food “catastrophe”, notably putting at risk countries from India and Sri Lanka to Somalia, Kenya, and Sudan, a country already in crisis. “Food insecurity will be at its peak level in a few months – and there is not much that you can do about it,” De Croo said. Needless to day this is coming at a time humanitarian efforts are already constrained by aid cuts.

 

“People who would be surviving on help will not have this, and will be pushed into even greater vulnerability,” he added. As if the shipping industry needed any more trouble, maritime authorities warned about threats off the coast of Somalia after cargo ships were seized in new acts of piracy off the Horn of Africa.

following an act of piracy.

LA QUESTION

Un lancement de campagne avec drapeaux canadiens et un dirigeant plaidant en faveur de l'unité nationale face à une menace séparatiste bleue. On a déjà vu ça quelquepart. Pourtant on n'est pas au Québec après l'élection d'un gouvernement péquiste en pleine campagne référendaire mais près des rocheuses en Alberta, lieu de la dernière déchirure nationale.

 

Le gouvernement provincial ne plaide pourtant pas en faveur de la séparation mais au contraire s'engage dans la voie de l'unité nationale, un Alberta fort au sein de la confédération, alors qu'on annonce un vote référendaire en automne, non pour ou contre la séparation, mais pour voir si la question se pose après le dépot d'une pétition comportant plus de 200,000 signatures.

 

Encore une fois le reste du pays est pris en otage par une province qui menace de créer un trou au sein de la confédération d'une mer à l'autre. En annonçant ce plebiscite, la première ministre Danielle Smith s'engage fermement dans la camp fédéraliste, notamment en raison des rapports nettement améliorés avec Ottawa sur la question de l'énergie. Mais, dit-elle, une pétition de cette ampleur ne pouvait être ignorée.

 

Pourtant l'appel aux urnes est risqué, regrette le premier ministre Mark Carney, qui rappelle le pari raté du Brexit qui a sorti les Britanniques de l'UE. L'annonce du référendum a ausitôt mobilisé les fédéralistes albertains, dont le chef néo-démocrate Naheed Nenshi, organisant un premier rassemblement qui pouvait rappeler celui du camp du non en 1995. Le maire de Calgary quant à lui, successeur de Nenshi, s'empresse de rappeler les risques d'un pari séparatiste en citant la fuite des capitaux du Québec le siècle précédent.

 

"Pourquoi pensez-vous que la Banque de Montréal a son QG à Toronto?" déclare Jeromy Farkas. "Voter sur le besoin de voter est d'un manque de leadership ridicule, dit-il. Calgary est une ville connectée au reste du monde. L'incertitude liée à la séparation nous coûtent des emplois." Le texte qui sera avancé aux albertains le 19 octobre questionne: "L'Alberta doit-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l'Alberta doit-il entamer la procédure juridique prévue par la Constitution canadienne afin de tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l'Alberta doit ou non se séparer du Canada?"

 

Les critiques de Smith estiment que celle-ci a engagé la province sur la voie de l'incertitude, d'autant plus que la Cour du Banc du Roi a rendu une décision invalidant la pétition des indépendantistes pour ne pas avoir consulté les peuples autochtones. Le grand chef des Premières Nations Trevor Mercredi a déclaré qu'il demandera un examen du gouvernement fédéral sur la question référendaire, notant que  "Le Traité n° 8 a été conclu avec la Couronne bien avant que l’Alberta ne devienne une province.

 

On ne peut pas simplement ignorer ces accords sacrés ni les contourner par des manœuvres politiques." Smith quant à elle compte s'entretenir avec ses homologues sur la nécessité de consulter les Premières Nations et de savoir s’il existe une volonté de modifier la Charte canadienne des droits et libertés.

THE RAT RACE

No it's nothing like the covid pandemic, but to some it sure felt there were eerie similarities to a certain degree. Enough to make some consider wearing masks again, or enough for a women's pro hockey team to stress a playoff game postponed due to illness had nothing to do with the hantavirus.

 

Transmitted from the animal world the outbreak caused a few deaths and severe cases of illness while forcing those infected and others who had crossed paths with them into quarantine as health authorities raced to track down contacts. The outbreak of the rodent-related hantavirus on a cruise ship sparked fears of another deadly disease spreading from human to human, sending back to our TV screens World Health Organization officials we had come to know only too well during the pandemic.

 

While this has been contained, it was a reminder of the ever present perils of zoonoses, diseases transmitted from animals, and rodents in particular, something the world's most vulnerable are only too familiar with. At around the same time rat-related infestation was already sparking alarms amid the humanitarian catastrophe in post-war Gaza. Israeli authorities were after some delay delivering rat poison to affected areas amid concerns the rodents were attacking scarce food supplies and biting people living in refugee camps amid the devastation in the densely populated strip.

 

The hantavirus cases on the ship caused particular concern owing to the closed environment of the ship, as fears were confirmed they involved an Andes strain allowing for rare human to human transmission. The WHO assured public health risks were low and this disease is no mystery to health experts. Its long incubation period of six weeks however made it necessary for authorities to be on their guard and track passengers of the ship who had previously disembarked and travelled to a dozen different countries before the outbreak occurred.

 

Passengers of the ship were isolating in a number of countries from South Africa to the U.S., Canada, and France, where there has been a noticeable uptick of people wearing masks in public, just in case. The virus is less easily transmitted than covid but has no vaccine. Some of the preventative measures sound familiar, from using ultraviolet light to kill the hantavirus to airing homes or boosting sunlight exposure to prevent infections.

 

But in the close insalubrious quarters of Gaza refugee camps, while there have been no reports of hantavirus infections, rodent infestation has been sparking concerns for weeks. Gazans with few resources live in a devastated territory amid some 60 million tonnes of rubble and trash, ideal for the spread of rodent and other infestation.  And risks from exposure to rodent droppings isn't just a concern for the world's most vulnerable. Even the more fortunate enough to have a cottage or back yard shed were reminded of the precautions of dealing with them in environments usually left unused during extended portions of the year.

 

Hantavirus is hardly new and has previously been associated with Patagonia, where it is endemic; a region where two people who died from the cruise ship outbreak had travelled. In 2018, 11 people died from Hantavirus in the community of Epuyen, forcing about 100 people into quarantine for 45 days, an effort which was successful in preventing the virus from spreading. Increasingly climate change and human activity are seen as playing a part in the ever growing transmission zoono-ses, responsible for the great majority of pandemics.

 

Weather and ecosystem changes have impacted long-tailed rodent populations, the main carrier of the virus in Argentina and Chile. These rodents are notably good at adapting to climate change. "Transmissible diseases are seeing their geography transformed simply because the agents transmitting these diseases, mosquitoes in particular, move to zones they did not travel to before," notes HEC professor Francois Gemenne. "This is a direct result of warming." Human development in rural areas has also moved people closer to regions where these rats used to live in relative isolation, increasing contacts.

UN APPEL A L'UNITÉ

Le récent sommet des pays européens en Arménie avait la particularité d'inviter un membre non-européen pour la première fois, le premier ministre canadien Mark Carney, dans un effort de rapprochement entre les deux rives de l'Atlantique sur fond de tensions généralisées. Mais un rapprochement au sein même de cet ensemble fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. Pas celui de la Hongrie depuis le départ de Viktor Orban, ramenant Budapest fermement dans le giron européen, mais de la Moldavie et de sa voisine roumaine, deux pays qui en fait sont plus que de simples voisins.

 

Déjà les deux partagent une langue commune et ont une bannière nationale plutôt semblable. Ce n'est pas un accident. Les deux formaient un seul pays entre 1918 et 1940 avant l'annexion soviétique. Bien qu'il y ait toujours eu un mouvement unificateur depuis, il est plus fort en Roumanie qu'en Moldavie, où 97% des participants à un référendum en 1994 confirmèrent leur attachement à l'indépendance.

 

Les chiffres ont un peu faibli depuis en raison des offensives russes chez le voisin ukrainien, mais l'opinion publique reste largement indépendantiste. Mais ceci n'a pas empêché l'actuelle présidente, Maia Sandu, d'évoquer à plusieurs reprises l’idée d’une possible réunification depuis le début de l'année, notamment afin d'accélérer le processus d'adhésion à l'Union européenne, dont la Roumanie fait déjà partie. Le petit pays de moins de 3 millions d'habitants fait partie des neuf états candidats à l’adhésion communautaire.

 

"Pour nous adhérer à l'UE n'est pas un rêve mais une stratégie de survie en tant qu'état démocratique," disait-elle récemment au journal Le Monde. Ironie du sort, la chute du gouvernement roumain de Ilie Bolojan début mai constituait un échec pour le camp européen. Le gouvernement est arrivé au pouvoir en juin 2025 après des mois de tractation suivant l'annulation exceptionnelle de la présidentielle de novembre 2024, dominée par un candidat d'extrême droite inconnu sous un nuage d'accusations d'ingérence russe.

 

Le président Nicusor Dan a affirmé que son pays poursuivra son orientation pro-occidentale. "Les discus-sions politiques seront difficiles, mais c'est ma responsabilité en tant que président – et celle des partis politiques – de maintenir la Roumanie sur la bonne voie", a-t-il déclaré. La crise a évidemment mis au placard toute poussée unificatrice roumaine pour l'instant, mais les déclarations de Sandu restent dans les esprits depuis janvier lorsqu'elle avait indiqué qu'elle voterait pour unir son pays à la Roumanie si la question était soumise à référendum.

 

"Regardez ce qu'il se passe autour de la Moldavie aujourd'hui. Regardez ce qu'il se passe dans le monde, a-t-elle affirmé lors d'un entretien. Il devient de plus en plus difficile pour un petit pays comme la Moldavie de survivre en tant que démocratie, en tant qu'État souverain, et de résister."

STRIKING BACK

Like other countries Mexico had for the last year and a half rolled its eyes and held back from speaking its mind, let alone retaliating, against U.S. tariffs, threats and insults. But when Washington indicted the governor of the state of Sinaloa, who happens to be a member of president Claudia Sheinbaum's ruling Morena party, that went a step too far and triggered accusations of internal meddling as the U.S. waves the threat of intervention in the neighboring country to fight the drug cartels. Governor Rubén Rocha was indicted on accusations of letting the Sinaloa cartel smuggle drugs into the U.S. in exchange for political support and kickbacks. Sheinbaum has refused requests to extradite him.

 

“An event of this magnitude is unprecedented in the history of our bilateral relationship,” She said of the indictment. “Mexico is nobody’s piñata!”. She feared caving in would lead down a slippery slope. “Let’s be clear: First they come for some, then for others, until offices of the Department of Justice decide elections in Mexico,” she said. “We can’t allow that.” She's not the first one starting to push back U.S. attempt to bully its way, from trade negotiations to the diplomatic table.

 

Allies and opponents alike are increasingly calling U.S. bluffs or refusing to be talked down to in bilateral negotiations. In other words, they are growing a pair as Washington's approach increa-singly fails to deliver on its aggressive objectives, both military and trade-related. After the relative cake walk of removing Nicolas Maduro in Venezuela, the U.S. has been struggling to find an exit strategy in its war against Iran, having decapitated the leadership only to find a new head grow out of the Persian hydra, one refusing to let the U.S. dictate terms of whatever end game Washington has in store.

 

Leading up to the latest agreement with the U.S. Tehran has been keeping a stranglehold on the Strait of Hormuz, and the world's economy in the process, despite efforts to remove its grip, and has tied the crisis to the clash between Israel and Lebanon. In a crisis where the U.S. claims it has decimated Iran's military capabilities, statements coming out of Washington often appeared less tied to the reality on the ground than those coming out of Tehran. As details of the latest agreement are unveiled, critics are saying Tehran may have obtained a deal tilted in its favor despite Washington's claims to the contrary.

 

Sideswiped by the global economic implications of the crisis, the U.S.' allies  resisted calls to intervene to help reopen the essential waterway by force, in other words, leaving the U.S. to fix its own mess. Among these NATO members, Spain has been particularly vocal about the crisis. Spanish Prime Minister Pedro Sánchez has not shied away from sparring with the U.S., saying about one of a number of recent ceasefire attempts that proved short lived: “This momentary relief cannot make us forget the chaos, the destruction, and the lives lost,” adding: “The Government of Spain will not applaud those who set the world on fire just because they show up with a bucket.”

 

He may have been paying attention as the British PM came under fire from the White House for not cooperating enough despite allowing the U.S. to use some U.K. bases for "defensive purposes" in the war against Iran. Should one be forthcoming with support while under attack from what is a major traditional ally that is now increasingly seen as a country whose ties, according to Canada's Carney, are becoming a "weakness"? Least intimidated of all by the U.S. president is the Chicago-born pope whose selection by the conclave is starting to make sense to some observers.

 

Pope Leo stated he wasn't phased by the vitriol coming from the president, who accused him of being "weak on crime", in an outburst which has outraged religious conservatives in the U.S. and abroad. The U.S. president is “going to have to give an account before God of his actions" when he dies, said Rev. David Inczuaskis. "God bless Pope Leo for telling Donald Trump and Vladimir Putin … that those Christians who wage war are going to have to give an account before God and so they should go to confession. They should repent of their sins.” While the pushback by allies is relatively new, rival powers such as China, on trade, and Russia, on the war in Ukraine and blockade of Cuba, have also been openly defying Washington's directives.

 

Moscow's continuing strikes on Ukraine have frustrated a U.S. president who vowed to end the conflict once in office. The U.S. is also increasingly growing frustrated by Israel's strikes on Lebanon, which have made maintaining a ceasefire a challenge in itself. The U.S. president criticized his Israeli counterpart for launching a series of attacks in Lebanon which eventually triggered an Iranian response against Gulf nations and Israel itself, defying both Washington's attempts to maintain a ceasefire and keep the Lebanese and Iranian conflicts separate. Most of all, it is defying U.S. claims the Iran conflict would be brief.

NEW TROUBLES?

Trouble stirred anew in sadly familiar neighborhoods of Northern Ireland this spring, but this had nothing to do with the traditionally divisive marches that take place over the summer months. Anti-immigrant protests have been rocking the U.K. and Ireland for months with protests carrying nationalist banners and right-wing symbols, often repeating unfounded claims immigrants were behind acts of violence.

 

Incidents on both isles in recent weeks only heightened tensions after sentencing in the killing of teen Henry Nowak in England by a Sikh assailant and the arrest of a Sudanese suspect in a stabbing attack in Northern Ireland. The latter came days after Nowak's killer was jailed for life amid reports of aggression against Britain's large Sikh community, including a priest. Belfast saw mobs set cars on fire in historically sensitive parts of the divided city, not pitting Catholics against Protestants this time but, along the same delicate fault lines, voicing racist rants against immigrants at a time both Ireland and the U.K. are tightening the grip on asylum seekers.

 

The family of the victim, who was recovering from the stabbing but lost an eye, joined voices calling for calm and leaving in peace ethnic communities in this region which sees relatively little immigration. The Belfast riots targeting immigrant families were condemned for being a coordinated effort organized by gangs connected to sectarian militias boosted by right-wing agitators such as Tommy Robinson.

 

In Britain five people were arrested for attacking police in protests which followed the sentencing in the Nowak case, setting the stage for a hairy summer of anti-immigrant protest across the islands. "In no way should politicians be whipping up divisions," said embattled PM Keir Starmer. Last year largely nationalistic "raise the flag" protests had been sweeping the U.K., backed by right-wing groups promoting hateful messages. Xenophobia has been on the rise across Europe and beyond as Jewish communities have also been targeted by attacks as the war between Israel and Hezbollah continued in Lebanon.

 

While London's attempt to send failed asylum seekers to Rwanda under the previous conservative government never took off the U.K. has been closing the door on migrants as the anti-immigrant Reform U.K. party makes strides. But nearby Ireland has also seen the welcome mat pulled from under the feet of newcomers after a spate of recent incidents there, including the shocking death of a Congolese man tackled for shoplifting who died during his arrest in ways reminiscent of that of George Floyd in the U.S. in 2020. Immigrants have been the preferred scapegoats of right-wing agitators, blaming them for rising crime, housing shortages and the cost of living crisis. One Irish politician campaigning ahead of a byelection has been recorded making racist comments about newcomers, citing the many marches made in support of the killed immigrant.

LA SURVIE DE NIKOL

On pensait sont sort joué suite à la défaite contre le rival azerbaïdjanais en pleine pandémie puis la perte de ce Karabakh disputé, provo-quant l'exode de dizaines de milliers d'Arméniens, mais le premier ministre Nikol Pachinian s'est tout de même accroché suite à sa "victoire historique" lors du dernier scrutin parlementaire, s'enga-geant à "poursuivre la voie du rapprochement avec l'Occident".

 

Ce virage avait provoqué tout un émoi à Moscou, allié de longue date, qui a tenté par tous les moyens de donner la victoire au rival. Pachinian n'a pas pour autant rompu tous les liens avec la Russie, s'engageant à travailler à redévelopper ses rapports, mais reprochait le manque et soutien de Moscou sur le Karabakh. L'heureux ré-élu plaçait une paix durable à l'avant-plan de son programme: "J'espère que cela suscitera une réponse positive de la part de la Turquie et de l'Azerbaïdjan", dit-il espérant "institutionnaliser la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan".

 

On souffle à nouveau à Bruxelles après cet autre résultat encourageant à la lisière du vieux continent. "Nous apprécions profondé-ment notre partenariat avec une Arménie démocratique qui se rapproche de plus en plus de l'Europe, réagissait la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. L'esprit de la 'révolution de velours' que vous avez menée en 2018 est vivant et fort". Cette dernière rappelait ainsi l'arrivée de Pachinian au pouvoir, chassant son prédécesseur sans violences avant de lancer une campagne contre la corruption, faisant éclater des scandales qui ont permis d’arrêter plusieurs person-nalités politiques de l’ancien régime.

 

La campagne a connu un ton plutôt négatif cette année, multipliant les insultes entre les 18 camps se disputant le pouvoir, le genre de langage qui était d'habitude réservé aux arbitres de coulisse sur les médias sociaux. Le premier ministre lui même a été critiqué pour son usage d'une rhétorique dépassant parfois les bornes. Ses rivaux ne se sont pas gênés non plus d'employer tous les moyens du bord, accusant entre autre Pachinian d'être propriétaire au Canada. "Pachinian va profiter de sa cabane au Canada après avoir apporté tant de misère à l'Arménie," lança Samvel Karapetyan. D'autres interventions s'en prenaient aux membres de diverses familles sans gêne.

 

Pachinian lança une poursuite contre Karapetyan, qui l'avait accusé de faire usage de champignons psychédéliques avant ses apparitions en public. Ce dernier fut en revanche accusé d'être au service de Poutine. Moscou entre temps dénonçait, plutôt ironique, les "pressions" du pouvoir sur l'opposition et "l'ingérence" de l'Union européenne: "Les élections législatives se sont déroulées dans un contexte de pressions sans précédent sur l'opposition et d'ingérence de la part de l'Occident, en premier lieu de l'UE" écrit une porte-parole de la diplomatie russe.

 

Toute la campagne électorale et le scrutin lui-même se sont déroulés dans un climat de répression sévère de la part des autorités arméniennes à l'encontre des partis et mouvements d'opposition, de leurs militants et de leurs partisans." La Russie, championne de l'intox, ne s'était pas gênée de s'en donner à coeur joie au chapitre de la désinformation, comme il en avait été le cas en Hongrie plus tôt. Mais sans succès en bout de compte dans les deux cas.

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